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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 09:46

De mémoire de Beaubecois (et certains sont carrément nés là...), on n'avait jamais vu ça. JAMAIS. Car non seulement les ruisseaux ont débordé (ils le font une ou deux fois par an), mais l'eau a envahi TOUT le chemin, a commencé à monter le long des palplanches, et, prenant toujours plus de vitesse et de force, a charrié un maximum de terre glaiseuse dans le goulet, façon canyon...

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Bon, le grand parapluie sur ma tête et retirée sur la hauteur, j'aurais pu me contenter du spectacle, hier au soir vers  vingt heures, car c'en était un, dans le genre - mais je voyais le front de Clopin s'assombrir de rides, et puis nous avons pensé au voisin, celui qui loge juste dans le creux : le temps d'aller voir, en marchant comme un canard,  si tout allait bien, et puis de revenir avec lui - Clopin avait de l'eau jusque par-dessus les bottes, et la pression de l'eau ne semblait pas réduire du tout :  je commençais à comprendre que l'inondation certes n'allait pas atteindre la grande  maison, juchée tout là-haut, mais risquait cependant d'avoir quelques conséquences gênantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

get-attachment-29.aspx.jpegDéjà, la grande barrière de bois était emportée, et ne tenait plus que par miracle au poteau. Impossible de voir ce qui se tramait là-dessous : les berges des talus allaient-elles tenir le coup ? Les palplanches suffiraient-elles, si l'eau provoquait un glissement de terrain, à protéger le chemin ? 

Ce matin, la liste des dégâts peut être dressée : les palplanches ont tenu le coup, le talus de la grande route est en place. De même, le talus du pré semble intact : les racines des arbres ont retenu la terre, et seules les herbes ont une drôle de tronche, toutes penchées d'un côté comme des posidonites figées. Mais par contre, côté goudron, à quatre ou cinq reprises, la berge du talus s'est effondrée, charriant sa terre et ses cailloux dans l'eau. Si le chemin semble indemne, je ne jurerais par qu'il ne va pas s'écrouler, miné par en-dessous. On va dire que c'est un peu embêtant... En attendant les avis autorisés...

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Quant au jardin potager, celui qui, s'étalant devant la maison, accueille les visiteurs comme une déclaration, eh bien, comment expliquer ? Ce matin, on dirait une rizière, voilà. Et encore : une rizière qui aurait servi de champ de bataille. Les premiers à être tombés au champ d'honneur sont les rangs d'ail, et d'oignon, dont les tiges, écrasées à terre, ne pourront pas s'en relever. Mais les troupes de petits pois, de pommes de terre ont bien souffert aussi. Quant aux gais petits fantômes de tissu blanc qui encapuchonnaient, pour les protéger, les plants de tomate, leur blancheur en a pris un sacré coup. Certes, ils ne risquent plus de s'envoler par-dessus les haies, lestés qu'ils sont d'une gangue de glaise... Et dire que cette année, à cause de la météo, nous n'avons pas goûté la plus petite cerise, qu'il n'y aura certes pas assez de pommes pour faire du cidre et que le renard nous a boulotté nos meilleures poules... Fallait-il en plus tenter de noyer nos légumes ? 

On ne peut s'empêcher de frissonner, devant de telles manifestations de forces "naturelles", et de se sentir aussi petit que notre  stupide prétention, à nous les humains, à contrôler le monde est grande. Et puis nous nous regardons, Clopin et moi, comme étonnés de ce que cette année - commencée sous le signe du départ de Papy à l'hôpital,  poursuivie par le long calvaire d'une brebis, complétée par  une certaine insécurité financière et professionnelle, couronnée par les "exploits" du Clopinou et désormais marquée par une défaite genre Waterl'eau,  - nous a déjà réservé, et de ce qui risque de nous attendre encore...

 

Je vous le dis : les rides du front de Clopin ne risquent pas de s'éclaircir de sitôt, boljemoÏ. 

 

 

 

 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:35

Tous les verts de la Normandie se déploient désormais, majestueusement, fastueusement : je devrais être contente ? 

 

Hélas, la météo est si triste qu'il semble que ce faste, cette majesté, soient aussi inutiles que le plus splendide décor d'une pièce de théâtre, jouée  sans acteurs ni public. 

 

J'ai l'impression qu'on m'a carrément volé les mois de mai, juin, juillet... 

 

Mais où lancer l'avis de recherche ? 

 

 

7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:10

L'amour que nous portons à notre gros bâtard de chien ne peut nous dissimuler la triste réalité : nous l'avions choisi à cause du côté "border colley" de son pedigree, qui semblait lui garantir, comme à son prédécesseur le Vaillant Julot, un tempérament de gardien de troupeau, attaché à sa maison et à son clos.... Hélas. Est-ce sa filiation "labrador" qui prend le dessus en lui, comme un Mister Hyde à quatre pattes ? 

Toujours est-il que notre paisible gardien est en réalité un fou de chasse. Je dois bien dire la vérité, à la fin : le matin, quand je l'emmène, sous prétexte d'hygiène, marcher une demie-heure sur l'avenue verte, certes moi je me promène... Mais lui il va à la chasse au lapin. 

La honte. 

Certes, en sept ans, il n'a réussi à n'en attraper que deux, et encore : un étourdi, lapereau de l'année un peu concon, et un dépressif suicidaire, sûrement, venu  traverser la pelouse... Mais il n'empêche. Chaque matin, mon Tartarin Brayon se prépare psychologiquement à une fine partie de chasse. Et que je te frétille, et que je te gémis, et que je m'enfonce dans les broussailles en faisant un tapage de tous les diables, et que je m'élance dans des "départs lancés" de toute beauté, pour stopper ensuite sec, lever une patte, étendre la queue puis sauter, cabré comme un kangourou, au beau milieu du fourré...

 

Je laisse faire... Mais le rappelle quand même à l'ordre, quand il va trop loin ou qu'un petit chevreuil débouche inopinément. Ca, les chevreuils, ça le met dans un état pas possible. La dernière fois que l'un d'entre eux a débouché, j'ai juste eu le temps d'attraper le chien par le collier : il était devenu une sorte de boule de nerfs au poil hérissé, aux yeux exorbités... Et l'arrivée du chasseur n'a rien arrangé.

 

Un vrai chasseur, hein, avec bottes et fusil scié au coude, qui, sortant des broussailles,  s'est approché  en me demandant poliment si j'avais vu un chevreuil passer ?

 

Le temps d'interroger ma conscience, et d'en avoir reçu une réponse immédiate et  satisfaisante - à savoir que mentir à un chasseur n'est en aucune manière un acte répréhensible, j'ai répondu que le chevreuil était effectivement passé, et qu'il était parti (et je joignais le geste à la parole, étendant largement le bras) "par là, à gauche.."

Oui, mais hélas...

Pendant que mon bras gauche indiquait la fausse direction, mon bras droit, lui, devait contenir, au bout de la laisse, un chien tout tendu vers la droite, frémissant du museau à la queue, le poil hérissé et la gorge laissant échapper un sourd gémissement. Un vrai panneau indicateur. 

Le chasseur nous a contemplés un moment tous les deux... 

J'ai tenté de soutenir crânement son regard, mais quand il a doucement fait remarquer que j'avais un beau chien de chasse, là, et que, ça se trouve, le chien pourrait l'aider rapport au chevreuil, je me suis sentie rougir. D'autant que cet imbécile  de chien ne semblait pas du tout considérer le chasseur comme un ennemi potentiel : il s'est même blotti entre ses jambes, et semblait lui promettre un amour et une reconnaissance éternels, du moment qu'il l'emmène poursuivre ce satané chevreuil...

Le traître. 

J'ai répondu dignement que non, mon chien ne chassait pas, mais je sentais bien que ça le faisait doucement rigoler, le chasseur... Nous avons donc  tourné nos talons et nos pattes, brisant là. 

Mais je sens bien qu'entre Ti'Punch et moi, depuis,  s'est glissée comme l'ombre d'une incommunicabilité...

 

 

Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:06

Déjà pratiquée depuis bien longtemps :

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 11:52

Et voici la première sanction qui tombe, après la faute du Clopinou : sa disparition des listes des résultats du baccalauréat. Nous le savions, mais cela lui fait tout drôle, d'être ainsi escamoté - la leçon est amère, et nous n'en sommes peut-être qu'à la première ligne.

 

Quelqu'un sait-il si la Commission de Discipline peut faire sauter la mention très bien (utile, par exemple, pour ne pas avoir à subir l'entretien du concours d'entrée à Sciences Po, dont Clopinou a passé les épreuves écrites en juin) - même si les notes y sont ?

4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:31

 

 

 Pascal Quignard nous rappelle que l'étymologie de la fascination la rattache au "fascinus", au phallus  romain. J'ai bien l'impression que le personnage de Dominique Straus Khann soit désormais de cet ordre-là, et je dois bien avouer que cette histoire-là me fascine. 

 

Quant aux ressemblances qu'on pourrait y voir... Là aussi, je reste un brin fascinée... 

 

 

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 20:46

J'écris de chez mon voisin : notre téléphone et donc notre connexion internet sont en rade. Un petit caillou de plus dans notre sac 2012, déjà bien rempli de poids divers, allant jsuqu'à l'enclume... Bon, autant vous dire qu'après les remous dits du "bac de Clopinou", j'ai un peu de mal à détacher mon esprit du jeune homme en question. Je gamberge, quoi, et j'en suis arrivée à la conclusion, bien banale certes, que les pommes ne tombent pas bien loin de l'arbre. Un exemple:

Clopinou, au sortir d'une leçon de code, en frissonnait encore : "tu te rends compte que la gérante m'a attrapé parce que je sortais une minute avant la fin ? Mais franchement, s'est-elle seulement demandée si je dérangeais - ou non, la séance ? Non, elle veut juste que tout soit formaté, c''est tout. Ah franchement, je n'en peux plus, tu sais. Je ne supporte plus l'autorité des cons, les règlements imbéciles et la façon imbécile de les appliquer. Je crois que j'ai un vrai problème, avec l'autorité..."

 

J'ai beau, à ce moment-là, l'interrrompre pour lui rappeler les bienfaits de l'obéissance, quand elle est consentie grâce à la raison, lui rappeler que ses aînés ont dû, eux, se taper ce qu'il y a de pire dans l'arbitraire de l'autorité, à savoir le défunt "service militaire", le mettre en garde contre l'orgueil intellectuel, la présomption,  que ses révoltes mettent au jour, lui enjoindre la patience en un mot, je ne sais que trop d'où lui vient ce haut-le-coeur : je m'y reconnais toute. Moi aussi, j'ai du mal avec tout ce qui est règlement. Et la discipline de groupe m'a toujours été parfaitement inaccessible. La peau de Clopinou se tend sous les ordres, et frémit de révolte. La mienne, après tant d'années, en est restée zébrée. 

 

Je connais trop la souffrance des Jude l'Obscur, pour ne pas craindre pour mon fils l'insubordination devant une autorité "illégitime", c''est-à-dire non fondée sur la compétence ou le savoir. Et je sais trop, aussi, la malveillance de ceux qui ne supportent pas qu'on se cabre devant eux. Je crains donc le pire pour Clopinou, cette pomme tombée si près de mon arbre, et je voudrais qu'on détruise toutes les cordes que tous les petits chefs du monde utilisent, pour pendre les esprits rebelles aux branches de leurs minables pouvoirs. 

 

Mais bien entendu, je serre les lèvres, je garde le silence,  je tente de calmer le garçon, et ne peux que lui conseiller de continuer d'avancer : c'est la seule réponse, le seul rempart, contre la bêtise des ordres établis...

30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:58

Hier, j'ai sollcité un autographe d'Anne Alvaro. Ce n'est guère mon habitude : je suis mal à l'aise avec les autographes, encore plus quand il s'agit d'un comédien. Cela me semble un peu moins difficile pour un écrivain, parce que le livre fait lien. Mais une actrice ? Que demande-t-on, derrière le bref échange ? On ne peut prétendre à "rencontrer" la personne, pas vrai, simplement lui prouver, en la dérangeant en plus, un peu gauchement, un peu faussement, notre admiration...  Et, à la vérité, à qui dédions-nous l'hommage qui se cache derrière la demande ? 

 

Surtout dans le cas d'Anne Alvaro, car quiconque a vu "le goût des autres" ne peut l'oublier. Clara jouant Bérénice, Clara apprenant l'anglais à Castella, Clara au restaurant avec sa "petite bande", Clara dans l'usine de Castella, le tout joué à Rouen, précisément sur "mes" trottoirs... Et enfin Clara s'illuminant comme l'aurore en  découvrant Castella  assis au théâtre, joli happy end : en allant quêmander une signature à Anne Alvaro, n'était-ce pas surtout Clara, et peut-être un peu Bérénice, que je voulais toucher du stylo ?  

 

Heureusement, il y avait Annie Ernaux, qui nous a permis, aux autographeurs et aux autographés, de nous réunir dans l'admiration commune d'une absente.

 

Et Anne Alvaro nous a lus "les armoires vides" avec la voix même de Denise Lesur, je le jure !  Que de fils tirés, croisés et recroisés, dans la soirée d'hier.. 

29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:18

Je me pose de plus en plus la question :  c'est quoi, au fait, "réussir sa vie" ???

 

 
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 09:43

L'inconséquence de Clopinou nous complique pas mal la vie... Car, dans l'attente de la convocation à la Commission de discipline, nous sommes comme "ligotés", empêchés de prendre telle ou telle décision...

 

Et pourtant, le mécanisme de cette fichue Commission a été avancé cette année, pour permettre aux élèves "relaxés" ou punis légèrement  de ne pas payer un trop lourd tribut, en perdant une année entière : en 2011, il aurait fallu patienter jusqu'au mois de novembre pour connaître le résultat, donc être définitivement "out" pour les inscriptions universitaires (ou en prépa parisienne, ahaha). Cette année, nous savons que la Commission se réunira en juillet - moindre mal, donc, mais cependant... d'autant qu'en contrepartie de cette avancée, nous savons que les sanctions seront plus lourdes. 

 

Cependant, le Recteur attend bien évidemment le résultat des épreuves du baccalauréat, avant de convoquer la Commission. Soit une convocation qui devrait "tomber" vers le 9-10 juillet, à mon sens. Le délai entre la convocation et la Commission est de 10 jours, pendant lesquels le dossier de défense est monté et envoyé au rectorat. Ca nous amène vers le 20 juillet tout ça, ma bonne dame...

 

A l'issue de la Commission, un délai de deux mois est encore prévu pour en connaître les résultats : maximum 20 septembre, Janson de Sailly tombe dans ce cas  à l'eau car le tout dernier délai pour compléter le dossier d'inscription avec les notes du bac (obligatoire) est le 5 septembre. Cependant, on peut raisonnablement espérer qu'en cas de relaxe ou punition légère (le blâme étant le premier degré), les services alertés fassent le maximum pour arranger le coup. On peut. 

 

De toute façon, nos vacances en yourte ardèchoise,  prévues du 7 au 21 juillet tombent évidemment lamentablement dans l'eau froide, plouf. Comme nous passions par un particulier, qu'aucune assurance annulation n'a pu être prise (nous avions cependant cherché, mais...), cela fait 500 euro d'arrhes fichus eux aussi à l'eau. Ben voyons. 

 

Clopin et moi avons  pris une décision : l'annulation de nos vacances et les frais d'avocat seront supportés par le Clopinou, car c'est lui qui nous a fichu dans le caca, pas vrai ? Clopinou, grâce à ses bonnes notes toujours récompensées par ses grand'parents, grâce à mes économies patiemment réalisées dans le but de financer ses études, a une jolie petite cagnotte : elle est donc amputée, dès le départ... Ce qui m'apparaît comme parfaitement naturel, et même indispensable pour que le fiston comprenne qu'on doit assumer ses actes, surtout quand ceux-ci sont des conneries de première grandeur...

 

 

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