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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 15:11

Plus que deux, et la France sera le pays du lipogramme commun...

14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:00

J'ai toujours aimé détourner les objets, (entre autre). Dès que j'ai eu droit à un couvert complet, je promenais Madame Cuillère et sa petite fille sur les allées de la nappe à carreaux, accompagnées de Monsieur Fourchette, à l'humour toujours piquant. Hélas, la petite famille croisait le chemin de l'inquiétant Monsieur Couteau, qui avait la voix de Louis Jouvet et foutait la pagaïe dans le ménage, ici la ménagère...

 

Il m'en est resté une forte propension à aimer les jeux de mots, les contraintes oulipiennes, et... (ce qui est plus pénible pour mon entourage) un certain désordre. Car c'est dans le désordre que les évènements les plus intéressants arrivent.

 

Je soupçonne d'ailleurs les libertaires, qui, ma foi, trouveraient assez logique que le bordel ambiant arrive à son terme avec une Le Pen présidente -youkaïdi, youkaïda-, je les soupçonne, dis-je, de partager confusément cette opinion. C'est sûr, il se passerait alors, effectivement, des évènements fort intéressants même si désagréables !!!

 

Bref. 

 

Mais pourquoi suis-je ainsi ? Hélas, je ne peux me justifier, parce qu'en vrai, je ne me suis jamais posé la question. Et voilà que je retrouve inopinément le couteau/Louis Jouvet de mon enfance, qui lui non plus n'a jamais su pourquoi il lui fallait monter Dom Juan (ce type était fou à lier, non ?) 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 09:38

(il y en a d'autres du même artiste, mais celle-ci, la botanique de Venise, me plaît bien !)

 

 

 

10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 15:55

J'ai toujours aimé la musique klezmer : elle me fait penser à ce vers d'Apollinaire, "mon verre s'est brisé comme un éclat de rire", où se trouvent mélangés, presque pathétiquement, l'amertume et le rire - bien entendu, la clarinette est l'instrument qu'il faut pour cela.

 

Alors, quand j'ai entendu parler d' une réinterprétation d'Erik Satie, mais  à la sauce Klezmer, j'étais très curieuse. Les titres d'Erik Satie sont souvent très ironiques, comme ses formules ("musique d'ameublement", "trois morceaux en forme de poire"), et le minimalisme de sa musique cache parfois sa force satirique...

On a si souvent assagi, affadi, la musique de Satie. Ca m'a fait un bien fou de l'entendre revigorée par la morsure gaillarde de l'humour klezmer. 

 

Et, afin de vous faire partager mon point de vue, voici d'abord une de ces interprétations "d'ameublement" infligées à Satie. Ici, on a été jusqu'à chercher, pour faire joli je suppose, le bruit de la mer en arrière-plan (!!!) :

 


Certes, c'est parfait pour dormir, mais... C'qu'on s'emmerde, pas vrai ? 

 

Eh bien, moi je préfère les klezmers, et comment ! Erik Satie aurait été, j'en suis sûre, de mon avis : le yiddish, ça va bien à sa barbiche !!!

 

 

 

 

 

 

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ah, et puis, hier, une personne assez méprisable au fond, chez Pierre Assouline,  nous a associées, la dénommée Judith et moi, sans savoir qu'elle me faisait là un grand honneur. Cela m'a évoqué  cette photo vue hier sur Libé, photo  bien prématurée évidemment (nos mains  n'en sont pas encore là, ni pour elle ni pour moi, m'enfin... ) que j'offre en signe de profond respect à Judith, qui me précède de quelques pas :
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 10:53

Voici que je sens comme un parfum de (légère) aventure qui monte jusqu'à mes narines, dilatées, du coup : je ressemble à un chat qui aurait flairé une odeur de souris. 

C'est à cause, ou plutôt grâce, au documentaire de La Bergère et l'Orchidée (dvd disponible sur simple demande au stand Trouillefou)  :  je risque de passer trois jours à Paris, fin janvier. 

J'en  vois  d'ici qui  secouent la tête : "Cette pauvre Clopine, se mettre dans des états pareils pour trois jours à Paris..."

Mais c'est qu'il s'agit d'une expérience fort nouvelle pour moi - un stage d'écriture de scénario de documentaire, avec une "pro" de la chose. 

Et c'est Beaubec Productions qui devrait en tirer le bénéfice. 

OH, imaginez-moi deux secondes, là. Je tente de paraître sérieuse, de peser le pour et le contre, de gravement consulter les références, les avantages et les inconvénients de telle ou telle formation...

 

Mais pour de vrai, voyez : j'en ai le museau qui tremble, le poil hérissé et je contiens à grand'peine, sous mes doigts, les touches de l'Azerty,  certes rétractables mais ici sorties de leurs encoches,  telles les griffes d'un chat qui aurait vu une souris !  

 

 

 

8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 14:34

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 07:10

Le matin, tout est noir. Sauf les yeux des chats, qui s'allument comme les lampes et me suivent pas à pas, une paire verte, une paire dorée, pendant que je descends à la cuisine. Le chien me fait sa première révérence et les bruits de la maison m'arrivent, comme accentués par ma solitude. Il y a la chaudière à granulés qui ronfle et gémit, à cause de la vis sans fin qui amène le pellet au fourneau -  on dirait une cuisinière qui bougonne et engueule les casseroles accrochées à l'étagère de l'évier, il y a le "tip tip tip" du téléphone qui s'autorégule à intervalles réguliers, et le petit ronronnement du frigo - la cuisine ne dort jamais, elle, nuit et jour elle bruisse doucement.

 

Je suis seule et les carreaux sont froids sous mes pieds, mais j'évite de piquer les mules de Clopin parce qu'il est si terriblement près de ses affaires ! J'allume dans la pièce - j' aime bien ce moment-là et aussi le bruit de l'eau qui chauffe près de la théière, mais à un moment il me faut bien ouvrir grand la porte de dehors - soit pour ceci, soit pour cela - et là le matin gris et mouillé me bouscule en  cherchant à entrer à toute force dans la pièce chaude. C'est si désespérément froid et humide, dehors, le bruit de la route enfle et renfle encore, à cause des camions, la chaudière a beau se faire entendre elle n'arrive pas à faire oublier le grondement, et le jardin s'étend, aussi morne et  sinistre que l'aube à Waterloo. Les poireaux  pendent comme des cheveux raides,   la terre gorgée d'eau n'est plus qu'une glaise de part et d'autre des pierres du chemin, les arbres sont tordus de froid.

 

Mais le pire, c'est le ciel. 

 

Dès qu'il fait un peu jour, il s'abat de tout son poids sur la maison et le jardin - avec, du côté de l'est,  une lueur jaune qui ricane par en-dessous le gris. C'est comme s'il se réjouissait du spectacle lamentable du jardin, comme si jamais jamais une seule aube bleue et fraîche ne devait revenir, et le vert des feuilles, et le blanc rosé des fleurs de pommiers - oubliés,  le ciel en rigole de ses dents jaunâtres.

C'est le moment où je dois aller ouvrir aux poules et traverser tout ça : comment faire ? 

Je glisse mes pieds froids dans les sabots de caoutchouc verts,  tout aussi froids, et puis zut, une seule chose à faire : enfiler ma parka inuit. 

Elle vient du biodôme de Montréal, et elle  brille  tellement que le ciel n'a qu'à bien se tenir. Elle est couleur framboise écrasée , avec des dessins du Grand Nord - grand ours blanc dans le dos, soleils en forme de marguerites, chiens Huskies, poissons et phoques, elle se ferme à glissière mais agrémentée de perles bleues et blanches, et elle est doublée d'une rayonne bleue-verte, si lumineuse qu'elle fait cligner des yeux, et en plus il y a de la (fausse) fourrure au col et aux poignets. 

C'est d'une splendeur éclatante, et c'est un cadeau de Clopin - qui me reproche toujours de m'habiller en "triste", comme il dit, c'est-à dire en noir. C'est comme ça : Clopin me rêve rutilante, alors que je cherche, depuis toujours, à m'atténuer, à cause de ma grosse voix qu'on me reproche si souvent, de mon gros rire, de mon encombrante personne. Il va sans dire que je vais avoir du mal à porter cet anorak-là en public, d'autant qu'il est si chaud que, pour bien faire, il faudrait que je sois toute nue par dessous - Clopin serait bien entendu d'accord, mais pas question !

Mais là, par les matins de janvier si désespérants, ma belle parka est parfaite pour traverser le jardin détrempé et aller ouvrir aux poules - elle est comme un poing levé contre le sourire jaunâtre du ciel, contre le gris de l'aube et le trempé du sol - je me blottis dans ses couleurs vives et c'est comme si j'emportais, pendant le court aller et retour, le chaud de ma cuisine et la lumière des yeux de mes chats, tout autour de moi. 

Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 13:09

Lavande insistait : j'ai vu intouchables, et je l'en remercie. Ce n'est pas si souvent que les films traitent des tétraplégiques , ni ne font comprendre la vie qui peut bouillonner derrière une tête clouée à son fauteuil... Intouchables est donc un grand film populaire à bons sentiments, qui évite les violons et est plein d'énergie. Bien. 

 

Mais c'est aussi un grand  film populaire à bons sentiments, HELAS. Je n'ai guère aimé la caricature de la culture bourgeoise, moquée par Idriss, ni celle de la banlieue (ah ! la scène des "yo" entre potes du même immeuble) - comme s'il était à tout jamais impossible à un "djeune de banlieue" de dire autre chose que des conneries à l'opéra, ou encore d'échapper à  la lamentable idée reçue "l'art contemporain est une foutaise, n'importe qui peut peindre une croûte abstraite et la vendre des mille et des cents". Certes, à la fin, Idriss utlise le vernis culturel acquis chez Philippe (qu'on nous présente comme "jeune aristocrate", alors qu'il est avant tout bourré de pognon, encore un cliché) pour s'insérer, en reconnaissant successivement un alexandrin et un tableau de Dali. Mais pourtant, le grotesque de la scène de musique classique ne disparaît pas des écrans, et conforte évidemment tous ceux qui rejettent violemment la culture, l'art... et l'éducation... 

 

A cette réserve près, mais elle est de taille pour moi, Intouchables... est un grand film populaire plein de bons sentiments... Ce qui, il est vrai, n'est pas gage de réussite. Mais ici, elle est présente, surtout grâce aux acteurs ben tiens. Et notamment ce grand gaillard d'Omar Sy, qui ferait rire Jeanne Calment vers la fin ! 

5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:44

Clopinou, fasciné par le Mélancholia de Lars Von Triers (pas forcément pour de bonnes raisons, mais...) écoute donc plus volontiers du Wagner, ces temps-ci, que les musiques techno qu'il affectionne habituellement. Je devrais m'en réjouir, mais en écoutant le formidable prélude de Tristan et Isolde, je ne peux m'empêcher de frissonner devant la finitude que cette musique, pour moi, implique. Un peu comme Proust en littérature. Chez Wagner comme chez Proust, on atteint une sorte d'indépassable, de fermé en quelque sorte. Ils sont l'aboutissement d'une époque, et n'ouvrent pas l'avenir : ils subliment, chacun dans leur art, tout ce qui a été créé jusqu'à eux. Mais après eux ? ILs sont les fossoyeurs du 19è siècle, sautent d'eux-même dans le trou et érigent les plsu formidables des pierres tombales - mais ne montrent aucun chemin, aucune ouverture : ils ne tracent pas sillons, ne sèment ni ne font germer. Ils obturent. On recule de trois pas, on admire, on frémit, mais on n'est pas invité à suivre, ni à s'engouffrer. Le plus controversé des livres de Céline, le plus mauvais roman de Robbe-Grillet (pléonasme) sont ainsi plus nécessaires à celui qui entreprend de créer que toute la Recherche. L'indépassable de Proust, de Wagner, c'est l'incapacité à se détourner du passé. 

 

Ce sont des beautés sublimes, et aussi mortifères que l'inaccessible sommet glacé d'un Annapurna inhospitalier. Et qu'un jeune homme de 17 ans, comme Clopinou, puisse se pencher, fasciné, vers l'expression exacerbé d'un romantisme passéiste, plutôt que grimper vers une aspiration futuriste, voilà qui ne laisse pas de m'inquiéter légèrement. Je le préfèrerais Apollinien, Dyonisiaque et solaire, plutôt que penché vers les tombeaux. Mais voilà : qui demande, je vous prie, leur avis aux mères des jeunes hommes d'aujourd'hui ? 

4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 06:37

Avec roulettes : mobilis in mobile

 

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"Je souhaite dans ma maison : 
Une femme ayant sa raison, 
Un chat passant parmi les livres, 
Des amis en toute saison 
Sans lesquels je ne peux pas vivre. "

Guillaume Apollinaire

 



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