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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 10:50

Je ne sais même plus depuis quand nous sommes  abonnés à Charlie Hebdo.  Perso, je  l'ai lu depuis le "bal tragique  à Colombey : un mort", et puis j'ai repiqué au truc dès qu'ils ont reparu, après leur traversée du désert. C'est dire que mon soutien est total et non négociable.

Et s'il faut aller contre-manifester pour lui, j'en suis. 

Non mais. 

20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 14:31

Après quelques mois de latence, voici que le nouveau documentaire de Beaubec Productions recommence à s'agiter. Faiblement, hein, comme un petit nouveau-né qui vagit, mais néanmoins le tout premier jet du dossier a été déposé, en pré-projet, auprès de ce que l'on nomme gravement "les partenaires institutionnels". 

 

Voici (tarababoum) le titre :

 

 

DES RACINES ET DES HAIES

 

(Comment pReserver le bocage brayon ?)


Nous n'en sommes pas encore, Clopin et moi, à la phase  de l'engueulade, qui, après les repérages, le tournage, les rushes, le montage et avant la post-production, me semble la phase la plus intéressante (quoiqu'épuisante mais de toute manière incontournable) de la réalisation

 

Entendons-nous : j'ai parfaitement compris la leçon de notre tout premier petit film "la Bergère et l'Orchidée". Si j'accomplis quelque chose que l'on peut (pompeusement) qualifier de "scénario", je sais désormais que le "scénariste" (ou le tenant lieu de...) n'a qu'à fermer sa gueule : c'est le réalisateur qui a des choses à dire. Et le réalisateur, c'est Clopin. Je dois servir de scribe, point final. 

 

Eh oui, mais c'est qu'entre Clopin et moi, le point final est extrêmement ténu. Disons qu'il est déposé avec tant de difficultés, au bout d'un crayon devenu diaphane à force d'être taillé en pointe, qu'il est presqu'invisible sur la feuille. Voire même imperceptible... 

 

Mais c'est cela, en fait, qui me motive. Je sais que nous nous engueulerons, parce que Clopin travaille en silencieux, qu'il est dans le "faire" et non dans le "dire", que c'est le seul, parmi les copains qui participent à ce truc insensé qu'est la réalisation d'un film, n'importe lequel, hein,  même un modeste documentaire, à avoir la connaissance des outils techniques et la sensibilité à l'image requises. Mais je sais aussi qu'in fine, même en me rabrouant, Clopin finit par reconnaître que je n'ai pas que des mauvaises idées - et il s'appuie sur mes opinions. 

 

Tenez, le fameux dossier déposé hier à qui de droit. La première image n'est pas celle que nous avions en tête -  elle se compose d'un dessin (super, c'est un pote qui nous a fait ça, on pourrait le retravailler un peu mais tel quel ça me va déjà bien) et d'une photo, qui devraient être en vis-à-vis mais ne le sont pas. Clopin trouve que le dessin n'est pas "lisible"  faiclement, alors que je suis persuadée que, même difficile à déchiffrer (mais justement, on s'en fout) il résume à lui tout seul le propos du film : à savoir qu'une haie, composée par exemple de têtards et  plantée, taillée et exploitée par l'homme, est toute entière le symbole de la mainmise de l'homme sur la nature. Et qu'une main peut être tendue, bénéfique, douce, non un coup de poing balancé en pleine gueule. Ce n'est qu'un dossier : Clopin a donc lâché facilement. Mais je sais qu'il y aura une suite... 

 

Et c'est bien ça l'intérêt de bosser ensemble, pour quatre francs six euros, à un projet forcément associatif, bénévole, utopique et prenant. Je crois qu'on appelle ça la création, ahaha. Ca vous cale tout de suite le cul sur l'Olympe...

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:51

Ce matin,  la musique de Satie sur France Mu, mais dans  un arrangement orchestral de toute beauté (de Debussy) 

 

Je sais pourquoi ça m'a bouleversée à ce point : à cause d'une sorte d'ampleur que l'orchestre donne à cette musique. 

 

Et j'avais justement besoin de cette ampleur... 

 

Bon, je m'explique, en suppliant mes visiteurs de ne pas être choqués. 

 

Depuis que Jim est malade,  je n'ai pas pu m'empêcher de penser à sa fin, proche ou plus lointaine. La tristesse de ce jour-là sera bien entendu exprimée par de la musique : comment imaginer Jim nous quittant définitivement,  sans elle ? 

 

Si jamais je suis sollicitée pour un choix quelconque,  un nom me viendra tout de suite aux lèvres. Je suis sûre d'ailleurs que tous ceux et celles  qui ont connu Jim le prononceront aussi : c'est Erik Satie.

 

C'est Jim qui m'a fait découvrir Satie : il s'identifiait parfois  à lui, à cause du physique (barbiche, petite taille, forme du visage, une sorte de ressemblance dans les traits, et le petit reflet rigolard du lorgnon sur l'oeil, or Jim est borgne...).

 

Et puis il y avait cet humour ("de la musique d'ameublement"), et cette pudeur dans la sensibilité, et ce minimalisme musical, et ce dédain de la richesse : tout cela correspondait si bien à Jim... 

 

Oui, Satie bien sûr, la cause est entendue... Sauf que je ne peux évoquer Satie  sans repenser à la première fois  où j'ai écouté Jim  jouer les gymnopédies au piano. C'était au beau milieu de la nuit, dans une grande et froide  maison près de Pont-Audemer, aussi délabrée que sa liaison du moment - qui foutait le camp, oui ! 

 

Il les a jouées pour moi. 

 

Le piano, un simple quart-de-queue, et encore, à cadre en bois, n'était pas d'une justesse absolue. Les mains de Jim étaient fort petites, et il fallait qu'il soit rudement amoureux de moi (je le dis sans forfanterie, hein, c'était comme ça c'est tout, et puis notre relation n'a pas du tout été passionnelle mais assez compliquée, enfin bref) pour qu'il se lance ainsi, et joue avec une telle application, comme s'il y mettait toute son âme...

 

Ca, je ne peux le partager avec personne. Les versions au piano de Satie sont  toujours liées à cette interprétation de cette nuit-là, précisément. J'en suis la seule garante, car j'en étais la seule spectatrice. 

C'est pourquoi la version orchestrale entendue ce matin m'a comme sauvé la mise : elle donne une ampleur à une musique qui  s'est toujours apparentée à une conversation chuchotée, un murmure amoureux, ce qui me brisait le coeur quand je pensais qu'un certain jour, elle résonnerait comme un  glas. Ce n'était pas compatible, je ne sais pas si je me fais comprendre.. 

 

Alors que cette version orchestrale   habille de couleurs, de multiples nuances, une musique qui était si "unique" dans sa version piano :  elle pourra donc être partagée par tous, sans retirer à quiconque le souvenir de sa propre  écoute de Jim.  Elle  va permettre, si cela m'est autorisé, de  refermer la porte sur une  histoire qui, de manière magiquement incohérente,  n'appartient qu'à nous, Jim et moi, mais appartient aussi à tous ceux et celles  qui l' ont connu, et enfin,  évidemment, évidemment, appartient  à lui, lui seul...

 

C'est providentiel, je trouve ! Et je sens, je sais qu'il accepterait qu'il en soit ainsi, qu'il comprendrait, qu'il voudrait, qu'il aimerait en un mot,  que cette musique soit sa dernière demeure.

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 


 


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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 02:54

Finalement, le mieux, dans les Journées du Patrimoine, ce sont les portes ouvertes.

 

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Voire même certaines fenêtres, qu'on autorisera à être fermées sur quelques trésors de la Renaissance...

 

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Au gré du flot, évidemment. 

 

 

17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 02:51

Ca peut être très joli, d'avoir le bourdon. 

 

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Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 10:21

Ce n'est pas masochisme, non. C'est par désir de crédulité - je viens de lire cette phrase de Borges  :

 

"je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue.

J'écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le temps"

 

Je voudrais tant  y croire, mais mon premier mouvement a été de dire  : "facile d'émettre une telle pensée, pleine de sagesse et de réconfort,  quand on est vieux, et qu'en se retournant, on voit une vie bien construite, qui tient le coup... Quand on est un écrivain reconnu internationalement et qu'on a plus de soixante-dix ans, quoi. Mais c'est oublier trop vite les désirs et les tourments  !

 

 Oh, bien sûr, celui qui a construit sa maison a bien le droit de sortir doucement, de s'asseoir sur le banc de pierre qu'il a installé voici trente ans sous la vigne, de regarder le vent agiter les peupliers bavards qu'il a plantés, et puis d'étirer ses jambes et de dire : "j'ai construit cette maison pour moi, pour mes amis et pour adoucir le peu de temps qui me reste". Mais c'est qu'il oublie le vent des tempêtes qui  décrochaient les ardoises du toit, les portes qui claquaient sous la colère, les doigts meurtris sous le marteau et le dos qui se courbait, et les pleurs qui coulaient... 

 

Je veux bien croire à la sincérité de Borges, parce qu'il a construit une solide maison. Mas si cette dernière n'avait pas tenu le coup ? Il a intitulé son livre de nouvelles : "le livre de sable" - c'est facile, me suis-je dit avec amertume, un titre pareil, quand votre oeuvre est- déjà -   gravée dans le marbre... J'en accusais presque Borges de coquetterie. 

 

Et puis je me suis calmée, parce qu'après tout, c'est Borgès qui a raison, et pas moi, bien sûr.

Et puis,  suis-je si  éloignée de lui ?  En toute sincérité,  "l'élite" et "la Masse", le succès, quoi, sous quelque forme que ce soit, je crois que je saurais m'en passer. En tout cas, je m'entraîne fermement à m'en passer, ahaha.

 

Mais alors, que pourrais-je déclarer, depuis ce blog minuscule, qui est comme une petite fenêtre, tout juste entrouverte, si je veux parler comme le vieux Borges ? 

 

"J'écris pour moi.


Ca, c'est sûr et certain. C'est même pour me sauver, d'une certaine manière, que j'ai commencé. Donc, hop, ce bout-là dans ma besace. 


"Pour mes amis."


Aïe.

Je ne suis pas sûre du tout de cette partie-là. J'écris pour un autre, je suis d'accord. Mais est-il un ami ? Et, si j'ai des amis, ce ne sont pas mes textes que je leur donne, me semble-t-il...

Alors, pour qui ? 

 Il me semble que  j'écris pour une sorte d'inconnu, qui me ressemblerait fortement, dont je procèderais en quelque sorte, et qui tendrait l'oreille. Qui devrait absolument tendre l'oreille, et ceci n'est pas qu'une figure de rhétorique - seuls mes frères et soeurs pourraient comprendre d'instinct ce que je veux dire exactement  par là ... Chanter aurait été sans doute plus facile, mais je chante faux. Alors ! 

 

"et pour adoucir le temps"


Ouille.


"je chante pour passer le temps

Petit qu'il me reste de vivre", disait lui aussi Aragon.

 

Il faut être très âgé pour sentir cela, me semble-t-il, je n'en suis pas encore là, pas encore ! Non, je ne peux honnêtement pas retenir ce bout-là non plus. 

Donc, il ne  reste que : "j'écris pour moi". 

Quel orgueil ! Quelle foutue vanité !! Et quelle inutilité...

D'autant que le vent souffle, les portes claquent, et les larmes coulent !

Non, ce n'est pas ça non plus. Tentons autre chose :

" J'écris pour me consoler d'être moi, et on est prié de tendre l'oreille".  

Ca correspond déjà mieux, pas vrai ? 

 

 

 

 

 

 

15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 11:40

Ce matin, je pensais à ce blog et à ma paresse à le nourrir en ce moment. Eh oui, mon blog me fait penser aux animaux que je dois nourrir - parfois c'est très plaisant, très gratifiant, de donner à manger aux autres : le chat ronronne, le chien me regarde avec ses yeux humides, les poules se précipitent, ces connards de moutons arrivent en entendant les grains dans la gamelle, la petit ânesse se rapproche, pour manger sa carotte, jusqu'à me laisser la caresser... D'autres fois, c'est une corvée faite mécaniquement, et vlan que je te fiche les croquettes dans les écuelles, et zou que je balance le grain par-dessus la clôture, et hop que je t'envoie le chien sous la table pour qu'il arrête de me bouffer la moitié de mes petits Lus (eh oui, le matin moi c'est petits Lus et compagnie), bref, parfois je nourris ce blog en pensant sérieusement le refourguer à la SPA des blogs.

 

D'autant qu'internet, censé abolir les distances, permettre des rencontres fabuleuses, ouvrir de nouveaux horizons et te gorger d'informations et de savoir, durcit encore plus les rapports humains, je trouve. C'est la loi de l'offre et de la demande : quand, dans les temps reculés où nos grand'mères trimaient du matin au soir dans un périmètre de 3 km, les différentes circulations étaient réduites au minimum, non seulement on avait évidemment tendance à sourire au colporteur, mais encore on écoutait   avidement les histoires des voisins,  on était  contents quand il se passait quelque chose près de chez soi, on était preneurs, avec appétit, quoi... Maintenant, avec internet, on est plus exigeant, plus dur avec ce qui vous est proche - on en a moins besoin. Le sourire se fait rare, quand le clic se multiplie, quoi. Et puis les portables ! Désormais, tu peux être assis à une table, ton voisin participera à la conversation mais, en même temps il tapotera toutes les deux secondes ses SMS - à croire que le vieux rêve de l'ubiquité se transforme en cauchemar communicationnel.

Bon, je dis ça mais je ne suis pas objective, hein. Ca se trouve,  un de ces quatre , je vais te concocter de la gastronomie bloguesque telle que mes internautes visiteurs me regarderont eux aussi avec des yeux humides. Mais  en ce moment,  disons que je m'autorise du surgelé, voilà. Et encore. Pas sûr que je descende ouvrir le congélo à la cave... 

 

PS : le dernier Chevillard est très bien. 

 

 


8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 11:17

 

 

 

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Courgette clopinienne de dimension habituelle, s'apprêtant avec plaisir  à passer à la casserole. 

 

(illustration de "Sade, Fourier et autres cucurbitacées", de Roland Tarthes - aux poireaux, chapitre trois).  

6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:12

J'ai fermé les fenêtres de la petit chambre du fond du jardin, réintégré la grande maison, l'ai trouvée bien grande depuis que Clopinou l'a quittée (et il ne pourra guère revenir que toutes les trois semaines...), j'ai la tête prise par des problèmes péri-professionnels et même le blog de Pierre Assouline ne m'intéresse plus guère. J'ai une nouvelle en tête, mais des recherches bibliographiques à faire avant, ça me fait baîller d'avance... Et revenir tous les jours ici me fait tomber l'azerty des mains...

 

Le diagnostic tombe : petite pause bloguesque auto-prescrite. D'autant que j'ai quelques bocaux de purée de courgettes à stériliser pour l'hiver qui vient, alors... Car la courgette clopinienne est énorme, monstrueuse, débordante et bien trop généreuse pour qu'on puisse l'oublier. Je la réduis donc et l'emprisonne dans des bocaux, tentant ainsi, comme pour les cerises, les tomates, les poires au sirop et les haricots verts, de conserver un peu d'été pour l'ouvrir plus tard. Ce que les êtres humains sont présomptueux, pas vrai ? 

 


3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 11:01

 

La poisse cette année nous privait de cerise

Les framboises n'avaient pas  la saveur requise

Les patates, mildiou ! avaient beaucoup souffert

Seuls s'en étaient tirés quelques haricots verts

 

Devant cette étendue de dégâts potagers

Le jardinier stressait avant de récolter

Il cueillait à la hâte tous les Cocos  si bons

Qu'on appelle "de Prague" - et rouges, ils le sont ! 

 

 

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Croyez-vous que le Chat l'aurait accompagné ?

Qu'avec curiosité il aurait approché

quêtant une caresse au milieu du labeur

Aidant  moralement, au moins, notre cueilleur ? 

 

Ce fut plutôt l'inverse, car le Chat, dérangé

Dans sa sieste à l'ombre des rouges Cocotiers

Considéra l'humain comme un sale emmerdeur

Et, haussant les épaules, alla dormir ailleurs. 

 

 

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Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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