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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:02

Ma situation professionnelle venant de s'éclaircir en un instant, je suis à la fois soulagée et penaude. Soulagée du retour à la normale de mes comptes, ahaha, et penaude parce que je n'aurais rien fait, finalement, de tous ces mois d'oisiveté qui me furent accordés. J'ai beaucoup trop blogué, ça c'est sûr, et le film n'a pas avancé non plus, mais là c'est à cause de l'indisponibilité de Clopin - pas la mienne ! 

 

Bon je sais de toute manière à quel point le temps est extensible, pour peu que l'énergie et l'envie soient au rendez-vous. Même  très  occupée, j'arrive à mes fins si je le souhaite- et je n'oublie pas que ma première "vraie" nouvelle, celle dont je n'arriverai jamais à rougir car je persiste à la trouver réussie, celle qui m'a coûté sang et eau - littéralement, et qui m'a  procuré une de ces trop rares "illuminations" dont parle Carson Mac Cullers, a été écrite lors d'une période où je courais partout et abattais environ 60 heures de travail salarié par semaine, et cela a duré presqu'un an comme ça ! 

 

Et puis, tant pis pour la vie rêvée, celle de l'oisiveté, de l'été, des plaisirs sensuels et de la chaleur : si je n'y ai plus droit dès la semaine prochaine, j'arriverai toujours à aller lire les élucubrations des autres internautes. 

Bon, en attendant... Je vais sans doute me faire plus rare par ici. Chic, diront certains, ceux à qui j'insupporte mais qui pourtant ne peuvent s'empêcher de venir me renifler sous les aisselles. Dommage, diront mes visiteurs quotidiens et fidèles, qui me font des signes à travers les lignes. Et les autres, ceux à qui me lie une véritable amitié née sous l'étoile d'internet, arriveront bien à ne pas trop m'oublier ! 

 

En tout cas, à tous, je vous promets de continuer à aimer passionnément les mots, les échanges, la littérature et la vie :   je vous donne juste procuration pour les vivre à ma place... 

 

Quant à moi, je vais tenter de gagner ma vie en rentrant dans le rang :  en  faisant "comme tout le monde". Cela fait longtemps que j'ai mis au point d'honnêtes stratégies pour cela - mais je persiste hélas à me sentir - comment dire ? Parfois... un tout petit peu...  en danger...  parmi ceux à qui je souhaiterais tant  ressembler... (mais nous nous sentons tous ainsi, tour à tour, pas vrai ?)

 


 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 08:54

Je viens de lire les nouvelles de Fitzgerald - moins connues que "Tendre est la nuit" ou "Gatsby le magnifique", et j'ai des sentiments mélangés  : ce n'est pas qu'elles soient décevantes, non, même si certaines d'entre elles ont comme un parfum d'écriture débutante, et elles contiennent toujours, en creux, la formidable impulsion de liberté qui a poussé les femmes américaines du 20è siècle à, comme de petites samsonnettes, ébranler les piliers du temple du machisme - mais c'est qu'elles montrent un Fitzgerald particulièrement sentimental. Amoureux éperdu... Alors que Gatsby, le beau dandy à succès qui cache si soigneusement ses déchéances intimes, est plus désiré que désirant. 

 

Je me demande si des érudits se sont penchés sérieusement sur ce point ? Allons, à moi Google pour étancher ma curiosité, mais je crains bien... Ne serais-je pas la  la seule au monde, aujourd'hui, à me poser ce genre de questions ? J'ai comme un sentiment de solitude...

 

(ahaha). 

 


13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 06:21

La nuit, je rêve que j'écris. Et le jour, j'écris que je rêve...

 

Pour nager dans le bonheur, il suffit juste d'oublier que la piscine est pleine de sang.

 

Lamentable histoire de jalousie mammaire à Paris Match. Le choc des nénés. Le poids des lolos. 

10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 19:05

On a pu longtemps me croire sérieusement une fille légère.

 

J'essayais, peut-être, d'être légèrement une fille sérieuse....

10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 14:37

Il n'y a pas que les effraies, d'ailleurs. La chevêche, et la hulotte, entre autres, valent elles aussi le déplacement. 

 

La Hulotte a même donné son nom au journal le plus lu dans les terriers (c'est dire !), qui est un incontournable dans le genre. Si vous voulez tout savoir sur ce qui vous entoure, tout en admirant des dessins d'une finesse inégalée et profiter d'une rigueur scientifique reconnue, foncez sur cette revue (sur abonnement uniquement) qui est un vrai enchantement. 

 

Mais pour l'heure, comment Clopin a-t-il construit son abri pour chouettes ? 

 

Eh bien, il a astucieusement utilisé les ressources locales. Notre grange se prolonge en effet par un petit bâtiment, à un étage : le pignon de ce bâtiment comporte, sous la pente du toit, une partie de bois diposée en bardage. A l'intérieur, le grenier fait office de grenier à foin. Le tout est placé suffisamment haut pour prévenir toute attaque de chats...

 

Il a donc construit une caisse de dimension suffisante, suvant le modèle MIS EN LIEN : SUIVEZ LE GUIDE ! , et a percé une petite ouverture en demi-lune dans la paroi de bois du pignon de la maison. 

 

Et voilà : le tour était joué. Il a simplement fallu de la patience, car ce n'est pas pour rien qu'on attribue de la sagesse aux chouettes : elles sont prudentes, et ont laissé passer deux saisons avant d'investir leur nouvel appartement tout confort... 

 

Maintenant, Clopin revêt la nuit, comme Harry Potter, sa cape d'invisibilité... (non, c'est une simple cape de camouflage), il attrape son pied télescopique, se place en-dessous de l'ouverture, grâce au pied téléscopique il remonte son appareil photo face à l'ouverture, et ... clique... Sans effrayer les effraies, of course ! (bien entendu, il ne faut pas qu'il vente...)

 

J'espère que la nuit prochaine, ou une autre, il arrivera à saisir la mère nourrissant ses duveteux petits. 

 

Et j'espère surtout que le nichoir servira encore de nombreuses années ! 

 

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:58

... Que la vie, même si elle effraie,   est rudement chouette. 

 

 

 

 

 

 

 

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(et un énorme merci à Judith, mais qu'elle ne dérange pas ses amies - nous allons bien arriver à trouver une solution adaptée grâce au CROUS et autres organismes ! Cependant, je la tiendrai au courant, bien sûr !!)

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 07:54

J'écoute Clopinou qui échafaude devant moi ses plans d'avenir - et n'importe qui nous verrait pourrait peindre une "scène de genre" pleine de bons sentiments : la mère attentive et dévouée, assise à la table de la grande cuisine aux carreaux rouges, la joue posée dans la main, écoutant, confiante et émue, son  fils parlant  debout devant elle, comme un jeune oiseau déployant ses ailes... 

 

Oui mais voilà. En fait de mère attentive et dévouée... Je ne peux m'empêcher de penser aux personnages de Balzac : en quelle année Eugène de Rastignac "monte-t-il" à Paris ? La somme que Lucien de Rubempré va gaspiller, en rançonnant sa famille laborieuse et provinciale ahaha, quel est son équivalent en euro ? Ce serait une jolie idée, que de transposer via Clopinou de pareilles mésaventures...  Et me voilà partie à divaguer sur la similitude des destins des jeunes gens français, à deux siècles de distance rien n'a changé avec ce gros aspirateur de Paris qui les avale encore tout crus, et me voici en train d'ébaucher une sorte d'intrigue  : les aventures de Clopinou à Paris,  récit "balzacien"...

 

 

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Et voili voilou  bien entendu il faudrait adapter le personnage de Madame de Listomère façon Carla Bruni et irais-je jusqu'à faire rencontrer à Clopinou un redoutable abbé de Herrera, et splendeurs et misères, vertus d'Horace Bianchon ou chute dans la dissipation... 

 

Grands dieux. Me voici partie à prédire à Clopinou un lamentable destin balzacien, rien que pour avoir le plaisir de le raconter...

 

Quelle ogresse je fais. 

 

8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 05:56

Clopinou va donc entrer au GIGN ! 

Non, je veux dire au CPGE, mais d'après lui, c'est pareil : la "classe préparatoire aux grandes écoles" qu'il va intégrer  est l'équivalent, pour  l'éducation nationale, du  corps d'élite de la gendarmerie nationale... Et les efforts à faire pour y entrer, et pour y réussir, seraient du même ordre, quantitativement parlant...

 

IL y a eu cependant comme l'ombre d'une déception qui a flotté dans l'air, à l'annonce des résultats : Clopinou ne sera pas à Henri IV, son tout premier choix sur la liste qu'il avait déposée, mais à Jeanson de Sailly. 

 

Bon, je dois bien admettre que je n'y connais rien - j'ai cru au départ que c'était une sorte de catastrophe qu'il n'ait obtenu que du "second choix", mais il paraît que non.  Toujours d'après Clopinou, Jeanson de Sailly serait parfait pour ce qu'il veut faire : à savoir la filière économie débouchant sur HEC puis l'ENA ensuite (Rien que ça ? Rien que ça.). Il est sur liste d'attente à Henri IV, mais, même si une place se libérait, il préfèrerait son affectation actuelle - les taux de réussite à la sortie des "prépas", dans la filière économie,  sont équivalents dans les deux établissements, et il espère rencontrer moins de "grosses têtes qui se la pètent un max" à Jeanson de Sailly qu'à Henri IV. 

 

Il va quand même passer le concours de Science Po Paris (il a eu d'excellents résultats au "concours blanc" organisé par l'institut politique de Lille, avec un "16" exceptionnel, paraît-il, en "questions contemporaines"), mais, dixit le Clopinou : "'j'irai décontracté, parce que même si je l'ai, je préfère Jeanson de Sailly - et puis tu sais, il n'y a que 39 élèves dans la classe, ça va ressembler au lycée quoi..."

 

Dont acte. 

 

C'est vraiment un curieux moment : comme l'aboutissement de quelque chose, et en même temps un départ quasi-définitif. Clopinou décide désormais seul de son destin, remplit ses dossiers d'inscription, gère "comme un grand" son futur parcours. Bien entendu, je ne  peux m'empêcher de continuer à trembler pour lui (et s'il échoue ? Et s'il est rebuté par une trop grande différence de niveau entre les "autres" et lui ? Et si la modestie - relative, certes, mais enfin comparée à ce que ça doit être dans le 16è arrondissement,... -  de nos revenus faisait obstacle ?, etc.), mais c'est fait : ce n'est plus ma vie, mais la sienne, et je ne suis plus actrice mais spectatrice. 

 

Mais l'ai-je vraiment été, actrice ? J'écoute Clopinou, j'apprends à toute vitesse (par exemple le mot "filière d'excellence" ne veut pas dire que l'enseignement est excellent, ce que je croyais naïvement. Eh ben non. C'est juste l'euphémisme employé pudiquement pour dire qu'on filtre les prétendants sur leurs résultats. Le tamis de la sélection, quoi..), et je me demande comment on en est arrivé là. Ni Clopin ni moi n'avons ce type d'ambition sociale. Et si, en sortant de la maternité, on m'avait demandé ce que ferait mon fiston, une fois adulte, j'aurais bien sûr, automatiquement, répondu  "il fera ce qu'il voudra", mais je n'aurais pu m'empêcher de rêver à des vies de créateur, d'artiste, de vagabond des étoiles... 

 

Et me voici en face d'un mince jeune homme très déterminé, qui, sans aucun complexe, affirme son envie d'avoir de l'argent dans la vie (même s'il s'écrie devant le programme d'analyse économique qu'on lui présente un "ça va être passionnant ça !" sorti droit du coeur;.)

 

Objectif thune, donc, alors que, dans ma génération, on la dédaignait plutôt : nous, on a marché dessus... 

 

Mais enfin... Nous y voilà, et bien entendu : Clopinou fait ce qu'il veut. 

 

Et en attendant... En attendant, le nichoir à chouettes, installé l'année dernière par Clopin à l'arrière de la grange, a trouvé des locataires - qui, du coup, sont bien logés. Clopinou le sera-t-il aussi bien, dans ce grand Paris si effrayant ?

 

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      ps : je ne sais pas vous, mais moi je trouve la photo prise par Clopin absolument sensationnelle. Voilà, c'est dit. 

7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:21

Pour tout un tas de raisons, dont la principale est l'incertitude concernant l'état de santé de Clopin l'Ancien (c'est ainsi que Papy, quand il corrigeait les épreuves de la Recherhce Rancontée, se surnommait lui-m^me...),  nous ne ferons pas de "grand voyage" (entendez : sortir de France) cet été. Mais pourtant, nous arriverons bien à échapper une quinzaine de jours à notre quotidien, enfin je l'espère.

Ce sera donc l'Ardèche, ses chaudes rivières, ses balades à pied et sa confiture de châtaignes, dite aussi "crème de marrons". Nous connaissons fort bien le coin, et pour cause, nous avons passé quelques étés, quand les enfants étaient encore petits, à monter la tente dans une "aire naturelle de camping" (entendez : confort plus que  sommaire et première épicerie à 5 bornes) et à passer les journées au bord de la rivière. 

 

Sauf que cette année, nous louons... une Yourte ! 

 

Eh oui : ça va pédaler... 

7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 03:40

J’ai trouvé ! J’ai trouvé ce qui me plaît tant dans le livre de Valeska Gert ! 

 

C'est en pensant à quelques scènes du livre que j'ai mis le doigt dessus; en voici une :

 

(Valeskave, plus que pauvre, va faire la vaisselle pour gagner sa vie : « c’est le début classique en Amérique pour tous ceux qui veulent devenir millionnaires »)

 

« Finalement midi a sonné. J’ai poussé un soupir de soulagement, je pouvais commencer. Une deuxième personne pour faire la plonge, une dame âgée, était arrivée entre temps. Elle me regardait de travers. Je faisais la vaisselle religieusement et rapidement et elle me regardait avec de plus en plus d’hostilité. J’ai voulu la mettre de mon côté. Je lui ai souri. J’ai plaisanté. Rien à faire. Elle restait impassible. Son visage ne trahissait rien. Peut-être pensait-elle que je voulais prendre sa place. Rien n’était plus loin de mes pensées, je voulais juste faire mon travail aussi bien et aussi vite que possible. Je vivais dans mes assiettes.

Une serveuse arriva sans apporter de vaisselle sale ; je fus déçue. J’avais été embauchée pour faire la vaisselle et je voulais faire la vaisselle. C’est presque avec mépris que je regardais l’autre femme prendre tout son temps pour faire la vaisselle ; n’avait-elle aucune ambition ? Ne faisait-elle la vaisselle que pour gagner de l’argent ?  »

 

Voici une seconde scène résumée : Valeska a ouvert son cabaret, mais elle doit tout faire elle-même, a des tas d’ennuis d’argent, et quand par hasard elle arrive à monter sur scène, au moment pile où elle s’élance, un serveur vient lui souffler qu’il n’y a plus de salami – aussi expédie-t-elle sa danse et va-t-elle acheter le salami manquant puisque, conclut-elle, « le serveur était bien trop occupé pour le faire lui-même »…

 

 

 

Eh bien, franchement, le ton est donné, non ? Ce que fait Valeska Gert dans son livre, c’est l’autobiographie de la soeur de Groucho Marx ! C’est pour cela que cela marche : tout, c’est-à-dire les péripéties de la vie d’une danseuse reconvertie en patronne de cabaret, est mis au service d’une dérision du réel, comme seul rempart contre le désespoir.

 

Et cela fonctionne : Valeska est du coup emplie d’une sorte d’énergie basée sur les instincts les plus « primaires », qui fait merveille. Tenez : les hommes qui lui plaisent sont tout simplement beaux physiquement, et elle est parfaitement « prédatrice » avec eux, les soucis d’argent priment sur toute autre considération, les autres artistes sont, sous couvert de véracité du récit, laminés par la jalousie féroce de la patronne qui en dresse des portraits à pisser de rire, ses rencontres avec les représentants de l’autorité basculent toutes dans une absurdité bien plus subversive que n’importe quel tract politique, etc.

La mauvaise foi de Valeska est mise sur le devant de façon si évidente qu’en devenant grotesque (exactement comme ses danses devaient l’être, c’est d’ailleurs le qualificatif de son affiche (sublime, entre nous) de 1928 : « groteske Tanze »), elle dévoile les faces cachées du monde. Ses danses et ses soucis deviennent les exacts pendants des gros sourcils et du cigare de Groucho Marx.

Evidemment, l’émotion jaillit de là aussi : car derrière les gros sourcils de Groucho Marx il y avait toute l’humanité du monde. Il faut un sacré talent pour, en employant les postiches à outrance, donner à voir une vérité certaine… Et derrière le récit de Valeska de sa propre vie, c’est surtout sa vaillance – car il en faut, pour grimer ainsi le réel – qui nous saute à la figure. Sans compter que, derrière sa « naïve » autosatisfaction, la dame sait fort bien ce qu’elle fait. Le passage sur la danse des prostituées est parfaitement explicite… Elle avait parfaitement conscience de la nature de son talent, et de la subversion politique qui s’en dégageait. Et du point de vue littéraire pur, le curieux style « cahoté » qu’elle emploie convient parfaitement à son propos : la forme est ici indissoluble du fond.

Je persiste donc à réclamer un accès élargi à la lecture de ce livre !

Car il serait vraiment dommage que la soeur de Groucho Marx soit enterrée sous l’Alexanderplaz de son enfance, comme, pour Woolf, la soeur de Shakespeare repose sous Picadilly Circus….

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