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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:48

Notre ami Peter vient de se faire naturaliser français :

 

Peter.jpg

 

(photo officielle de la naturalisation, qui s'opère en présence du Maire de la Commune, du représentant de l'Etat, et du fils de l'impétrant)

 

J'aime bien Peter (faudra-t-il dire "Pierre", désormais ?) : il a un accent anglais à couper au couteau, son humour sophistiqué  est typiquement un mélange de "nonsense" et de noirceur allègre , il aime les Harley Davidson, la Porter, le Stout et la Pale Ale,  et se plaint  toujours du  thé que je lui donne à boire, "lavasse sans consistance" (prononcer "laouaaaasssee").

 

Bref, la France a l'honneur de compter désormais, parmi ses membres, le plus british d'entre nous !

9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:02

Je m'en veux : j'ai encore été poser  mes pieds chez Paul Edel, alors que... Je ne comprends toujours  pas (ou bien, j'ai peur de trop comprendre) ce qui s'est passé avec ce type, enfin, cet "homme de lettres" : à croire que les hommes de l'être ne sont, en fait, que ceux de l'avoir.

14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 11:01

Comme tous les ans, voici Clopin parti au ski, et moi seule dans la maison. J'ai toujours aimé ça, parce que sont des moments où je vis le plus dans une "demeure entourée" - les animaux à soigner, la maison à chauffer, une certaine indépendance, france cul aussi fort que je le souhaite  et la possibilité de me nourrir, si j'en ai envie, d'une boîte de raviolis même pas bios - ma solitude se déroule dans un cocon aussi dense que ceux des vers à soie... 

 

D' habitude, la semaine s'écoule dans des rêveries et des songes, des velléités et des bouts de phrases jetées sur des papiers, "pour plus tard",  juste le temps qu'il faut pour que l'envie de revoir les miens m'assaille et m'empoigne. Quand ils reviennent, avec à chaque fois des choses à raconter, certes je n'ai pas grand'chose à dire, mais c'est déjà tellement bien qu'ils reviennent tout court...

 

Cette année sera différente. Clopinou, pour la première fois de sa vie me semble-t-il (sauf peut-être les deux premières années ?) n'est pas parti avec son père, concours oblige, et souhaite passer une partie des vacances ici : il m'a demandé de l'aider à réviser : comment refuser un tel service, alors que le garçon jette dans cette dernière ligne droite toute son énergie et sacrifie allègrement loisirs et petite copine ?

 

Ma solitude sera donc de très courte durée, mais elle ne m'en  sera pas moins profitable, j'en suis sûre. Je sais que je ne vais pas très bien en  ce moment, trop d'incertitudes m'entourent et le découragement me guette trop souvent. Ce sera l'occasion de remettre un peu d'ordre dans ma pauvre tête : mon chien étalé sur le tapis et rêvant qu'il court (ses pattes en témoignent !) pourra toujours, en cas de besoin aigu, me témoigner son attachement. Nos bêtes sont très douées pour ça...

 

Ah et puis un dernier mot : le livre de Houellebecq se termine sur la phrase : "il n'avait rien à regretter". Je crois que, précisément, tous les non-lecteurs de "Soumission" peuvent en dire de même !

 

9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 11:18

Je cherchais un livre pour Clopinou - pour ses vingt-et un ans, plus précisément, et j'avais trouvé un mince ouvrage du défunt Bernard Maris, au titre amusant "Marx, ô Marx, pourquoi nous as-tu abandonnés" ? J'étais contente, car le cadeau était bien adapté au fiston, et à l'impressionnante somme de questions qui traverse sa jeune et néanmoins curieuse cervelle,  mais du coup, mes yeux ont glissé sur la table de litté. Presque malgré moi, j'ai ouvert le livre qui était présenté là, à portée de main...

 

J'ai lu, très vite, d'un coup, comme un violon joue "glissando" une saison vivaldienne, les deux premières pages. Et voilà. J'étais "captée", à cause du style - qu'on ne peut décidément comparer qu'en transposant l'univers des bandes dessinées : il faut ici aussi, à mon sens, parler de "ligne claire" - et du propos. Matois, le propos.

 

Je suis sûre que mes visiteurs auront déjà deviné. Oui, malgré mes résolutions et mes préventions, j'ai acheté le dernier Houellebecq...je ne fais pourtant pas trop, d'habitude, dans la "soumission"...

 

M'en mordrai-je les doigts ? En  tout cas, je rendrai compte de ma lecture ici, et en toute honnêteté intellectuelle, évidemment !

 

A part ça, quelqu'un disposerait-il d'une musique sans paroles,  rythmée, à fort potentiel dramatique mais pas trop, illustrant des images de courte durée, un peu "hachées" et un peu "péremptoires" à la fois ? Si oui, je suis preneuse... C'est pour du cinéma...

 

(et encore à part ça, je vais chez mon dentiste cet après-midi. C'est à mon sens l'illustration parfaite du masochisme, puisqu'en sortant, on paie le bourreau....)

 

19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 15:33

Chambres bouleversées et, pour Clopin, échine douloureuse : nous voici en train de parqueter les chambres du haut.

 

Il y en avait besoin.

 

Nous marchions sur -non, pas une moquette, même pas cela,- mais un vieux tapis "aiguilleté" marron foncé, posé là bien avant ma survenue, et qui avait quelques solides défauts. Son aspect et sa couleur, certes, mais aussi sa matière : le moindre poil de chien venait non pas s'y poser, mais s'y amarrer quasi définitivement. Surtout ceux de Ti'Punch, pourvus d'une sorte de crochet,  qui s'enfonçaient sans la moindre résistance, pour ne plus vouloir se décoller du sol. Le Bartleby du poil, en quelque sorte, manifestant silencieusement  mais irrévocablement son droit à rester là, en dépit de tous les aspirateurs du monde. Même la brosse à chiendent baissait les bras, si j'ose dire...

 

Il faut savoir qu'au début de Beaubec, les règles étaient plus strictes que maintenant : les chiens n'avaient pas le droit de monter à l'étage. Désormais... Nous dirons que Ti'Punch aide son maître à se lever le matin. Nous pourrions dire aussi que le règlement intérieur, passé de "collectif" à "familial"  et désormais quasiment "individuel" s'est assoupli autant que le caractère du maître du chien. Nous pourrions tout autant, si  nous étions méchante mais il est bien connu que nous ne le sommes pas, voir du ramollissement dans cet assouplissement,  de la faiblesse de l'âge dans ce recours au chien, et de l'emploi du temps de retraité dans ces langueurs matinales...

 

En tout cas, le parquet est fait "à la beaubecoise", c'est-à-dire avec un soin extrême. Clipé, puis passé au mélange térébenthine et huile de lin, il est fini "à la chaussette de laine", c'est-à-dire ciré : les senteurs qui en résultent sont aussi jolies que le vocabulaire des ingrédients nécessaires...

 

Le parquet est donc blond, d'une blondeur suédoise ou germanique, aux lames larges et confortables au pied,  à l'aspect chaleureux et sensuel. L'Anita Ekberg du plancher - et cela va être un plaisir de balayer de là tout les Bartleby's poilus du monde...

16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:32

Discussion serrée autour de la table, hier, parce que L.T. et son épouse sont passés, et qu'il s'est agi d'évoquer l'"après". Or, L.T., qui est tout sauf un imbécile, s'est depuis quelques années laissé séduire par les idées du Front National.  Et pourtant, ce fils de famille nombreuse et ouvrière, ce petit patron, cet ancien soldat  parti en "stage commando" en Guyane , a une curiosité intellectuelle bien plus acérée que ce que l'on pourrait croire - et il a de solides notions historiques, jointes à un athéisme viscéral. 

 

C'était d'autant plus intense autour de la table, d'autant que le niveau sonore montait de minute en minute. Nous avons tous fait des efforts -nous pour ne pas stigmatiser ce qui relevait de la Marine dans les propos de notre hôte, lui pour écouter et discuter nos arguments, mais pourtant, quelle sournoise propagande s'infiltrait là...

 

L.T. est arrivé "arc-buté",  fulminant contre la République, qui "a laissé se dégrader l'école", au point que "des élèves ne respectent pas les minutes de silence", ce qui lui paraît découler du même  "laxisme" qui consiste à adapter les menus des cantines scolaires aux religions des enfants, à autoriser le bain de femmes musulmanes "voilées et niqabées" dans les piscines municipales (??? Euh... en se fichant de l'hygiène minimum ???), et à laisser nos abattoirs aux mains des immams venant tuer les animaux "à l'hallal" (i).... Ses premiers mots ont été pour fustiger les musulmans, et prôner une répression "sans faille".

 

Faut-il préciser que, dans nos villages, les problèmes de cohabitation entre populations de diverses origines n'existent pas, pour la bonne et simple raison que nous sommes majoritairement Gaulois, à 98 %, et que les problèmes de voisinage se réduisent à des polémiques "rurales", dirons-nous (telle parcelle cédée à tel propriétaire, tel "coup fourré" opéré à  la coopérative, etc; ?) Le monde agricole est extrêmement bien organisé,  marchant au pas de syndicats tout-puissants, structuré et peu poreux : seuls les travailleurs saisonniers, et encore, peuvent avoir la peau de couleurs différentes...

 

Bien sûr, appuyée par les autres participants de la discussion qui s'est opérée là, j'ai plaidé l'éducation contre la répression, la tolérance contre la haine, une vision précise de la laïcité contre l'amalgame visant à désigner l'arabe, le musulman, comme coupable...

 

Mais cependant, ce serait tellement plus facile si L.T. n'avait que tort !!! Or, force est de reconnaître que, c'est vrai, les menus spéciaux à la cantine ne se justifient pas. Bon sang, ne peut-on faire signer, par les familles, un accord préalable sur la composition des menus -et surtout réserver les repas spéciaux aux besoins médicaux (allergies...) ? C'est vrai que ça me chie à la gueule, moi aussi, qu'on "réserve" des plages horaires "non-mixtes" dans les piscines municipales (même si la vision de femmes en burka trempotant dans l'eau javellisée  relève  du fantasme pur et dur). C'est vrai que la laïcité se défend bien mal. Mais enfin : pour nous mettre d'accord, L.T. et nous, il faudrait dans ce cas cesser tout de suite le moindre financement des écoles publiques catholiques, décrocher les crucifix alsaciens et fermer les aumôneries des lycées. Ca me soulagerait, parce que du coup, on pourrait enfin traiter tous les croyants, quels qu'ils soient, sur le même pied d'égalité...

 

Nous avons au moins fait l'effort de nous écouter, L.T. et nous. Mais qu'il est difficile de démêler les brandons rougeoyants des amalgmames racistes, attisés par le souffle haineux du Front National, de la défense des valeurs républicaines...

 

L.T. prophétise sombrement un avenir cruel - il n'en est pas encore, enfin je l'espère, à le préparer. Il nous faudrait la force de conviction d'un Gandhi, et les Lumières d'un Voltaire ou d'un Condorcet, pour le faire changer d'avis. Il nous faudrait de la vertu. Oh, à Beaubec, nous en possédons bien un peu... Mais là-bas, à Paris, de quel stock dispose-t-on ?

 

Là est peut-être la vraie question.

 

14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 11:05

14 janvier 2015 : comme toutes les autres semaines, voici Charlie Hebdo dans notre boîte aux lettres…


Sauf que là, on est des millions à l’acheter. Nous, les abonnés « canal historique », nous regardons cela avec une certaine ironie. Penser qu’il y a 15 jours à peine, nous étions si peu nombreux à revendiquer « l’esprit Charlie » - au point que le journal, comme cela lui arrivait parfois, faisait appel à la générosité de ses lecteurs !

 

Nous avions envoyé, Clopin et moi, chacun 50 euros à « notre » hebdo, au tout début janvier. Aujourd’hui, je trouve qu’on devrait nous rembourser, merdalors, quand on songe au pactole qui va entrer dans les caisses…

 

Bon, je déconne (encore que, 100 euros, c’est peut-être rien pour eux maintenant, mais à Beaubec ça reste des sous !) – parce que ces sous-là, je m’en vais demander qu’ils soient utilisés pour les couronnes mortuaires. Avec un frisson, tant le souvenir de l’horrible a semblé s’éloigner dimanche, et pourtant, rien ne fera revenir nos tontons flingués !

10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 12:27

Je crois bien, ma parole, qu'à part une dizaine à peine manquant à l'appel,  TOUS les numéros de Charlie Hebdo sont présents dans la maison,  et ce, depuis 1969 : une malle pleine, une grosse pile et une plus petite, bien rangées, à côté du bureau, sur le palier. .


C'est vous dire à la fois notre génération, à nous deux Clopin et moi, et notre incapacité à repérer  quelle "Une" de Charlie pourrait bien nous avoir "le plus frappés" : elles nous ont TOUTES frappés. 

Ca se passait, je pense, chez nous,  à peu près comme chez tous les abonnés de Charlie. On attendait le mercredi, on descendait à la boîte à lettres pour remonter le journal, et autour de la table,  on faisait semblant de se le disputer. On se le "chipait", avant d'arriver à un accord raisonnable : on se partageait les feuilles... Avant de se les échanger... Et on lisait tout. Les éditos de Maris, les articles d'Onc' Bernard,  ben tiens, aussi !!!

On a vécu ensemble, voilà, je crois que cela résume à peu près notre parcours Charliehebdomadairesque. Ces derniers temps, comme on avait un peu plus de sous, on achetait aussi, systématiquement, les "hors-série" : "La vie de Mahomet" et celle de "Jésus" attendaient nos visiteurs, , posés sur un tabouret "dans les cabinets" (excusez-moi de préciser l'endroit, mais les Charlie,  EUX,  l'auraient parfaitement admis !) . Histoire d'avoir bien le loisir de les lire !  A côté, dans l'étagère au-dessus, un peu à l 'écart à cause des petits n'enfants, des opus de Maurice et Patapon... pas trop déplacés non plus ceux-là, dans cet endroit stratégique...  

Ce sur quoi je fonçais jusqu'à ces dernières semaines, sitôt ouvert le journal, c'était sur la "Vie des Jeunes", de Riad Sattouf. (au fait, quelqu'un a des nouvelles de lui ?) Je trouvais qu'il était vraiment le fils spirituel de Reiser, et j'ai été triste quand il a quitté l'équipe... Mais  au moins, il est vivant...

Comme Riad, comme tant d'autres chez Charlie, ce qui me confond le plus niveau talent, c'est cette capacité à nous VOIR, nous autres. Comprenez-vous ce que je veux dire ? Les caricaturistes nous regardent, NOUS TOUS,  dans la rue, le métro, au boulot ou en vacances, partout. Ils nous voient et d'un coup de crayon, ils nous volent nos identités, et les restituent telles qu'elles sont véritablement. Qui a dessiné  le Grand Duduche que nous avons tous été, et notre "beauf", celui que chaque famille possède ? Qui  a (enfin) soulevé  les jupes des filles, qui nous a écarquillé  les yeux devant l'état du monde ? Qui a dénoncé sans relâche, avec l'humour comme seule arme, toutes les langues de bois et les langues de putes qui s'adressent continuellement, depuis les robinets des médias, à NOUS ? 

... Je voudrais dire aussi que , Cabu, Wolinski, Honoré, Maris Charb et les autres  ne sont pas les "premiers morts" que nous avons vécus, nous les lecteurs abonnés de Charlie. Clopin avait filé, l'an dernier, aux funérailles de Cavanna, parce que... Parce que, quoi. . Et quant à moi... C'est à Michel Polac, qui a tenu un temps la rubrique "livres", que j'avais adressé le texte d'une petite nouvelle que j'avais écrite, il y a une dizaine d'années, et c'est Polac qui m'a répondu que oui, il fallait que je continue d'écrire...

... MAIS même si la vie continue, même si Charlie continue, même si l'intelligence, la liberté et l'insolence sont et seront toujours les plus fortes, ces derniers morts-là, comment faire ? Comment leur dire adieu ?

 Nous sommes tous Charlie, c'est entendu. Mais nous,  Clopin et moi, un tout petit peu plus que les autres, il me semble.
On a pas mal réfléchi, lu les réactions et les commentaires... De ce flot ininterrompu, je retiendrai :
- la demande de Gérard Biard s'adressant aux politiques et aux médias pour qu'on n'utilise plus jamais les mots "laïcard intégriste", afin de ne pas qualifier les victimes comme leurs assassins
- l 'article de Nicola Gardères "la sale gueule" : "L’attentat contre Charlie Hebdo a la ale gueule de Renaud Camus, d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen. Il a la sale gueule de leur victoire idéologique."

- l'incroyable dignité et l'émotion des proches de Charlie, qui n'ont pas eu UN SEUL MOT de vengeance ou de haine...

- la nécessité, malgré les "récupérations", de marquer par un acte fort le rassemblement nécessaire de tous contre l'infamie.

 

NOUS ALLONS A PARIS DEMAIN.

8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 10:43
Je suis Charlie et Cabu, Charb, Wolinski, Tignous étaient mes tontons. Leurs dessins m’ont servi d’abécédaire. Ils m’ont appris à lire et surtout à penser. Ils m’ont appris que l’humour est une arme qui soigne. Ils m’ont appris que vivre l’esprit ouvert et critique est la seule façon de vivre vraiment. Ils m’ont appris que RIEN ne justifie la haine. Salut les tontons…                              Antonin

Je suis Charlie et Cabu, Charb, Wolinski, Tignous étaient mes tontons. Leurs dessins m’ont servi d’abécédaire. Ils m’ont appris à lire et surtout à penser. Ils m’ont appris que l’humour est une arme qui soigne. Ils m’ont appris que vivre l’esprit ouvert et critique est la seule façon de vivre vraiment. Ils m’ont appris que RIEN ne justifie la haine.

Salut les tontons…

                             Antonin

 

(et j'ajoute que le Clopinou a accompagné ses parents au rassemblement rouennais d'hier au soir. Comme ça, on se serre tous les uns contre les autres - même à des kilomètres de distance...)

8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 09:01

 

rouen2.jpg

(nous étions 4000 à Rouen)

 

 

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