Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 11:28

Je demande un peu de patience à mes visiteurs, qui se plaignent du côté "agressif" des couleurs de polices : "nous" sommes en phase de derniers réglages, et la coquille du blog est déjà bien fendillée ; si le bec est sorti, le corps de la bête est encore à l'intérieur, plein de petites plumes gluantes. 

Dans un ou deux jours maxi , l'esthétique finale sera adoptée. Mais je peux déjà vous dire que les choux émergeant du fond noir, sur les côtés, vont rester - ils sont d'ailleurs surtout visibles sur les très grands écrans, comme celui que possède Clopin, e devraient moins apparaître sur les écrans plus modestes. La barrière va être re-re-rtravaillée, mais déclinera le même thème. Le reste ne subira que de minuscules corrections.

 

Je dois expliquer aussi que la luminosité du tout, qui semble être douloureuse pour certains, me convient, à moi, parfaitement. J'ai de mauvais yeux, et je dois augmenter régulièrement l'intensité de mes lampes. Comme ce blog est le mien, cette luminosité qu'il diffuse me ressemble donc, et je souhaite la conserver. Je ne sais pas comment faire pour contenter tout le monde, aussi vais-je sagement me consulter, en premier et dernier ressort. Mille pardons ! 

 

Enfin, je suis  si contente du résultat que je voudrais saluer ici l'infographiste (ou plutôt les infographistes, ils s'y sont mis à deux, le père et le fils, grand frère de Clopinou), qui ont tenté de me satisfaire, et y sont parfaitement parvenus. Il y a un petit vertige à penser que ce blog fut paramétré à Montréal, au Canada, conjointement à Beaubec la Rosière (Seine Maritime) ! 

 

Parfois, je sors de chez moi, je traverse le jardin, je dis "bonjour" à Monsieur D., le vieux voisin qui vient boire son petit café, et je pense qu'au même moment, un visiteur du bout du monde clique sur  mes élucubrations... Et puis je rentre, et j'oublie mon blog en tentant de faire rire Monsieur D. Par exemple :

 

Monsieur D, caressant la tête que le chien Ti Punch vient de poser sur ses genoux :

 

-" C'est un bon chien, ça, Madame. Vous allez toujours le promener, cette pauv' tite bête ?"

-" Mais oui, il adore ça. Je le fais même quand il neige, vous savez. L'autre jour, je suis allée à pied au supermarché, je l'ai attaché devant la porte, je me suis dépêchée de faire les courses..."

Clopin, intervenant en remplissant la tasse de Monsieur D. :

-" Ah, j'aime pas trop ça Clopine. Imagine qu'on nous le vole. Un beau chien comme ça, attaché devant la porte..."

-" Ecoute, Clopin, ça ne risque rien. L'autre jour, quand nous sommes allés ensemble au supermarché et que tu as préféré rester dehors, je t'ai bien laissé devant la porte, non ? Et personne ne t'a volé, alors..."

 

Ca, c'est le genre de truc qui fait  tordre  de rire Monsieur D., qui m'appelle "la Patronne" quand il parle de moi à Clopin, et "Madame" quand il m'adresse la parole. Et j'aime bien faire rire Monsieur D., qui partage avec moi une cible favorite : Clopin, et vient quasi journellement se réchauffer le coeur, en caressant notre trop tendre  chien de sa main valide...

 

21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:21

J'ai vu Sollers à la télé. Rien d'extraordinaire, si ce n'est que, pour une fois, il n'était question que de lui : c'était son portrait. (sur France 5, série "empreintes")

 

Il parlait de sa jeunesse finalement sage, de son apprentissage sexuel auprès d'une femme âgée, mode  éducatif qu'il recommande (ça c'est très bien mon petit, j'opine - si j'ose dire). Tout en têtant son fume-cigarette, il se permettait, carrément devant sa femme même, (qui ne lui rendait pas la pareille) d'évoquer ses liaisons sexuelles,  multiples, et puis il lançait, de ci de là, quelques formules brillantes, comme passées au mirror.

 

Oserais-je le dire ? Je l'ai trouvé cabotin. Faisant du Sollers, ce qui est bien normal, mais se regardant le faire, ce qui est moins supportable.

Mais il fut sauvé, dès qu'il aborda Venise. On le sentait sincère dans son admiration  D'auant que  les images venaient conforter  tout cela, et donnaient à voir cette sincérité :  bousculé par trois enfants courant dans la rue, il en était ravi. Je comprends tout à fait cela : un des  miracles de Venise, désormais, est que c'est la seule ville  d'occident  où les enfants courent dans les rues, et où le son des voix humaines monte de la rue vers les appartements, ricochant sur les murs des corte et calle aux noms si prosaïques,  sans être brouillé du brouhaha des moteurs. (évidemment, pour goûter cela, il faut s'y attarder un peu plus que les 24 heures règlementaires des circuits touristiques).  

 

Et puis Venise, sortie des eaux comme Vénus, avec qui elle partage tant de lettres, est bien plus littéraire que picturale, à mon avis. Je n'ai pas encore vraiment vu de tableaux qui m'auraient fait dire : "oui, c'est elle" (il faudrait que je demande à Alain Korkos). Mais des récits d'écrivains imprégnés de Venise, il y en a tant, à la pelle, qu'on finit par se douter d'une sorte de correspondance secrète entre la ville et ceux qui écrivent. 

 get-attachment.aspx

Je crois que c'est le balancement qui lie ainsi l'une aux autres. Venise est en pierre, certes, et lesquelles ! Mais sur des eaux mouvantes. Or, quand on écrit, à la plume ou à l'ordinateur, c'est votre main qui est mouvante, qui se déplace sans arrêt et vient buter sur les touches ou le papier, comme la pensée bute sur des mots, puis repart, erre d'une  proposition  à l'autre, relative, puis s'amarre enfin à son point final. Le déplacement sur les canaux de Venise suit la même errance, qui peut paraître gratuite mais est en fait organisée. La gondole flottera, viendra buter sur le débarcadère du vaporetto, rebondira sur le flot qui lèche le bas d'un palazzo, s'amarrera enfin à son "palo", et même là encore, continuera son balancement. Le pinceau lèche trop, lui. Il reste extérieur, contre les pierres, contrarié par la double exigence, maritime et terrestre, imposée par la Ville. 

 get-attachment.aspx 

Au-delà de la beauté du reflet, de la mouvance, des couleurs, au-delà du luxe aussi et des fantômes d'écrivains (toute l'europe littéraire est allée à Venise, certains y sont morts, et Sollers y pense sans arrêt), c'est cette adéquation entre les mots et les eaux qui rend Venise si littéraire.

get-attachment-1.aspx

Mais la photo peut également rendre compte, à sa manière, de la beauté de cette ville. Contrairement à la peinture,  la photo, plus immédiate, peut à mon sens en saisir le miroitement. Moins bien que la littérature, dirais-je, mais Clopin ne va pas être d'accord ! Bon, ne tranchons pas, voici quelques exemples sortis des yeux de ce dernier : 

      get-attachment-3.aspx

get-attachment-4.aspx

Et s'il faut cependant absolument  trancher, et  se mettre d'accord :  Venise est-elle  plus photogénique que littéraire ? Une seule solution, bon dl'à : y retourner !  Ce qu'à dieu ne plaise !  

 

20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 04:59

Je viens de prendre une résolution. 4 : 59, un soir de février, c'est un bon moment je trouve...

 

Je vais écrire des "Vies de Jim".

 

Parce qu'après tout, cette période de ma vie qui a ressemblé (un peu) à ça :

1248735551_jules_et_jim.jpg

 

vie que j'ai partagée avec Clopin/Jules de l'époque et Jim, dont le cerveau se détruit petit à petit, le mérite. 

 

Et puis je ne sais pas quoi faire d'autre. Certains, certaines, devant la maladie de Jim, se détournent, parce que c'est trop insupportable. D'autres essaient encore de le rencontrer, malgré tout, et sans doute par reconnaissance : car Jim, qui passait pour un être étrange,  était généreux, et n'hésitait jamais à vous offrir des musiques, des livres, des images, des idées aussi - pratiquant ainsi une sorte de "potlach" culturel. Chacun fait ce qu'il peut !

Or, je n'ai à ma disposition que des mots. Bien sûr, c'est dérisoire. Mais que faire d'autre ?

Clopin, lui, fait du Clopin. Il aide Jim en réparant sa maison, surveille le chantier de la véranda pour qu'il ne pleut plus dans la baraque, rebranche la chaîne Hi-Fi, bref, ce qu'il a toujours fait, quoi. Ne l'ai-je pas rencontré autour de l'installation d'étagères, dans cette petite maison même qui est devenue un taudis ? Clopin/Jules,  comme nous tous, a de plus en plus de mal à  rencontrer ce Jim, qui porte désormais le masque terrible de la maladie. Mais il en témoigne,  à sa propre manière. Cette photo de Jim, prise par Clopin à notre retour de Venise, est peut-être le portrait le plus exact de ce qu'est notre pauvre ami aujourd'hui - et la prise de vues a été un moment joyeux, dont nous avons tous profité. 

AA2_9941.jpg

 

J'envie à Clopin son talent : mais au moins, ma résolution est prise. J'écrirai ces "Vies de Jim", ce sera forcément incomplet, partial, voire même sans intérêt aucun. Mais je dois le faire, c'est tout. 

 

(il est si tôt : j'attends que la "lumière soit" là, et je vais me coucher. Bonne écoute !)

   
Published by clopine - dans Vies de Jim
commenter cet article
19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 11:34

J'ai écouté l'émission de France Culture "sur les docks", consacrée aux blogs, surnommés "journaux extimes" pour exprimer leur filiation avec les journaux intimes d'autrefois - et cela m'a ramenée immédiatement à celui que j'appelle "Jim" ici. 

 

Jim était déjà malade quand il m'a mise au courant : son journal intime, déposé auprès de l'APA, allait servir à une chercheuse universitaire, qui allait publier un livre sur le thème des pratiques sexuelles de la jeunesse des années 70.

 

(Je me souviens avoir légèrement frémi à l'annonce de cette nouvelle; et quand je dis "légèrement", je crois bien que j'en ai blêmi !!!  Je suis arrivée plus tard, dans la vie de Jim, que la période en cause, mais mon nom apparaît bel et bien dans son journal. Oh, je sais fort bien que  le grand amour de la vie de Jim n'est pas moi, mais son amie précédente, qui a justement traversé les années 70 avec lui. Cependant, la trace de notre relation, et notamment nos "pratiques sexuelles", est bel et bien présente dans certaines pages ... Ma réaction a donc, au départ, été toute d'égoïsme : j'en ai voulu à Jim d'avoir ainsi exposé mon passé. Mais bien entendu, ce n'est pas "mon" passé dont il est question, mais "notre" passé, à Jim et à moi-même, et avant tout le sien. Et je connais l'écriture de Jim : il n'y a absolument rien de pornographique ou de crapuleux dans son Journal. Et puis, franchement, comment une fille comme moi pourrait-elle s'opposer, de quelque manière que ce soit, à une recherche universitaire, alors que j'éprouve le plus grand respect pour les chercheurs ?)

 

Je connais bien le journal intime de Jim. J'ai feuilleté ces carnets, tenus depuis son adolescence jusqu'à l'arrivée de sa maladie. Il n'en faisait aucun mystère, et le faisait lire à ses amis, s'ils le désiraient.

 

Le journal de Jim a une forme très particulière : pendant des années, il a écrit au jour le jour, plusieurs fois par semaine au minimum. Puis, à partir d'une certaine date, il a repris ses anciens carnets, et a commenté un jour, le "mercredi", de chaque semaine. Chaque commentaire comprenait une appréciation de l'ancien message, d'une part, et une information sur ce que vivait Jim en temps réel, de l'autre. C'était assez fascinant, et me rappelait le livre "l'emploi du temps" de Michel Butor, lui aussi construit en miroirs, d'une période décalée à une autre. 

 

Je ne suis nullement surprise que ce journal ait attiré l'attention d'une chercheuse. Jim s'y livre avec sa franchise habituelle, et l'acuité de ses analyses psychologiques (pour parler clair, l'opinion qu'il portait sur lui-même et ses amis) est vraiment surprenante.  Son style est très éloigné d'une écriture littéraire, car Jim ne cherchait pas à écrire une oeuvre,  mais cependant remarquable de clarté et d'intelligence. En ce sens, le témoignage de "Pierre", entendu à l'émission d'hier sur les journaux extimes, est ce qui se rapproche le plus des carnets du Journal de JIm. Sauf que ce Pierre semble avoir une sorte de souffrance sociale, que n'éprouvait pas JIm, au contraire : il était assez content de lui, en fait. Mais la voix de ce Pierre, son calme, son ton posé, m'ont vraiment ramenée au Journal de Jim. Et je me suis rendue compte que j'avais envie de le feuilleter à nouveau, ce Journal, de l'avoir près de moi. 

Or, c'est impossible. Jim, je ne sais si c'est par prescience, l'a déposé auprès de l'APA, association de protection des journaux intimes. Quand on connaît la terrible maladie qui le frappe désormais, c'est un soulagement, une consolation de savoir qu'il l'a fait. (même si une chercheuse va s'en servir pour soulever des draps désormais refroidis, ahahah). 

Mais plus la maladie de Jim avance, plus les rencontres avec lui sont frustrantes, puisque ce n'est plus vraiment Jim qui est là, mais un autre être, vulnérable, qui lui ressemble physiquement c'est tout. Et je crois, je suis sûre, que le vrai Jim est désormais dans les pages déposées à l'APA. Cette consolation recèle donc, aussi, sa pointe de cruauté. Car du coup, si son Journal est en sûreté, il est devenu inaccessible.

Néanmoins, je rermercie de tout coeur l'association, et aussi PHilippe Lejeune, auteur du "pacte autobiographique". Savent-ils qu'en archivant ce Journal, c'est le "vrai Jim" qu'ils préservent ainsi ? 

lien de l'émission que je vous recommande :

lien du blog de "Pierre" :

Et puis, une musique-souvenir. Je revois Jim, un peu rouge, un peu suant, assis devant son piano "quart-de-queue", posant ses mains trop courtes sur le clavier, une serviette sur les épaules, et se lançant dans cette chanson, à toute berzingue, mais avec infiniment de justesse. C'est un soir de décembre, la petite maison de Rouen

 

est pleine d'amis, nous braillons tous à qui mieux mieux, et Jim joue...

 

 

Published by clopine - dans Vies de Jim
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:43

Je voudrais m'adresser à JC qui, hier à 16 heures, râlait de devoir attendre la modération pour voir apparaître son commentaire. Je me rends bien compte que modérer les commentaires, c'est rendre impossible une "conversation", avec questions, réactions et réponses. Et je vous prie d'accepter mes excuses, et aussi mon silence : je n'ai tout bonnement pas le temps de vous répondre, à chacun ! Cela viendra dès que Clopin aura terminé de tripatouiller la configuration de ce fichu blog. (le cou du rouge à  lèvres, ce n'est pas voulu, d'autant que j'ai une anecodte à ce sujet, avec des lapins, enfin bref je vous raconterai ça un de ces jours !)

 

Mais je vais quand même maintenir la modération des commentaires. 

 

Il me faut expliquer aux visiteurs qui ne me connaissent pas que mon intense besoin de bavardage, joint à mon goût immodéré pour la littérature, a conduit mes premiers pas d'internaute sur des "forums de discussions", notamment celui de Télérama, où j'ai ressenti un sentiment de "communauté", comme on peut en ressentir à ses premiers pas sur le ouèbe. Ca me plaisait bien, et cette communauté virtuelle comblait un certain isolement de ma vie réelle. Bref.

 

A la fermeture du forum Télérama, unilatérale et injustifiée à mes yeux, j'ai cherché d'autres endroits où rencontrer mes homologues. A savoir des internautes bavards et aimant lire, partager et aussi rire... Il y avait un forum autour de la radio France Culture, que j'écoute assidûment. J'y suis allée, ai commencé à me raconter - pour moi, pas d'échange sans sincérité, et sans partage de ce que l'on est vraiment. 

 

Et c'est là que je l'ai rencontré. Lui. Mon premier Troll. Malfaisant, anonyme, n'apportant rien, sinon le ricanement et l'insulte. Disposant de loisirs considérables, qui lui permettaient de s'acharner, message après message, de manière à toujours avoir le dernier mot. Particulièrement sordide dans ses préoccupations, et qu'on devinait tenaillé par l'envie, le besoin de reconnaissance, l'incapacité à l'empathie ou à la simple compréhension de l'autre, et la pulsion à détruire, ou tenter au moins de salir l'autre, par la calomnie et le mépris... Il s'appelait, alors, la "Reine des Belges", et avait une manière de vitupérer efficace : tourner systématiquement en dérision autrui.

 

Nous nous sommes évidement détestés tout de suite. Mais je ne savais pas que j'allais le traîner pendant des années, et même ppire : bientôt, j'aurais toute une meute à mes basques...

 

J'avais en effet trouvé un site, plutôt un blog, tenu par quelqu'un que j'estime, dont j'ai lu pas mal d'ouvrages et qui est une des plumes littéraires actuelles : Pierre Assouline, bloggueur littéraire influent de la "République des Livres" :link

 

Au début, tout alla bien. Et puis, je ne sais trop pourquoi, sans doute avait-il besoin de réfléchir au "succès" de son blog (on s'y presse en foule) ou bien était-il juste content de rendre compte de nous, ses visiteurs-commentateurs, Pierre Assouline décida de publier un livre sur son expérience, et il fit paraître ceci :link, où certains commentaires étaient sélectionnés.

 

Patatras ! Que n'avait-il pas fait là ! Les trolls, par l'odeur alléchés, se sont rués sur ce succulent fromage, et je l'ai retrouvé, lui, le Troll visqueux - il ne s'attaquait pas qu'à moi, mais aussi à d'autres, sans relâche.

 

Le problème avec les trolls, c'est que, même si vous ne les "nourrissez" pas (si vous ne répondez pas à leurs provocations), ils impriment cependant un certain style d'animosité, d'attaques. Et tout se dégrade, comme si souvent dans les forums. Le ton monte, on se découvre des ennemis imaginaires, des militants de telle ou telle cause viennent prêcher pour leur saint ou vitupérer, bref, le climat se dégrade.

C'est ce qui arrive aujourd'hui au blog de Pierre Assouline. Certes, il y reste des blogueurs courtois, cultivés, qui viennent là partager leur érudition, leurs appétits, un bout de leur vie aussi pourquoi pas ? Mais le climat est perpétuellement surchauffé, comme une foire d'empoigne.

Et je n'ai jamais compris pourquoi l'hôte de ce blog, qui tous les jours, gratuitement, met en ligne des chroniques littéraires somptueuses, bien informées, rédigées soigneusement et témoingant d'une place dans la vie littéraire qu'une fille comme moi ne vivra jamais (ce qui m'attire et, je  le crains pour ceux qui me détestent, continuera à m'attirer), ne faisait pas plus le ménage chez lui.

Je l'ai interrogé directement , à certaines occasions : il invoque des "modérateurs du Monde" qui seuls pourrraient accomplir cette besogne. Et il évite soigneusement de s'exposer trop ouvertement. Très peu d'allusion à sa vie privée, une sorte d'indifférence aux bagarres qui se déroulent chez lui, jamais de soutien direct à tel ou tel (et pourtant, j'en aurai souvent sacrément besoin, même si, depuis quelque temps, un inconnu qui se reconnaîtra renvoie systématiquement la balle aux trolls qui s'en prennent à moi). IL reste impassible, dirait-on, et l'on ne voit de lui qu'une photo, affichée en haut du blog, et qui regarde ainsi de haut l'arène ambiante. On le voit en train de boire son café :

 

pierre_assouline.jpg

 

C'est pourquoi j'ai intitulé cette photo "La  Joconde au Café". Ca pétarade tout autour, mais Pierre Assouline, impassible et souriant, continue de porter sa tasse à ses lèvres, sans se mêler de qui le regarde...

 

Mais en tout cas, ici, vous comprenez mieux ma prudence, n'est-ce pas ? 

 

 

 

Published by clopine
commenter cet article
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 10:17

 

Clopin s'est résigné : contrairement à ce que je vous annonçais, faraude, hier matin, je n'aurais pas de site sur-mesure, super luxe, chromé comme une Ferrari et confortable comme une Rolls Royce. La faute à mon incompétence, j'en ai bien peur. J'ai reculé, devant l'effort qu'aurait réclamé le recours à un logiciel spécifique, dont il m'aurait fallu apprendre les commandes...

 

Or, depuis mon acquisition de l'art dactylographique, dans les années 80 du siècle dernier, j'ai dû absorber les dizaines d'icônes nécessaires pour naviguer sur le web. Ma pauvre tête, farcie tel le chou que vous voyez (normalement...) derrière cet article, a l'impression qu'elle ne pourra pas en avaler une de plus. J'ai donc un besoin vital de ma barre d'outils word, la basique, là, celle dont tout le monde se sert, et n'en démord pas. Tant pis si Clopin me regarde avec l'air apitoyé du maître pour la tâcheronne (ou de Picasso pour Dora Maar, encore que l'apitoiement, dans ce dernier cas, ressemble à celui d'un ogre affamé pour une succulente proie - eh oui, j'ai regardé le téléfilm d'hier à la télé (*)...) 

 

De toute manière, cela arrive aussi à Clopin de merdoyer : je crains bien, chers visiteurs, qu'il nous faille patienter quelque temps avant qu'il arrive à configurer correctement ce blog, notamment la magnifique photo du chou romanesco (légume fractal donc fascinant) qui devrait servir de toile de fond. Nous allons donc, normalement, continuer à nous le prendre un peu (le chou, voyons, suivez un peu !)

 

Mais j'aime bien cette idée d'un blog à tête de chou, romanesque et fractal...

 

(ah, et puis, aujourd'hui  je fais des essais pour ajouter de la musique. Ne m'engueulez pas si vous détestez qu'on vous impose un fond sonore intempestif. Je vous jure que mon but est que vous puissiez cliquer, ou non, pour partager avec vous une ambiance musicale, si vous le souhaitez uniquement, of course !)

 

Bonne journée à tous

 

Clopine 

 

(*) : je l'ai trouvé limité, peut-être un peu dévoyé de la réalité, mais je n'ai pas décollé une seule seconde avant la fin. Dora Maar crève l'écran, quant à Picasso, c'est à lui seul un bulletin d'adhésion au MLF...

16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:25

En fait, "on" (c'est-à-dire Clopin) m'a formellement déconseillé overblog comme interface. Du coup, "on" travaille avec ardeur à la mise en page d'un blog "sur mesure", et qui, paraît-il, pourrait me rapporter des sous (bon, faut d'abord amorcer la pompe, m'a-t"on" dit !)



Bien entendu, il est assez flatteur de penser que, d'un coup de clic magique, "on" me fasse passer  du rayon confection, versus "catalogue de la Redoute", à la Haute Couture (carrément).

 

Mais, euh, comment dire ? Ca me fiche un peu les jetons, voilà. D'abord, je ne sais pas marcher avec des talons hauts, alors les défilés, c'est casse-gueule... (c'est juste cette histoire de talons qui m'embête,  vous pensez bien que sinon...)  

Et puis, si j'ai vu un jour des robes absolument inoubliables de Jean-Paul Gaultier, qui déclinait l'Espagne en ouvrant de grands éventails, en guise de corsets, sur les bustes de ses modèles,  et cascadait ensuite gaiment, en froufrous luxueux, le long des jambes des filles ainsi sublimées, j'ai toujours ressenti devant le monde du luxe le même sentiment que devant Paris : c'est joli à visiter, mais y demeurer ?

 

Je verrai bien. "On" est absolument formel : j'aurai la  plus absolue liberté de contenu sur mon blog (notez qu'immédiatement après avoir juré cela, "on" a commencé à me dire que je ne devrais pas citer Apollinaire en guise d'exergue.(*)Je trouve qu'"on" commence à avoir des caprices de jetsetteur, voilà !)

 

En tout cas, je vais supprimer ce blog-ci, dès que l'autre sera opérationnel.

Mais merci à tous de votre intérêt, et de votre soutien !

 

Clopine

 

PS : je crois qu'"on" a raison, au fond. Pas sur Apollinaire, mais sur le fait de créer un espace le plus possible à mon image - et comme "on" participe de cette image.... 

 

(*) : "Un jour que je m'attendais moi-même,

Je me suis dit Clopine il faudrait que tu viennes"

 

(ahahah)

 

15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:46

Pianodoigts
Pianodoigts
par clopine

15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:42

Ca se trouve, (c'est presque sûr en fait)  pendant les six prochains mois,  je ne vais pas aller bosser. Ce n'est pas une victoire, plutôt une défaite, mais du coup, devant ce temps ouvert devant moi, et que je vais devoir arpenter, le goût du blog me revient. Il s'agit de transformer une sorte de tunnel en sentier, en trouée verte -  pour pénétrer la forêt de mes impressions, de mes sentiments, de mes loisirs et de mes goûts. 

 

Et, comme je l'ai déjà fait par le passé, je pourrais tenter de partager cette expérience.

 

Après tout et avant le reste, pourquoi pas ?

 

Clopine Trouillefou 

Présentation

  • : Clopine..Net !
  • Clopine..Net !
  • : bavardages, causeries, conversations, colloque, conférence, discussion, échange de vues, propos, causerie babillage, causette, palabre, commérage, conciliabule, jacasserie, parlote et autres considérations
  • Contact

Livre paru...

      Disponible sur amazon.com

1-2couv recherche finie

Livres à paraître...

Book-1 Carte*-copie-1

Archives