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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:37

Ma soeur âne ne voit toujours rien venir. Mais néannmoins, quelle magnifique photo de ma Quenotte, (sur)prise par  Clopin...

 

 

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Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 13:41

Coïncidences, coïncidences...

Une amie m'offre, hier au soir, un mince livre : "Proust", par Samuel Beckett. J'ignorais absolument que Beckett, âgé alors de 24 ans, avait écrit sur Proust. Voir ces deux noms, si importants pour moi, associés sur la même jaquette, m'a fait carrément frissonner. Je retarde le moment d'ouvrir ce précieux petit livre, parce que je sais que je ne ferai plus  rien d'autre, une fois ouvert,  avant de l'avoir terminé.

 

Ce matin, un mail dans le fatras habituel des offres de la Redoute, d'horoscope gratuit et de propositions d'achats divers, que je reçois journellement  sans trop bien savoir comment j'en suis arrivée là. J'ai failli passer sans le voir, or c'est très intéressant. Véronique Aubouy, l'amie cinéaste qui consacre sa vie à filmer des lecteurs de Proust, lance une sorte de jeu-concours via son site "le Baiser de la Matrice"  avec, à la clé, le dernier livre de Pierre Assouline, "Proust de A à Z". Le jeu est drôle et difficile, mais la conjonction de ces trois noms, Proust, Aubouy et Assouline, m'a laissée carrément pantoise. Je savais bien que les deux derniers se connaissaient, mais voir ainsi leurs noms associés... (et si vous suivez le lien, vous pouvez participer).

 

Du coup, (et cette expression est précisément celle qui convient, en l'occurrence), je file chez Assouline relayer auprès des visiteurs l'initiative de Véronique. Comme d'hab', je me fais avoir : je lis le billet, je saupoudre de mon grain de sel, bref, j'éveille les trolls et me voici partie pour un énième tour de cabriole pour la galerie... Sauf que, lassée de ma propre capacité à gaspiller ainsi mon temps, je décide d'écouter, en même temps que je "dialogue" avec les zozos assouliniens, France Culture. D'habitude, je ne peux pas, parce que Clopin a du mal à supporter la radio le matin. Mais justement : il est absent, parti à Paris aujourd'hui. Je peux monter le volume tant que je veux...  Et là, j'entends que samedi prochain, entre 10 et 11 h, Pierre Assouline sera invité par son pote jean-Noël Jeanneney, pour présenter son "Proust de A à Z".

 

... 

 

Bon, je crois que j'ai compris. Je m'en vais consulter mon horoscope gratuit, tiens. S'il ne m'annonce pas qu'aujourd'hui, je vais  avoir à faire avec  un certain Marcel, ce sera la preuve que les horoscopes, c'est de la daube... 

 

(et un petit Brassens pour la route, tiens. Georges, tu me manques...)

 


28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:44

J'habite une maison qui est une demeure entourée, vivante et ouverte à autrui, surtout grâce aux multiples activités de Clopin, ce qui me convient parfaitement. Je ne saurais concevoir une maison autrement. Mais parfois, c'en est un peu trop. Nous sommes en période d'abattage, et donc de distribution, de nos moutons (100 % bios, élevés à la douce, tués dans le respect et fort proprement emballés dans des torchons blancs et de transparents sacs de congélation). Mais du coup, la maison ne vit plus : elle bruisse, les portes s'ouvrent et se referment à un rythme plus que soutenu, Clopin, déjà nerveux de nature, se démultiplie et je  tombe sur des copains , au détour d'un couloir, depuis le matin jusqu'au soir... Je m'accroche d'autant plus fermement à mes livres, mes petites écritures et mes balades sur le net - je me sens plus que jamais double, Janusienne, schyzophrène et écartelée, car je pourrais parfaitement vivre - aussi -  dans une grande solitude. 

 

Heureusement, Doris, je veux dire Doris Lessing, est là. J'ai déjà lu pas mal de ses livres il y a quelques années, et je renouvelle ce cycle - ça me permet de conforter mes premières impressions, à savoir que cette femme-là, les deux pieds dans le réel, témoin de son temps et d'une force que j'envie, est une des plus formidables romancières que je connaisse. Romancière, hein, et non pas styliste à la manière d'une Woolf, ou artiste lyrique comme Duras (si j'ose dire, pour aller vite..). Et elle me fait penser au jeune Stoni

 

Quand une de ses héroïnes s'écrie : "Le monde littéraire est si prétentieux, si frelaté, si fermé ou, vu du côté commercial, si puant, que le moindre contact avec lui me donne envie d'adhérer au Parti Communiste", j'ai envie de pousser Stoni du coude. Plus de cinquante ans (le "Carnet d'Or" est sensé se passer dans les années 1950) séparent Doris de Stoni, et pourtant, je retrouve chez l'une comme chez l'autre les mêmes préoccupations, la même ironie légèrement désespérée, et la même raideur honnête. Je n'ai jamais lu, ou bien par hasard et sans le reconnaître,  de livre de Stoni : il s'avance avec un sac en papier sur la tête, pour avoir la liberté de dénigrer tout son soûl son salopard d'éditeur. On comprend bien que ce dernier est un loup, non pas déguisé en mouton, mais, ce qui est bien pire, déguisé en berger... 

 

Ce qui me ramène tout droit à mes moutons, à savoir qu'il y a comme cela des sortes d'affinités entre des êtres les plus différents possibles. Mais j'aime bien ce catapultage entre une romancière de langue  anglaise profondément hétérosexuelle, si j'ose dire, qui a été engluée jusqu'au cou dans les idéologies de son époque (*), et un jeune romancier communiste, (en 2011 !!!), gay et parisien. 

 

On aurait pu croire, pourtant, que Stoni avait plus de point communs avec "Jacky", une autre plume parisienne et gay, que j'ai rencontré non sur son blog (à ma connaissance, il n'en a pas), mais chez Assouline, et qui signe de jolies petites compilations de textes littéraires, dédiées à des thèmes ("le goût des jardins", "le goût du rêve", et sa plus belle réussite, à mon avis, un "goût du cinéma" qui comprenait précisément des textes que j'aurais moi-même choisis...).

 

 

 

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Mais en fait, il n'y a rien de commun entre Jacky et Stoni, même pas, à mon sens, leur orientation sexuelle. Jacky, plus âgé, est d'habitude bienveillant, bon camarade et conciliant. Mais parfois, comme la langue bifide d'un serpent surgit et se rétracte, il vous envoie, zwwwiiiip, une méchanceté gratuite, une grossièreté calculée, une mauvaise réflexion qui vous pique d'autant plus que vous n'avez rien vu venir. Je mets cette particularité sur le compte d'une homosexualité qui, jusqu'à ces toutes dernières années, impliquait une telle souffrance sociale qu'il fallait bien s'en défendre. D'où l'ophidienne et déroutante méchanceté "spontanée" de Jacky, qui le fait ressembler, l'espace d'une seconde, à ces vieilles bigotes malveillantes qui vous suivent du regard dans la rue. Rien de tout cela chez le jeune Stoni (il n'a pas trente ans), qui vit, me semble-t-il, son homosexualité de manière beaucoup plus bienveillante, et qui concentre sa colère sur les injustices sociales contre lesquelles il se bat... Il me semble donc que l'homosexualité même a changé, non de "nature", mais de forme sur ceux qu'elle concerne, et dans le bon sens. Enfin, ce que j'en dis...

 

Je me rends compte que je divague, là, sur des personnes rencontrées exclusivement sur le Net, c'est-à-dire à moitié réelles seulement. Mais bon, n'agit-on pas exactement de même avec moi ? 

 

Et puis, c'est plus fort que moi, je n'arrête pas de tout mélanger... Comme ce morceau découvert hier sur France Mu, et qui me ravit l'oreille depuis. 

Et j'arrête là, car j'entends bêler mon nom... J'arrive, bon sang de bonsoir, j'arrive... 

 

QUATUOR EBENE

 

 

 

ps : par ailleurs, Doris Lessing est prix Nobel de littérature. M'enfin, bon, les prix...

27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 12:05

Chic, il l'a eue sa tarte. Depuis le temps qu'on attendait ça... Car, figurez- vous qu' Allègre ment

 

Imposteur, grosse baudruche boursouflée, outre pleine de vent.

 

Tout ce que j'aime, quoi. Un peu l'équivalent scientifique de morceaux musicaux comme ceci :

 

 

(vous me direz qu'il faut de tout pour faire un monde. Est-ce vraiment nécessaire ?)
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:21

Il n'est guère difficile de transormer une simple réunion de famille en pugilat.  Les familles, Gide l'a dit bien avant moi, et avec quelle force dans la formule ("familles, je vous hais"...) , sont des chaudrons accrochés dans de sombres cheminées. On peut y cuire des soupes réconfortantes, mais cela peut aussi virer au brouet de sorcière, en un rien de temps. Une parole blessante ici, une ignorance là, une maladresse, des positions dans la famille qui, du fait du mystérieux diktat familial, sont restées inchangées et imprégnées de rivalité tue : il ya certes beaucoup plus de motifs à ne plus se fréquenter, une fois le coeur de la famille disparu (chez nous, c'était la mère), que de persister. 

 

Je ne m'y risque donc qu'avec parcimonie, et prudence. De toute manière, "les autres" n'en attendent pas moins de moi : les cartes  sont distribuées de telle manière que je suis, de toute éternité, destinée à être singulière. Mais cette retenue est parfois déjouée : la toute simple  réunion de famille d'hier a été, pour moi, une petite perle rousse, à accrocher au milieu du collier de mes journées heureuses. 

 

Je pense qu'll y a eu une sorte conjonction temporelle, qui a permis cette belle journée rieuse.  J'entre en effet dans l'automne de ma vie, tout comme octobre est la sentinelle avancée des mois noirs à venir - et mes frères et soeurs ne me précèdent que d'une très courte tête. Une belle journée d'octobre, un clair soleil, du bleu au-dessus des maisons à pans de bois de Bernay, ma ville natale, voilà qui adoucit considérablement la sensation du temps qui passe.

 

Les maisons familiales de mon enfance ont été vendues, ne nous sont plus accessibles. Mais nous pouvons toujours retrouver le jardin public, associé, pour ma grande soeur et moi, à ces épouvantables 11 novembre qui nous voyaient debout, alignés par rangs d'âge, et subissant des discours de personnalités auxquels nous ne comprenions qu'une seule chose : c'est qu'il nous faudrait les écouter jusqu'au bout, dans le froid, parfois la pluie, et dans l'irrépréssible envie de retourner à la maison. Nous pouvons aussi marcher jusqu'au cimetière, où le caveau de famille étend sa simplissime plaque de granit gris (et tous sont d'accord pour reconnaître son "élégance". Peut-on ainsi être élégant, jusqu'après la mort ?) au-dessus des dépouilles de ceux partis avant nous. Nous pouvons reprendre le chemin noir et longer l'ancien Champ à Gonet. Rien que de prononcer les mots "rue Thiers, boulevard Dubus, lycée Augustin Fresnel" permettait, non pas d'abolir mais d'adoucir le temps passé. Comme si nos automnes saluaient nos défunts printemps...

 

Et Bernay, loin de qui nous avons tous vécu, a elle aussi  existé, dans l'entrefait, et n'a certes pas mal vieilli. Le patrimoine architectural de la  ville a même acquis de la valeur. J'avais peine à retrouver, dans la claire tour qui surmonte l'église Sainte-Croix, les traces de l'édifice dont je me souvenais : une sorte de pesant et fort sombre bâtiment noir, sans grâce particulière. La transformation de l'abbatiale rénovée est encore plus spectaculaire. Et dans le même temps, dans le jardin public, la rocaille rococo de mon enfance, avec la petite maison disneyenne qu'on aperçoit derrière le jet d'eau du bassin, a  fort heureusement  été préservée. Son mauvais goût patent m'est très cher, car j'y ai abrité, petite fille, le décor des contes de fée que je dévorais avec un bel appétit. 

 

Nous pouvions donc tous savourer cette étonnante réunion. Les lieux de notre enfance, que j'ai personnellement fuis dès que je l'ai pu, sont dorénavant bien plus aimables, plus accueillants, qu'ils ne l'ont jamais été. La petite ville rayonne d'un charme discret et calme, il y fait bon... Et l'eau du Cosnier est dorénavant claire et propre (je  m'en souvenais  comme une sorte d'égoût). Le soleil d'octobre, les jours passés, et nos retrouvailles familiales, s'inséraient à merveille dans ce décor à la fois chargé d'histoire (l'hôtel de la Gabelle, du 18è siècle, témoigne à lui seul des élégances passées) et si simple : une toute petite ville normande.  

 

J'ai vécu cette journée comme on mord dans une tartine de beurre. La gentillesse exquise d'une belle-soeur, l'énergie habituelle de ma grande soeur, la présence un peu bourrue de mon grand frère, et un grand gîte bien accueillant : ce n'était  pas le chaudron d'une sorcière qui était accroché à cette journée, mais l'alambic inattendu de la chimie familliale, avec son parfum d'enfance, son soleil d'octobre et nos automnes apaisés. 

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:31

Une autre version de la même. Avec voix cette fois-ci. Et donc paroles ... Ah ce cordonnier, qui, pour épouser sa belle, devient marin sur "the sea, the stormy sea"...

 

Et voici une photo du duo Bashué, trouvée sur internet :
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 16:42

Parfois la vie quotidienne est rêche comme un cidre trop brut : elle agace les langues. Je crois avoir déjà dit ici que je n'attachais pas trop d'importance aux objets qui m'entourent - à part quelques uns comme les verres (j'aime bien les verres),  mes livres, et ma nouvelle chaudière, à laquelle  je suis dorénavant attachée.

 

Or, je viens de subir le même sort que ce malheureux Othello, cette pauvre Bérénice ou la désolée Skyler dans l'épisode 3 de Breaking Bad. Non seulement je me sens trahie, mais par l'objet même de mon affection. 

 

C'est dur, la vie. 

 

Oh, ce n'est pas à proprement parler la chaudière qui m'a trahie, n'est-ce pas. Nous en sommes encore aux tests, et j'aurais parfaitement admis une défaillance de sa part. Après tout, nous sommes ensemble pour le meilleur et - hélas - pour le pire pour quelques années désormais, alors une période disons de 'mariage à l'essai" entre elle et moi pouvait permettre de mieux se comprendre. 

Non, la chaudière n'a même  pas daigné m'affronter directement. Elle a exprimé son mécontentement à travers un insignifiant robinet du circuit de chauffage central, qui s'est mis à couler d'abondance, laissant échapper de petites, puis de grosses, enfin de vrais ruisseaux de larmes, je veux dire d'eau chaude... 

 

La traîtresse. 

 

Et, pour couronner son forfait, l'eau en question a dégringolé à travers mes étagères... 

 

C'était l'étage des "M". L'étage Maudit... 

 

Ils y sont (presque) tous passés dont surtout l'édition en trois épais volumes des Essais de Montaigne préfacés par Butor. A tordre... Dégoulinants de flotte... 

 

Et puis, évidemment, Clopin s'y est mis. Hurlant d'un étage à l'autre pour ne pas obtenir mon aide, vu que je ne comprenais pas ce qu'il fallait faire exactement au vase d'expansion situé dans un placard obscur du rez-de-chaussée, puis me bousculant sans aucune patience et enfin, déchaîné, m'accablant de reproches et de son mépris pour mon habituelle maladresse et ma vue si basse... Les excuses arrivées, une fois le calme revenu et le robinet prié de la fermer, ont eu un petit goût d'amertume. Si j'avais pu, j'aurais volontiers donné un coup de pied  dans un objet quelconque de cette fichue baraque, moi. Et je m'en fiche des cloques  à la peinture du plafond. Ca ne va pas me rendre mon "Florilège des mots d'amour", de Pierre Merle...

 

Bon, je me suis vengée un peu quand même. J'ai posé les volumes trempés au-dessus de cette saleté de chaudière, qui me fait des coups pareils dans le dos. Elle a pour mission de les sécher, et que ça saute.  

 

Et j'ai maudit tous ces objets inanimés, qui ont peut-être une âme mais en tout cas font chier...

 

Avant de tenter de remettre un peu de douceur dans tout cela. ("de la musique, avant toute chose, afin de réparer l'impair...")

 

 

 

 

20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:20
Etonnant, non ? 
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 08:57

et donc copiecolel l'appel de Toulouse :

 

"Nous sommes citoyens, usagers et salariés, agents ou fonctionnaires des services publics ou remplissant des missions de service public. Nous nous élevons ensemble contre leur destruction et la dégradation du service rendu au public.

Ce gouvernement fusionne, démantèle, privatise. Il manipule ! Il organise l’inefficience des services et les rend inopérants pour remplir leur mission d’intérêt général. Il réduit les effectifs, diminue les moyens, change les métiers, réorganise, désorganise... provocant ainsi l’insatisfaction, la souffrance des usagers et des salariés. En diffusant une mauvaise image des services publics et en opposant usagers et agents, il prépare leur disparation.

Les services publics sont : la Santé, l’Éducation, la Justice, les Services sociaux, les Universités et la Recherche, les Organismes sociaux (CAF, Sécurité sociale, Pôle emploi [1]), la Police, les pompiers, les crèches municipales, les services territoriaux, l’Équipement et l’aménagement du territoire, les transports, La Poste, la SNCF, l’accès à l’eau, au gaz, à l’électricité… Tout ce qui est légitimement accessible à tous et qui rend notre quotidien confortable.

Nous avons déjà laissé beaucoup de ces secteurs échapper à la régulation de l’État, certains ont disparu, d’autres sont privatisés ou en voie de l’être... Jusqu’où allons-nous les laisser nous dépouiller de ce qui ne leur appartient pas ?

Les générations précédentes avaient eu la prudence de garantir un accès gratuit et régulé à ces services de façon à ce que tous puissent en bénéficier, sur l’ensemble du territoire. De quel droit ce gouvernement s’autorise t-il à modifier des structures aussi fondamentales – et constitutionnelles – de notre société, à l’encontre des intérêts de la population qu’il est censé servir ?

Il agit peut-être légalement, en votant des lois de circonstance, mais illégitimement en ne prenant en compte ni l’intérêt de tous ni les importantes manifestations de la rue, et en instrumentalisant l’action sociale à des fins sécuritaires.

Il y a un dysfonctionnement dans notre système déclaré « démocratique » ; et devant ce constat beaucoup d’entre nous se sont démobilisés, invoquant une impuissance face aux politiques, eux-mêmes confrontés à leur propre impuissance face aux marchés... D’impuissance en impuissance, nous laissons faire et ce que nous redoutons se réalise.

Pourtant, nous pouvons cesser de nous abriter derrière ce discours de « ça ne sert à rien », arrêter d’être fatalistes, retrouver notre capacité à nous indigner, à réagir et à agir. Car sans nous, « ils ne sont rien », qu’ils soient politiques ou grands gestionnaires, c’est nous qui sommes sur le terrain à faire ou à subir ce qu’ils nous demandent d’accomplir contre nous-mêmes tous les jours.

Il est donc temps, pour nous et pour les générations à venir : 
- de porter un coup d’arrêt à la destruction organisée de nos droits et acquis sociaux, de nos structures de solidarité et de fraternité ; 
- d’arrêter de subir et de contribuer au fonctionnement de ce qui peut nous nuire ou nuire à nos concitoyens ; 
- de refuser de céder à la division (les vieux contre les jeunes, les travailleurs contre les chômeurs, les salariés du privé contre les fonctionnaires, les « intégrés » contre les étrangers...), à la mise en concurrence généralisée des salariés au cœur des entreprises et des établissements publics (les places sur le marché de l’emploi sont chères, et ils s’en servent...).

Il dépend de nous, une fois encore dans l’histoire, de leur rappeler qu’ils ne sont là que sur mandat, et qu’ils sont révocables... Ils nous demandent des sacrifices, exigeons des comptes...

Il s’agit d’un appel, un appel à la résistance, à la désobéissance ouverte ou discrète, où que vous soyez, qui que vous soyez, vous pouvez agir pour vous et pour nous tous. Dans chaque secteur d’activité, chaque jour, nous pouvons faire différemment ou ne pas faire, pour arrêter cette déconstruction et la contrer le plus possible.

C’est un appel à Tous. Nous demandons à chacun d’agir à sa mesure, nous appelons aussi les personnalités à s’engager publiquement, médiatiquement : que ceux qui savent disent, haut et fort, seuls ou en collectifs : historiens, sociologues, juristes, économistes, intellectuels, journalistes... Retrouvons le sens de nos responsabilités : celles de citoyens actifs, celles de membres solidaires d’une collectivité, celles de parents soucieux de l’avenir de leurs enfants. »

Résistants et désobéisseurs des Services publics

Retrouvez l’Appel de Toulouse et la liste des premiers signataires en cliquant ici

Notes

[1] Une conseillère de l’agence Pôle emploi de la place Occitane, à Toulouse, Isabelle de Léon, a refusé d’appliquer ce que la nouvelle procédure, née de la fusion Anpe/Assedic, lui impose de faire. D’après elle, « cette procédure n’offre pas un service de qualité, mais un service minimum, voire dégradé, qui n’est pas sans conséquence sur l’indemnisation des demandeurs d’emploi et ses délais ». Punie d’un blâme par sa direction régionale, elle est convoquée devant un conseil de discipline à Paris le 13 octobre. Elle a installé un abri mobile devant la direction régionale de Pôle emploi Midi-Pyrénées, dans lequel elle a entamé une grève de la faim."

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 10:58

(mais parfois meurent aussi).

 

 
PS : une curieuse coïncidence vient de se produire à l'instant. Que je vous raconte.
La mort de Bert Jansch m'a instantanément replongée dans une certaine (et éloignée) période de ma vie, que je partageais avec un étudiant en anglais - guitariste folk. Il s'exerçait au minimum une heure par jour, et étudiait la musique de Bert Jansch, Renbourn, et autres. (du même coup, moi aussi d'ailleurs...). Cela fait bien des années que je n'ai plus de nouvelles de lui, et ne m'en soucie guère. Je sais simplement qu'il était parti vivre aux Etats-Unis, où il avait décroché un poste de professeur de français à l'université de Saint-Louis, dans le Missouri, sous la férule d'Alain Robbe-Grillet. 
Mais la mort de Bert Jansch a fait remonter son nom à mes lèvres : ils sont tous deux, Jansch et lui, indissolument liés dans mon esprit.
Par association d'idées, j'ai donc tapé le nom de cet ancien amant sur Google - histoire de voir. Et Google m'a livré le titre d'un livre que mon ancien amoureux a écrit... Sur Pascal Quignard !!! (Or, cela ne fait pas trois jours que j'ai accroché un portrait de Quignard dans ma chambre !) 
Ce qui serait encore plus fort, ce serait que le phénomène se soit produit en parallèle pour lui aussi. Que la mort de Jansch l'ait renvoyé à cette époque où nous vivions ensemble, qu'il fasse une recherche sur Google et remonte ainsi au livre que j'ai écrit sur Proust. Ahahah.  
(bon, je m'en vais quand même acheter son livre sur Quignard. Of course, m'aurait-il dit.) 

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