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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 13:41

Coïncidences, coïncidences...

Une amie m'offre, hier au soir, un mince livre : "Proust", par Samuel Beckett. J'ignorais absolument que Beckett, âgé alors de 24 ans, avait écrit sur Proust. Voir ces deux noms, si importants pour moi, associés sur la même jaquette, m'a fait carrément frissonner. Je retarde le moment d'ouvrir ce précieux petit livre, parce que je sais que je ne ferai plus  rien d'autre, une fois ouvert,  avant de l'avoir terminé.

 

Ce matin, un mail dans le fatras habituel des offres de la Redoute, d'horoscope gratuit et de propositions d'achats divers, que je reçois journellement  sans trop bien savoir comment j'en suis arrivée là. J'ai failli passer sans le voir, or c'est très intéressant. Véronique Aubouy, l'amie cinéaste qui consacre sa vie à filmer des lecteurs de Proust, lance une sorte de jeu-concours via son site "le Baiser de la Matrice"  avec, à la clé, le dernier livre de Pierre Assouline, "Proust de A à Z". Le jeu est drôle et difficile, mais la conjonction de ces trois noms, Proust, Aubouy et Assouline, m'a laissée carrément pantoise. Je savais bien que les deux derniers se connaissaient, mais voir ainsi leurs noms associés... (et si vous suivez le lien, vous pouvez participer).

 

Du coup, (et cette expression est précisément celle qui convient, en l'occurrence), je file chez Assouline relayer auprès des visiteurs l'initiative de Véronique. Comme d'hab', je me fais avoir : je lis le billet, je saupoudre de mon grain de sel, bref, j'éveille les trolls et me voici partie pour un énième tour de cabriole pour la galerie... Sauf que, lassée de ma propre capacité à gaspiller ainsi mon temps, je décide d'écouter, en même temps que je "dialogue" avec les zozos assouliniens, France Culture. D'habitude, je ne peux pas, parce que Clopin a du mal à supporter la radio le matin. Mais justement : il est absent, parti à Paris aujourd'hui. Je peux monter le volume tant que je veux...  Et là, j'entends que samedi prochain, entre 10 et 11 h, Pierre Assouline sera invité par son pote jean-Noël Jeanneney, pour présenter son "Proust de A à Z".

 

... 

 

Bon, je crois que j'ai compris. Je m'en vais consulter mon horoscope gratuit, tiens. S'il ne m'annonce pas qu'aujourd'hui, je vais  avoir à faire avec  un certain Marcel, ce sera la preuve que les horoscopes, c'est de la daube... 

 

(et un petit Brassens pour la route, tiens. Georges, tu me manques...)

 


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commentaires

paul edel 30/10/2011 19:20



je souscris complètement à l'avis d'albert camion qui anbalyse finement votre "problème".


.je crois que vous avez inventé un ton de chronique familiale bloguesque singulier, vrai, délicat et en même temps  ,travesé de passion, de passions,ca compsoe un autoportarti de femme
d'aujurd'hui que je ne trouve pas ailleurs.   vus êtes une sorte d'annie ernaux et de george sand.bien. continuez. car dans le milieu brutal et trollesque, ce'st une vraie clairière,mais
quand vous parlez du milieu lmittéraire parisien,  cva devient bien étrange,on sent que là, la familiarité cède aux clichés..



Zoé Bergeret 30/10/2011 12:19



Je réponds ici à ce que vous écriviez hier chez Assouline.


L'auteur contre qui Proust a le plus ferraillé, mort en 1944, c'est Romain Rolland.


Pour Anatole France, les "proustiens" tiennent généralement l'admiration que Proust a toujours eu pour lui comme une aimable faiblesse.


Pour ma part, je déplore l'oubli dans lequel France et Rolland sont tombés, mais c'est une autre histoire.


 



alvert camion 30/10/2011 11:12


Chère clopine, Je me permets de rebondir ici sur le texte publié hier soir chez Paul Edel, parce que c'est à vous que cette réponse s'adresse (bien que je vous confesse ne pas aimer l'habillage de
ce nouveau blog, trop chargé à mon goût) et assez inconfortable, mais bon. "Je suis allée pleurer dans le fond du jardin. Ben ouais. Submergée, quoi. Ca n’a pas empêché ma nouvelle d’être refusée
partout, parfois en termes très durs. Mais bon. Et je n’ai jamais cessé d’écrire. Mais à chaque fois, je pense à la nouvelle de Jack London. A chaque fois, j’écris comme on construit un feu : à
savoir dans la nécessité absolue de la survie…" Je ne comprends pas votre rapport à l'écriture, ou plus précisément à la publication, à la reconnaissance. Il n'est pas bien sorcier de publier
aujourd'hui des ouvrages à petit tirage chez des éditeurs de province. Proust n'a-t-il pas publié son premier bouquin à compte d'auteur. "j'écris pour moi, pour quelques amis et pour passer le
temps" disait à peu de choses près Borgès. et il avait raison. Plutôt que de vous lamenter sur l'absence de reconnaissance de vos textes par les grands éditeurs, dont les critères sont éminemment
subjectifs, pourquoi ne vous concentrez vous, en premier lieu sur ce que vous considérez comme une nécessité vitale, l'écriture. Si vous le permettez, un témoignage, l'expérience m'a montré, que ce
n'est pas la qualité et la singularité d'un texte qui en font le succès, mais son adéquation avec un marché et un public. J'ai publié six bouquins, les trois qui ont obtenu le plus de succès,
étaient des livres de commande, sans grand intérêt, mais qui ont rencontré le public à qui ils étaient destinés. Et puis trois récits, beaucoup plus personnels, qui se sont vendus à qq centaines
d'exemplaires, principalement dans ma région. Mais ce sont les livres auxquels évidemment je suis le plus attaché, et ceux qui résisteront au temps, enfin je l'espère. Et puis l'essentiel n'est-il
pas de rencontrer un d'authentiques lecteurs plutôt que d'exister pour sa signature. Il me semble que vous avez un problème avec le regard des autres. Vous faites pourtant une oeuvre attachante
avec ce blog, qui sera peut-être, sait-on ce que nous réserve l'avenir, un objet culte dans le futur, alors que nous vivons la préhistoire d'internet. Peut-être êtes serez vous la Marguerite de
Navarre, le Tallemant des Réhaux du XXIe ? Quoi qu'il en soit, et je vous le dis avec bienveillance, essayez de vous affranchir de ce besoin de reconnaissance immédiat. Il vous empoissonne la
plume, et finit par vous rendre agaçante. Ce que vous ne méritez pas dans l'ensemble de votre oeuvre. Vos tableaux de vie quotidienne, souvent délicieux, toujours bien brossés, montrent que votre
exercice n'est pas vain. amicalement


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