Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 11:27

Vu une pièce de théâtre. C'est un véritable scandale : l'auteur a commis un passage à l'acte...

 

Va falloir débaptiser Clopin, tout jeune tout frais militant écolo,  et, comble pour un athée, aller mettre un cierge à Saint Etienne. Allez les verts, quoi. 

 

J'aime beaucoup le blog "Olympe ou le plafond de Verre", pas au point, cependant, de ne pas remarquer qu'Olympe de Gouge avait le visage buriné. Ce qu'on ne sait pas assez, généralement. 

 

J'ai gagné aux échecs, contre l'ordinateur, niveau 6 (sur 10). Comment ça, on s'en fout ? 

 

 

25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 10:37

Bon, ben j'échoue dans toutes  mes petites tentatives littéraires, dirait-on,  en ce moment. "Même pas mal", me persuadé-je en haussant les épaules, "parce que j'aurai toujours le recours des livres"...  Dire que je me répète ça depuis mes 17 ans... soupir ! 

 

Je rate vraiment tout ce que j'entreprends - Clopinou me demande d'acheter les Bucoliques, je reviens avec l'Enéide, que l'infernal garnement  dépose gentiment sur mon oreiller, histoire de me dire que ce ne sera certes pas lui qui va lire ça...

 

"Même pas mal". Je m'empare du livre, c'est infernal à lire car il y a environ une note par phrase, qu'il faut courir à la fin du bouquin pour en avoir l'explication, et que j'en suis à la note 376 qui me dit d'aller voir la note 248 qui, je vous jure que c'est vrai sur la tête de mon chien d'abord, me renvoie à la note 36 (que j'avais déjà lue, of course). 

 

"Même pas mal". J'arrive, avec un gros effort, à NE PAS en vouloir au directeur de publication - seulement j'aimerais bien qu'on se souvienne que je suis légèrement paranoïaque, et que ce n'est pas avec des coups comme ça qu'on va m'arranger le modèle. 

 

Je dois absolument penser à autre chose. Parce que si je me mets à croire que les bouquins me font la gueule, et que je n'ai vraiment rien à faire, (et surtout pas écrire) dans cet univers-là, il  me reste quoi, hmmm ? 

 

Ah, si j'étais un mouton, je suis sûre que j'aurais une tête noire, parmi les têtes blanches... 

 

Parce qu'à force de même pas mal, je m'en vais avoir quelques bleus à l'âme, moi... 

 

 

 

24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 16:56

  Parfois, un  regard interloqué, un index vrillé  à une tempe, derrière mon dos, me confirment que  certains  se demandent sérieusement  si j'ai une araignée au plafond.

 S'ils savaient...

 Car ils ont raison, bien entendu. Mais voilà, seuls ceux qui en ont le savent : les araignées du plafond tissent uniquement des étoiles. 

 

images-5.jpeg

24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 11:00

On reproche souvent aux écologistes de manier la peur, l'effroi, bref de vieilles composantes psychiques de l'espèce humaine, dans le but inavoué d'empêcher toute avancée technologique, donc tout progrès (au sens Julesvernien du terme). Ca peut se discuter, bien sûr - même si, en ce qui concerne le nucléaire, l'effroi et la peur sont hélas justifiés amplement.

En tout cas, ce qu'on oublie de souligner, c'est que la peur et l'effroi ne sont visiblement pas l'apanage de citoyens écologistes qui tentent, vaille que vaille, d'avancer des idées contraires aux opinions générales. Notre état est lui aussi rempli de terreur... à la simple vue d'un écologiste. Hier encore, pendant qu'une petite cinquantaine de militants antinucléaires s'étaient rassemblés aux abords (bouclés...) de la gare de Monterolier-Buchy, où des castors-et-pollu(x) és passaient à toute vitesse,  il fallait compter trois fois plus, oui vous avez bien lu, trois fois plus de forces de police - y compris un colonel de gendarmerie, une compagnie de sécurité, et du soulier à clous en veux-tu, en voilà. 

 

Ca n'a pas empêché les copains de battre... le pavé, comme à chaque fois. 

 

get-attachment.aspx.jpeg

 

Et les amis de l'A.B.R.E. étaient en première ligne :

 

 

get-attachment-4.aspx.jpeg

 

(on reconnaît d'ailleurs la dangerosité de ces militants au fait qu'ils masquent volontairement leur superbe kangoo... la peur et l'effroi, encore : ouh les lâches... D'un autre côté, trois flics pour un écolo, planquez-vous les mouettes !)

 

Il était bien difficile de prendre une photo SANS les braves anges gardiens de la sécurité nucléaire :

 

get-attachment-1.aspx.jpeg

 

Mais c'est le lot de nos campagnes. Les effectifs de la gendarmerie baissent, baissent...  (sauf pour les manifs politiques, évidemment). Et c'est un véritable drame de ne plus pouvoir agir efficacement contre la délinquance qui elle, ne cesse de croître, encore et encore, si l'on en croit la vénérable "Dépêche du Pays de Bray". 

 

C'est vrai, le crime organisé sévit aussi par ici. Tenez, pas plus tard que cette semaine, on a démantelé un important  réseau de drogue, du côté de Gournay : 130 grammes de cannabis ont été saisis. Ca fout les jetons, non ? Et les criminels, sûrement internationaux, avaient, en plus, stocké des graines ! Une voiture a aussi été fracturée mardi dernier -  des lampes de phares ont été  honteusement dérobées dans la boîte à gants. (je me demande s'ils ont pensé à mettre en place une cellule psychologique pour le propriétaire traumatisé ?)  Et quand on pense qu'il y a quinze jours, le cabinet vétérinaire a lui aussi été visité - les cambrioleurs, ne reculant devant rien, ont emporté les sacs de croquettes pour chiens... 

 

Non, moi je vous le dis, il faut mettre fin à toute cette insupportable montée de la violence. Nos compatriotes ont tellement raison, d'être remplis de peur et d'effroi par ces violences, autrement insoutenables que le nucléaire... Vaut bien mieux s'enfermer chez soi, pendant que les trains, ces braves transports sécurisés par une rassurante présence policière, filent à toute berzingue dans la nuit...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:44

La brume, grise et bleue, tenace,   est si épaisse en ce moment, dans les petits matins brayons, qu'on croirait qu'elle ne s'élève pas de la terre, mais qu'elle s'échappe des yeux embués des hommes. Mais je ne ressens peut-être cela qu'à cause du pauvre Jim, et de la pauvre de moi, qui rêve  bien trop souvent, presque toutes les nuits désormais, à d'interminables descentes dangereuses, où je tente de le suivre et de le retenir,  vers un rivage où les syrtes nous enliseront : grains de sable dans la gorge, grains de sable dans les yeux - la brume n'a pas fini de tremper nos visages...

 

 

 

Published by clopine - dans Vies de Jim
commenter cet article
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 11:26

Le Palais des Beaux-Arts de Lille  bénéficiait, dans mon esprit, d'une aura favorable. Clopin y avait fait une visite sans moi, en avait rapporté quelques clichés mémorables, bien dans sa manière - à savoir qu'il traque en priorité, dans les tableaux, les détails de la vie concrète, les à-côtés, l'histoire du peuple plutôt que celle des tableaux. Nous suivons aussi, quand nous allons au musée ensemble, la piste des ânes -elle nous conduit au religieux, certes, mais aussi à la paysannerie, ce qui nous intéresse encore plus. Bon, j'étais donc plutôt bien disposée pour ce formidable musée, où sont regroupés des chefs d'oeuvre avec un classement simple, à ma portée donc : chaque salle attribuée à une période historique précise. L'éclectisme qui en ressort (puisque un Bruegel le Jeune avoisine un Jérôme Bosch, par exemple) permet aux béotiens, dont je fais partie en ce qui concerne l'histoire de l'art pictural, d'appréhender le tout comme une promenade dans un jardin varié, toujours surprenant, et ma foi tout ensemble pédagogique et distrayant.

 

De plus, la possibilité de faire des photos (qui n'existe plus, même sans utiliser le flash, dans la plupart des musées), donc de se conduire comme un chasseur-cueilleur, est un attrait formidable pour celui de Lille.

 

Hélas, il est dorénavant doté d'un dispositif particulièrement énervant : une cordelette protectrice vous empêche d'avancer trop près des tableaux, et si vous la touchez, une sonnerie - genre sonnerie de téléphone portable - se déclenche. C'est exaspérant, surtout pour les myopes comme moi, obligés de se pencher pour lire les étiquettes, ou les photographes comme Clopin, qui traque le détail. Je me demande comment les gardiens tiennent, nerveusement. A chaque tableau, le même dilemne : se pencher pour glaner le nom de l'auteur, la période, le titre, et entendre la sonnerie se déclencher, ou bien se reculer pour jouir du silence, mais dans l'ignorance.. Je comprends bien la nécessité de protection, mais n'y a-t-il vraiment aucun autre moyen ? Perso, je préférerais encore porter un masque, pour contenir ma mortelle respiration, que de subir le  supplice navrant, qui se répercute sans cesse de salle en salle, de la cordelette sonore...

 

De plus, est-ce l'effet de l'effort fourni pour regarder les tableaux dans la limite de la cordelette, est-ce celui de la mauvaise clarté du mois de novembre, toujours est-il que nous avions l'impression, Clopin et moi, que les tableaux étaient vraiment mal éclairés. Le Palais bénéficie certes de la lumière du jour, par de larges verrières - mais elle ne suffisait pas, visiblement. Les tableaux, d'autre part, ne sont pas conçus au départ pour le musée - on ne les voit jamais dans leur lumière d'origine. Enfin, les grandes toiles religieuses - dont les flamands, si imprégnés du sentiment de la mort jusqu'au 18è siècle, privilégient les teintes sombres, les noirs, les marrons, ce qui ne facilite pas non plus leur vision.

 

Ce problème de l'éclairage dans les musées n'est certes pas neuf, je suis bien persuadée que tous les conservateurs en rêvent la nuit, et s'y attellent le jour, sans relâche. M'enfin, ça me semblait particulièrement pénible lors de ma visite - peut-être parce que j'en attendais trop ?

 

Il faut dire que Clopin m'avait appâtée avec les Goyas. Je croyais sincèrement que les deux tableaux des "vieilles" et des "jeunes" étaient en Espagne. Mais c'était compter sans ce brave Charles Quint, qui  a permis à Lille de revendiquer leur achat. De les savoir si près (alors qu'elles ont orné tous mes livres de classe en espagnol ou en français...) me remplissait de curiosité. Hélas, dans la salle où elles auraient dû être exposées, un post-it nous prévenait de leur absence. Heureusement, elles étaient simplement transférées dans le premier sous-sol, à la section de la Renaissance,  à côté des salles dévolues aux maquettes de Vauban. 

 

Et c'est là que, d'un coup d'un seul, le Palais a racheté toutes ses faiblesses, et au-delà. Les deux tableaux étaient en effet disposés dans une petite salle de conférences, et nous avons eu la chance de tomber là, par hasard, au même moment que l'organisateur de la conférence - un jeune historien d'art éblouissant d'érudition, qui a pris le temps de causer quelques minutes, cinq, dix  peut-être ? avec nous, avant de refermer la salle. 

 

Ces  dix  minutes ont été les plus passionnantes de toute la journée : on se serait cru au milieu d'un roman d'aventures, à son point culminant. Clopin avait abordé notre historien sur le thème de l'éclairage du musée - celui-ci nous a expliqué le système compliqué de feutres que le Palais a mis en place, puis il a bifurqué sur les toiles de Goya, surtout celle des "vieilles". Il a décrypté le tableau, non seulement sur les éléments satiriques (Goya se moque des vieilles coquettes) mais encore du point de vue historique (la vieille blonde identifiée comme la reine Maria Luisa). Et puis il nous a expliqué le but de la conférence. 

 

En fait, ce que tout le monde ignorait, c'est que le tableau des Vieilles recouvre en réalité trois peintures différentes : une première peinture n'ayant rien à voir avec Goya, une seconde de Goya, mais avec des repentirs effacés par la troisième, seule donnée à voir. Et quand on connaît les différents stades du tableau, on voit les traces (l'historien nous les a montrées) sur la toile même. 

 

Nous avons aussi appris que ce décryptage n'est rendu possible que par un nouveau procédé photographique, à l'histoire toute rocambolesque. Des industriels de la vente par correspondance ont en effet demandé à un chercheur de mettre au point un procédé permettant de reproduire les modèles dans les catalogues, en s'approchant le plus près possible de la texture des couleurs - en effet, les retours des clientes insatisfaites s'opèrent principalement à cause de la différence entre la couleur de la photo et la réalité du produit. C'est en menant ces recherches qu'on s'est aperçu que ce procédé, appliqué aux toiles, permettait de les déchiffrer, bien mieux que tout ce qui se faisait déjà jusque là, mieux que l'infrarouge, mieux que tout ! 

Le procédé a déjà permis de jeter un sacré pavé dans la mare des experts. Ainsi, une toile vendue chez Christie's pour 15 000 euros "contenait" un dessin de Léonard de Vinci ! Celui qui l'a acheté (sans le savoir) aurait tout aussi bien pu jouer au loto ce jour-là... 

Nous étions suspendus aux lèvres de notre conférencier - qui nous a appris qu'un livre, à la fin de l'année, allait sortir, pour relater et la trouvaille scientifique, et ses conséquences, qui semblent incalculables. L'invisible qui remonte en surface, ainsi, va bouleverser très certainement quelques théories. Je pensais à Alain Jaubert, un de mes "passeurs" préférés, ou à Alain Korkos, l'infatigable décrypteur. Les voilà remis à pied d'oeuvre pour quelques années... 

Notre historien, plein de ce sujet, m'a encore surpris un peu plus en citant, parmi les personnalités intéressées par ce mode de recherche scientifique et historiographique, Michel Onfray. J'étais donc là, dans cette petite salle, en train d'écouter ce type inconnnu, avec toute l'avidité que vous pouvez imaginer - j'aurais bien passé la journée pleine, mais il a dû, à regret je crois car il a senti notre curiosité sous notre ignorance, nous "mettre dehors". N'empêche que, si je le pouvais, c'est à des types comme lui (dont je n'ai malheureusement pas retenu le nom) que je filerais bien tout plein d'argent, à la condition de visiter un musée  en sa compagnie. 

Mais rien que  dix minutes m'ont déjà  suffisamment éblouie pour que j'en oublie le mauvais éclairage, ma vue qui baisse et mon ignorance. J'ai vraiment envie de guetter la sortie du livre, et en attendant (le procédé, paraît-il, coûte cher, et seuls quelques rares tableaux ont pu en bénéficier), je peux rêver tout à mon aise sur ce que peuvent bien cacher les "Jeunes", non encore analysées...

 

 

 

(ah, Lille, que je t'aime...)

 


 

images-3.jpeg

 

 

 

images-4.jpeg

 

 

20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 09:54

La soirée lilloise fut parfumée à souhait, grâce à Philippe Olivier, affineur de fromages lillois. Ne poussez jamais la porte de sa pimpante boutique, si vous ne jurez que par le n° 5 de chez Pétasse... Mais si vous cherchez le bonheur des sens, l'envoûtement du palais et la douceur des papilles, allez-y, foncez.

 

D'accord, c'est cher. Mais que ne donnerait-on pas pour 250 g de Maroilles affiné au genièvre, ou encore du Gris de Lille. Ce dernier est particulièrement particulier, et je ne résiste pas à vous en donner la définition :

 

" Gris de Lille ou Vieux Gris de Lille. IL s'agit d'un fromage blanc de Maroilles plongé pendant plusieurs semaines dans la saumure, ce qui provoque la formation de ferment oïdiens qui rendent la croûte poisseuse et malodorante au point d'appeler ce fromage également Puant de Lille".

 

Vous avez compris : si vous voulez vider votre compartiment de train, vous n'avez qu'à sortir un Gris de Lille et attendre un peu. Nous, nous l'avons goûté, en guise d'apéritif, sur un bout de pain au levain, dans un bistrot d'étudiants. Ca nous a valu l'attention générale, forcément, mais comme nous avons fièrement revendiqué  notre attentat olfactif ("- Vous ne croyez tout de même pas qu'on va venir chez vous sans goûter à ça ?") , ce furent bientôt des regards d'envie et des sourires bienveillants qui nous ont accompagnés - et la bière était bonne. 

 

Du coup, au restaurant (ce n'était pas à l'Huitrière, trop chère pour nous hélas, mais si attirante car ruisselante de lumière mosaïquée qu'on en goûtait quand même un petit bout, mais chez "La Vieille", adresse routardière), nous avons commis la complète. Hors-d'oeuvre au maroilles, plat au maroilles, dessert... au chocolat (faut pas pousser !). 

 

Ca m'a confortée dans mon opinion. Le maroilles est un fromage oxymorique.  Cuirassé dehors, velouté dedans... 

 

Et puis nous sommes rentrés à  notre hôtel, porte d'Arras. 

 

Bon, comment dire ? Je m'étais prise un peu tard pour réserver, tout était archi-plein, aussi bien en banlieue qu'intra-muros, rien  à moins de 200 euros la nuit (gloups...) . Il ne  restait donc, dans la fouchette 60-80 euros, que  ce "Nord-Hôtel"   : je pense que le patron a voulu éviter, en pratiquant cette inversion, la référence cinématographique.  Question d'atmosphère.

 Car de l'atmosphère, il y en a.

Imaginez-vous que derrière la ligne de métro, les voies de chemin de fer, le boulevard périphérique, le tout se croisant et se décroisant dans un bruit de fond sympathique et omniprésent, se dresse une pure barre HLM années 70 réformée 90, bien déglingue, du genre à installer le pôle emploi direct dans le hall d'entrée. Vous contournez cette splendide architecture (' témoin de notre époque, témoin de notre temps') ,  vous croisez, sur le trottoir, quelques jeunes femmes enfoulardées qui semblent toutes se diriger vers le centre islamique du coin, vous dépassez un vieux transfo EDF où deux types, calmement, sont en train de farfouiller, des sortes de câbles à la main, vous laissez tomber vos yeux sur le talus en contrebas. Et là vous constatez que le talus, ben c'est pas vraiment un talus. C'est une sorte de terre-plein fait d'un peu de terre et d'énormes monceaux de détritus variés et divers, repoussés à peu près de part et d'autre d'une sorte de chemin où des tas de  bagnoles avoisinent d'invraisemblables  tentes, vieilles caravanes, cahutes,  etc. Vous faites évidemment le rapprochement avec les deux types au transfo, en les approuvant secrètement (c'est qu'il commence à sérieusement cailler du slip, à Lille, à la mi-novembre), vous vous dites que, comme ça, ils sont tout de suite à pied d'oeuvre pour la récupération de cuivre et autres métaux précieux bêtment  abandonnés  sur les lignes de chemin de fer, et vous continuez  votre chemin, en croisant quelques gaillards avenants quoiqu'avinés qui patibulent sec sur le trottoir et  vous font comprendre d'un coup d'un seul pourquoi il y a toujours de la place au Nord Hôtel... 

Qui s'est révélé très bien,  pourvu d'un solide garage pour la voiture avec une solide porte blindée, d'un ascenseur qui fonctionne, d'une hôtesse qui, ouf, laisse voir ses cheveux, et d'une grande chambre à la propreté méticuleuse, du Nord, quoi. Détente :  vous oubliez les petites affichettes apposées sur tous les poteaux du quartier (un certain Eric a disparu, on cherche à avoir de ses nouvelles depuis la nuit du tant, et la pensée vous a effleuré, question d'atmosphère encore,  qu'on pourrait très bien, dès le lendemain,  voir une affichette où on  chercherait  Clopin et Clopine, disparus depuis la nuit du tant...), et vous remerciez les manouches, qui maintiennent les prix du quartier dans de solides et raisonnables limites. 

Vous vous  demandez quand même  ce que peut bien foutre   Martine  (pour qui vous avez récemment voté...) , pour laisser des gens, des vrais gens, des êtres humains quoi,  vivre dans ces conditions-là...

menage-copie-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais bon. On a bien dormi - le maroilles, ça vous fait des rêves beaux comme des anges. 

 

On a repris le métro le lendemain matin, pour aller voir ou revoir le splendide musée des Beaux-Arts... Et là...

 

(suite à demain);

 

 

18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 11:57

Il s'agit de découvrir où je suis allée traîner mes guêtres, en compagnie de Clopin, mercredi dernier. Evidemment, seuls ont le droit de jouer ceux qui ignorent la nature de mes déplacements, nous sommes bien d'accord, sinon ce  n'est pas de jeu...

 

Alors, premier indice :

 

get-attachment-1.aspx

 

(il s'agit donc d'une ville à façades !)

 

Second indice. Il y fait assez froid, tout comme dans certain tableau que l'on peut y voir :

 

get-attachment-6.aspx

 

Troisième indice : la bouffe est bonne.

 

get-attachment-8.aspx

 

get-attachment-13.aspx

 

Quatrième indice : cet endroit est rattaché de plusieurs manières au réalisme - ce qui se confirme encore sur les tableaux, dont on ne peut pas dire qu'ils ne valent pas un clou !

 

get-attachment-4.aspx

 

cinquième indice : les beautés y sont placides.

 

get-attachment-12.aspx

 

Même les moins récentes

 

 

get-attachment-11.aspx

 

ou les plus exotiques, comme cette statue représentant une indienne à genoux 

 

get-attachment-14.aspx

 

Ou encore carrément maléfiques, comme cette tentatrice qui voudrait bien avoir l'air, mais qui ne peut dissimuler sa nature satanique :

 

 

get-attachment-9.aspx

 

Heureusement que les anges veillent. Je n'en avais encore jamais vu pourvu d'ailes... de papillon. Quelle jolie idée (même si tout dans le tableau nous rappelle que la vie, ma pauvre dame, n'est qu'éphèmère...)

 

 

get-attachment-2.aspx

 

Mais bien entendu, vous avez déjà deviné de quel musée, et donc de quelle ville,  il s'agit... Non ? Bon allez, il suffit d'en sortir et d'aller goûter une des spécialités du coin, et vous aurez le doigt dessus !

 

get-attachment.aspx

 

(et puis, dès que vous aurez trouvé,  je vais revenir vous raconter le reste de la visite. Figurez-vous que...)

 

 


14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 11:08

Bon, alors, ras l'bol, je m'en vais faire la grève des complications,  j'arrête la prise de tête, je fiche le cannibalisme mandibulaire des "autres" dehors, je respire, je réclame mon dû, que de l'évidence, du limpide,  trois accords et une ritournelle, Wagner à la niche, Nietszche à la poubelle et la maîtresse dedans,  hein, surtout surtout qu'on ne vienne plus me chercher des poux dans la tête et des morpions sous les aisselles, parce qu'après tout qu'est-ce qu'il me faut tiens pour vivre juste un peu ? 

 

Qu'on me parle de choses simples. Ca me changera....

 

13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:20

J'avais préparé une surprise... Dame ! Ce n'est pas tous les jours qu'on entame une décennie, et fêter les soixante ans de Clopin le 11/11/11, ça avait une bonne gueule, comme ça, a priori.

 

Mais voilà, rien ne se passe jamais comme on l'attend, et la plus délicieuse des tartes au citron contient toujours un léger, oh, un soupçon n'est-ce pas, un zeste,  d'amertume. 

 

Je vous raconte ? 

 

Il faut d'abord savoir que, lors de l'entame de la dernière décennie clopinienne, j'avais loué carrément une salle des fêtes, commandé des substances chez les traiteurs, battu le rappel, bref, fêté dignement, et avec faste, la cinquantaine de Clopin. J'aurais pu, bien évidemment, faire du copié-collé cette fois-ci encore. Mais, outre que mes finances en ont pris un sacré coup dans les éconocroques cet été (le Québec, c'est pas donné), je n'avais pas forcément l'énergie nécessaire pour porter une soirée d'une centaine de personnes.

 

Mais je voulais quand même "marquer le coup"... Aussi, après avoir, en guise d'écran de fumée,  invité Clopin dans un bon restaurant la semaine précédente,  en comité très restreint,   j'ai proposé à son insu une soirée "Les Copains d'Abord" : ça tombait bien, le Grand Georges nous a quittés voilà trente ans, et puis le concept avait un côté bon enfant qui me plaisait. 

 

Il s'agissait d'éliminer de la soirée tout élément féminin ou enfantin, et de regrouper autour de Clopin une dizaine (seulement) de ses plus vieux et/ou plus fidèles potes. J'assurais l'essentiel (le gigot et le gâteau au chocolat), et tous ces vieux briscards se débrouillaient entre eux pour passer la soirée ensemble. Clopin était évidemment tenu dans l'ignorance, et il était prévu qu'il découvre, au fur et à mesure de la soirée, untel qui montait du Limousin ou de la Sarthe, tel autre qui venait de Rouen, de Paris  ou de Dieppe, ou tout simplement de la maison d'à côté. 

 

J'avais organisé le tout assez librement, enfin me semblait-il, pour que chacun se sente à l'aise - et puis j'étais bien sûre de faire plaisir à mon homme, n'est-ce pas, ce qui était quand même le but final. 

 

Pour que la surprise soit totale, et le concept respecté jusqu'au bout, j'avais prévu de m'éclipser, Clopinou sous le bras, pour aller dormir chez une amie. 

 

Le tout a bien fonctionné. Certes, Clopin, tout désorienté, n'arrivait pas à croire que, définitivement, il n'y aurait aucune fille à cette soirée, et s'attendait à tout moment à "voir débarquer les gonzesses". Cela lui a au moins permis de se rendre compte qu'il y tenait, finalement, à ces fichues gonzesses, bien plus qu'il n'aurait cru (eheheh). Et puis, une fois la surprise passée, il a trouvé le tout bien plaisant, et fort amical... J'avais réussi mon coup !

 

Et  pourtant :  rien de ce que  était prévu ne s'est vraiment réalisé. J'avais, grosso modo, distribué les rôles - mais celui-ci, qui devait faire les hors d'oeuvre, avait à la place  apporté du punch, celui-là, que je croyais absent, était pourtant venu, le troisième, qui aurait dû normalement se charger des fromages, avait apparemment oubllé - mais bien sûr, tout cela n'a finalement aucune importance, parce que ce n'était pas là l'essentiel. 

 

Donc, voilà, tout s'est bien passé- mais alors, le petit zeste, il s'est caché où ? 

 

Là où je ne l'aurais jamais cru : chez l'amie qui avait généreusement accepté de m'héberger. Sans m'en rendre compte, et surtout sans le vouloir, mon initiative avait (trop) chargé lourdement sa barque, qui a déjà ce qu'il faut en temps ordinaire... Non seulement elle se retrouvait seule à nous gérer, ses deux enfants, Clopinou et moi-même, non seulement elle avait dû passer son après-midi à préparer  l' apéritif - son compagnon, qui était  chargé de la chose dans mon "organigramme", était retenu par son travail à Paris, non seulement des histoires d'organisation de transport de tel ou tel copain leur avait valu moult coups de téléphones et dérangement, mais encore, à peine suis-je arrivée chez elle, qu'apprenant que le pauvre Jim allait finalement faire partie de la soirée, du fait de son compagnon et d'elle, (ce que, pour de multiples raisons dont certaines bassement égoïstes certes  mais d'autres beaucoup moins, et en tout cas compliquées, je ne souhaitais pas !) je me mis à râler qu'"on aurait pu respecter mes volontés et ne pas inclure Jim dans la soirée,  ou au moins m'en avertir et tenir compte de mon avis, puisqu'après tout, c'était moi l'organisatrice"... 

 

C'était la phrase qui allait faire chavirer la trop lourde barque de mon amie. Sans presque me laisser "en placer une" (ce qui prouve sa véhémence, parce que pour me faire taire, faut quand même se lever de bonne heure), elle a explosé en reproches nourris - et voilà que je me suis retrouvée à devoir me justifier, à hausser puis baisser le ton, à tenter de comprendre ce qui me valait un tel maëlstrom de remarques acides et de phrases de rejet...

 

J'aime beaucoup cette amie, et je ne savais certes pas que la soirée organisée sans doute trop légèrement de ma part allait lui coûter tant qu'elle aurait besoin, ainsi, de se "réparer" en vidant un sac copieusement garni à mon endroit... 

 

Ca s'est arrangé, bien sûr, puisque je l'aime trop pour avoir envie de la perdre. Mais du coup, ma jolie surprise s'en est trouvée un peu  gâtée. Oh, si j'écoute mon amie, c'est entièrement de ma faute : je n'ai pas à décider pour les autres, qui ne sont pas des pions, et mon infernale besoin d'autorité (non justifiée) est la cause de tout. Mais j'ai beau tenter de me voir par ses yeux à elle, je ne me reconnais pas dans le miroir qu'elle m'a tendu. Et ce que j'entendais, derrière la brouette déversée à mes pieds de son contenu, à savoir mes si nombreux péchés, c'était sa déception, les obstacles auxquels elle doit faire face  et sa  lassitude à elle, n'est-ce pas. 

 

Il faut dire qu'habitant la même rue que Jim, mon amie, son compagnon et ses enfants sont en "première ligne" quand celui-ci, désemparé ou tout simplement souffrant de solitude, cherche du réconfort. Parfois, compte tenu de l'état de Jim, c'est un peu trop lourd - ça, j'en suis bien persuadée. Et l'amalgame avec mon apparente "tranquillité" à cet égard (j'habite à 40 kilomètres de là) se fait tout seul...

 

J'ai quand même eu assez de bon sens pour ne pas plaider la "bonne intention" : je sais bien trop que l'enfer en est pavé, et j'en avais là une nouvelle preuve. Je suis repartie en la remerciant, sans trop d'arrière-pensées, mais en me sentant pourtant un peu penaude. Mais pourtant, la légère trace d'injustice substite bel et bien. Même si, finalement, elle avait raison, et que Jim a pu ainsi vivre une éclaircie dans le drame qu'il vit, je me suis sentie (un peu) dépossédée d'une soirée qui était issue de mon désir - et injustement accusée d'égoïsme...

 

 

 Bah, j'aurais dû m'en douter :  c'est vrai, quoi, une date comme le 11/11/11 est forcément fatidique !  (et je jure bien de ne pas bouger d'une oreille le 12/12/12. Chatte échaudée...)

 

 

 

Présentation

  • : Clopine..Net !
  • Clopine..Net !
  • : bavardages, causeries, conversations, colloque, conférence, discussion, échange de vues, propos, causerie babillage, causette, palabre, commérage, conciliabule, jacasserie, parlote et autres considérations
  • Contact

Livre paru...

      Disponible sur amazon.com

1-2couv recherche finie

Livres à paraître...

Book-1 Carte*-copie-1

Archives