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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 11:10

Malgré son nom créole, notre chien Ti'Punch fait plutôt preuve d'un flegme... anglais, je trouve. Je voudrais bien être comme lui - tant l'année qui vient paraît menaçante, et l'avenir aussi sûr qu'un sable mouvant... Franchement, j'aimerais  être déjà en mai, histoire d'être fixée sur quelques petites incertitudes (dont, entre autres, m on avenir professionnel,  l'issue de l'élection pestilentielle, ou  l'avancement de la préparation du concours de sciences Po  pour Clopinou, qui cravache en ce moment comme un diable effréné...) 

 

Bon allez, que cela ne nous empêche pas de vivre, n'est-ce pas. A cup of tea, my twotwo ? 

 

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Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 23:05

J'ai dansé, dansé et dansé : j'avais des ballerines dorées, que les petites filles m'enviaient - et cela faisait longtemps que je n'avais dansé ainsi. 

C'était un bal folk - à nous les scottisch, les cercles circassiens qui permettent de palper un maximum de danseuses, dixit Clopin, les bourrées (sans commentaires), les valses et les rondeaux à deux. Sans compter l'impayable répertoire de nos amis bretons, an-dro, an-terdro et j'en passe... 

Ca a tourné et viré et chaloupé...

 

(on a mangé aussi. Des desserts...)

 

 

 

 

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Seulement, là, j'ai mal aux pieds et à la tête, et vous m'excuserez, mais pour ce premier soir de 2012, je m'en vais vous fausser la compagnie. 


Je vous laisse en de bonnes mains : celles de Bach, mais, comment dire ? Un Bach qui aurait un peu abusé des bulles...

 

 

 

 

 



 
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 09:05

Je me souviens des nouvelles de Katherine Mansfield - plus exactement, de mon étonnement quand je les ai lues - car objectivement, c'était une dame de l'ancien temps  qui les avait écrites - capable d'être amoureuse d'un soldat français en 1916 - mais elle était si jeune quand elle avait traversé les lignes - et le petit caporal aux longs cils devait être bien jeune aussi - et voilà que ces ancêtres, ces vieillards, ces morts désormais tout froids dans leurs tombes - ou ce qu'il en restait, dieu me garde - se relevaient sous la plume légère de Katherine et me parlaient exactement comme si j'étais des leurs - comme se peut-il qu'une écriture -  anglaise de surcroît - venue du fond des âges ainsi - soit à ce point contemporaine, moderne, campe des gens si absolument comme vous et moi - avec ses jeunes femmes nerveuses et qui serrent leurs petits poings quand leurs stupides maris ne comprennent pas que la théière doit être ébouillantée avant de placer les feuilles de thé dedans - ou celles qui sont bouleversées par la vue d'un poirier en fleurs sous la lune - toutes celles qui se lèvent, légères, de la plume de Katherine pour se plaindre de leurs corsets et prendre des trains pour des voyages indiscrets - sans que jamais, jamais, jamais le mot de "joliesse" ou celui de "beauté" ne leur soient appliqués - tout juste sait-on qu'elles ont des cheveux qui bougent autour de leur visage comme les flammes des bougies bougent leurs ombres sur des murs blancs - tout juste les entend-on penser et souffrir et rire et voit-on les hommes les regarder - je dois être folle ma parole - car voici que je me prends pour une jeune femme qui traverse les lignes en 1916 - et que je pleure de n'avoir  jamais, jamais, jamais l'ombre du talent qui bouge comme une flamme, l'ombre du talent de Katherine Mansfield. 

29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 13:25

Nous devions monter à Paris, voir une exposition sur l'histoire des jeux vidéos au Grand Palais. Le grand frère de Clopinou est ingénieur informaticien dans les jeux vidéos à Montréal (c'est-à-dire qu'il est, pour son petit frère, à peu près l'équivalent de dieu sur terre) - j'avais monté le projet qui faisait de plusieurs pierres deux coups. On emmenait le grand frère, on partageait l'exposition et ainsi je me donnais les moyens de comprendre un peu mieux cet univers si étranger, je faisais un saut à la librairie "Shakespeare et Compagnie", histoire de renifler l'endroit et de vérifier qu'on m'en avait bien rapporté l'odeur, on dînait le soir chez des amis...

 

J'avais oublié, depuis mon Beaubec campagnard, que Paris rime avec surpopulation, files d'attente et déception. Animée par un instinct de sauvegarde, j'ai voulu acheter mes billets d'entrée à l'expo via internet. Las ! Impossible d'acheter le moindre billet : tout est complet jusqu'à dimanche... Et donc tout le projet tombe à l'eau, emporté par la foule. Nous serons sur la route dimanche, lundi des amis viennent à la maison, mardi Clopinou retourne au lycée... 

Adieu veaux, vaches, cochons, couvée, et lueurs sur le monde des jeux d'aujourd'hui. Je crois cependant que la plus déçue du lot, c'est moi. Clopin en profite pour nettoyer la chaudière, Clopinou se remet en chantant à ses devoirs d'économie (j'ai un fils qui chante quand il pond  cinq pages sur les théories économiques de Keynes, eh oui c'est comme ça), le grand frère a pris le train...

Et je n'ose proposer une partie de monopoly. 

 

28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 03:23

Nous n'avons guère que cela en commun, mais au moins nous l'avons. 

J'ai donc (re)vu Lost in Translation à la télé. On pourrait presque parler d'une non-histoire arrivant à des non-personnages, s'il n'y avait ces deux hilarantes scènes - on demande au héros en train de tourner une pub pour du whisky de jouer "à la Roger Moore", et il essaie de se défiler en plaidant pour jouer "à la Sean Connery", et puis il y a une scène absolument gratuite où le héros, jouant au golf, tente d'envoyer sa balle dans le Mont Fuji - qui dédramatisent le tout. 

Il n'y a qu'un seul plan qui me gêne dans le film, parce que (mais c'est sûrement voulu), il est trop attendu, trop "cliché" : celui où les lumières de la ville se reflètent dans la vitre du taxi - et dans les yeux de l'héroïne. Mais sinon, tout est bien, même le pulpeux des lèvres énormes de Johansson - même les rares respirations du film, quand l'héroïne apprend l'ikebana ou qu'elle assiste, dans un somptueux jardin japonais, à l'arrivée d'une mariée traditionnelle.

Mais surtout, dites donc, qu'est-ce qu'elle leur passe aux japonais, la Sofia... 

 

La fin est pompée sur "petit déjeuner chez Tiffany", à l'envers (les deux héros se quittent définitivement) et sur Hitchcok (très très beau plan de foule) - mais, au-delà de toutes les références, si nombreuses qu'on ne pourrait les énumérer toutes,  c'est bien de Sofia elle-même, nouvelle Alice perdue au pays des horreurs, qu'il est question. 

26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 14:10

Beigbeder est comme cela. "Ta page-centballes", veux-je dire encore. A mille lieues des dandys, auxquels il voudrait pourtant ressembler (et qui ne sont d'ailleurs pas si respectables que cela, avec leur mysogynie ordinaire, leurs passions inextinguibles et leur snobisme...) Mais il lui manque le désespoir d'une Sagan, l'acidité d'un Oscar Wilde et le désenchantement d'un Baudelaire. 

 

Je me disais ceci en écoutant la passionnante émission sur le dandysme, ce matin sur France CUl (hélas, je n'ai pu en entendre qu'un petit bout seulement). Issu tout droit de ce  romantisme qui déplaît tant à Pierre Assouline et attire tant Paul Edel, le dandy a pourtant quelque chose qui me touche profondément : le contrôle dela violence, probablement. J'enfouis la mienne à la campagne - persuadée que vivre dans un bel endroit vous apaise - mais je la sens pourtant encore vivace. Même en ce mois de décembre où tout se ralentit, et où le rhyzome le plus vigoureux ne s'enroule plus que sur lui-même, ma violence, têtue et tenace, s'agite encore brusquement, par à-coups, tapant à la porte de la pointe de sa botte cloutée. 

Du calme, ma belle. Nous verrons cela au printemps, veux-tu ? 

 

 


25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 09:06

... Mais les ânes, eux, ont bien fêté noël. Double ration de foin, jusque par-dessus la tête,  boljemoÏ !

 

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Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 09:43
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 09:42

Dominique Strauss-Kahn : nom d'une pipe ! 

 

Bon, d'accord, je sors. 

23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:27

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(Ode à l'X.)

 

 

Bref.

 

J'ai entendu Natalie Dessay à la télévision, lors d'une de ces soirées-lecture dont la Comédie Française a le secret, à savoir un léger parfum de ringardise et de paresse (les comédiens n'apprennent même pas leurs textes...) : elle lisait un texte d'Eric Chevillard. 

Merdalors. 

 

Ca ne lui suffit pas, à la Natalie sans h, d'être consacrée, chanteuse, jeune, riche et célèbre ? Il faut encore qu'elle vienne piétiner mes plates-bandes, à moi qui ne suis rien de tout cela, en s'appropriant, oui, le mot est juste, l'une de mes nécessités secrètes ? Pire encore : elle diffuse à la TELE du Chevillard. Elle le propage, le vulgarise, l'amoindrit, ce faisant. Ca se trouve, il va devenir célèbre, à cause d'une pétasse pareille. 

 

Il passera en prime time à TF1. On verra sa tronche sur les boîtes de camembert. IL faudra qu'on en cause dans les dîners mondains. On ira chercher des comparatifs absurdes, de Flaubert à Proust en passant évidemment par Beckett, pour parler de lui. Bref, il ne sera plus MON Chevillard à moi, ma petite pépite secrète et  quotidienne, mais une sorte de référence culturo-mondaine, flûtée par une voix de soprano...

 

Dégoûtée je suis. Tant pis, si ça continue, je m'en vais le retirer de mes liens... Snif, tiens.

 

Natalie, je te hais.

 

 

 

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