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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 10:47

Je me suis une fois de plus endormie avant 22 h 30. Je n'ai donc pas vu "le procés Céline", sur Arte, et l'émission n'est pas (encore ?) visible sur le site. D'un autre côté, le terrain est déjà bien déblayé, LA question ontologique a déjà été posée des millions de fois (peut-on être une ordure ET un génie ?), on n'est pas près d'y apporter une réponse définitive,  et en plus, je préfère entendre lire Céline que le lire moi-même. Même par Lucchini ? Même. De toute façon, Michel Simon est mort, alors... fatu bien se résigner à Lucchini...

 

Je crois sincèrement que la lecture à haute voix de Céline est ce qui rend compte le mieux de sa réussite. A la simple lecture silencieuse, le travail se sent. A haute voix, toute trace de labeur s'efface.

 

Bon, vous n'êtes pas obligé de me croire, hein...

 

N'empêche, je me suis une fois de plus déçue, sur ce coup-là. Même pas capable de durer jusqu'à 22 heures trente... Je suis le rythme de mes poules ! (ah là là, dire qu'à vingt ans je te me vous enquillais trois nuits blanches de suite, avant de m'écrouler en tas...)

 

J'ai renoncé aussi à participer au concours lancé par France Musique. Il s'agit (je dis ça pour les ceusses qui seraient éventuellement tentés de) de choisir d'illustrer deux thèmes musicaux dans deux listes préparées d'avance,  par deux poèmes de 7 vers chacun, l'alexandrin étant toléré. 

Les deux listes proposées sont assez, comment dire ? conventionnelles ? M'enfin j'aurais pu retenir la Pavane de Fauré et une des musiques du film "la leçon de piano" : je crois, sans forfanterie,  connaître par coeur l'une et l'autre.  Pour une fois, cela aurait pu me servir...

 

Oui, mais en plus, en guise de punition sûrement, on nous impose 7 mots à caser dans chacune de nos compositions. Là encore, je pourrais faire avec : c'est un exercice oulipien fort banal. Sauf que chez Françoise Treussard, les mots retenus de manière presque aléatoire ouvrent l'imagination par la contrainte, certes, mais n'orientent pas l'exercice.

Ici, tout est fait pour accentuer le côté romantique des écrits demandés. Jugez plutôt : "rouge, deux, coeur, rien, espoir, portes, âme". Franchement ! Ca donne envie de secouer l'organisatrice du concours, et de lui dire que le succès du film de Campion (par exemple) est certes dû à son côté "romantique", puisqu'il paraphrase  la littérature anglo-saxonne féminine du 19è voire un peu avant : la leçon de piano sent son Austen, mais surtout, surtout sa Brontë, celle des Hauts de Hurlevent bien sûr : même exaspération des sentiments, même savante construction, même réalisme (oui oui je le prouve quand je veux d'abord), MAIS EN LE DEPASSANT ! Justement, le choix par Campion de NYman prouve bien sa volonté de ne pas se limiter à la paraphrase, à l'illustration cinématographique de ce courant romantique, mais d'accéder à l'intemporalité : c'était très astucieux de choisir un représentant de la musique répétitive. Si j'avais été Campion, j'aurais même été chercher Steve Reich, alors... 

Et là, paf, 7 mots qui sont comme autant de calendriers des PTT pour images de chatons. 

J'ai donc renoncé, non devant l'obstacle, mais devant  son  mauvais goût. Comme dans certaines maisons, où, à peine passé la porte, vous avez l'impression d'entrer dans les toilettes, tellement ces dernières illustrent le goût de leur propriétaire.   

 

Et puis, l'alexandrin... Pour illustrer  Fauré... Je ne sais pas vous, mais  moi ça me porterait plutôt sur le coeur...

 

Au lieu donc d'inventer deux danseurs de Pavane au coeur rouge, aux portes de l'âme largement ouvertes sur l'infini du rien mais gardant l'Espoir, je suis allée promener mon chien. C'était le temps qu'il fallait pour. Une pluie serrée, dense, un paysage qui bascule dans le pourrissement habituel de l'automne. Ca m'a fait penser aux dessins de jeunesse de Van Gogh, ces paysans se traînant dans des ornières ocres, ces arbres noirs et dépouillés, cet écrasement sous un ciel bas...

 

Heureusement que j'ai ma chaudière à pellet, dites donc... 

 

PS : bon, j'ai quand même envoyé une nouvelle à un concours (un autre). On verra bien ! 

 

17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 08:24

Lundi matin : en ce moment, sitôt après avoir conduit Clopinou au lycée, je me précipite sur le site "6mots" pour, futilement, y écrire des (toutes) petites phrasounettes. Ca me plaît bien, malgré les sévères-mais-justes reproches de Nicole Garreau, et je m'aperçois que j'y recours souvent aux animaux, comme pour le jeu de mot lacanien de ce matin. J'ai commis un " DSK, éléphant (du parti) qui trompe énormément (son épouse)" et mon préféré du jour reste "le zèbre ignore tout des carreaux", que je pourrais compléter d'un "zèbre ignorant tout des barreaux", voire d'un "Vergès : zèbre ignorant tout des barreaux" qui fermerait la boucle. 

 

Certes, ces amusettes me distraient de mes sages résolutions du mois dernier, mais ce ne sont que des détours, je reste  à peu près sur le droit chemin.  Je compte fermement m'atteler à deux ou trois concours de nouvelles, et j'ai entendu sur France Musique, en même temps que s'égrenaient les célèbres notes de la "Leçon de Piano" de Campion, (j'ai dû l'écouter à peu près cent fois, - que dis-je ! Mille e tre plutôt ! - , cette musique qui revisite absolument le romantisme, et est signée de Mychael Nyman... Hélas, elle est en train de tomber dans la publicité :  "tout le monde" la pille et l'emploie, or je suis assez égoïste pour avoir eu envie de la garder pour moi seule...),  j'ai entendu à la radio donc disais-je, une annonce de concours sur un thème qui, je pense, peut séduire n'importe quel amoureux des mots et de la musique. Je m'en vais aller regarder cela de plus près. 

 

Les autres délices promis cette semaine sont : ce soir, entre 18 et 19 heures, sur France Musique, la journalière émission de jazz (d'habitude excellente) qui nous offre, excusez du peu, "Galliano ET Nino Rota". Je ne vais rater ça pour rien au monde. Samedi prochain, ça fait loin mais nous y arriverons cependant, sur France Culture cette fois-ci, une émission consacrée à Véronique Aubouy et son "Proust Lu", le soir également. A vos postes ! 

 

A propos de poste, encore, j'ai écouté, toujours sur France Cul, une émission sur François Nourrissier, qui m'a laissée rêveuse. Je connaissais bien l'un des participants, Pierre Assouline, qui a rendu compte dans "Vies de Job" de ses visites à Nourrissier en fin de vie. Je ne connaissais pas du tout Teresa Cremisi. Et assez mal  l'oeuvre de Nourrissier.

 

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L'émission était passionnante, surtout parce qu'elle rendait compte d'une expérience d'écriture où, toutes proportions gardées évidemment, je me retrouvais absolument. Les mots de Nourrissier tombaient justes, résonnaient quoi, à mes oreilles. Et puis Madame Cremisi a commencé à établir des parallèles entre Nourrissier et Houellebecq. Tous deux se seraient connus, "reconnus", auraient échangés des propos et établis des liens. Pas seulement autour de leur amour commun des chiens. D'après Madame Cremisi, il y a chez les deux hommes des traits semblables : un commun désenchantement, un pesssimisme cynique, une haine de soi fondée sur un sentiment de laideur physique.  Madame Cremisi semblait très contente, ravie même, que Houellebecq "au moment du triomphe" (entendez : quand il a reçu le Goncourt), ait cité à trois ou quatre reprises le nom de Nourrissier. 

 

Je me suis demandée ce que Pierre Assouline, qui était l'ami de Nourrissier et ne porte guère dans son coeur Houellebecq, pensait de ce rapprochement entre les deux hommes. Sur la "République des Livres", il m'a répondu fermement qu'il ne voyait aucun rapport entre les deux écrivains, à part leur commun amour des chiens. Je n'en suis pas si sûre...

 

Je ne sais  si Pierre Assouline a entendu Madame Cremisi, mais bizarrement, je crois plus cette dernière, même si ses propos sont d'une éditrice baignant dans le marigot parisien et donc susceptibles d'être sous-tendus par des motifs tortueux (flatter Houellebecq, par exemple ? Bah, je dis ça je dis rien, et en plus je m'en fous alors !) 

 

En fait, je crois que Madame Cremisi a raison sur le pessimisme partagé  de Houellebecq et de Nourrissier, mais que ce pessimisme est également celui de Pierre Assouline. Enfin, pas vraiment le même, et c'est sans doute ce qui explique l'animosité palpable d'Assouline pour Houellebecq. Ces deux-là partagent la vie comme une  même rivière, d'après moi, une eau traître et glacée, pendant un "voyage d'hiver" schubertien, dirons-nous. . Mais justement : là où Houellebecq plonge dans la rivière, se complait à la trouver glauque et en rapporte, en ricanant, un témoignage acide sur son époque, Assouline ne la rêve que limpide : Il n'est que de lire les Vies de Job pour comprendre à quel point Assouline envisage l'existence comme une quête, en aveugle, d'une certaine lumiière voilée. Evidemment, cela ne peut guère "coller" entre eux deux. 

 

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Et ainsi tout le monde aurait raison. Madame Cremisi et Pierre Assouline, quoi. Il faudrait simplement considérer que François Nourrissier était à mi-chemin entre Houellebecq et Assouline, comme il pouvait apprécier tout à la fois Morand et Aragon... Après tout, n'avons-nous pas deux mains, qui peuvent s'écarter considérablement l'une de l'autre, et s'offrir ainsi à des êtres opposés, tout en appartenant au même et unique corps ? 

 

Quant à moi... Ah, je ne bois pas de cette eau-là, amère et froide, qui semble désaltérer tout ce monde. Mais elle m'attire pourtant... (mais je reviens bien vite auprès de ma chaudière à pellet !)

PS : j'ai épinglé au mur de ma chambre le portrait fascinant de Quignard, paru dans Libération, qui sort un livre "après Fukushima". C'est une photo dérangeante, oui, c'est cela, dérangeante. Mais sublime.

Je ne sais si je vais m'atteler à la lecture de ce dernier livre de Quignard - d'abord c'est difficile d'entrer dans cette écriture-là, ensuite on est ébloui par la virtuosité froide et belle de l'univers de Quignard, enfin je n'aime pas le Japon (mais Colette, si.).  Et je n'aime pas non plus  être "trop" éblouie. Mais c'est sans doute mon destin,  façon lapin dans les phares... 

 

ps : bon dieu, ce que je peux être décousue... Bah, ça vaut mieux que de porter une armure. 

 

 

 

15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:59

Et en attendant (peut-être) une vidéo de la danse du feu de ma chaudière, voici d'autres flammes. Mais si les feuilles rougissent en automne, n'est-ce pas parce qu'elles ont un peu honte de mourir ainsi, devant nous ? (à moins que ce ne soit la honte d'un certain mois d'octobre dénoncé dans l'excellent organe de presse qu'on aperçoit derrière, évidemment...) 

 

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 05:28

Je crois que je suis en train de tomber amoureuse de ma chaudière. Ne riez pas ! C'est très sérieux, et cela me surprend d'autant plus que les objets et moi avons d'habitude des rapports plutôt distants. Comme tout le monde, j'ai  dû apprendre à les respecter plus ou moins, puisque, sinon, ils se rebellent et se retournent contre vous, en vous empoisonnant l'existence très facilement. Mais je dois reconnaître que, toute ma vie, je n'ai fait que le strict nécessaire,  voire un peu moins, vis-à-vis des objets du quotidien ; et j'ai eu la chance d'être toujours entourée de personnes qui ont pris le relais, m'ôtant des mains les outils et les notices de montage... Seul le pauvre Jim était encore plus négligent que moi, mais c'est parce qu'il se passait fort bien de tout ce qui n'était pas nécessaire à ses passions à lui. Et s'il était incapable d'enfoncer un clou, il tenait des listes impeccables, d'une petite écriture soignée, des collections qui lui importaient. 

 

Ma relative négligence s'accompagne d'une sincère admiration pour les gens soigneux, méticuleux, (comme Clopin...) mais je les plains aussi parfois - quand le soin à apporter aux objets tend à envahir complètement l'espace mental disponible. Mais si  je m'accommode, grosso modo, d'une "normalité" qui fait que je sais prendre les devants et soigner les choses, je ne me suis jamais attachée à elles, comme certaines personnes le font, qui mettent une part de leur âme dans "les objets inanimés". 

 

Jusqu'à l'arrivée de la nouvelle chaudière, s'entend. Est-ce parce qu'elle a coûté pas mal de pognon, et d'efforts pour arriver dans la cuisine ? Qu'elle nous a fait des peurs bleues - le tubage de la cheminée allait-il fonctionner, allions-nous trouver une personne plus compétente que le vendeur pour raccorder le chauffage central, les Impôts allaient-il consentir à tenir les promesses du Gouvernement et nous allouer les 40 % de crédit prévus au Grenelle de l'Environnement ? Nous avons dû batailler, pied à pied, sur chacun de ces points, pratiquement comme dans une partie de poker, et nous avons finalement gagné, Clopin et moi. Mais du coup, mon attention a été requise...

 

Ce n'est pas que je détestais l'ancienne Gâtine, blanche et cabossée, qui dispensait auparavant la chaleur dans la maison. Mais c'était une vieille dame un peu ronchon, qu'il convenait de tirer et de pousser, de servir régulièrement et dont l'appétit était féroce. Quand, après une journée de travail, je rentrais, certains soirs de février, et qu'il  me fallait m'agenouiller devant elle pour vider les cendres, aller chercher la brouette de bûches de 50 dont certaines étaient si lourdes qu'elles m'échappaient des mains, construire mon feu et attendre de longues minutes que la chaleur s'installe, et encore, trop fort dans la cuisine et pas assez dans les autres pièces, il m'arrivait de regretter la ville, les chaudières à gaz voire, sacrilège pour une écolo, les radiateurs électriques !

 

Mais la Nouvelle est arrivée, et tout a changé. D'abord, elle respecte le cahier des charges environnemental : elle fonctionne au pellet mais aussi au bois - et compte tenu des haies et des arbres qui poussent à Beaubec, nous ferons ainsi de sérieuses économies. Certes, la fabrication du pellet nécessite des machines énergétivores - mais l'essentiel est que la matière première soit renouvelable, que le combustible n'ait pas des kilomètres et des kilomètres à parcourir pour nous parvenir et que le rendement, en termes de confort et de fonctionnement, soit positif. 

 

Tout ceci donne déjà des points, rationnels, économiques, "pesés", à cet équipement ménager... Mais ce n'est certes pas à cause d'eux que je me surprend à sourire à ce nouvel objet. Ce n'est pas non plus à cause de son apparence - on dirait juste une commode en acier bruni, et le constructeur a dessiné une colonne dorique sur une porte, qui n'est pas forcément de mon goût. Et sa facilité d'utilisation, si elle change la vie (plus rien à faire ou presque, c'est une machine "intelligente" qu'il convient juste de programmer et qui fonctionne "toute seule") et la rend plus confortable, notamment en répartissant bien plus équitablement qu'avant la chaleur dans les pièces, ne suffirait pas à elle seule à me réjouir ainsi...

 

Car je suis dans le ravissement, et pousse le bouchon jusqu'à me déplacer, lorsque j'entends le petit ronflement caractéristique qui m'avertit désormais que le spectacle va commencer. Et ça, ce n'est en rien un argument raisonnable et "pesé" gravement, c'est juste une surprise qui ressemble à un cadeau...

 

J'ai écrit "spectacle", et c'en est un, en effet. Imaginez-vous qu'à travers la glace un peu brunie, on voit d'abord arriver une étincelle, puis deux, trois - qui s'échappent et viennent mourir en tapant sur les parois, comme le feraient des insectes éblouis. La chaudière alors semble s'arrêter, plus rien ne se passe pendant quelques secondes, et puis  la danse reprend, un peu plus intense, un peu plus vive. Les étincelles, plus nombreuses, se pressent et se mettent à zigzaguer gaiement, une colonne prend  son élan, s'élève et se rabaisse, et se transforme enfin en une flamme robuste qui monte bien droit, énergique et décidée. Je n'arrive pas à détacher mes yeux de ce feu, qui éclaire d'un seul coup la masse sombre de la chaudière, et devient le coeur de la pièce et de la maison. 

 

J'en suis à appeler l'hiver, pour profiter pleinement de ce luxe inouï : une chaudière à pellet... Ne vous moquez pas, pauvres gens ! Vous ne savez pas le bien que cela fait, d'être plongée ainsi, ravie, dans un art ménager ! 

 

(pour les détails techniques et autres, s'adresser à Clopin. )

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 10:11

Si j'en crois l'Eric Chevillard de ce matin :

 

"L’art et la littérature sont des disciplines bien ingrates quand on sait que la réussite professionnelle telle qu’on l’entend ordinairement et qui, pour les autres activités humaines, couronne tout de même une certaine excellence, n’a en l’occurrence rien à voir avec la qualité de l’œuvre, laquelle souvent, bien au contraire, la dessert ou la condamne. Nous voyons donc des artistes et des écrivains travailler en toute conscience, sinon à leur perte, en tout cas à leur ruine, engageant leurs forces et leur talent dans l’accomplissement d’une œuvre dont ils ne tireront pour tout profit que davantage de solitude encore, de pauvreté, de détresse et d’humiliation sociales. Et il faut être fort aujourd’hui, très fort, pour trouver son salut dans la chose en soi."

 

ahaha ! 

 

mais soupir quand même... parce que certes, mon "absence de réussite professionnelle" dans le domaine de la littérature me garantit "de la pauvreté, de la détresse et de l'humiliation sociale", si l'on suit bien le propos ci-dessus, m'enfin si j'étais ne serait-ce que publiée, j'aimerais bien, moi, être un tantinet plus pauvre, plus déprimée et plus humiliée qu'aujourd'hui. 

 

M'enfin je dis ça je dis rien. Vu ma situation, je doit simplement être rudement balèze alors, aux yeux d'Eric... 

 

 

 


12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 10:56

Je suis arrivée au score intéressant, sur le site "six mots" (voir Hemingway, etc.), au score de 

 

clopine

6666 points

 

 

Et si je m'arrêtais là, juste pour la mise au point d'une image diabolique (666 étant, je vous le rappelle, en numérologie biblesque, le chiffre de la Bête. aaaaouuuuoooohhhh.)

 

Donc, je lance ici un appel urgent : NE VOTEZ PLUS POUR MOI. (je sais, ça fait drôle d'écrire ça par les temps qui courent, mais je suis on ne peut plus sincère...) 

 

 


11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 09:38

Vous savez, le fameux vers de Mallarmé qui illustre l'obscurité poétique, vu que personne n'en a jamais vraiment compris le sens :

 

"aboli bibelot d'inanité sonore".

 

Eh bien, votre humble servante a déchiffré le message : Mallarmé s'était simplement un peu emmêlé les pinceaux ! Il voulait écidemment dire :

 

"l'aboli bibelot d'inanité... s'honore !!!"

 

(oui, je sais qu'il y en a qui bossent, eux, mais que voulez-vous...)

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:27

Je devrais gloser sur ce premier tour des primaires, et cette drôle d'impression ressenti en allant voter : nous y étions "tous", à savoir, mes beaux-parents, Clopin, Clopinou (qui aura l'âge requis pour voter en avril prochain, mais là s'est déplacé pour rien, il aurait fallu s'inscrire en juillet, au moment où nous affrontions les rapides du Saint Laurent) et... moi. ON ne peut rêver êtres plus dissemblables que ces quatre-là, d'un côté, et moi, toute seule de l'autre. Enfin, je le ressens ainsi...

 

De toute manière, je n'ai pas l'intention d'approfondir. Pour moi, les candidats socialistes, c'est bonnet rose et rose bonnet, et la seule chose qui me fait participer, c'est bien la volonté farouche de bouter le Sarkozy dehors, avec un bon coup de pied au cul si possible. Ceci dit, Aubry est la seule à avoir été précise sur la sortie du nucléaire...

 

Mais surtout, j'ai rêvé du champ à Gonet, c'est-à-dire de mon enfance, et je me suis réveillée une main encore tendue, comme pour écarter les graminées qui me dépassaient à l'époque. Je préfère avoir ce goût-là, ce rêve d'enfance-là,  sur les lèvres, et le garder précieusement, plutôt que de nuancer les roses (couleur de toute manière bien trop pâle pour aller à mon teint) ! En fait, j'ai envie de ruminer un peu dans ce champ, avant de venir vous le raconter.

 

 

7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 18:44

Je crois bien que je ne "la" trouverai jamais. Elle, que je cherche si obstinément depuis tant d'années. Petite fille, je croyais qu'il me suffirait d'attendre, de grandir, et un jour elle serait là, jouée rien que pour moi... En attendant, je me contentais sagement de ce que l'on me donnait : du ballet de Sylvia, de Peer Gynt, de l'adagio d'Albinoni et des Beatles. J'avais déjà comme une répugance à écouter Claude François, et j'ignorais pourtant que je serais forcée d'en avaler, encore et encore, quasiment toute ma vie, dès que j'allais ouvrir un écran de télévision... 

 

J'ai écouté et écouté encore. Du blue-grass et du saxophone alto, les morceaux de free-jazz avec leurs solos délirants,, le Requiem de Mozart et celui de Fauré, les morceaux en forme de poire d'Erik Satie et les belles chansons de Sylvestre, les complaintes de la Butte et les chants espagnols, les tambours africains et la bossa-nova, le fado et le baroque, Haendel et Purcell, Stravinski et Boulez, Steve Reich et Chick Coréa,  les Chieftains et la musique klezmer, les garçons bouchers et Astor Piazzola,  et encore ceci, et encore cela, et je pourrais remplir des pages et des pages de noms, d'instruments, de titres...

 

Mille et tre, et plus encore. Je ne m'arrête plus, dès que j'ai entendu  une musique, je l'avale toute crue, et passe à la suivante. Je suis une Don Juanne des Mélodies, une ogresse des symphonies, une boulimique des sons.

 

Mais je l'attends toujours. Celle-là, la musique ultime, qui me comblerait enfin, que je pourrais écouter sans jamais me lasser, dont je pourrais dire : c'est elle, qu'elle entre, et demeure à jamais mienne.

 

Je commence à être vieille, je ne me contente plus si sagement de ce que l'on me donne. Oh, mes découvertes m'étonnent encore, et me ravissent souvent, mais je voudrais pourtant la rencontrer, avant d'être trop sourde pour la reconnaître. Peut-être son compositeur n'est-il pas encore né ? Qu'il se dépêche, alors, car je veux que cette musique, qui sera si parfaite qu'elle durera toujours, m'accompagne jusqu'à la fin...

 

En attendant, le voyage reste agréable, et mes compagnes bien aimables, même si leur manque toujours cette pointe de diamant qui seule pourrait m'offrir, après mes mille e tre, la perfection d'une musique unique, qui serait enfin mienne. 


 

 
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 16:53

Je ne sais pas vous, mais moi, ma boîte e-mail est régulièrement inondée de propostions diverses et variées, allant de l'horoscope en ligne aux tests psychologiques, en passant par des réclames pour des régimes amaigrissants fantastiques, "j'ai perdu 12 kilos en trois jours et demi". D'habitude, je détruis, mais en ce moment, j'ai quelques soucis professionnels qui sont dûs, m'assure-t-on, à ma trop grande vulnérabilité émotionnelle. Du coup, je me suis faite avoir, j'ai passé le Grand Test de Calcul de votre Quotient Emotionnel;

 

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour savoir ce qui cloche précisément chez soi , pas vrai ? 

 

 Ca avait l'air d'un vrai grand test bien long : 40 questions assez impressionnantes... Vous savez : il faut choisir les  réponses à des questions débiles, dans le genre "votre aspirateur ne marche pas, vous faites quoi ? 1) je lui flanque un grand coup de pied, 2) j'appelle l'Homme qui le répare, 3) je téléphone au réparateur

 

Bon d'habitude j'évite ce genre de truc, parce que c'est de la daube façon magazine féminin. Mais là, je me dis, ça va peut-être m'aider à affronter ce qui m'attend dans quelques mois (quelque chose d'assez désagréable professionnellement, dirons-nous). Alors, allez, zou, je m'y colle consciencieusement.... Et évidemment, comme je suis une fille honnête, sans tricher, hein ! Je répond illico  (par exemple)  : je lui fiche un grand coup de pied, à ce connard de Tornado, parce que c'est exactement ce que je ferais dans la vraie vie, avant de passer au grand 2 puis de me résigner, en cas de sourde oreille du grand 2 en question, au grand 3... 

 

Et voilà ce que je récolte au bout de quarante questions, et franchement, FRANCHEMENT, vous feriez quoi vous en lisant ça, vous  ?  

"Sociable autant que volontaire

Excellent équilibre des sentiments et de la raison. Autonome, sociable, vous savez vous mettre à la place des autres, prendre en compte leur sensibilité et leur intérêts. Hélas, votre force est aussi votre faiblesse : vous croyez en l'autre si fort que vous pensez pouvoir déplacer des montagnes... la bonne volonté ne suffit pas toujours.
  • Au travail : Le bât blesse face à une hiérarchie rigide et trop pointilleuse (*) . En revanche, vous fonctionnez à merveille en équipe et faites preuve d'une grande capacité d'échange et d'adaptation. La diversité, la nouveauté, vous enchantent. Vous êtes rarement prise au dépourvu par l'évolution d'une situation ou les réactions des autres. Dotée d'une juste intuition, vous savez assez rapidement à qui vous avez affaire. Vous êtes également capable de bien supporter le stress. Inutile tout de même de vous en rajouter à plaisir...
  • En société : Ouverte, enthousiaste, tolérante, vos contacts débouchent sur un réseau très diversifié de relations ou d'amis, souvent dans des milieux très différents. Bravo pour votre sens de la solidarité !
  • En amour : Votre devise pourrait être : Mieux vaut seule que mal accompagnée. Si vous réussissez quand même à dénicher l'homme de votre vie, vous vous montrez attentive, à l'écoute et respectueuse de son territoire. Tant qu'il n'empiétera pas sur le vôtre, il trouvera en vous à la fois l'épouse, l'amante et l'amie."+ "
  • Avec vos enfants : Vous essayez de les respecter, de les laisser vivre à leur rythme, sans en faire des enfants-rois livrés à eux-mêmes. Ne vous désolez pas si, par moments, vous avez l'impression de ne pas atteindre cet équilibre parfait. Vous savez leur donner l'essentiel."

 

(*) : il me semblait bien, aussi...

Alors, on va se mettre bien d'accord. 

 

Le premier qui dit du mal des tests sur les quotients émotionnels, comme quoi ce serait de la daube par exemple, je lui fais bouffer mon clavier, et d'un. 

Si j'entends ne serait-ce que murmurer le mot "melon", "t'as vu les chevilles", ou autre billevesées du genre "elle se la péterait pas un peu", c'est carrément l'écran plat qui y passe. Par le gosier du susdit qui aurait osé murmurer, of course...

 

 

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Tiens, si je le faisais encadrer, ce test ? En grand ? En TRES grand ? Et que  je le collais, je ne sais pas moi, au beau milieu du mur de la salle ? Ou, mieux, au beau milieu de l'écran de la télé ? mmmmmhhhh ? Avec un beau cadre doré autour ? 

 

Je ne sais vous, mais moi, là tout de suite, je pète la forme grave... 

 



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