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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 10:06

La Vie sans Clopinou (maintenant que, majeur, il poursuit des études à Paris, en comptant bien les rattraper, qu'il a une amie et du poil au menton,  je peux dire que nous vivons "sans" lui), la vie sans Clopinou, donc, est curieuse : elle est inversée.

Quand il revient pour les vacances à Beaubec, nous en profitons pour tenter une escapade à Paris.

Nous nous laissons des mots, sur la table...

Il faut dire que le jeune Clopinou demeure dans une charmante habitation. A un détail près : c'est une "HLI" : habitation à loyer immodéré

A deux pas des Buttes-Chaumont ("ouf ! A-t-il soupiré ! Au moins j'ai des arbres tout près !!"), sur cour mais avec cinq fenêtres, sisisi, une dans les minuscules chiottes où l'on a le nez sur la porte mais la place de ranger un vieil aspirateur, une autre dans la salle de bain réduite en place, mais moderne et propre, une dans le couloir qui sert de cuisine, toute équipée cependant la cuisine en question,  une en face de la lourde porte blindée d'entrée (j'émets des doutes sur l'opportunité de ce monument. Nous sommes au troisième étage  au fond d'une cour dans laquelle on accède par, successivement, une porte blindée digicodée, un long couloir, une autre porte  vitrée digicodée itou, , et il faut encore trouver, dans toutes les portes desservies,  le hall d'où s'élance l'escalier. La porte est tellement blindée qu'elle ne réagit même plus à votre présence. D'où doigts rougis à force de manipuler la clé -renforcée elle aussi. Mais bon. ) et enfin la plus belle de toutes : celle de la pièce principale. 

Je crois que c'est cette fenêtre-là qui nous a fait choisir l'appartement. Son garde-corps en fer forgé renvoyait immédiatement aux fenêtres des tableaux de Caillebotte, et les teintes et couleurs des murs et des sols  avait quelque chose qui rappelait le "rabotage des parquets". 

Tant pis pour l'Immodéré : nous avons dit "banco", et nous autorisons donc, désormais, à venir squatter le lit double fixé au plafond, façon mezzanine, des 23 mètres carrés-mais-en-fait-28 du Clopinou. Ca me permet d'en profiter pour déboucher le lave-mains faisant office de lavabo dans la salle de bains, de noter que la douche elle aussi commence la grève, et de dégivrer le vieux frigo. Tâches peu plaisantes pour un week-end de balades, mais nécessaires. Je soupçonne un peu la formidable chevelure de la copine du Clopinou (imaginez une cascade de boucles noires et légères, tombant jusqu'aux reins...) d'être la responsable de ces engorgements... Mais ce souçon me rend la tâche légère, car la splendeur vaut bien tous les sacrifices ! 

Ce sera d'autant plus tentant de renouveler ce genre d'escapade qu'à partir du 15 décembre, l'ancienne ligne SNCF SERQUEUX-SAINT LAZARE va être remise en circulation. On nous promet 2 trains le matin, 2 le soir. Finis les interminables bouchons pour sortir de Paris? Hier : une heure  entre l'avenue Laumière et l'autoroute de Cergy-Pontoise ; invraisemblable bordel  à Saint-Denis, et Epinay bloqué sous les travaux routiers...  La pluie s'était mise à tomber dru, malgré le soleil qui avait parsemé la journée comme de petites feuilles claires, et je pensais que, si les renards voulaient se marier à Paris, ils avaient intérêt à éviter les noeuds autoroutiers...

Mais il est vrai que Paris n'est pas synonyme uniquement de contraintes : nous sommes allés des Buttes-Chaumont au Petit Palais (l'expo de l'anversois Jordaens) en VELIB ; bien sûr, ça paraît banal dit comme ça. mais, pour bibi, c'était une sacrée expérience ! J'avais serré mon écharpe rouge vif autour de ma tête, enfilé mes bottes toutes aussi vives, et j'ai pédalé avec bonheur dans un Paris qui m'offrait son air vif, ses façades bienveillantes et ses larges avenues. Je le dis hautement : vive le vélib, nom de dlà ! 

Ca compensait les ratés de la veille (je vous les raconterai une autre fois, mais sachez que pour la première fois depuis très longtemps, moi qui suis bon public et pleine d'appétit, j'ai recraché dans mon assiette une sorte de lavasse tiédasse et soi-disant musicale, bien faite cependant, certes, mais sans aucune miette d'intérêt. Bizarre expérience : boire du frelaté, à Paris ?) 

 

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