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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 01:41

 - J'ai le rouge aux joues, lisant le commentaire d'Anna  (Anna, je vous répondrai par mail si vous le voulez bien, tant vous m'avez touchée et tant je me sens honteuse devant vous) sur l'éphéméride  article  "correspondance" ci-dessous. Sujet qui a en plus insufflé comme des regrets au brave Stoni (un comble !) et a inspiré une bien  trop flatteuse association de Paul Edel sur Sévigné-Grignan. Comment vous expliquer à tous à quel point vos lectures bienveillantes m'ont remplie de  honte  ? 

 

 Car la vérité, c'est que la relation entre Clopinou et moi est d'une telle nature, d'une telle violence, empreinte de telles vacheries,  qu'en réalité, peu de gens y survivraient.  La loi des blogs est qu'on ne peut trop en dire, sous peine d'ajouter à l'impudeur le pathétique. Bref, Clopinou n'est qu'un banal adolescent, à savoir un démon infernal, et sa mère, loin de vouloir faire briller une quelconque correspondance, ne cherchait qu'à provoquer un débat sur les néo-keynesiens. Vous reconnaitrez donc tous que non seulement j'étais à côté de la plaque, mais encore que j'ai lamentablement loupé mon coup. 

 

- curieuse exérience : mener de front la lecture du dernier Chevillard (au fait, son pastiche de Céline, au milieu du bouquin, est tellement impeccable que je me suis demandée s'il n'avait pas simplement copiécollé. Après tout, si vous remplacez le chat Bébert par la petite Agathe, vous n'en êtes pas si loin) et celle du dernier Quignard. Les deux sont sur ma table de nuit, les deux ont une couverture blanche, et leurs dos sont cassés par mes mains impatientes. Du coup, je les confonds !!! Mais sauter de l'un à l'autre me procure un tel vertige que les sueurs froides de James Stewart, à côté, ressemblent aux faux évanouissements des héroïnes balzaciennes. De la petite bière. J'en reste proprement étourdie, mais c'est ma faute : pourquoi systématiquement jeter les jaquettes des livres que j'achète ? 

 

- Notre consommation d'eau, si l'on en croit la facture pharaonique que nous avons dû payer, nous place au rang des Versaillais, façon jets d'eaux, mais  en circuit ouvert. D'après les relevés des compteurs, une piscine olympique se remplit et se vide tous les jours, rien qu'avec les robinets des deux maisons. La question  débattue est vite résolue : il y a comme un lézard ! Du coup, les hommes (Clopin, plus  notre voisin-ami-copropriétaire,  plus le plombier, plus le fermier d'à côté qui vient donner un coup de main) se transforment en taupes  humaines, et défoncent le terrain du pré du bas, 80 cm de profondeur sur quelques centaines de mètres de long, afin de vérifier le tuyau d'arrivée d'eau :  "pour trouver la fuite". Lâchement, moi, je la prends. Car la vision du chantier évoque si irrésistiblement la guerre de 14-18 qu'il ne me reste plus qu'une ressource :  m'en retrancher.  

 

- et Mendelsshon ? Mais que vient-il faire là-dedans ? 

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commentaires

anna 24/10/2012 15:14


Honteuse dites-vous ? mais pourquoi donc ?


Je découvre à l'instant votre rouge aux joues, je n'en demandais pas autant !


:)

rose 21/10/2012 11:37


Rouge aux joues c'est bien : la pourpre symbole du pouvoir et de l'amour (la passion ?) chez les romains. Le bleu serait grave : chez les romains signe de deuil et de mort  & chez les
gaulois symbolise la guerre. Et puis, c'est trop bête, quand je lis bleu je vois bleu de Bresse un truc nul à chier qui côtoie les poulets de la même région. Alors qu'il est aussi de Prusse et et
indigo et récemment je l'ai utilisé il était nommé bleu profond, inouï comme ton. Et c'est la fille de la guerre du feu aussi, mais moi, je visualise la Bresse. C'est le lien que je fais.


Brefle : j'ai fini en entier Quignard en lisant dans le désordre, j'adore son dernier chapitre le CII : j'y ai appris à mon plus grand dam que trille était masculin ; j'aurais mis ma tête à
couper que c'était féminin, c'est pour cela d'ailleurs que j'ai allumé mon ordi. J'étais furax contre Quignard qu'il commette une erreur pareille et vlan, prends-toi ça mémé rose dans les
gencives !


 


Je l'ai pris.


Ceci dit critique : je déteste son répétitif il faut que, il faut que, il faut que. Son livre en est parsemé Cela m'a fait fondamentalement iech. Je ne suis (du verbe suivre) pas les gourous et
ne suis membre d'aucune secte. Je ne fais pas semblant d'être iconoclaste en étant terriblement conventionnelle. Henri l'a écrit chez passou : je suis pour la liberté individuelle de manière
fondamentale sans faire iech son voisin.


Tu crois d'accord, tu crois pas d'accord aussi mais l'un n'emmerde pas l'autre et lui fout la paix. Cela ne se fait pas : il faut convaincre l'autre que soi on a raison. Quelle vaste fumisterie.


 


C'est comme sur Emma Bovary je ne discute pas parce que cela m'emmerde et que j'ai autre chose à foutre que me battre avec des clampins derrière mon ordi. Emma n'est pas la conne que certains
supputent. Elle est une femme que la réalité accable et contre laquelle elle n'a guère de force pour lutter. Ce ne sont pas les romans qui lui ont donné envie de mourir ; ce sont les hommes.


La littérature n'a jamais donné envie de crever à qui que ce soit. La psychanalyse oui. La sodomie non consentie oui aussi : Christine Angot en ce sens est remarquable à mes yeux de par le tabou
énorme qu'elle soulève, et les points de vue étroits et masculins la concernant me débecquent : cette femme, je l'admire immensément. Si elle n'écrivait pas elle en crèverait du viol qu'elle a
vécu de par son père. Pas encore envie là, de dégoiser avec ceux qui focalisent sur la tranche de jambon ; à croire qu'ils n'ont jamais, de leur vie, pratiqué de jeux sexuels, ce que je trouve
d'une grande misère.


 


nota : les jeux sexuels ce n'est pas d emanière incestueuse qu'il est bon de les pratiquer.


Emma est une femme qui a compris, armée de sa cruelle lucidité qu'elle ne rencontrerait pas, dans sa campagne normande, d'homme qui corresponde à sa démesure. Donc elle a renoncé, je ne la blâme
pas. Et elle a eu raison de ne pas aller chercher à Paris où la décrépitude est pire encore. Et la bassesse innommable : la fourberie.


Nous, au moins, les paysans, avons les pieds sur terre.


Clopine j'aimerai bien pour vous que ce soit vos ânes qui remontent du pré en bas lorsque vous jouez, au piano, du Mendelssohn et qui se collent à la porte-fenêtre : Clopinette et sa maman. Ah
ouaip.


J'ai du boulot : je mène une vie d'esclave. J'aime la vie que je mène. Calme. De travail acharné.


Bon dimanche Clopine.


Je suis seule.

gina 18/10/2012 10:34


Clopine,  si cela peut vous consoler, Dryade, du forum Télérama rencontre les mêmes soucis avec son ado  !  


Ah jeunesse !!!

rose 16/10/2012 10:08


Payer un mac (se payer un mac) c'est la meilleure manière pour qu'il dure. Au bout de quatre ans il est planifié pour youps. Ciao, nouveau mac. Après ce sera trois ans puis deux puis six mois,
puis quinze jours : nous serons dès lors des consommateurs de mac. Les précédents on les enverrait en Afrique qui est habituée à être récipiendaire de nos poubelles à réparer, ressouder, rénover,
réemployer.


Du coup mon "son on" de l'autre soir" m'est passé de mémoire alors que je tentais de vous dire un truc urgent : ouaip de lâcher les roustons de Clopinou. Il vivra et vous aussi.


Changer de clavier s'est se tromper de "a". Il devient "q" sur l'autre. Cela en dit plus que le simple quidam peut s'imaginer.


Ensuite, et dans le désordre, j'ai lu dans les Désarçonnés, à mon grand étonnement que la torture que j'avais passé une demi-nuit à inventer pour un dans ma seconde vie, elle a déjà été mise en
pratique et elle est moyennâgeuse. J'en fus satisfaite. Cruelle et le coeur glacé. Cela sera tellement jouissif que je m'en réjouis déjà.


Sinon, il a une tronche de moine, Quignard, habillé de noir, c'est tendance, mince, tonsure plus grande que la moyenne et des yeux exolphtalmés : il nous a regardé, nous le public, comme s'il
aurait bien aimé communiquer avec nous, voire nous connaître, mais en fait il est seul, dramatiquement seul. Cela m'a fait de la peine mais une m'a dit qu'il avait une femme, éradiquant d'entrée
mes banales envies de consolation.


De plus, je suis allée chercher un secret de Mauriac, la première entrée gougueulisante fut sur chez passou, j'y fus allée et ai lu à mon grand dam que je suis copiée par une poufiasse de
première catégorie, qui en plus change tout le temps de signature, mekellekonne (ils sont parfaitement assortis), aucun style, aucune indépendance, aucune particularité : elle pompe, comme la
dernière de la classe.


Et, miracle de la vie, je n'en ai rien à carrer : moi, je ne suis pas une poufiasse. Elle terminera dans la misère, sous l'escalier je ne le lui souhaite pas, ma cruauté est réservée à lui, pas à
elle ; et moi, non, je ne terminerai pas dans la misère.


 


Autrement, j'ai aussi rencontré Matthias Enard, au café, mais pas écouté ni lu : il a une tronche de bébé gourmand, avec de grands favoris, un peu XIX ème. Ils sont touchants ces écrivains : je
leur ai préféré les Têtes raides. Qui n'ont pas que la tête, eux, de raide. Mais se nommer les bites raides ça l'fait pas. Les queues raides non plus ; alors ils trichent. Comme un juif que j'ai
connu, il y a cinq ans passés de longtemps, fourbe avec rien de christique. C'est à qui me fait penser Mendelsshon Moïsqe de son prénom. A ce juif errant. Qui ne s'occupe que de son cerveau alors
que c'est sa bite qui le mène.


A la déchéance.


Grand bien leur fasse aux deux, qu'ils soient heureux, même !


Dans leur stupre et leurs fornications.


 

rose 14/10/2012 21:46


j'ai commencé le bouquin par le chapitre intitulé comploter. C'est exactement cela.


Après faut s'en remettre.


D'être le dindon de la farce.


Il est lettré et il fait partager à ses lecteurs l'ampleur de ses connaissances. Beaucoup de choses m'intéressent dans ce qu'il écrit même s'il aun aspect encyclopédique décousu et que le lien
est à lui mais pas à moi sa lectrice. Je prends ce que je peux bien prendre, je laisse le reste à l'hubac pour la conservation.


@ +


rose

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