bavardages, causeries, conversations, colloque, conférence, discussion, échange de vues, propos, causerie babillage, causette, palabre, commérage, conciliabule, jacasserie, parlote et autres considérations
Bon je vous la fais brève, parce qu'en ce moment, mes préoccupations sont un peu moins légères que la vie des blogs. Néanmoins, petit rappel : par le biais du blog littéraire le plus couru du ouèbe, j'ai nommé "la République des Livres" de Pierre Assouline, un test grandeur nature anti-troll, a été opéré. VOIR ICI
Deux thèses s'affrontaient : celle de Paniss, qui prétendait que, si vous réagissez aux propos des trolls, vous alimentez la propension de ceux-ci à insister lourdement. La mienne, qui était que, réaction ou pas, les trolls, imperturbablement, continuaient leurs jeux malsains en poursuivant leurs buts douteux et malveillants.
Le test fut donc pratiqué chez Pierre Assouline.
Le résultat est sans appel.
Paniss a parfaitement raison (et il ne nous reste plus qu'à décider du gage qu'il a ainsi honorablement remporté). Si vous ignorez les trolls, ces derniers se détournent de vous notablement. Jamais complètement, n'est-ce pas. Mais la moyenne de leurs interventions fond comme neige au soleil. Les derniers jours du test, j'avais beau sciemment lancer les commentaires les plus provocateurs, ceux qui normalement me valent des jappements à n'en plus finir, je ne recevais qu'une moyenne de trois ou quatre attaques trollesques, pas plus.
En fait, ceux-ci ne se déchaînent vraiment (jusqu'à une vingtaine d'attaques par message) qu'à la condition d'exister à travers vos réactions. Ce qui jette une drôle de lumière sur le phénomène. Les trolls ne sont donc pas là uniquement pour vous nuire, mais pour tenter d'exister à travers vous !
Le troll est donc une sorte de méduse urticante. Transparente et réduite à l'état de petite flasque vaguement gluante, agonisante sur son tas de sable, si vous ne l'irriguez pas. Multipliée à l'infini, et particulièrement venimeuse, si vous l'alimentez de votre mouvement, de la puissance de vos vagues, et si vous faites enfin attention à elle... Et proliférant à la hauteur de l'importance que vous lui donnez, puisque, parasite absolue, elle ne se renforce que de votre force à vous...Et son importance est celle d'une goutte d'eau malsaine . En vrai, ce n'est qu'une desséchée, ayant besoin de l'océan des autres. Et plus l'océan est puissant, plus la méduse desséchée aura envie d'y promener son gracieux poison.
Quant à ma culpabilité vis-à-vis du patron du blog, elle s'en trouve consolée d'autant. Si je poste 4 commentaires, reçoit 5 réponses normales et trois jets de purin trollesque, cela n'étouffe pas son blog - les méduses-trolls s'attaquent en fait à tout ce qui bouge, pas que moi, et surtout n'existent donc que parce qu'on leur prête attention. Sinon, elles seraient là, bien sûr, mais étiolées, languissantes, s'ennuyant terriblement...
DONT ACTE.
(accessoirement, cela renforce ma conviction d'aller et venir sur le ouèbe, au gré de mes humeurs et de mes envies, sans plus me soucier des trolls qu'autrement qu'en me détournant de leurs ballets dérisoires).
(si cela intéresse quelqu'un, j'ai les chiffres des relevés sur une période test de 15 jours. Particulièrement parlante, la liste !)