bavardages, causeries, conversations, colloque, conférence, discussion, échange de vues, propos, causerie babillage, causette, palabre, commérage, conciliabule, jacasserie, parlote et autres considérations
Hier, à la salle culturelle de Forges-les-Eaux, au prétexte de fêter l'arrivée du numérique, projection de films de Mocky avec entretien du cinéaste avec le public. J'ai retrouvé, sur le parking, P., un vieux pote à moi, dévoré d'amour pour Marcel Duchamp...
Bon dieu, derrière la rangée de peupliers non encore pourvus de feuilles, et qui dessinent donc leurs branches comme autant de trajectoires noires et fines, à la pointe du fusain, voici le ciel, rose et bleu, exactement comme les couleurs des westerns...
Clopinou n'a pas arrêté, jusqu'à ce que je cède : "c' était trop, trop, balèze, j'allais voir, c'que c'était dingue, d'abord il en arrive aux mêmes conclusions qu'Hegel sauf que lui, il va du concret vers l'idée alors qu'Hegel c'est l'inverse, c'était...
Le "jubilé" (20 ans de Clopinou et 30 ans de son frère aîné) approche à grands pas - j'ai même l'impression qu'il a commencé, tant la maison devient le centre d'allées et venues qui se succèdent et s'entrecroisent. On dirait que Beaubec est devenu une...
J'ai tant vécu au beau milieu de tempêtes émotionnelles, dans l'oeil du cyclone émotif pourrait-on dire, que la question me monte souvent aux lèvres : pourquoi n'ai-je pas connu une vie sans histoires ? Je croise, ici ou là, de calmes personnes, aux vies...
Voilà : mon petit livre "histoires familiales et nombreuses" est désormais en vente à la librairie L'Armitière, à Rouen. Qui l'eût cru ? Certainement pas la jeune fille que j'étais, à 19 ans, qui allait tous les mercredis, de 7 h 00 à 12 h 30, dans cette...
C'est décidé : je vais tenter d'écrire une nouvelle à partir de la petite histoire de mon frère aîné. J'ai la trouille, et les mains moites. Comme d'hab', je sais ce que je veux dire, ce que je veux raconter. Le problème est de trouver la forme qui permettrait...
Je voudrais bien qu'on arrête pour prendre pour de la complaisance ce qui n'est que bienveillance, flatterie ce qui n'est que respect, exhibitionnisme ce qui n'est que partage, et stratégie ce qui n'est qu'admiration. Mais sur un sol sec, comment éviter...
Défilé du premier mai. Avec mon pote P. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on était pas très enthousiastes pour y aller, tant on appréhendait un pavé désert... Avec la rage de savoir que l'autre, là-bas, à Paris, allait aligner des milliers de connards...
Je crois que ma génération (les quinquas d'aujourd'hui) fait partie des premières à devoir résoudre, très concrètement, le problème du vieillissement de la population. Certes, les familles d'autrefois acceptaient plus facilement la cohabitation entre...
J'ai pensé à Baudruche cette nuit : c'était un ami, et même si nos chemins avaient bifurqué, si nous ne nous voyions plus, je savais que je pouvais compter sur lui. Il faut que je m' endurcisse, je crois : la vieillesse se déroule comme un chemin encadré...
Quand on estime quelqu'un, qu'on fréquente journellement son blogue, qu'on profite de son savoir, qu'on élargit son horizon grâce à lui, forcément, quelque chose de l'ordre de la reconnaissance s'établit. C'est ce qui m'arrive avec Pierre Assouline, et...
Du grand vent, de la pluie cette nuit : à l'aube, le sol, sur les pelouses, le jardin potager, et encore plus sur les allées pierrées, est jonché de pétales blancs, en provenance directe des fruitiers du jardin. Si nombreux qu'avant de chausser mes lunettes,...
Autant dire que je retombe, exactement comme lors de ma première lecture, sous le charme de cette écriture-là. Je n'en peux plus de corner les pages (ce que je fais quand je veux pouvoir retrouver une citation), et j'en suis presqu'arrivée, à la lecture...
Dans le champ du bas, Clopin est à genoux devant une agnelle. Son petit, trop gros, n'est pas arrivé à naître. La mère est en danger, le copain agnelier est en route, la soirée s'est si bruquement assombrie que je ne fais pas ce que je devrais faire :...
Déjà les jonquilles se redressent, alors même que le bouquet d'ellébores, au coin de la maison, montre encore à la lune ses petits visages piquetés, de la même nuance que la peau humaine après une nuit blanche. Il n'y aura sans doute pas de neige cette...
Je regarde nos prés ; je viens de relire un passage de Guerre et Paix et je calcule : cela fait bien deux déssiatines et quelques sagènes mis à la disposition de nos bêtes, et surtout de Quenotte, qui n'en finit pas d'attendre son petit ! En fait, j'essaie...
Baudruche est mort. Il avait 58 ans. Je ne sais rien faire d'autre que d'aligner des mots, alors, pour consoler ma peine, j'ai écrit à sa fille, qu'il adorait. Et si je mets cette lettre ici, c'est pour rendre hommage à mon ami. Chère Leïla, Je viens...
J'ai envie de parler du livre de François Bon sur Proust : "Proust est une fiction", éditions du Seuil, 20,50 euros. Accrochez-vous, ça risque d'être long. Non que je me prenne pour une "critique littéraire" (avec tout ce que ces termes portent d'ambigu)....
Anecdote. Brasserie parisienne, du côté de la Madeleine. Je m'installe tout au fond, les deux salles sont très vastes et le comptoir imposant, mais les tables sont trop petites, comme toujours à Paris, où il me semble n'avoir même pas la place d'étendre...
La première marque qui, sans aucune volonté de part et d'autre, caractérise l'héritage paternel chez moi, c'est sans aucun doute la voix. Ce qui est bien évidemment un paradoxe, concernant un être si silencieux que mon père... Ma mère, se trompant en...
Elles ne me sont pas arrivée à moi, mais à Clopin. Le plus simple est de mettre en ligne le mail, et de s'étonner, encore et toujours, des pouvoirs du web... Le 8 janv. 2014 à 00:43," X" a écrit : bonjour, je viens de voir et beaucoup apprécier "la bergère...
Voilà, ça y est, c’est envoyé : j’ai étoffé mes « petites histoires familiales et nombreuses » d’un pendant « paternel », lui-même venu au jour après ma lecture « D’en finir avec Eddy Bellegueule ». Clopin m’assure que mes textes sont bons ; je tente...
Je me sens si rassérénée, si étonnée aussi - un peu comme une personne persuadée de marcher dans des sables mouvants, et qui sent soudain, sous ses pieds, une planche solide qui traverse le marais de bout en bout... Il faudrait, comme pour les soldats,...
Infos télévisées, hier. Comme d'habitude, le monde semble à feu et à sang, et la vision de Poutine, mâchoires serrées et regard sournois, me paraît bien faite pour glacer les sangs, qu'ils soient ukrainiens ou russes, d'ailleurs. Mais voilà, l'égoïsme...