bavardages, causeries, conversations, colloque, conférence, discussion, échange de vues, propos, causerie babillage, causette, palabre, commérage, conciliabule, jacasserie, parlote et autres considérations
Ma situation professionnelle venant de s'éclaircir en un instant, je suis à la fois soulagée et penaude. Soulagée du retour à la normale de mes comptes, ahaha, et penaude parce que je n'aurais rien fait, finalement, de tous ces mois d'oisiveté qui me furent accordés. J'ai beaucoup trop blogué, ça c'est sûr, et le film n'a pas avancé non plus, mais là c'est à cause de l'indisponibilité de Clopin - pas la mienne !
Bon je sais de toute manière à quel point le temps est extensible, pour peu que l'énergie et l'envie soient au rendez-vous. Même très occupée, j'arrive à mes fins si je le souhaite- et je n'oublie pas que ma première "vraie" nouvelle, celle dont je n'arriverai jamais à rougir car je persiste à la trouver réussie, celle qui m'a coûté sang et eau - littéralement, et qui m'a procuré une de ces trop rares "illuminations" dont parle Carson Mac Cullers, a été écrite lors d'une période où je courais partout et abattais environ 60 heures de travail salarié par semaine, et cela a duré presqu'un an comme ça !
Et puis, tant pis pour la vie rêvée, celle de l'oisiveté, de l'été, des plaisirs sensuels et de la chaleur : si je n'y ai plus droit dès la semaine prochaine, j'arriverai toujours à aller lire les élucubrations des autres internautes.
Bon, en attendant... Je vais sans doute me faire plus rare par ici. Chic, diront certains, ceux à qui j'insupporte mais qui pourtant ne peuvent s'empêcher de venir me renifler sous les aisselles. Dommage, diront mes visiteurs quotidiens et fidèles, qui me font des signes à travers les lignes. Et les autres, ceux à qui me lie une véritable amitié née sous l'étoile d'internet, arriveront bien à ne pas trop m'oublier !
En tout cas, à tous, je vous promets de continuer à aimer passionnément les mots, les échanges, la littérature et la vie : je vous donne juste procuration pour les vivre à ma place...
Quant à moi, je vais tenter de gagner ma vie en rentrant dans le rang : en faisant "comme tout le monde". Cela fait longtemps que j'ai mis au point d'honnêtes stratégies pour cela - mais je persiste hélas à me sentir - comment dire ? Parfois... un tout petit peu... en danger... parmi ceux à qui je souhaiterais tant ressembler... (mais nous nous sentons tous ainsi, tour à tour, pas vrai ?)