bavardages, causeries, conversations, colloque, conférence, discussion, échange de vues, propos, causerie babillage, causette, palabre, commérage, conciliabule, jacasserie, parlote et autres considérations
Clopinou a gagné un pari, j'ai été réglo, j'ai payé le gage qui était de me taper la vision du film "Fight Club" (visiblement THE référence pour la génération née dans les années 90) hier après-midi. Je ne dirai pas ce que je pense de ce film, de ce qu'il véhicule ou non, de son aspect "prémonitoire" ou "nieszchéen", de son discours anticonsumériste à deux balles ou non, révolte d'adolescent prépubère ou drame existentiel, et de son esthétique qui fait rêver quand on pense au budget mis là-dedans (ça se chiffre en million de dollars)... De toute manière, nous sommes bien d'accord : il est interdit de parler de Fight Club, alors...
Simplement, je voudrais bien qu'un type qui s'y connaît, genre Alain Korkos, confirme mon impression. Nous sommes d'accord : Hitchock a utilisé la maison du tableau de Hopper :
Pour son film Psychose :
Or, dans Fight Club, le héros-sans-nom, privé d'appartement, déménage chez son pote dans une sorte de squatt, qui m'a semblé être la copie conforme mais en délabré total de cette même maison. Prête à s'écrouler, infiltrée d'eau par tous les bouts, faite de bric et de broc mais... la même, quoi. Pas de photo disponible sur google images, mais peut-être quelqu'un pourrait-il vérifier ?
Et je parle pas du fait que cette maison, dans Fight Club, est si isolée que les héros peuvent jouer au golf dans la rue. Et ce en pleine ville. Ce qui nous ramène tout droit, là encore, à cette manie d'Hopper de développer l'art du vide au milieu de ce que l'on croit être le plus plein : les Etat-Unis d'Amérique, pays bourré, gorgé, regorgeant, dont Hopper nous dévoile l'envers du décor : très précisément le désert des choses et des êtres.
Bref, je ne pourrai pas voir l'expo d'Hopper qui se tient en ce moment, mais j'ai vu Fight Club. Ouaih, man.