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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 09:26

C'est avec un sentiment de satisfaction sans nuages que je suis allée, hier, chez le coiffeur. Je n'y avais pas pensé, mais ma liseuse est le meilleur atout que j'ai jamais eu pour affronter l'épreuve !

 

Ah oui, peut-être expliquer pourquoi le salon de coiffure est, pour moi, un endroit fort douloureux. Il n'en a pas toujours été ainsi : petite, j'y accompagnais ma mère qui venait, trois ou quatre fois l'an, s'y faire faire une "permanente". J'avais pour mission de regarder comment les coiffeuses plaçaient les bigoudis : et nous tentions, mes soeurs et moi, de reproduire la manoeuvre à la maison...

 

C'était une mission d'importance : je l'accomplissais donc avec fierté, et j'aimais bien le salon de coiffure  :  la moiteur de l'air ambiant, le piquant du parfum des bombes de laque et les cheveux coupés, au sol, comme autant de feuilles d'automne.

 

Mais à l'aube de mes huit ans, ma mère décida que c'en était fini de la corvée quotidienne de démêlage de mes longs cheveux, et j'eus droit à ma première coupe, qui fit surgir le garçon, ou plutôt la copie de mes frères, en moi. Bien dégagée derrière les oreilles, méchée sur le front,  j'étais désormais munie d'une sorte de petit casque brun surmontant les "lunettes sécurité sociale", à la monture plastique, d'un transparent rose qui évoquait à la fois les méduses et les chemises de nuit en pilou.

 

J'en voulus aux coiffeuses, puis au monde entier, mais l'apitoiement sur soi-même ne mène jamais bien loin. Je crois d'ailleurs que, légitime ou non, le sentiment de la laideur physique n'est souvent qu'une couverture. Dans mon cas, c'était une tentative d'explication : si je me disais que j'étais laide, c'était surtout pour excuser "les autres" de ne pas m'aimer... Bref.

 

En tout cas, dès que je fus maîtresse de moi-même,je ne mis plus les pieds, sauf exception, dans les salons de coiffure. Tout m'y était devenu rébarbatif, et d'abord, évidemment, le catastrophique tête-à-tête avec les miroirs. Me contempler pendant plus de cinq minutes était une épreuve ! Et les journaux qui sont mis à la disposition de la clientèle féminine, chez les coiffeurs,  étaient si affligeants, me semblaient constituer une telle insulte à l'intelligence, qu'ils ne pouvaient guère m'être d'un quelconque secours.

 

Le temps passa, évidemment, et j'arrivais tant bien que mal à composer avec moi-même   nous en sommes tous là. Pour échapper aux cheveux blancs, je repris, comme ma mère en son temps, le chemin du salon de coiffure. Mais je prenais  mes précautions, bravant le qu'en dira-t-on et les regards en biais : j'emportais désormais mes propres lectures...

 

Car ce n'était pas trop bien vu de "laisser faire" la coiffeuse sans se plonger dans les miroirs flatteurs,  et je comprenais bien pourquoi : je me démarquais ainsi du mythe commun , à savoir que le salon de coiffure est un endroit dédié, sur cette planète, à une féminité heureuse et tournée vers elle-même, dans un égocentrisme enfin légitimé. Je me souviens d'ailleurs d'un coup de téléphone de Clopin, un jour, me demandant de passer, au sortir du salon, à "Espace Emeraude". Après un instant de silence outré, une des clientes avait fait remarquer que, pour elle, "se faire déranger" ainsi pendant la séance était inenvisageable. Sa pitié à mon égard m'avait amusée - moi qui n'étais dans cet endroit que par pure nécessité, et dans le déplaisir !

 

En tout cas, je dois aller, désormais, très régulièrement au salon de coiffure - je n'y avais pas pensé, mais ma liseuse est absolument parfaite pour cette circonstance. Bien moins visible qu'un livre, ressemblant à une tablette d'où l'on peut suivre les plus imbéciles des médias, elle me planque parfaitement, comme les pots de géranium de Vercors...

 

J'ai donc subi, hier, l'habituelle coloration (le "régé" est le terme convenu), puis le shampoing, la coupe et le "brushing", aussi tranquille que si j'étais dans mon lit : je lisais en douce  le savoureux ouvrage de Boucheron, "l'histoire au conditionnel", et laissais faire les mains adroites qui prenaient soin de ma chevelure...

 

Je crois que je vais avoir du mal, désormais, à quitter ma liseuse : nous sommes faites l'une pour l'autre !

 

29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 11:27

Le grand frère du Clopinou et sa compagne, partis faire le tour du monde, ont eu la gentillesse d'immortaliser le Pays de Combray...  en Nouvelle-Zélande :

maison-de-Bilbo.jpg

 

Tous les amateurs de Tolkien (et ils sont nombreux !) reconnaîtront au premier coup d'oeil la maison de Bilbo le Hobbit, telle qu'elle fut reconstituée pour le tournage du Seigneur des Anneaux. Et voici que le petit Bilbo déclare fièrement, sur sa boîte à lettres, qu'il aime le pays de Marcel, Seigneur de la Métaphore...

 

Un grand merci à l'aventure en short - et voici la photo partie chez Patrice Louis, blogueur proustien à l'origine du Voyage Extraordinaire de l'Autocollant de Combray ! 

27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 15:54

Ca y est : j'ai commencé à apprivoiser le fauve, je veux dire ma liseuse Kobo aura H2O (comme la flotte, dont elle est censée supporter le contact). Cela m'a coûté cependant pas moins de quatre coups de téléphone  à l'assistance FNAC, que j'ai donc testée aussi. Les employés sont d'une patience angélique, tentent de s'exprimer en français du mieux qu'ils le peuvent - malgré leurs accents à couper au couteau, et sont visiblement tenus aux courbettes du style "c'était un plaisir de vous assister", même quand l'échange s'est révélé rugueux....

 

Que pourrais-je conseiller à ceux et celles qui veulent tenter le coup ? Eh bien, de mesurer d'abord leur détermination, car il en faut ! 

 

La mienne était sans faille - car la liseuse est désormais ma seule garantie de poursuite de ma carrière de lectrice. Or, je n'imagine pas une seule seconde un monde sans livres, et je tremblais de devoir recourir aux "livres lus à voix haute" proposés aux mal-voyants.

 

La Kobo, en ce sens, répond parfaitement à mes besoins. Sa luminosité est telle, alliée à une réelle douceur, que les lettres ont enfin arrêté de trembler et de se dérober à mes yeux défaillants. Je me sens, sur ce point, comme une alpiniste tirée d'une crevasse, une nageuse en perdition repêchée in extremis ou une parachutiste dont le mécanisme consent enfin à s'ouvrir, à quelques mètres du sol... Je suis la Boudu sauvée des Mots, en quelque sorte.

 

Ceci dit, tout le reste est pénible. Je passe sur ce que n'importe quel internaute néophyte a dû déjà affronter : un monde inconnu qui ne s'ouvre qu'à l'aide d'un vocabulaire tout aussi inconnu. Malheur à qui les mots "plate-forme de téléchargement, applications, port USB, synchronisation, wi-fi ou code html" ne disent pas grand'chose... Malheur aussi à qui ne maîtrise pas le sabir franco-anglais qui qualifie, par exemple,  de "e-books" les livres numérisés et disponibles sur internet - tout ici sera hérissé de pièges pour lui.

 

Un exemple concret ? Eh bien, si vous voulez inclure dans la bibliothèque de votre liseuse un livre qui n'existe pas au catalogue Kobo  de la FNAC (comme la correspondance de Flaubert), vous pouvez y arriver, si si si.

 

Il vous suffit de télécharger une application (gratuite) qui convertira le livre trouvé sur internet au format accepté par Kobo. Deux logiciels  existent : l'officiel préconisé par la FNAC, lourd, malcommode,qui s'appelle "adobe digital editor" (eh oui, soupir, du sabir... Je vous avais prévenu.) L'autre, que tu trouves en farfouillant sur internet pour savoir si tu es la seule à merder, s'appelle "calibres"  : je ne l'ai pas encore installé, mais ça ne saurait tarder, parce qu'adobe machin, là....Pfff...

 

Ton guide d'utilisation t'explique bien, pas à pas, comment l'installer, MAIS ! Si tu choisis l'option "en français" du site "adobe digital editor", tu ne pourras pas télécharger l'application : l'onglet "téléchargement" n'apparaît que sur l'option "en anglais", celle justement que tes faibles connaissances de la langue de Shakespeare t'avaient fait rejeter. Rigolo, non ?

 

Un peu moins rigolo au bout d'un quart d'heure de recherche, certes...

 

Néanmoins, je tiens à rassurer tout le monde : grâce aux aimables esclaves assistants  aux forts accents étrangers, abondamment sous-payés   par la FNAC et qui n'ont pas le droit, les pauvres, de t'envoyer balader, tu arriveras à configurer ta liseuse et à comprendre comment télécharger les livres (gratuits et/ou payants) que tu souhaites inclure dans ta bibliothèque. Tu auras même un petit pincement de fierté quand, toute seule comme une grande (je déconseille formellement d'inclure le compagnon ou un proche quelconque  dans la configuration du nouveau joujou, c'est un truc à se faire la gueule pendant des jours), tu commenceras à lire "ton premier e-book".

 

Et puis tu découvriras le reste. Le commerce, quoi. Car les inventeurs des liseuses ont une particularité : ils se tamponnent le coquillard de la littérature, à un point rarement égalé. Si la liseuse servait à éplucher les carottes au lieu de permettre l'accès aux livres, ce serait la même. Il s'agit AVANT TOUT de vendre. La finalité de la liseuse ? On s'en fout, vous dis-je... Ainsi, si tu cliques sur une page "Kobo" un peu au hasard, tu seras automatiquement dirigée vers des sites "price-minister" ou autres officines commerciales. Et pour t'allécher, on te propose à tous les coins de rue de t'indiquer "les nouveautés Harlequin", censées être les plus alléchantes marchandises littéraires du moment, à côté de l'inévitable Zemmour (et je sens que ma liseuse ne me permettra pas d'échapper au marketing houellebecquien qui se prépare, soupir.) ou de la garce Valérie T.

 

Ce marketing infernal s'adapte d'ailleurs très rapidement à ta "personnalité de lectrice", via les "livres recommandés". En voilà une jolie trouvaille... Dont, perso, je n'ai que foutre, mais enfin... C'est encore un petit génie qui a bricolé ça. En fonction de tes premiers choix de livres,  "on" (enfin, le robot programmé pour) va t'en proposer d'autres, censés "te correspondre". Ainsi, mes premiers téléchargements de Flaubert ont incité ma liseuse à me proposer de "découvrir la recherche du temps perdu", au prix minime de 14 euros quatre-vingt dix...

 

C'est le prix à payer, semble-t-il, pour accéder à une lecture s'appuyant sur de forts ingénieuses technologies. On te demande d'abdiquer une certaine forme de liberté... Ainsi, les "assistants" insistent lourdement pour connecter ta liseuse à internet via la wi-fi. Les téléchargements seraient raccourcis, l'autonomie de l'appareil serait ainsi mieux mise en valeur,  la capacité de stockage serait plus mieux géniale, etc.

 

Certes. Mais tu aurais alors à affronter ce qui, pour quelqu'un comme moi, est l'horreur absolue : à savoir les claviers tactiles. Les mêmes que ceux des i-phones, i-pad, tablettes et portables que tout un chacun doit absolument posséder, pour être "connecté à son temps", et que tu as toujours refusés, pour la bonne et simple raison que tu as appris la dactylographie "à l'ancienne", sur un clavier azerty muni d'un cache . Ainsi, tu tapes sans regarder tes doigts, ce qu'il est impossible de faire sur les minuscules emplacements tactiles des minuscules écrans. Pour écrire "adobe digital editor" (je ne parle même pas des "oeuvres complètes de Victor Hugo"), je mets environ deux secondes sur mon azerty basique. Je dois par contre, m'y reprendre à dix reprises, tâtonner, me gourer d'emplacement, ne pas trouver les accents, ni les signes typographiques comme les guillemets, les astérisques, les virgules, qui n'existent qu'en "seconde page" , m'embrouiller  et refaire à chaque fois tout le chemin depuis la page d'accueil, sur le clavier "virtuel" et tactile... Résultat : je mets environ vingt à trente fois plus de temps en tactile qu'en dactylographie classique.

 

La solution est bien entendu de refuser (sauf cas d'extrême nécessité) la wi-fi. Ta tablette tactile t'emmènera d'un tapotement ou deux à tes livres,  mais ce sera sur ton ordi de base, à l'aide de ton bon vieux clavier, que tu chercheras , trouveras  et téléchargeras les livres désirés...

 

Clopin, résigné, me trouve bien entendu "inadaptée" (c'est le contraire qui l'eût étonné) : je suis, m'a-t-il expliqué, une sorte de dinosaure égaré au pays des types branchés, smartphonés, tweetés, facebookés, bref "connectés", les seuls qui intéressent la Fnac  en quelque sorte. Ceux qui tapent à toute berzingue, à l'aide de leurs deux seuls pouces préhensibles,  sur le clavier tactile de leur portable...  Si je crois que mon profil peut intéresser un seul fabricant de liseuse, je me fourre le doigt dans l'oeil pire que sur la case tactile d'à côté de la lettre désirée.

 

Moi, je trouve que je fais de la Résistance. Certes, les nouvelles technologies sont absolument fascinantes (ma liseuse va me permettre de transporter l'équivalent de milliers de livres, dans un objet au poids similaire à celui d'un étui à cigarettes), mais je ne plierai pas : je trouverai le moyen de les adapter à ce que je suis. Et non l'inverse, nom de Zeus !!!

 

25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 19:38

J'ai balancé ce message sur un forum qui permet aux acquéreurs de "Kobo" (la mienne est la petite dernière, la KOBO AURA H20) de tenter de s'entraider...

 

Voici :

Bon sang on FRISE LA CRISE DE NERFS à la maison… Tout ça parce que mes yeux fatigués ne me permettent plus de lire facilement la nuit… Alors j’ai eu l’idée géniale de demander au père Noël (c’est-à-dire mon compagnon que nous appellerons “Clopin”) de m’offrir une liseuse.

J’avais discuté à droite à gauche là autour. On m’avait dit d’éviter la liseuse FNAC, qui ne donnait accès qu’au catalogue “Fnac”, contrairement à la liseuse AMAZON qui donne accès à plus de livres (notamment tous les auteurs auto-édités… ah là là).

Oui, mais la KOBO sortait gagnante des tests de consommateurs, notamment au niveau luminosité et confort de lecture

j’ai donc eu une kobo dans mes petits souliers. Le problème, c’est que depuis, je ne les quitte plus, mes souliers, même que j’ai de fort grosses ampoules…

parce que, dans le paquet cadeau RIEN n’indiquait qu’il fallait aller chercher, sur l’ordi, les sites “kobo” -qui pullulent d’ailleurs, on ne sait pas sur quoi cliquer exactement, et après, laborieusement, tenter de comprendre comment ça se passe entre la connection wi-fi, ou la connection par câble, l’installation de logiciels comme “adobe digital édition”, et autres.

Sans rire j’en ai pleuré de rage – tellement on se sent c… et désarmé devant la jungle au sabir franco-américain dans laquelle vous devez avancer, sans machette (ce qui vaut mieux car avec machette, la liseuse y serait passée !!!)

bref j’ai fait le numéro 0800 915 740 – je suis tombée sur “Zakaria” qui a bien senti l’énervement dans ma voix (ça faisait trois heures que je merdais grave, et que je m’engueulais avec Clopin là autour…)

Ca a été un peu mieux MAIS j’ai tout plein de questions du style : on me dit qu’il faut que j’éjecte ma liseuse avant de retirer le câble qui la relie à l’ordi, pour la “synchroniser” avec le “kobo desk” (pfffff….) , et pour ce faire, on m’indique que je dois cliquer sur une icône (un triangle sur un poteau).

Nulle trace de l’icône, ni sur l’ordi, ni sur la liseuse ???

On me dit de télécharger “adobe digital edition”, en suivant un lien, qui me mène bien sur une page “adobe digital edition”, mais où est la barre, ou l’icône, ou l’endroit où il faut cliquer pour télécharge ce p… de b… de logiciel dont je ne sais toujours pas à quoi il sert, sinon à télécharger des livres en PDF – c’est-à-dire tous les livres qui ne sont PAS dans la collec “kobo”…

La galère !!!

A part ça, j’apprécie fortement : qu’on me conseille la bibliothèque Harlequin (!!!), qu’on me dise que “la correspondance de Flaubert, ça n’existe pas” (dixit Zakarie), qu’on me prévienne gentiment qu “il y a des auteurs encore vivants” (!!!!) et qu’on finisse par avouer, les yeux perdus vers l’immense beauté de la technologie virtuelle “qu’une liseuse ça ne sert pas seulement à la littérature”, en reconnaissant “qu’on y connaît pas grand’chose en la matière (la littérature, donc.)

Les bras m’en tombent, je les ramasse et je m’en vais le rappeler demain. En tout cas, merci pour ce forum et merci pour le conseil sur les “e-books”

Bon sang on FRISE LA CRISE DE NERFS à la maison… Tout ça parce que mes yeux fatigués ne me permettent plus de lire facilement la nuit… Alors j’ai eu l’idée géniale de demander au père Noël (c’est-à-dire mon compagnon que nous appellerons “Clopin”) de m’offrir une liseuse.

J’avais discuté à droite à gauche là autour. On m’avait dit d’éviter la liseuse FNAC, qui ne donnait accès qu’au catalogue “Fnac”, contrairement à la liseuse AMAZON qui donne accès à plus de livres (notamment tous les auteurs auto-édités… ah là là).

Oui, mais la KOBO sortait gagnante des tests de consommateurs, notamment au niveau luminosité et confort de lecture

j’ai donc eu une kobo dans mes petits souliers. Le problème, c’est que depuis, je ne les quitte plus, mes souliers, même que j’ai de fort grosses ampoules…

parce que, dans le paquet cadeau RIEN n’indiquait qu’il fallait aller chercher, sur l’ordi, les sites “kobo” -qui pullulent d’ailleurs, on ne sait pas sur quoi cliquer exactement, et après, laborieusement, tenter de comprendre comment ça se passe entre la connection wi-fi, ou la connection par câble, l’installation de logiciels comme “adobe digital édition”, et autres.

Sans rire j’en ai pleuré de rage – tellement on se sent c… et désarmé devant la jungle au sabir franco-américain dans laquelle vous devez avancer, sans machette (ce qui vaut mieux car avec machette, la liseuse y serait passée !!!)

bref j’ai fait le numéro 0800 915 740 – je suis tombée sur “Zakaria” qui a bien senti l’énervement dans ma voix (ça faisait trois heures que je merdais grave, et que je m’engueulais avec Clopin là autour…)

Ca a été un peu mieux MAIS j’ai tout plein de questions du style : on me dit qu’il faut que j’éjecte ma liseuse avant de retirer le câble qui la relie à l’ordi, pour la “synchroniser” avec le “kobo desk” (pfffff….) , et pour ce faire, on m’indique que je dois cliquer sur une icône (un triangle sur un poteau).

Nulle trace de l’icône, ni sur l’ordi, ni sur la liseuse ???

On me dit de télécharger “adobe digital edition”, en suivant un lien, qui me mène bien sur une page “adobe digital edition”, mais où est la barre, ou l’icône, ou l’endroit où il faut cliquer pour télécharge ce p… de b… de logiciel dont je ne sais toujours pas à quoi il sert, sinon à télécharger des livres en PDF – c’est-à-dire tous les livres qui ne sont PAS dans la collec “kobo”…

La galère !!!

A part ça, j’apprécie fortement : qu’on me conseille la bibliothèque Harlequin (!!!), qu’on me dise que “la correspondance de Flaubert, ça n’existe pas” (dixit Zakarie), qu’on me prévienne gentiment qu “il y a des auteurs encore vivants” (!!!!) et qu’on finisse par avouer, les yeux perdus vers l’immense beauté de la technologie virtuelle “qu’une liseuse ça ne sert pas seulement à la littérature”, en reconnaissant “qu’on y connaît pas grand’chose en la matière (la littérature, donc.)

Les bras m’en tombent, je les ramasse et je m’en vais le rappeler demain. En tout cas, merci pour ce forum et merci pour le conseil sur les “e-books”

- See more at: http://blog.bm-valence.fr/index.php/2013/07/toi-aussi-tu-galeres-avec-ta-kobo/#comment-20020
23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 15:44

Et un cadeau de "pré-Noël", un ! Clopin m'a offert ce midi un cadeau inspirant : les "cent titres"  de Clémentine Mélois (dans le four, c'est noël on te dit).

 

Du coup, nous aussi on se lâche...

 

tolstoi.jpg

 

(le premier qui dit que c'est plutôt mince, comme blague, prend la porte. Non mais.)

22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 08:54

* Mouvement constant sur cette planète : le rapetissement. D'impressionnantes et gigantesques palmes  réduites à de modestes  fougères, les mastodontes amenuisés en   simples éléphants, et les  dinosaures devenus, ma foi, peureux lézards... La littérature française ne fait pas exception :  voici qu'après le "colosse" Flaubert, ou le "géant" Dumas, s'avance Michel Houellebecq.

 

** Pour Homère, l'aurore avait  "des doigts de rose". Et le crépuscule,  "des coudées de rosé".

 

*** La méchanceté fait frissonner. Et voilà. J'ai attrapé un rhume.

21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:03

Léonard de Vinci, si j'en crois mes lectures ici ou là (ah ! Boucheron !!!)  n'a jamais livré son travail à son commanditaire. Il a gardé sa Joconde, et l'a trimballée partout avec lui, jusqu'à "mourir sous ses yeux", dans la pièce où elle était accrochée, au Clos Lucé d'Amboise...

 

Flaubert, si j'en crois sa "correspondance", ne supportait pas l'idée que quiconque s'empare de sa Salammbô pour lui prêter des traits - dessins, divagations diverses, adaptations théâtrales - qui auraient dévié de son Aphrodite orientale "à lui" : dans ses lettres,  il se démène, tempête, bref n'arrive pas à se résigner à devoir la partager...

 

Ce qui est pourtant le sort commun, et même est censé être une des motivations, de tout créateur, grand ou petit, se jouant des étoiles ou maniant la gadoue : le partage.  L'oeuvre ne commençant à exister que lorsqu'autrui s'en empare.

 

Longtemps, j'ai adopté cette attitude. J'appelais de mes voeux un lecteur, même  un seul, et qui m'aurait suffi, pardieu, pour "justifier" mes pitoyables peut-être, mais néanmoins résolues tentatives. Et je me refusais à taxer d'égoïsme cette démarche, chancelante peut-être, clopinante sans aucun doute, qui me poussait et me pousse encore à triturer les mots, comme l'enfant triture la pâte à modeler (en un ersatz de quoi, grands dieux !)

 

Et pourtant : il s'agit bien de faire sortir de soi ce qui en est le fondement même. De déposer soigneusement, sur la table de travail, devant soi,  comme autant de petites briques, les éléments de sa propre  appréhension du monde. La sensibilité, l'émotion, la colère ou la résignation, mais réduits à l'expérience toute pratique : autant d'éléments sortis tout chauds de soi, et qu'il convient de considérer avec le froid recul de l'architecte, avant de les combiner.Qu'il en sorte le Taj Mahal ou l'HLM  de la ZUP d'à côté, , ou pire, "l'entre-deux", le petit pavillon de banlieue si commun de nos jours chez les littérateurs, c'est une autre histoire, n'est-ce pas ?

 

En ce sens, on peut parfaitement comprendre le sentiment qui pousse à vouloir échapper à toute perquisition. L'oeuvre devient son "chez-soi", et quiconque la regarde sans tendresse la viole aussi éhontément que le cambrioleur qui va jusqu'à briser la tirelire du petit enfant, pour tenter d'y trouver quelques sous...

 

Et puisque nous sommes toujours devant nous-mêmes comme devant un miroir, autant n'y tolérer qu'un seul reflet : le nôtre.

 

Noli me tangere.

 

Puisque nous sommes.

 

http://www.deezer.com/track/82318506

19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:01

Je suis actuellement en cure de désintoxication de quelques lourdes addictions, les principales étant la République des Livres et attenantes (comme "près, loin", sous-blog assoulinien). 

 

Donc, j'en profite pour remercier chaleuresuement les quelques internautes qui se sont inquiétés  et qui ont eu la gentillesse de m'envoyer un mail à ce sujet : non, je ne suis pas "malade" et oui, je survivrai aux attaques. De plus et malgré le bien que mes amis virtuels pensent de moi, je ne crois pas que mon absence changera grand'chose "là-bas" : les Lucien Bergeret continueront à mener la danse, les érudits égarés à se glisser dans les interstices de la violence verbale à tel point qu'on ne peut parler avec eux,  et l'élitisme a encore de beaux jours devant lui.

 

Mon départ n'appauvrira rien du tout - de toute façon, mes aventures assouliniennes ou edéliennes n'ont fait en réalité que m'endurcir et me changer - et pas vraiment en bien, je le reconnais, car j'ai parfois usé de ma propension à fustiger autrui pour me défendre ou défendre des personnalités elles aussi méprisées, et cela ne se fait pas sans attaquer l'autre , à coup d'arguments certes mais enfin ! Je suis "entrée dans la danse" de la violence verbale, je n'en suis pas plus fière pour cela, à la différence des trolls, voilà tout. Revenir à la douceur sera sans doute le premier bénéfice que je retirerai de mon retrait du cirque !

 

Mes envies de partage et d'échanges, de découvertes et de conversations littéraires ont été tant rebutées, il faut bien le dire, pas des "gardiens du temple", et tant gaussées par les trolls baveux, que je préfère en revenir à cette sorte de solitude qui est la mienne et  n'est pas si pénible que cela, le recul aidant..

 

Que m'auront apportées toutes ces années de vadrouille sur la toile ? Je crois prématuré d'en tirer la leçon, qui sera de toute façon tachée d'amertume, ça c'est vrai. Le retournement d'un "Paul Edel" (qui brûle ce qu'il a adoré, va jusqu'à rompre sa résolution première de modération pour me voir déguerpir au plus vite de son blog, et donc autorise les insultes à mon endroit sur son "Près Loin" qu'il avait pourtant décrété "terre protégée", et ne prend même pas la peine de me dire au revoir) me laisse penser qu'au temps où il m'appréciait, moi et mes petites productions littéraires, sa sincérité était à peu près aussi authentique que le protocole de Sion ! Est-ce donc vraiment si glauque que cela, le monde de la critique littéraire ? 

 

Bah, la vie est ailleurs... Et il doit bien y avoir, dans toute cette histoire qui "finit moche", quelque chose de positif à en tirer.

 

Et puis j'ai l'habitude, nom de zeus. Pourquoi donc le rejet de tout groupe, même informel, à mon endroit, aurait-il cessé sous prétexte de "virtualité" ?Je le sais bien, voyons, que mon compagnon de route  a toujours été  le Doute, que mon manque d'assurance est souvent pris, a contrario, pour de l'arrogance, et que mon chemin longe un ruisseau au petit murmure incessant : celui de la solitude...

17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 10:29

J'ai reçu, en cadeau, le dvd d'un film "culte", rare et confidentiel, qui visiblement a tant marqué ceux qui, à l'époque (en 1980) ont eu la chance de le découvrir  qu'une réédition vient de voir le jour. Il s'agit de "Qui chante là-bas ?" du serbe  Slobodan Sijan.

 

Une simple recherche vous convaincra, j'en suis sûre, de la valeur infinie de ce "petit" film (qui se passe à la veille de l'invasion allemande en Serbie, en 1941) ; la construction en est classique, l'humour omniprésent, la cruauté aussi - il possède un charme fou.

 

Mais si je souhaite en parler sur ce blog, c'est à cause des références que les critiques lui ont associées : Bunuel (pour la satire de la société) ou même Ford (pour le déroulé en "voyage").

 

Or, moi, c'est à une nouvelle de Maupassant que "qui chante là-bas" m'a instantanément renvoyée. Plus précisément "Boule de Suif". Vous vous souvenez ? On est sur fond de guerre de 1870, et dans une vieille "patache", des voyageurs civils ont pris place. Voyageurs "représentatifs" de toute la lâcheté, la veulerie, de la société décrite, et prêts à toutes les comprommissions. Parmi eux, une réprouvée, une "fille de joie" qui sera tour à tour rejetée puis acceptée, suivant leurs besoins, par ses co-voyageurs. Cette "Boule de Suif" se révèle évidemment la seule vraie patriote du petit groupe. Et pourtant, elle devra, pour permettre à ses compagnons de poursuivre leur voyage, se donner aux allemands... Et ne recevra, en guise de remerciements, que le mépris de ceux-là mêmes pour qui elle s'était faite violence...

 

"Qui chante là-bas" possède exactement la même trame dramatique que Boule de Suif, la même cruauté, le même humour - seule la fin est bien plus radicale, nazisme aidant. Il suffit de remplacer la prostituée par deux tsiganes (tout aussi réprouvés !), qui, eux aussi, seront en définitive les pourvoyeurs de légèreté (sublime scène où les voyageurs se mettent à danser sur la musique du musicien tsigane) et les rassembleurs d'humanité...

 

A mon humble avis, Qui chante là-bas possède donc toutes les qualités des chefs d'oeuvre intemporels, et plutôt que de parler de la Chevauchée Fantastique (!?), il conviendrait bien mieux de convoquer Tchekhov... et Maupassant !

 

 

 

14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 10:36

C'est la première, et sans doute la dernière, fois que je reçois des voeux aussi voyageurs : songez que ceux-ci ont traversé la terre entière avant de  me parvenir ce matin, pour me souhaiter un Bon Anniversaire :  de la Nouvelle Zélande à Beaubec la Rosière, ça fait une trotte - mais les paires de poumons qui, gaiement, m'ont soufflé mes bougies (au téléphone) ont "tout donné", de leur aveu même !!!

 

Dans les (à vue de nez) 25000 kilomètres... Et en provenance, au vu des photos que vous pourrez bientôt  découvrir sur "l'aventure en short", d'une sorte de Paradis !

 

Ca fait rêver...

Par contre, je ne sais si c'est à cause de mon anniversaire qu'une fort mystérieuse bouteille de vin "bio" a atterri sur la commode du couloir de l'alcôve. Oh, ce n'est pas la première fois que nous nous grattons la tête pour connaître la provenance de certains objets, apparus  soudainement là où on ne les attendait pas. Certes, Beaubec est plutôt une maison "ouverte", dirons-nous, mais enfin : trouver un beau matin, au beau milieu de la chambre, un grand âne à bascule, en peluche marron, qu'aucun d'entre nous ne connaissait, c'était assez troublant... (en fait, c'était notre ami-voisin-copropriétaire qui, jouant le même rôle que le Capitaine Nemo dans l'île mystérieuse, l'avait déposé nuitamment....).

 

La bouteille de vin garde son secret. Je suppute cependant qu'elle n'a pas forcément de rapport avec mes (si nombreuses...) bougies : il me semble qu'elle aurait été, dans ce cas, déposée sur la table de la cuisine. Je propose donc qu'on ne la boive qu'après sa complète identification...

 

Et si je parle du capitaine Nemo, c'est que ces mystérieux objets que, de temps en temps, on découvre ici ou là dans la maison sont tout aussi bienveillants que l'aspirine ou la boîte à outils offerte par l'invisible capitaine aux naufragés. Beaubec serait-elle, elle aussi, une sorte d'île sous le vent ???

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