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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 09:21

 

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1979, 1986, 2011...

 

Le problème n'est plus "SI", ni "POURQUOI", ni "COMMENT".

 

Mais "QUAND" et "OU".

 

Et, accessoirement bien sûr, combien.

 

Combien sommes-nous prêts à payer , en dégâts, en répercussions plus ou moins longues, en victimes,  en cancers, en malformations de foetus, en pollution de notre terre, de notre air, de notre vie, combien devrons-nous payer, avant de comprendre ce que, réellement,  l'énergie nucléaire nous coûte ? 

 

11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:50

Clopin m' a envoyé un article publié sur rue 89 qui dit précisément l'inverse de la recette de la pastèque, publiée ici même .

 

Bon, j'ai quand même remarqué (je ne peux pas m'en empêcher, je suis chiante là-dessus) que l'article est mal rédigé. L'auteur affirme, sans démontrer, sans expliciter sa pensée. Pire encore : après avoir passé trois paragraphes à tenter de nous convaincre des vertus de l'abstention, le voilà qui, dans un ultime sursaut, s'avoue "prêt à aller voter", sous conditions (5 conditions avancées). 

 

Néanmoins, cette position tranchée a le mérite de faire débat. Aussi, vais-je débattre. Point à point, si je le peux. 

Parce qu'en y réfléchissant, la position de l'auteur de l'article est-elle si irréconciliable de celle de la pastèque ?

 

Regardons-y de plus près.

 

Argument 1 : "il faut s'abstenir parce que le vote utile servirait Marine le Pen".

Décryptons. Le vote utile, c'est voter PS, tout simplement. L'auteur nous dit que si toute la gauche, toutes les gauches, votent PS au premier tour, cela aurait pour effet d'exacerber les électeurs de droite, qui du coup rallieraient tous les partisans de Le Pen. Le vote au second tour deviendrait alors un duel candidat du PS/Marine Le Pen, ce qui, évidemment, conforterait la position de cette dernière. 

C'est un scénario qui se tient, mais ce n'est qu'un scénario. Parce que perso je ne sais pas ce qui se passe dans la tête des électeurs de droite : je n'en suis pas. Certains d'entre eux ont d'ores et déjà déclaré que dans ce cas de figure, ils préféreraient voter PS - renvoyant l'ascenseur de 2002, en quelque sorte. 

De plus, comme le cas de figure s'est déjà produit, à savoir la présence du FN au second tour, je ne sais si cette présence possible du FN au second tour conforte beaucoup un parti qui ne fait que se renforcer, élections ou pas.

Argument  2 : "il faut s'abstenir parce que le PS ou l'UMP, c'est du pareil au même, et que l'UMP utilise les arguments du FN"

Un logicien ironique pourrait remarquer qu'en suivant l'auteur, on en arrive à une égalité PS = FN qui semble peu crédible. 

Mais je préfère lui demander ce qui se passerait après l'élection, si l'UMP ou le FN la remportait (et l'abstention au premier tour de tous les électeurs de gauche non socialistes peut mathématiquement conduire à un second tour UMP contre FN), en cas de n'importe quel conflit social. La CGT PEUT, me semble-t-il, aller négocier avec le PS; elle ne peut rien contre l'UMP ou le FN, sinon fermer sa gueule. Cette petite différence est à prendre en compte, me semble-t-il.

Mais sur le fond, notre auteur a raison. Moi aussi, je trouve que le PS a sensiblement les mêmes positions que la droite traditionnelle, voir dans la recette de la pastèque le couplet sur l'adhésion au nucléaire, au capitalisme, la soumission à l'ordre du monde, etc. 

Sauf que, qui peut assurer qu'une abstention massive dès le premier tour va amener le PS a être plus de gauche ? Ne pourrait-on rétorquer "s'abstenir, c'est ôter la gauche dans son ensemble d'une possibilité d'accéder au pouvoir". Ce qui est cher payer l'exécration naturelle que l'auteur de l'article voue, avec raison certes mais, au parti socialiste. Enfin, moi je trouve que c'est cher payer...

 

Petit argument 3 de détail : "s'abstenir, ce n'est pas ignorer la conquête que représente le  droit de vote, c'est s'en servir"

 

Ben le jour où tu verras un électeur du Front National "se servir" ainsi de l'abstention, tu me préviendras, camarade. Parce que le FN, qui est anti-démocratique comme tous les partis fascistes, se sert, lui, de la démocratie, en utilisant justement le bulletin de vote. Et que les démocrates n'ont que cette seule arme à leur disposition (à moins d'attendre que le fascisme soit au pouvoir, puis déclencher une guerre civile, et risquer de la perdre, voir l'Espagne nom de zeus). 

 

dernier argument, massue : "il faut s'abstenir parce que si on vote PS dès le premier tour, celui-ci va gagner les élections au second, soit contre l'UMP soit contre le FN, et qu'après il ne se sentira plus pisser". 

avec un petit corollaire en soubresaut : "mais on pourrait aller voter en posant 5 conditions". L'auteur ne nous aide pas, là. Si on peut aller voter, on ne s'abstient pas... L'auteur voudrait-il dire qu'on pourrait faire comme si de rien n'était, je veux dire comme s'il n'y avait pas de risque réel de voir le FN au second tour, et voter comme on l'a toujours fait, au premier tour suivant nos convictions, au second suivant notre intérêt de gauche, à savoir PS ? Mais c'est justement cette stratégie qui s'est révélée catastrophique en 2002. La multiplication des petits partis de gauche, l'éparpillement des voix de Taubira à Jospin... On refait la même, c'est ça ? 

 

CEPENDANT, CEPENDANT... Nos positions sont-elles aussi opposées que ça ? Moi, pastèque, je suis effectivement prête à voter PS au premier tour, pour contrer le danger d'un second tour UMP/FN. Mais pas sans garanties, nom d'Odin. 

Et l'abstention permettrait peut-être de les obtenir, ces garanties. 

Il suffirait que tous les partis de gauche se mettent d'accord sur la stratégie, et AILLENT VOIR LE PS. Le discours serait le suivant : SOIT TOI, O PARTI SOCIALISTE DE MON COEUR, TU PRENDS L'ENGAGEMENT FORMEL DE RESPECTER NOS CONVICTIONS, EN REPARTISSANT LES ROLES DU FUTUR GOUVERNEMENT DE MANIERE PROPORTIONNELLE ET DEMOCRATIQUE SUIVANT LA REPRESENTATIVITE DE CHACUN, EN ORGANISANT DE GRANDS DEBATS SOCIETAUX PAR VOIE DE REFERENDUM SUR LES VRAIES QUESTIONS QUE NOUS NOUS POSONS, SOIT NOUS NOUS ABSTENONS TOUS...

Ca aurait le mérite de mettre le PS en face de ses responsabilités... Et, s'il cède et s'engage sur la voie du "à chacun son mérite", ça aurait comme second  mérite de permettre de remporter les élections. Ce qui n'est pas rien... En face de ça, la présence ou non de LE PEN au second tour devient anecdotique.

 

MAIS EN TOUT CAS, là où je rejoins tout dret  le camp des abstentionnistes, c'est dans l'hypothèse où le PS n'est pas au second tour. Là oui, je fais autre chose ce jour là que de décider lequel des deux, UMP ou FN va continuer l'enculade subie toutes ces dernières années.  Parce que je ne sais pas vous, mais moi, j'ai déjà sacrément mal au cul.

 

(cet article mérite-t-il vraiment une quelconque illustration, musicale ou visuelle ? Bof.)

 

10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:44

Je voudrais revenir, tout en lui souhaitant la bienvenue ici, au commentaire de "Talweg" posté hier sur ce blog, et dont voici un extrait :

 

"Bonjour

 

 (...) Curiosité. Je suis assez surpris du fait que vous ne fassiez pas de hiérarchie entre petits et gros tourments, mais après tout je me dis que moi itou, je fais pas trop le tri. Si je vais mal, je vois par un prisme pessimiste. Quand même, nous tous, nous sommes de sacrés égotistes (...)"

 

Si je suis bien entendu d'accord avec la conclusion de Talweg, je suis fort étonnée... de son étonnement. Parce que, dans l'article auquel il fait référence, j'avais justement eu l'impression de hiérarchiser mes "petits et gros tourments", de ne même faire que cela ! Or, Talweg a lu, en toute sincérité, exactement l'inverse...

 

Bien entendu, je me garderai de trancher entre sa lecture et ce que je croyais avoir dit : ma maladresse et mon manque de clarté expliquent certainement la différence !

 

Mais du coup, je me rends compte de l'abîme qui existe parfois entre ce que vous dites, ou ce que vous voulez dire, et ce que les autres entendent.

 

Et moi la première, je commets parfois des contresens faramineux. Cependant, si j'y réfléchis, c'est surtout que personne ne parle vraiment de la même chose. Chez Paul Edel, par exemple, on s'empoigne parfois vigoureusement sur l'interprétation de textes classiques, dont les auteurs ne peuvent plus être interrogés depuis belle lurette. Là, on ne peut incriminer une mauvaise lecture, trop lapidaire. Les lecteurs mettent l'application nécessaire pour comprendre au moins le sens général d'un texte. Et il ne s'agit pas de mauvaise intention, comme certains qui font exprès de ne pas comprendre un texte, pour mieux en discréditer l'auteur.

 

Il me semble qu'il ne reste qu'à s'interroger, s'étonner, voire s'émerveiller devant la mystérieuse diversité de l'acte de lire. Et l'accepter. Après tout, quand vous croyez que votre lecteur ressemble à ceci :

 

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c'est-à-dire qu'une jeune fille sage et posée parcoure calmement votre prose, peut-être vous trompez-vous complètement, et vous adressez-vous à quelqu'un comme ceci :

 

 

 

 

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C'est-à-dire à quelqu'un qui cherche chez vous, tout bonnement, comme des recettes de sorcellerie...

 

Bah, de toute manière, sorcellerie, enchantement ou mystère, j'accepte d'être lue, du moment que je reste la reine du sabbat  ! (et voici encore une musique "rare", rien que pour Talweg, puisqu'il me dit les aimer...)

 

 

10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 07:39

Les comptes de Jim sont si embrouillés que son frère/curateur a bien du mal à s'y retrouver. Il ne sait en fait qu'une chose : à cause de la maladie, qui a conduit Jim au gaspillage et à l'incurie, les caisses sont vides.

 

Et je m'aperçois que Jim finit pauvre comme Job. 

 

Coïncidence ?

 

(pour de vrai, la situation n'est pas aussi catastrophique que ça. Mais la comparaison de l'état de la maison de Jim et du tas de fumier se tient, elle, hélas !)

 

 

 

Published by clopine - dans Vies de Jim
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:33

Ce matin, j'ai accompagné Clopin pour la dernière scène de son  film documentaire  (qui sort le 9 avril, si vous ne vous en souvenez pas, nous si !)  "la Bergère et l'Orchidée". Le dernier plan doit en effet être pris du haut d'un parapente (motorisé, ce qui permet son décollage en plein champ), et la météo brayonne, plus quelques autres menues activités, ne nous a toujours pas permis de le tourner, ce fichu plan. 

Je me suis donc retrouvée au beau milieu d'un champ, en plein vent... Ca piquait si fort la figure que les poils blancs de la barbe naissante de Clopin en était retroussés, comme un jupon par une femme coquette du siècle antepénultième ! Et le ciel roulait ses nuages gris comme une autoroute fait défiler ses poids lourds, sans cesse, buté et vaguement menaçant.

On ne pouvait certes oublier l'étymologie du mois de mars, guerrière et implacable.

Pas question de tourner, évidemment. Le copain qui va faire le plan doit attendre un vent de moins de 15 km/heure : nous en étions à des rafales de 35, ce matin ! Nous sommes rentrés au chaud, certes, mais depuis je frissonne. ON dirait que mars est rentré avec nous - et qu'il couve de sombres projets me concernant.

 

Pour me distraire, je suis donc allée  faire un tour chez Assouline, comme on va prendre un petit café sur le zinc, habitude quotidienne que l'on croit inoffensive... Eh bien, là aussi, je vous le donne en mille : mars attaque ! 

 

Du coup, j'ai baissé les bras. Puisque règne, autour de moi, une ambiance guerrière et rafarîchie, j'y ai succombé moi aussi. Mais comme le 8 mars n'était qu'hier, et que j'ai besoin de me réchauffer, j'ai andalousé et féminisé un peu mon mois de mars à moi.

`

 

 

(ça permet de réchauffer un peu l'ambiance, pas vrai ?)

8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 11:30

Les mauvaises nouvelles s'accumulent : la folie meurtrière de Khadafi qui imbibe de sang la terre de son peuple, la confiscation de la révolte égyptienne au profit des hommes, tout ce monde de feu - et l'espoir qui était né sur les terres arabes, et qui devient comme une lumière clignotante, prête de s'éteindre...

Comme si le tout, le général, déteignait sur le particulier, je ne reçois pas non plus de très bonnes nouvelles de Jim, et les choses, autour de lui, me semblent bouger à la vitesse d'un escargot au pied entorsé.  Toujours pas de traitement mis en place, toujours pas de réelle prise en charge financière, toujours pas de suivi journalier, toujours pas de repas réguliers, l'avenir à long ou moyen terme toujours pas organisé,  et aucune amélioration à attendre. 

 

Le feu, le sang, la maladie, la vieillesse qui m'appelle : les quelques jonquilles de mon jardin, qui s'obstinent à relever avec grâce leur tête ovalée, prête à l'éclosion, ne peuvent hélas pas lutter contre les ombres de ce presque printemps, si menaçant, si triste... Et les espoirs, aussi fragiles que mes jonquilles, peuvent comme elles mourir prématurément

 

 

Et je me plains aussi, égoïstement, de mes petits déboires ! Quelle  mauvaise grâce, quel mauvais goût, de   faire état ici de ma petite défaite personnelle du jour : ce concours que je viens de perdre, alors que j'aurais juré, pourtant, avoir rempli le cahier des charges prescrit,  devant les examinateurs, et qu'il m'avait coûté tant d'efforts... Mais c'est ainsi... Comme je suis en plus en congé disons sabbatique mais surtout  "diplomatique", que j'espère pouvoir prolonger de six mois, j'ai et aurai tout le temps de ressasser, de remâcher mes défaites... Même en les relativisant. 

 

IL me reste mes vieux remèdes, ceux qui ne me quittent jamais : les livres. Curieusement, c'est celui d'Assouline "Vies de Job", qui me semble le plus approprié en ce moment. N'est-il pas, in fine, un démenti du cri de Brennus : "Malheur aux vaincus" ? 

 

Et puis j'ai la chance, malgré mes déboires professionnels, d'être cependant quelqu'un d'occupé. Il y a plusieurs sortes de travail, et si mon boulot alimentaire, celui qui me fait vivre physiquement, remplit mon frigo et m'autorise mes loisirs, emprisonne dans le même temps mes espoirs et ma vie,  ma tête peut toujours s'évader, elle...

 

Allons, écoutons plutôt une de mes "musiques rares"  : j'appelle ainsi des musiques qui me sont, à un titre ou à un autre, strictement personnelles. Que je ne dois à aucun autre intermédiaire que celui de mon goût propre. Et dont je me fiche bien de connaître la "valeur" intrinsèque, ou l'estime dont elles peuvent jouir, ou non. Consolation du vaincu : ne pas être monté bien haut, certes, mais tout seul ! 

 

(et continuons à clopiner, de Trilport à Fulblaines s'il le faut..) 

 

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 08:32

Alors, voilà. 

 

 

 

Vous prenez tous ceux qui n'en peuvent plus de Sarkozy (ça fait du monde), et tous ceux qui ne pourront jamais tolérer un parti comme le F Haine au pouvoir. Ce ne sont pas forcément les mêmes., mais disons que cela peut représenter une population, qu'on qualifiera "de gauche".

 

Là-dedans, vous commencez à trier comme pour les lentilles. Sauf qu'il y a de grosses lentilles, genre le parti socialiste assis sur ses 20-25 %, et de toutes petites lentilles, genre une pastèque beaubecoise, assise sur elle-même. 

 

 

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Bon, alors, toutes les lentilles se mettent d'accord. Elles vont toutes voter pour la plus grosse d'entre elles (c'est-à-dire le PS) au premier tour. Pourquoi donc ? Pour éviter de se retrouver, au second, face à un choix genre la charybde UMP et le sylla FN. Que ceux qui haussent les épaules à cette perspective regardent attentivement le fond des paumes de leur main. Il reste un peu de Chirac dedans, non ? Et on a beau essuyer, ça ne part pas, ce souvenir-là... Bref. 

 

Ah mais, c'est que ça va bouillonner : pas question de voter PS au premier tour, alors que je suis Vert, du NPA, du Parti Communiste, de Lutte Ouvrière, des Radicaux de Gauche, de la Fourchette à Froite et du Couteau à Gauche, etc. Parce que, si je fais ça, où elles vont mes idées, hein ? Et puis après, quand ce sera Strauss Khan ou Royal ou Aubry, i vont continuer à se fout" de ma gueule les socialistes, l'ont déjà fait hein... Et puis tenez. Sur chaque grand débat, i font exactement ce que la droite fait : i soutiennent le nucléaire, et d'Hun. I ne remettent pas en cause l'économie libérale, et de Deux. I s'arangent très bien de l'état du monde en général, et de la santé des petits dictateurs, et de Troy ! Alors, voter pour ça, et au premier tour ?

 

Ben ouais, faut quand même voter pour ça. Mais avec des garanties, hein. Faut aller les voir et leur dire : "ok, on vous confie notre sort jsquu'aux urnes. Mais après, vous répartirez, dans votre gouvernement, bien démocratiquement, les pouvoirs en fonction des scores que les uns et les autres auront fait."

 

Vous allez me regarder avec des yeux ronds : "quels scores, si on vote tous PS au premier tour ?"

 

Ben faut juste organiser un premier scrutin officieux, où chaque parti et ses sympathisants s'expriment. Un truc sur internet. Moi, par exemple, je vais voter pour les pastèques. ca va être comptabilisé comme ça, à tel endroit du net, géré et contrôlé par une équipe multipartite genre "les forces de gauche". Et puis, le jour J, je vais mettre mon bulletin dans l'urne, pour STRAUSS AUBRY ROYAL je m'en fous (de toute manière, c'est bonnet rose - rose bonnet), en sachant qu'à la fin, on saura combien pour le NPA, combien pour LO, combien pour le PC etc. Et les socialistes ont intérêt à s'en souvenir, quand ils composeront leur gouvernement...

 

Ca a l'avantage d'être démocratique. 

Quant au grandes questions nationales, sans les brusquer hein, ce sont de petites choses fragiles les socialistes,  pour ne pas bloquer la machine électorale, on leur demande juste de s'engager à faire des consultations nationales. Pour ou contre le nucléaire, tenez (au hasard Balthazard).

 

A ces deux conditions-là : un recensement des tendances exprimées en nombre de votes et retraduit dans la composition du gouvernement, un engagement à poser des grands débats nationaux sur les questions existentielles de notre société, (genre passer à la 6è république tenez) ben moi je dis banco pour voter ps dès le premier tour. Bon, je préfèrerai Aubry à l'autre gros pépère, là. Mais en vrai ça n'a que peu d'importance. L'important, c'est qu'en face, ça ne fasse pas le poids...

 

Et que ceux qui puent dans leur tête ne s'approchent pas du pouvoir à plus de 500 km...

 

Alors, qu'en dites-vous de la recette de la pastèque ? 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 07:35

Sur le blog d'Eric Chevillard, ce matin, j'apprends que ce serait Beigbeder l'auteur du torchon (celui dont duquel ). Bon, perso j'aurais cru plutôt à Alexandre Jardin, puisque Chevillard poursuit ce dernier de son exécration, mais de toute manière, ça ne résout pas ma curiosité : comment le sait-il, que c'est Beigbeder, puisque l'article n'est pas signé ? Tout petit mystère, mais il doit bien y avoir une preuve, non ? 

6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:36

Je repense à ceci :

 

 

 

Vieille recette qui, aujourd'hui,  sans aucun doute, nous a amenés à  cela  !

 

Mais, une fois le grincement de dents passé, il faut réfléchir, pas vrai ? Se tâter un peu, ne pas rentrer dans le ping-pong tradionnel en pareil cas  (du Ps à  la droite, une-eux, en choeur   : "c'est pas moi, m'sieur, c'est  la faute à...") mais peut-être trouver un truc pour éviter "ça".

"Ca" : la débâcle de ce qui fut, à un moment donné, le "peuple de gauche". Parce que, même si on sait que la France se répartit à peu près équitablement entre les idéalistes, ceux qui se battent pour des idées, disons "la gauche", et les pragmatiques, ceux qui se battent pour leurs intérêts, disons "la droite", avec un chouïa d'électeurs en plus pour les seconds, disons 48/52 grosso modo,  n'empêche que dans l'histoire, les premiers ont parfois gagné. Pas souvent, hein. En 36, grâce au "Front Populaire", en 81, grâce au "Programme Commun". 

 

Les deux fois, c'est grâce à l'union qu'on a bouté les connards hors des urnes.

 

Oh, j'entends d'ici mes potes anars, qui pointeront du doigt le système, et iront pisser dans les urnes plutôt que de glisser quoi que ce soit dedans. Bien sûr que je n'ai rien oublié, et surtout pas l'odeur de la vaseline avec laquelle le PS nous a si longtemps entubés, (pour ne pas dire autre chose). N'empêche.

 

Si le second tour des élections présidentielles se réduit à choisir entre Sarko et le Front National,  bien entendu je ne ferais pas la même bêtise qu'avant-hier. Je ne ferais pas partie des 82 % de petits soldats montant au chemin des Dames, dussent-elles s'appeler Marine. Mais JUSTEMENT.

 

Comme perso, j'aime pas ça, les cauchemars, alors faudrait peut-être se réveiller avant, les gars...

 

Donc, durant l'insomnie de mes profondes nuits, j'en appelle à la seule chose sensée à faire dans ce putain de pays : se rassembler tous autant que nous sommes. 

 

J'en entends déjà qui ricanent, du NPA à Bové en passant par Ségolène Royal, et d'autres qui se frottent les mains. Et je sens qu'on va m'apostropher : "Dis, toi, la Pastèque (*), t'as LA solution, bien sûr ? Tu vas convaincre la France entière, du haut de ton petit overblog minable ? Va donc t'occuper de servir le thé à tes écrivaillons de la haute, là, n'oublie pas les madeleines et laisse causer ceux qui savent. Et rappelle-toi que tu n'as même pas pu tenir un an  à la Fédé Anar, alors, question engagement politique ma vieille tu repasseras..."

 

Bon, n'empêche que je me dis qu'il y a comme une stratégie à adopter. J'ai pensé à un truc, ça va paraître con, mais c'est une idée de pastèque, et les pastèques aussi ont droit au débat, non ? 

Et comme, personnellement, je ne suis pas rassurée non plus...

 

(bon, là, je dois y aller, mais promis, je reviens dès que possible pour vous narrer par le menu la RECETTE INFAILLIBLE DE LA PASTEQUE pour barrer le chemin de l'Elysée à qui que ce soit qui pue dans sa tête (voir la liste à l'UMP, au FN et autres groupuscules pré-fascistes...) 

 

Clopine 

 

(*) : ah oui, les "Pastèques" sont ces gens qui me ressemblent le plus, j'en ai bien peur. Verts dehors, rouges dedans. J'ajoute que je suis tout à fait capable de daltonisme, s'il le faut, hein, et d'inverser les couleurs...

4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:53

 

J'ai longtemps cherché à quel registre exact il fallait rattacher Eric Chevillard. On pense à l'Oulipo, tout de suite, on a tort. Ce n'est pas encore ça, Chevillard ne joue pas avec les mots ou les contraintes mais avec la réalité. On pense aussi à l'absurde, à Beckett, par exemple - mais non, les personnages de Chevillard (ceux de Choir ou Dino Egger, ou bien l'odieux Nisard) sont totalement évanescents, voire morts depuis bien longtemps, contrairement aux héros de Beckett, qui sont eux d'authentiques constructions littéraires...

 

Bon, alors, Chevillard... ?

 

Eh bien, hier, regardant Arte qui nous balance des "fashion weeks" à tout va (reportages sur l'envers du décors des défilés de haute-couture), il y a eu deux ou trois créations qui m'ont fait penser à Chevillard. Ne vous récriez pas : le monde de luxe, de futilité et de gaspillage insensé d'argent n'a effectivement pas grand'chose à voir avec l'univers paisible, familial voire provincial d'Eric Chevillard. Ce que je veux dire est que le mode de création de certains de ces grands couturiers, fait tout entier de rapprochements sémantiques incongrus, de poursuite jusqu'à l'ultime d'une simple idée, et d'une vision de la réalité disons créative à l'extrême, me fait penser fortement à l 'art de Chevillard.

 

Tenez, vous connaissez tous Sonya Rykiel, et sa tignasse de lionne rouquine et touffue :

 

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Eh bien, voici la robe-hommage qu'un certain Martin Margiela lui a confectionnée :

 

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Perso, hors de tout le milieu bling-bling dans lequel ça se passe, ça me ravit. Et il me semble que Chevillard appréhende la réalité en la déclinant ainsi : des notations comme :

"L’échelle fait de moi un oiseau en cage."

"Tu n’as pas honte d’ouvrir ton parapluie alors que tant d’hommes ont soif ?"

"Post-coïtum animal papa."

"Oui, c’est une vilaine tâche. Mais commence donc par effacer cet accent circonflexe."

 

relèvent de la même posture en face du monde. Un humour au-delà des apparences, qui fait semblant de s'y coller, pour mieux en souligner les absurdités...

 

Heureusement, les livres de Chevillard sont moins chers que les robes de Gaultier, dites donc. Mais peut-être sont-ils réservés à un public finalement aussi restreint que celui du commerce de luxe, et qui doit faire preuve d'une ouverture d'esprit aussi large que le porte-monnaie  apparemment sans fond  des grands de ce monde ? (dans ce cas, je consens et suis fière d'en être !)

 

 

 


 

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