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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:53

 Comment font les autres pour arriver à tout cumuler ? Perso, je n'y arrive pas. la preuve : je n'ouvre même plus ce blog, et j'ai omis de répondre à Miette, qui avait pourtant parfaitement raison : mon dernier message était sibyllin, voire décousu. C'est que le rythme s'accélère en vue du prochain départ en vacances.

 

Pire encore : cela fait désormais quatre jours que je n'ai pas goûté, comme on trempe une tartine de pain beurrée de miel dans son bol d'earl grey, aux aphorismes quotidiens d'Eric Chevillard. Je ne parle même pas du blog de Paul Edel, j'ai dû le survoler une demie-minute volée à mes fourneaux et autres menues occupations ces quinze derniers jours, ni de celui de Pierre Assouline, qui en plus est devenu la fête à Neuneu, avec son éternel retour de bugs.

 

Pour abréger, disons que j'y pense, et puis j'oublie.

 

Tentons donc de rattraper notre retard, et de continuer cette sorte de journal littéraire qu'est ce blogounet clopinien !  Le livre dont je parlais, Miette,  pour lui préférer l'oeuvre Onfraysienne, est de Richard David Precht, s'appelle "qui suis-je et si je suis combien ?", est un de ces "'manuels de philo" allégés et souriants qui paraissent à intervalles réguliers (le "Monde de Sophie" en fut un, par exemple), et ont pour modeste prétention de frotter d'un peu de philosophie le quidam ordinaire, comme on frotte le gigot d'ail, sans trop pénétrer quoi. 

 

Bon, ça, c'est fait.

 

Reste... tout le reste : la fête de l'âne des Marais, dont je n''ai rien dit, ou si peu, alors que j'ai des reproches sérieux à lui faire - mais j'ai appris que le Maire-Organisateur avait payé d'un infarctus le stress de la journée, aussi vais-je m'obliger à l'indulgence et au silence, ce qui m'arrange un peu.

 

IL y eut aussi, Grand Moment, le séjour de ma soeur aînée, de son "ex-et-re"  mari et de leurs hôtes slovaques - ma soeur est une sorte de tornade, que dis-je ? Un maëlstrom d'activités et d'émotions l'entoure sans arrêt, et du coup moi aussi je tourbillonne  en tentant d'attraper sa main... C'est trop compliqué de raconter tout ceci, et puis cela met en cause d'autres personnes, aussi vais-je prudemment me taire là aussi. Juste dire que les slovaques ne connaissent pas forcément leur hymne national (! ) et expriment spontanément, au grand malaise de Clopin et de moi-même, un antisémitisme sidérant, naïf et aux préjugés tellement stupides qu'on croirait entendre les héros du film BoratAu fait, c'est comment, l'hymne slovaque ? (bon, d'accord, ça vaut pas tripette, mais c'est le lot commun des hymnes, non ?) 

 

Il y eut enfin une de ces journées rares, lisse et émouvante comme un galet rond de Dieppe, au moment où la mer, l'ayant léché, se retire et le laisse encore humide. Pourtant, question humidité, on pouvait craindre le pire - mais dès midi, au couvert des bois, assis à une vraie table devant de vraies assiettes, et surplombant un magnifique panorama de collines, de cultures et de bois, nous avons tous su que la partie était gagnée : l'excursion serait une réussite...

 

Je parle bien entendu de la randonnée organisée par Trésors de Jardin, qui, cette fois-ci, non contente d'être pédestre et gastronomique, a également été placée sous le signe de la littérature. Pour faire une surprise à mes amis Xavier et Sarah, après avoir sélectionné des textes faisant l'éloge de la marche et de la botanique, j'avais engagé deux apprentis-comédiens du Conservatoire dramatique de Rouen, Gaëlle et Edouard, chargés de lire les textes. Ca a failli ne pas se faire, à cause du côté "dramatique" du Conservatoire : en deux mails, pas plus, j'ai réussi à m'engueuler copieusement avec leur professeur, Monsieur Attias, et à l'envoyer aux pelotes, lui, sa rigueur professionnelle et ses droits et devoirs de conventions collectives. Heureusement, le jeune Edouard m'a rappelée, et nous avons fini par faire affaire. Heureusement, dis-je, car grâce à leurs jeunes voix bien placées et leur bonne volonté, la lecture des textes a, me semble-t-il, apporté un vrai "plus" à la journée. A en croire les sourires des participants, et leur promesse de se revoir à la prochaine, il semble tout au moins que la littérature (et c'en était "de la vraie", hein, de Rousseau à Réda en passant par Rimbaud et Proust, je n'avais pas ménagé les auditeurs... ni les jeunes comédiens...) n'ait en rien gâté cette si jolie journée. Le repas - bourrache et vin de mai, tarte SUBLIME au sureau, fromage "ker bray" si onctueux que l'étiquette vous indique pudiquement un "degré inconnu de matière grasse",- était un pur bonheur. Rien que regarder les plats.... aaahhhh !

 

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La particularité de Xavier et Sarah (cette dernière ressemble étonnamment à la Jean Seberg d'à bout de souffle), couple de jeunes trentenaires pourvu d'enfants, est d'arriver, je ne sais comment, à mélanger les âges, les sexes, les milieux sociaux ou professionnels les plus différents possibles, sous la bannière de la promenade et de la botanique, de touiller le tout et, comme par magie, de "faire prendre la mayonnaise". Bon, on peut remarquer que la majorité des participants n'aiment guère le régime politique actuel, et que, parmi les promeneurs, certains sont "extrêmes" et d'autres bien plus modérés. Mais à voir tout ce monde, un verre en main, étendu sur l'herbette et écoutant les phrases d'auteurs passés et présents, on en ressort tout content. Etait-ce parce que j'étais plus impliquée que les autres fois ? En tout cas, j'ai trouvé la journée délicieuse, toute en douceur, et nos pas, les nôtres et ceux de Lulu l'âne, en étaient tout légers... C'en était même un peu magique, et s'il y avait eu de la musique, elle aurait eu la douceur et l'innocente malice de la danse de la fée Dragée !

 

 

 

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Rien que pour vous, ô visiteurs curieux, je vous joins la couverture du  petit livret regroupant les textes lus ce jour-là. Nous avons commencé par du Jacques Barozzi, fort approprié à la circonstance, non ? (mais pour lire tous les extraits choisis, il vous  faudra aller sur le site de Trésors de Jardin !)


Couv rando

 

 

Vivement la prochaine...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 08:21

S'il est si facile de découvrir les secrets de Polichinelle, c'est qu'ils sont toujours rangés au même endroit : dans le tiroir...

 

Voici qu'on me présente fièrement des petites filles, que l'on me dit modèles - mais bizarrement, je ne vois, devant moi,  que des petites filles modelées. 

 

Je lis un livre de philosophie traduit de l'allemand, gros succès là-bas, auteur jeune, beau, élégant, n'hésitant pas à parler science. Le livre épais est cependant léger comme une plume, et sa provocation est aussi lisse que le visage régulier de son auteur...  Il règle son compte à Freud en un chapitre, 14 pages exactement, et brusquement, je trouve Michel Onfray un peu verbeux, plus très jeune, à l'embonpoint naissant, re-dondant... Mais voyez comme je suis faite, hélas :  c'est pourtant lui que je préfère.

 


 

 

 

 

 

 

16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 09:18

Ca y est, les pieds me démangent : j'ai envie de partir "là-bas", et cette envie enveloppe mon quotidien de son appel  de la forêt (ô Jack London ), avec ses lacs, ses  canoës, ses cris de caribous  ou  ceux des baleines. Ca va être gigantesque.. ! youpee yeah !

 

D'ailleurs, je prépare activement mes affaires. (bon, le doudou-âne, je ne l'emporterai peut-être pas...)

 

 

 

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Mais pour l'instant, avançons à pas de tortue. Ma soeur, accompagnée de son "époux", (les guillemets sont de rigueur car ma soeur ayant une vie sentimentale aussi compliquée que celle d'Elisabeth Taylor, il s'agit d'un "ex-puis-re" beau-frère) vient passer quelques jours à la maison,  ce qui me réjouit toujours :  non seulement ce sont des personnes tout-à-fait charmantes et  fréquentables, mais encore ce sont les témoins de mon enfance, qui s'engloutit chaque jour un peu plus... 

 

Je devrais donc, au lieu de venir bavarder ici, attaquer le clafoutis aux cerises et nettoyer leur chambre. D'autant qu'à cause des tours, ratours et détours de la vie sentimentale de mon "ex-puis-re-" beau-frère (qui a une vie sentimentale pratiquement aussi compliquée que celle de ma soeur),  nous accueillerons aussi une jeune femme médecin slovaque (va falloir déplier les atlas, je ne sais même pas bien situer Bratislava) et son époux. Pour faire honneur à la Normandie,  je pense leur faire goûter les célèbres Saint-Jacques au beurre persillé, accompagnées de petits légumes frais et d'une tarte à la rhubarbe meringuée : my favorite things, en quelque sorte.

 

Et vivent les tortues ! 

 

 

15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 22:27

Encore 300 personnes, ce soir, à l'espace culturel de Forges les Eaux, pour la diffusion du film de Clopin "la Bergère et l'Orchidée". Gloire à Clopin !  Je suis  debout dans les coulisses, dans le noir, et j'écoute la salle : comme  à chaque fois, ce qui est étonnant c'est d'écouter...  le silence du public, l'attention de tous ces gens rassemblés là et qui se tendent vers les images (fort belles), les propos (choisis) et la figure de Jeanne, la bergère (qui crève carrément l'écran)... Le public réagit là où nous savons qu'il va réagir : drôle de réaction, chimique ? Non, émotive. En tout cas, ça me plait bien, tous ces gens assis, les yeux grands ouverts, à regarder un film où j'ai eu ma petite, soit mais présente part... 

 

Ca me conforte - moi qui suis si souvent dans le doute - parce que cela signifie que le partage est possible. Ce n'est qu'un petit film, mais, bon sang de bonsoir, j'y ai mis pas mal de grains de sel clopiniens, et du coup, disons que j'ai relevé le plat ! 

 

Je n'ai qu'une envie : recommencer. Le problème est de décider Clopin, le reste viendra, suivra, enfin bref, j'en suis sûre, il suffit que je m'y mette  : j'ai envie d'écrire une sorte de scénario. La seule solution est de trouver un thème qui peut mobiliser Clopin - la haie du bocage pourrait faire l'affaire - et puis ainsi, je pourrais par derrière faire ce qui m'intéresse, en fait, à savoir illustrer  cette espèce d'humanité qu'on trouve jusque derrière les branches des charmilles. (mais pourquoi pensé-je donc à Dexter, et son "Vent dans les Saules"     ?)

 

Sauf que Clopin me dit qu'il ne sait pas filmer les muscardins. Soupir. Je suis prête, notez, à me rabattre sur les fauvettes...

 

 

 

 

 

15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 14:30

Ce qui me perd, c'est que je ne le connais pas. Pourtant, il n'a pas l'air si difficile : à regarder nos écrans, il sort avec des tas de gens, même peu recommandables parfois. Par contre,  j'ai remarqué que les magazines people (ceux qui sont sur la table de la salle d'attente de mon dentiste) ne sont pas très prolixes. Il semble rudement protéger sa vie privée, celui-là. Je crois aussi qu'il a des ascendances italiennes (mais pas trop). En tout cas, j'aimerais bien le rencontrer, au moins une fois. Ca pourrait me permettre de m'en sortir, avec brio...

 


12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 18:51

En vrai, je suis une midinette. Serait-ce génétique ? Bon, en tout cas, ce qui me sauve de la sentimentalité la plus larmoyante, c'est que j'ai le chic pour ne tomber en extase que devant certains individus. Ceux qui, tout comme moi, connaissent bien le démon de la perversité, dont je vous parlais précisément hier.

 

Lui, tenez  (ce n'est qu'un exemple, hein) :

 

Mais serais-je si fan, s'il n'y avait  certaine nuance de bleu, dans ces yeux-là  ?  (soupir). 

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 09:26

"Nous perpétrons certaines actions simplement parce que nous ne le devrions pas". Edgar Allan Poe, in "le démon de la perversité"

 

Je suis donc allée à Paris, sur la foi d'une invitation facebook lancée par Eric Poindron, qui tient un blog, le "cabinet de Curiosités", où je vais parfois. J'ai ma conscience pour moi : j'avais prévenu E.P., au téléphone, que j'étais indissoluble dans un groupe. Mais E.P. possède une faconde communicative, et parlait de belle aventure...

J'ai pris le train

 

Hélas, je ne l'ai pas pris seule. J'avais emmené avec moi, sans le savoir, le petit démon de la perversité si bien décrit par Poe, et qui n'était pas sorti depuis longtemps. Il s'en est donné à coeur joie, le bougre, et me voici bien embêtée aujourd'hui. (enfin, relativement tout de même, y'a pas mort d'homme, dirons-nous suivant la languissante formule à la mode). 

 

Car le récit de cette expérience, comme si souvent chez moi, est parfaitement double. Je peux vous en faire une description angélique et juteuse, tenez :

 

" Dans un endroit presque secret  du sixième arrondissement de Paris, une belle porte cochère ouvre sur un passage étroit, pavé, bordé d'anciens ateliers transformés en appartements. Au bout du passage, une porte, puis deux, sont à franchir, avant d'arriver à une petite cour fort bien mise en valeur, où de gros pots contiennent des arbustes et des plantes. Des portes verrières, défraîchies, donnent sur un ancien atelier, un peu mystérieux, resté "en l'état", et appartenant à une famille qui est passée de l'artisanat d'art (un grand' père maître verrier fabricant de vitraux) à l'art tout court (un fils travaillant divers matériaux, dont l'acier, à la recherche de formes épurées, "afin de faire un pont entre le nord et le sud", dans une "quêtespirituelle" influencée bien entendu par l'activité du grand'père). Eric Poindron est visiblement un commensal de la famille, qui comprend la mère, désormais veuve et qui "organise quelques expositions dans l'endroit, est une amie d'E.P. et lui prête donc les lieux,", une jeune femme, Anne, souriante et charmante, qui fait visiter le lieu en insistant sur le fait qu'il y a huit ans à peine, il était encore "habité" et que jusqu'à 9 ouvriers ont travaillé là, et des frères absents mais qui viendront, c'est sûr.

Les invités d'Eric arrivent peu à peu. Public  hétéroclite, à majorité féminine et d'un certain âge, beaucoup de participantes  sont  déjà connues d'E.P., à travers d'anciens "ateliers d'écriture". Nous attendons, longtemps, car Eric a disparu, comme le charmant primesautier qu'il est, et  qu'Anne comble son absence  par des explications fort claires sur le passé du lieu... Puis  notre animateur arrive, s'asseoit, et nous présente son programme prestigieux : il s'agit de rien de moins que d'un engagement, qu'on nous annonce fort ferme et définitif, à venir tous les jeudis de l'année qui vient, de 19 h à 22 h. Les séances seront consacrées à des rencontres passionnantes, entre des personnalités connues (ou moins connues, mais "on s'en fout, ce sont de toute manière des personnes de qualité) qui viendront à la rencontre des élèves , participants, invités payants  , "écrivants" (*), à seule fin de faire vivre cet endroit autrefois si animé, de l'habiter d'une nouvelle manière. On ne pourra pas écrire de belles maximes sur la gloire littéraire sur les murs, mais on compte sur les participants... pour participer (!), et déboucher, en fin d'année, sans avoir loupé une seule séance, même au mois de janvier quand on ne pourra plus compter que sur l'antique poële à charbon qui trône (il faudra peut-être prévoir un tapis, on verra..) peut-être sur une publication, on ne sait pas encore... mais ce sera de toute manière passionnant..."

 

Voilà un récit parfaitement objectif et mesuré, non ? Mais je pourrais le compléter ainsi : 

 

Tout ceci fut présenté par un E.P. volubile,  qui rappelait avoir déjà animé des ateliers d'écriture, en même temps qu'il menait d'autres, et fort nombreuses, activités - car notre homme est écrivain, mais aussi gastronome (d'ailleurs un jour un grand cuisinier, ami de,  viendra peut-être confectionner un plat avec trois ingrédients, comme ça, pour faire vivre l'endroit), joueur d'échecs, éditeur, érudit, etc. , etc.

Ce qu'on demande aux personnes présentes, outre l'engagement formel et répété de vivre l'expérience exaltante de se geler les miches autour du poêle quatre fois  par mois, fermes et définitfs, n'est  absolument pas précisé. Le flou, la liberté créatrice, le jaillissement d'expressions diverses seront les bienvenus. Il s'agit de vivre, de laisser les choses venir, dans la liberté la plus totale, avec de multiples formes d'art.

 

Et puis le moment essentiel de la séance arrive :  E.P., pour l'édification des fidèles, sort son carnet et égrène les noms prestigieux ("ou non, mais on s'en fout", voir plus haut) de tous ceux qui sont ses amis et sont  intéressés pour venir à la rencontre des personnes présentes, lire leurs oeuvres, discuter, on se sait pas encore exactement mais cela sera exaltant, et tous ces créateurs  viendront "en toute humilité" "à la rencontre" des personnes inscrites. Les noms défilent, il y aura le fils de et le frère de, Gilles Lapouge et Untel qui a participé avec Sfarr à la récente expo Brassens, et puis Tavernier qu'on ne présente pas et puis Unetelle, grande poétesse qui va tous nous  éblouir  et qui est une femme de soixante ans  très belle, très jolie, tout comme Machine qui est présente ici et Anne, la fille de l'hôtesse, et Trucmuche et Machinchose. D'ores et déjà, on peut dire que les deux premiers thèmes abordés seront le désert et...  Euh, enfin la si jolie et si fine Unetelle travaille en ce moment sur ce thème...  E. P. qui aime tant complimenter les jolies femmes ne dédaigne cependant personne : les moches (dont je suis), s'en tirent aussi, on apprend qu'elles   ont envoyé des "choses délicieuses" à E.P. (??? moi ? J'ai posté trois com' sur son blog..., ça suffit pour être délicieuse ??? ), Bref, il est urgent qu'E.P. reparte faire  la quatrième pause de l'entretien,  à présent que  les 50 noms prestigieux ("ou non, mais on s'en fout", etc. ) ont été jetés, comme autant de paillettes, devant les yeux éblouis des participants.

 

La séance ayant commencé avec 20 bonnes minutes de retard (E.P. a été obligé d'aller jusqu'au 96 de la rue), et les trois premières pauses, respectivement aller boire un verre d'eau, fumer une cigarette et aller faire pipi ayant été consommées, il convient désormais que les invités se lèvent, oui oui, se mettent debout et commencent à échanger librement. Des questions peut-être ?  Non, pas de questions, alors reprenons le couplet sur cet endroit fabuleux qu'il s'agit de faire revivre, en profitant de la hauteur sous plafond prodigieuse, du magnifique spectacle des couleurs des vitraux se reféltant sur les beaux murs vieillis et salis mais si inspirants, en étant sûrs et persuadés que cette aventure qui est ainsi proposée sera porteuse d'avenir, d'autant qu'"Untel nom prestigieux" est un homme charmant et qu'"Unetelle autre nom connu" est si jolie. D'ailleurs deux charmantes jeunes femmes, aux bouches couleur cerise écrasée sortant d'un tube de rouge à lèvres à deux euros avant la virgule, en fort jolies tenues d'après-midi et talons hauts, viennent prendre place sur le vieux banc de bois du Lieu qu'il s'agit d'Habiter (mais elles s'en iront assez rapidement, après avoir distribué autour d'elles la grâce de leurs sourires et de leurs coiffures savamment arrangées). Isabelle (le "bras droit" d'E.P., elle lui est indispensable me précisera-t-il,  car, dans la dynamique du groupe, elle est la méchante), restera, elle, et propulsera ses 120 kilos vers le buffet,  en ma compagnie. Nous boirons du jus de mangue, pendant qu'un tout petit cubi de vin (sûrement prestigieux) sera offert gracieusement à la compagnie. Hélas, je ne pourrai en voir plus, car j'ai mon train à prendre. Le généreux E.P. me fera cependant la bise, malgré ma "vilaine attitude"..."

 

 

 

 

Car  ouais, c'était parfaitement exact. Cela faisait déjà 20 bonnes minutes que mon démon de la perversité se tenait les côtes, et je ne savais pas comment le contenir : il était déchaîné. J'ai pris une résolution extrême, parce que, j'avais beau avoir prévenu Eric Poindron, il allait forcément m'en vouloir. Pour calmer un peu mon Belzébuth, j'ai mis ma panoplie de Bécassine, qui fait un excellent camouflage. Mon Astarzah m'a soufflé à l'oreille les questions - et dès la première, E.P. a été obligée de souligner mon mauvais goût : j'ai demandé fort naïvement à l'hôtesse comment elle résistait à la pression immobilière qui devait s'exercer sur le lieu, inutilisé aujourd'hui. Or, quand on possède ce genre d'endroit, dont le prix au mètre carré doit être un des plus élevés au monde, il est absolument inconvenant de parler d'argent. Etait-il, d'ailleurs, question d'argent ici ? Au téléphone, Eric m'avait rapidement expliqué que chaque séance revenait à 40 euros, ce qui pouvait paraître cher mais hélas, les frais sont les frais, et 40 euros c'était dérisoire compte tenu des noms prestigieux (et qui laissaient espérer établir des contacts avec l'univers de l'édition parisienne, ceci étant évidemment sous-entendu...) dont-auxquels-pourquoi- comment nous aurions la chance inouïe de pouvoir serrer la pogne. Mais il aurait été vraiment mesquin de parler concrètement de cette vilaine chose : le pognon...

D'ailleurs, toutes mes questions de Bécassine étaient mesquines. Bien sûr, on écrirait des textes, mais sous quelle forme précisément, ça c'était accessoire comme question. On ne savait pas non plus s'il fallait préparer des choses entre les séances, Aminata aurait bien voulu commencer "à plancher tout de suite sur le désert" mais Isabelle (visiblement, trente ateliers d'écriture derrière elle) en tenait pour l'improvisation... Pour faire pardonner mes questions imporunes, j'ai expliqué que c'était mon premier atelier d'écriture, et que j'avais quelques problèmes d'intégration dans les groupes ; mais je voulais quand même savoir  de quoi il retournait exactement. Nous allions donc écrire des textes... et puis quoi  ? En quoi cela allait-il nous servir ?  Nous les lirions aux autres ? Nous les épinglerions au mur ? Nous les remettrions à E.P.  qui aurait une semaine pour les compiler, les annoter, les commenter ? Nous nous "critiquerions" les uns les autres, c'était ça ? Mais quelqu'un avait-il conscience de l'horrible chose que c'était, de critiquer... Tous les participants, un sourire ravi aux lèvres, se tournèrent vers moi pour m'assurer de l'inverse ( Eric était parti pisser, boire, fumer, draguer, allez savoir). IL y avait "manière et manière"' de dire les choses, m'expliqua-t-on (je m'aperçus que tous ici avaient déjà, semble-t-il, pratiqué assidûment la chose). Toujours planquée sous ma robe verte et mon tablier blanc, j'ai alors indiqué qu'à chaque fois que j'ai reçu une critique négative, avec la plus grande bienveillance évidemment, j'ai toujours détesté violemment l'individu qui me l'adressait... Ma remarque a été prise comme une sorte de plaisanterie, je crois...

 

Mais ça ne calmait pas mon démon, qui désormais laissait pousser sa queue dans mon dos et ses cornes sur ma tête. E.P. étant revenu de pisser boire fumer draguer et autres, je lui ai carrément et toujours naïvement demandé à quoi tout cela allait servir. Après tout, ai-je remarqué, s'il s'agissait de venir écouter les 50 noms prestigieux lire leurs oeuvres et les commenter, on pouvait avoir le même service, gratuitement, dans n'importe quel salon du livre, conférence fnac ou séance de signatures oragnisée par un libraire... Quant à faire "vivre ce lieu magique et sacré" que constituait l'ancien atelier verrier, peut-être fallait-il commencer par une définition précise de ce que nous y ferions. J'ignorais presque tout de l'art du vitrail, mais il me semblait que c'était, avant tout, une technique  précise, longue  à acquérir, minutieuse et fort réglée d'avance. Une écriture, quelle qu'elle soit, ressemble aussi à ce genre d'exercice : mon humble expérience, tout au moins, m'avait prouvé que la littérature  requérait de l'exactitude dans le choix des mots, une certaine discipline, la clarté dans l'intention et la modestie dans le but. Soit exactement l'inverse du programme annoncé par notre animateur...

Isabelle (inquiète sans doute sur la place d'emmerdeuse qui lui revenait dans la dynamique de groupe, et que je semblais revendiquer) s'en étrangla dans son jus de mangue. Décidément, de tous les participants, c'était celle qui me plaisait le mieux : au moins, sa "joliesse" était toute intérieure, et elle faisait ouvertement la gueule. De plus, c'était la seule qui, depuis le début, avait prononcé le mot "écriture", et c'était sans doute celle qui avait le plus lu, de toute l'assistance si écrasée par les noms prestigieux... Elle m'annonça tout de go que mes problèmes d'intégration s pouvaient fort bien se résoudre par l'exclusion (bravo, Isabelle, ai-je pensé in petto, doit au but, comme l'O.M.), et qu'il y devait y avoir des ateliers d'écriture en province, pas besoin de monter à Paris pour ça...

 

Svetlana, une jeune femme russe, proposa alors timidement à E.P. de commencer par le commencement : à savoir que le tout premier texte de chaque participant devrait définir ses attentes par rapport à cette "aventure formidable". Je crois qu'E.P.,  qui semblait vouloir  prouver quelque chose (mais quoi ?) à la famille de verriers qui nous accueillait, avait oublié, tout occupé qu'il était de  ses "50 noms prestigieux mais on s'en fout", qu'il faudrait aussi s'occuper des dits-participants. Et j'avais comme l'impression que, sans aucun plan préconçu, il comptait sur nous pour "faire revivre cet endroit Habité", tout simplement. 

 

Ben voyons. 

 

Mon démon a ri pendant tout le trajet de retour,  alors  que mon "vrai moi" (qui est plutôt gentil, lui) était navré.  Je le savais, pourtant, que j'étais indissoluble... Pourquoi alors aller embêter tous ces gens, qui ne me demandaient rien, et être "vilaine" vis-à-vis d'E.P.  ?

Mais mon démon refusait d'entendre ma gêne. Voyons, n'avais-je pas entendu, comme lui, Eric Poindron commencer à distribuer les bons et les mauvais points, commentant les questions "oui, c'est une question pertinente", "ah, bonne remarque", "là, on y est, (soupir), les pieds dedans" (à propos de ma remarque sur le coût de l'immobilier...)". Ne pouvais-je pas d'ores et déjà prévoir que j'étais, dès ce moment, totalement grillée, et qu'aucun de mes textes ne trouverait grâce à ses yeux (c'est évidemment la sanction qui attendait la "vilaine" - petite fille devant le grand homme - qui osait remettre en cause le but même du jeu ?). Comment ne pas comprendre que, lorsqu' Eric Poindron parlait de quelqu'un non connu, non people, en disant "on s'en fout", il fallait évidemment comprendre exactement l'inverse ? 

Tu charries, ai-je dit mentalement à l'infernale créature, tu interprètes... 

 

Ah bon, a-t-il repris tout aussitôt, et les deux charmantes venues passer une petite demie-heure dans cet atelier où nous sommes sensés demeurer "jusqu'au bout", hein, on nous a bien prévenus, pas questions de raccourcir les séances (et dire que celui qui nous expliquait cela avait commencé la sienne avec 20 minutes de retard, s'était fait remplacer par la fille de la famille, et avait passé son temps à disparaître dans la cour), ces deux charmantes jeunes femmes, elles étaient là pour quoi à mon avis ? N'avais-je pas déjà vu des asticots plantés dans des hameçons, et le rôle de ces jeunes personnes ne ressemblait-il pas étrangement à celui d'appâts, pour contenter non seulement E.P., mais encore les noms prestigieux et les invités mâles ? Mmmhhhh ? Et avais-je entendu quoi que ce soit qui semblait se rapporter à la littérature, à part, bien entendu, le chapelet de "noms prestigieux mais on s'en fout"  ? Et puis, cet "ami d'Eric", j'allais peut-être lui dire que je l'avais apprécié, alors que ce parfait inconnu avait passé la séance à tourner autour de nous comme une mouche autour d'un troupeau de vaches, avec son appareil photo, à nous flasher sans même nous demander la permission, tant il semblait sous-entendu que nous étions au septième ciel et donc tenus à la gratitude éperdue 

 


 

J'étais furieuse contre  ce sale petit démon, et j'avais envie de lui tirer la langue, pendant que le train du retour  prenait sa vitesse de croisière et que le bruit mécanique et strident des  moteurs augmentait d'autant. Mais je le connais bien, mon démon : il adore qu'on lui tire la langue. IL en rajoute dans ces cas-là, et va chercher sa famille - et elle est nombreuse ! Il convoque, pour me narguer, son petit cousin Marcel, l'infernal garnement qui se gausse des Verdurin. Il invite le cousin Oscar, au fort accent irlandais, qui excelle dans les imitations... Il irait même jusqu'à chercher le démon de VIrginia, si habile à farfouiller dans les pantalons des prudes victoriens, et qui me fait presque plus peur que rigoler : car celui-là a fini par remplir les poches de sa maîtresse de lourdes pierres, une par une...

 

J'ai donc tergiversé. Bien entendu, il était hors de question que je le remmène un jour  dans cet endroit, 50 noms prestigieux ou pas. En échange, peut-être pouvait-il me permettre d'envoyer une lettre d'excuses à E.P. ? Parce que, quand même, j'y allais fort, pas vrai  ? 

 

Pendant que mon démon débattait de cette question (il ne semblait pas d'accord), le bruit du train, si fort et incommodant soit-il, commençait à me bercer. Ma voisine avait sorti son ordinateur portable, et écrivait frénétiquement. J'ai pensé que j'avais oublié comment on peut dormir dans un train. J'ai pensé aussi que ma voisine tapait sans doute aussi vite que moi - et puis je me suis endormie dans les bras de mon petit Belzébuth, pendant que le train déchirait la nuit, et que je retournais ainsi, sans effort aucun,  à ma vraie place : chez moi.   

 

Ps : (*) "écrivant, écrivante", trouvaille poindronesque pour désigner, tout bonnement, les écrivains et écrivaines...


10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 16:54

"Hier, à cette place, une personne voyageait sans billet. Vous vous dites peut-être que ce n'est pas très grave. Que cela ne va pas changer la face du monde. Et pourtant, cela pourrait bien changer la face de votre train. Le total des fraudes sur les réseaux se monte, en un an, à 2 millions d'euros. Cet argent pourrait servir à améliorer votre transport, à augmenter votre confort... à installer, par exemple, une prise électrique (variante : à afficher les informations en temps réel dans le wagon) à cette place. La fraude, tout le monde y perd. C'est pourquoi la sncf agit." 

 

Cet avis  (je le cite de mémoire, hein) s'affiche désormais, sur un stick transparent collé aux fenêtres , dans les wagons de trains - je l'ai constaté lors de mon aller-retour à Paris. Cela m'a sauté aux yeux, parce que, décidément, les nouvelles formes de communication frappent partout. Cet avis, par exemple, qui relègue les anciens "pericoloso sporgersi" et autres sèches, concises et comminatoires instructions d'antan au rang d'antiquités... On croirait vraiment un langage de publicitaire. On s'adresse à VOUS, oui, vous, là. On vous dit, sur le ton de l'évidence, qu'"hier"... Ce qui doit être à la longue agaçant quand on prend le train tous les jours, pour aller bosser par exemple. Car rien de plus éphémère qu'un "hier", qui se transforme (sauf sur les vitres des trains, donc) en "avant-hier", puis en "semaine dernière", etc. , en à peine quelques heures... On se garde bien de vous culpabiliser, hein. On ne vous dit pas que c'est VOUS le fraudeur. On suggère simplement que votre sympathie est bien mal placée. Non, d'ailleurs, pour des raisons morales, mais pour un  égoïste et consumériste intérêt... 

 

Du beau boulot - on croirait du Séguéla. 

 

Sauf que c'est évidemment à gerber. 

 

Je ne vais pas appeler Brassens et son empathie innée pour les voleurs de pomme à la rescousse, non. Nous n'en sommes plus là, bonnes gens. Je vais juste tenter de répondre à cet avis. Voyons, qu'est-ce que ça pourrait donner ?

 

"Hier, pendant que vous voyagez  pendant de très longues minutes, tout ça pour aller bosser pour pouvoir payer vos traites, les marchés financiers ont turbiné à plein régime, générant pour les heureux actionnaires qui récoltent le pognon que VOUS créez grâce à votre travail un bénéfice de x milliards d'euros. Vous vous dites peut-être que vous n'y pouvez rien. Que ce n'est pas une raison pour avoir envie de gratter les quelques misérables euros que vous coûte votre place, dont une certaine part est dévolue à l'admirable travail de contrôleur, dont vous vous permettez de mettre en doute l'utilité. Vous imaginez un monde où les transports collectifs seraient GRATUITS, ce mot abominable honni de n'importe quel économiste libéral, financés par une taxe sur les produits financiers ( Horreur et putréfaction !) ce qui améliorerait sans doute, en prime, le volume des émissions de co2 de notre planète. Vous n'avez aucune sympathie pour les flics, et voulez changer le monde ? C'est pourquoi la SNCF vous pisse à la raie..."

 

Hélas, mon petit avis à moi est resté collé sur la fenêtre de ma tête. Un peu dur, pour le donner à lire... 

 

Dormez, bonnes gens. 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 09:33

Me voici de nouveau partie à l'assaut de la Capitale... En fait, il s'agit d'une aventure purement  littéraire dans laquelle, sur la bonne foi d'internet et grâce à la voix bavarde et joyeuse de son organisateur, je m'engage (mais doucement, hein). Un aller-retour à Paris dans la journée, tout bonnement, et un groupe dont j'ignore tout, sinon qu'il est hétéroclite, à l'autre bout. J'y vais avec la plus grande prudence, parce que les groupes et moi... Mais allez, zou, sautons dans l'eau...

 

Avec un petit regret, cependant.  Le rendez-vous est formidable : après être descendue à une station de métro nommée "Saint Placide", il me faudra être présente à  dix-neuf  heures, rue du Cherche-Midi. Beau programme, mais je ne conçois, moi, de rendez-vous rue du Cherche-Midi qu'à quatorze heures. 

 

Jamais contente ! 

 

Et puis sinon, mon silence de ces derniers jours provient de mes multiples activités, dont une journée à la Fête des Anes des Marais (j'y reviendrai, parce que j'ai comme des regrets là aussi, mais reconnaissons que la journée a été intense), d'où Clopin m'a rapporté ceci, qui les efface du coup comme sur une ardoise (les regrets...) :

 

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ah, et puis séance de rattrapage à Jean Bauchet, centre culturel de Forges-les-Eaux, pour ceusses et celles qui auraient loupé le formidable documentaire "la Bergère et l'Orchidée" : ce sera le 15 juin vers 20 h, mais... faut réserver...

 

Je vous ai tout dit ? 

 

il me semble que oui !

 

 

 

2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:23

Si parfois, (souvent ?) Internet est haïssable, il est aussi  fort aimable : et ce que j'aime, c'est cette brusque accélération, qui fait que l'on rencontre -(ou non)- des gens fort différents de soi. Prenez "andremrivière", par exemple. Internaute épisodique, écrivain non reconnu (tout comme moi), et grand amateur de voix féminines...

 

Franchement, sans internet, pourrais-je lui dédier ce petit morceau, interprétée par une Papoue, Hélène Delavault pour ne pas la citer, et qui, je l'espère, va l'enchanter autant que moi ? 

 

La réponse est "non", messieurs-dames...

 

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