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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:50

Bon, voilà quelques images clopiniennes pour les amateurs (trices) :

 



 

 

(mais ne l'ébruitez pas : cela ferait fuir les petits oiseaux !)
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:58


"Je vis un arbre dans un oiseau

 

 

Celui-ci le réfléchissait tout entier et une brise infiniment légère en assouplissait seulement l’extrême bord des feuilles.
L’oiseau était immobile et grave.
C’était un matin clair, sans soleil, un matin qui ne dévoile rien encore de la journée à venir, ou très peu. 
Moi aussi, j’étais calme. 
L’oiseau et moi, nous nous entendions, mais à distance, comme il convient à des êtres d’espèce animale, ayant eu, sans retour possible, une évolution parfaitement divergente."

 

(Michaux, mais ça pourrait être du Chevillard, non ? ). 

 

PS : Pour les impatientes, ça vient, ça vient. Mais le Clopin a chopé un mauvais rhume, il est dans le seau, il trempe. Excusez-le donc ! 

 

PPS : trouvé ceci en glanant ("chez Bridgetown"), ça se passe à Avignon et de commentaires... Brrr...

 

 



6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 16:40

J'ai fini de relire l'âge de raison de Beauvoir. C'est curieux comme sa voix métallique se répercute dans ces pages, même quand elle affirme "je suis heureuse" ou "quel bonheur de vivre", ou quand elle se laisse aller à admettre que "Sarte est plus intelligent" (qu'elle, ce qui en plus n'est pas forcément vrai...), j'entends sa langue taper sur son palais, et du coup j'ai un peu de mal à la croire, tant elle  nasalise. Tant cette femme est de tête, quoi. 

Sinon, j'ai passé un long moment avec Truffaut, en hommage - et puis aussi parce que, contrairement à Beauvoir, ce n'est PAS un intellectuel celui-là, ah non ! Je n'ai pas tant que cela gâché mon après-midi - et puis quoi ? A part ça, il n'y a guère que de vagues nouvelles...

 

Allez, zou, je partage

5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 09:19

Je me suis couchée en Normandie, et je me suis réveillée dans un autre pays. Je ne tenterai certes pas de rivaliser avec Pasternak (il paraît que c'est l'auteur qui a le mieux parlé de la neige, des neiges devrais-je dire, et le plus abondamment. IL faut dire qu'il était à pied d'oeuvre !) mais pourtant, il y a quelque chose  de miraculeux (au moins dans les débuts, et tant qu'on n'est pas au volant de son automobile)dans le basculement d'un paysage balisé, connu, intime et sans surprise, à cette sorte de nouvelle dimension. Tout, jusqu'aux couleurs du pelage de l'écureuil qui saute d'un bond d'arbre en arbre, tout a changé. Tout révèle comme une vérité cachée : le ciel contenait donc cette nuance de gris-bleu ? Le prunier  dressait  donc ses branches contournées, qu'un pinceau blanc a poudré d'un trait, tout du long,  pour  rendre enfin visible le dessin qu'il cachait ?

 

Il semble urgent de profiter de ce bouleversement général  de l'univers pour s'occuper également de ses propres petits dérangements internes. La météo annonce une semaine de neige, de froid intense, de verglas. Le temps d'une retraite intérieure, quoi. 

De toute façon, il nous reste, au chat et à moi, un passe-temps profitable : contempler longuement  la mangeoire aux oiseaux , pendue à la glycine, et que je ravitaille désormais tous les jours. A travers le carreau de la cuisine, c'est un va-et-vient  de passereaux, silencieux et changeant. Le chat, sur la table  près de la fenêtre, surveille la maneouvre, impassible, calmement assis et rangeant ses pattes sous son ventre rond, tout en roulant de cruelles pensées  ;  je parie qu'il donne rendez-vous, muettement, aux petits oiseaux : attendez le printemps, et vous verrez, mes chers, ronronne-t-il. Dès que nous aurons retrouvé nos petites habitudes...

 

En attendant, je vais donc partir sans lui  à l'aventure, en terre inconnue - à savoir que je vais faire le tour  de mon jardin !

 


4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:47

La visite au musée d'Orsay, jointe au stage d'écriture de scénario, fait sérieusement pencher la balance : j'ai VRAIMENT envie d'intégrer dans le prochain documentaire des tableaux d'inspiration paysanne. 

 

Orsay en est plein, du plus néo-romantique au plus impressionniste, en passant par des tableaux dont la précision photographique nous a remplis d'admiration. Celui-ci, tenez, témoigne de la farouche violence qui accompagne le travail de la terre, tout en étant "saisi" par l'énergie qui s'en dégage :

 

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Là ce n'est qu'un détail de l'immense tableau, mais pour un documentaire sur le monde paysan, l'englouti et le rescapé, il  ouvre l'imagination  je trouve. En plus, peint par une femme féministe, couverte d'honneurs, homosexuelle et au nom si évocateur, j'ai nommé Rosa Bonheur :

 

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Que demande le peuple ? 

 

Même Millet le bien -pensant pourrait nous être utile. Ses petites bergères sont touchantes à souhait, et l'atmosphère qui les entoure humide et douce, presque comme dans  une prairie brayonne...

 

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... Et puis, si nous en avons assez du conformisme léché, nous pourrons toujours nous tourner vers Van Gogh, n'est-ce pas ? A Orsay, la foule qui se presse dans les salles qui lui sont consacrées est si considérable qu'on a peine à comprendre ce que les gens viennent chercher là. 

 

En tout cas, perso je sais désormais assez précisément ce que je cherche, et ce que Clopin désire. "Ya puka"... 

 


3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:54

Tous les matins, je descendais à "République". Je n'ai jamais trouvé la bonne sortie, malgré les points de repère que je tentais de prendre, tant la vie hypogéenne du métro parisien me désorientait. Je dus faire ainsi, souvent, le tour complet de  la place, parfaitement encombrée de travaux nécessitant  palissades, engins d'excavations, ouvriers fluorescents, le tout entouré  d'un flot continu de bruits perçants et d'automobiles agressives, hurlantes au ras du pavé défoncé. 

Elle est grande, la place de la République, et le froid s'y engouffre plus qu'ailleurs, me semblait-il. Mais ce n'était peut-être qu'une impression, tant ici la métaphore marchait à plein. Je regardais les figures, aussi impassibles que celles des  fleuves de Rimbaud, des piétons de Paris qui marchaient, pressés et peu aimables,  contournant comme moi les si nombreux obstacles. N'avaient-ils pas, eux aussi, le sentiment qu'on exhibait ainsi l'état réel de notre République tout entière ? Que cette place, avec  ces trous, ces encombrements, ces séparations hirsutes, cette agitation et la destruction systématique du pavage du sol "signifiaient", de la manière la plus prosaïque, le délabrement de nos institutions, la fouille dans les tiroirs retournés des Caisses de l'Etat et l'agressivité avec laquelle on sapait les fondements de notre culture ? 

 

Le bordel y est si complet, dans cette place de la République, qu'on en vient à douter qu'elle puisse un jour être remise en état : je souhaite bonne chance aux successeurs des destructeurs... 

 

Pourtant, mon séjour parisien avait si bien commencé....

 

Nous avions passé la journée du dimanche, Clopin et moi, à Orsay. Et nous avions réussi à contourner l'inexorable interdiction, qui fait bouillir Clopin :

 

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Il faut comprendre qu'il est photographe, et que, s'il  admet parfaitement que les flashes peuvent détériorer les toiles, il a du mal à supporter qu'on interdise la photo "courante", qui n'a pas d'effet sur la peinture. D'autant que les téléphones portables, eux, crépitent à tout va, et que certains musées autorisent les photos, d'autres non, sans explication de cet arbitraire. Je ne sais pas s'il a raison, mais Clopin estime que l'interdiction de prendre des photos (hors flashes) vise uniquement à augmenter les ventes des cartes postales tirées des tableaux les plus célèbres. Et de tempêter : lui cherche plutôt les détails, et ne tentera pas de capturer, dans son appareil, Olympia ou une cathédrale de Monet....

 

Bon, il a quand même pris (mais c'était pour me faire plaisir), en entier, le portrait de Proust par Blanche. Mais on n'y voit pas réellement ce qui, sur place,  m'a le plus émue : à savoir la minuscule  épingle  de cravate qui, sous la lumière étudiée du Musée (parfaitement réussie, contrairement au musée de Lille), laisse apparaître le petit supplément, le petit  renflement de peinture que Blanche a utilisé, et qui luit sur le tableau, se détachant du mousseux de l'écharpe, comme un adorable et précieux petit bijou. Une perle ...

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:38

Et voilà, je suis rentrée, munie du bagage adéquat pour pitcher, plot pointer, déclencher l'évènement et demander tout partout des subventions d'aide à la création de court-métrages. J'ai  étudié des tas d'images, "L'île aux fleurs" de Furtado et  "Valparaiso" de  Joris Ivens , les premières images de Pierrot le Fou et...  le  petit documentaire de Beaubec Productions, qui s'en trouva du coup décortiqué, retourné tel une grenouille sur une table de dissection et pédalant, pauvre petite Bergère, des quatres fers en l'air.

 

Et j'ai vu Paris. Dessus, dessous. Dessus,  dans les splendeurs du pont Alexandre III ou de la Gare d'Orsay.

 

Dessous. Dans les puanteurs de la ligne 13, plus précisément entre les stations Garibaldi et Carrefour Pleyel. Drôle de musique, où les roms tentent de lire, dans le journal gratuit, l'article consacré aux flics roumains appelés en renfort de la police de Paris.

 

Le contraste était tel que les nouvelles d'H. G. Wells s'en trouvait enfoncées, et de loin.

 

J'ai eu froid, puis chaud, je me suis perdue, je me suis retrouvée, j'ai fait de jolies rencontres et de courtes nuits. 

 

Ma maison m'a manqué, un peu, beaucoup, passionnément. En vrai, je n'en pouvais plus. 

Je suis donc rentrée, mais chuuut... je n'en suis pas encore revenue. 

 

(ci-dessous musique pour le prochain film, enfin, si on a les sous pour acheter les droits of course.)

 

 


28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 11:38
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 20:46

Il s'appelle Grenouille Bleue et il ne pense qu'à ça. Et en plus, il l'écrit (qu'il ne pense qu'à ça). Mais bon... 

 

Allez, je vous copiecolle la bafouille que j'ai laissée chez lui, vu que là il est parti en Grèce et donc qu'il va la louper, ce qui est bien dommage pour lui je trouve....

 

"Bonsoir, Grenouille Bleue. D'habitude, j'cause pas aux d'jeunes vu que c'est tout voyou et caillera et même que je change de trottoir en serrant mon sac à main sous mon aisselle (soit épilée, soit velue... ) quand j'en vois un, mais là je craque. 


Bon, alors te prévenir tout de suite que j'ai l'âge d'être ta mère euh bon disons entre ta mère et ta grand'mère, ta vieille Tata quoi. Je suis venue  chez toi uniquement parce que j'ai de mauvaises fréquentations, genre Stoni

Et puis j'ai commencé à lire. Je sais, j'aurais pas dû, mais quand tu auras mon âge et que tu auras eu la bonne guerre que tu mérites, tu verras qu'à toi aussi, ça arrivera. De lire les autres, veux-je dire. 

Bon ne nous égarons pas et reprenons. Voilà ce que je voulais te raconter : 

Non seulement je suis vieille mais en plus j'habite à la campagne. La vraie. Celle avec les ploucs. 

Dans cet écosystème préservé, on trouve des habitats animaliers typiques des arts premiers, témoignant de la beauté sauvage de la vie primitive. 

Tu auras reconnu les "clapiers à lapins", car tu regardes les émissions de Yann Arthus-Bertrand. 

Or donc, mon âge canonique m'a permis d'assister aux premiers pas de la téléréalité. Toi qui avais encore le biberon à la bouche quand c'est arrivé, tu es blasé. Mais chez les ploucs, ça a fait tomber plus d'une tétine par terre, crois-moi.

Ca s'appelait "loft story" et c'était tout pareil que nos clapiers. Ca se passait dans un bel appartement, or nos clapiers sont tous équipés des derniers équipements électroniques (réservoir d'eau potable auto-régulé, chaleur tournante grâce à du foin biodégradable, etc. etc. )

Les gens dans le poste faisaient exactement la même chose que nos lapins dans nos clapiers. A savoir qu'ils se laissaient regarder par ceux qui passaient devant, qu'ils bâfraient toute la journée et qu'on leur demandait de baisouiller tant qu'ils pouvaient. 

Alors nous, on a fait comme à la télé, pour avoir l'impression d'êtres modernes, tu comprends ?

On a baptisé tous nos lapins avec les prénoms des gens de loft story. 

Et puis, comme c'était le moment de remplir petit à petit le congélo, toutes les fins de semaine, on zigouillait celui qui sortait... 

Le dernier à y passer, ça a été Jean-Edouard.

Et on a gardé la grosse lapine blanche, celle avec les yeux rouges. Loana...

Et voilà que je ne sais plus pourquoi je te raconte tout ça, mon lapin."

 

 

ps : absolument authentique, ce récit.

 

27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 09:29

J'aime les jeunes gens, parce qu'ils me font écouter autre chose que ce que je connais... 

 

Donc, nous dirons Brad Mehldau qui conjugue Massiv Attack (Dr House...) et l'impro façon "Quest-ce ? J'arrête...", et puis deux soeurs jumelles absolument musicales et élégantes, Las Hermanas Caronni (à ne pas confondre avec Los Pollos Hermanos de Breaking Bad, hein) 

 

 

C'est parti :

 

 

 

 

 

 

 

 

et ça passe par ici :

 

 

 

 

 

 

 

 

(On dit merci qui ? Merci Tatie Clopine !)

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