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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 12:05

Une fois de plus, une fois de trop, j'ai voté UMP... Notez que ça allait avec tout le reste : le temps particulièrement pénible (une espèce de petite pluie verglaçante, des flaques d'eau partout, mon sac qui tombe dedans au moment d'aller voter...) les tronches particulièrement pénibles des autres électeurs dans le bureau, tous si ostensiblement F Haine, et le résultat particulièrement pénible de mon village. A Beaubec, le Fhaine a gagné, de peu mais gagné ( malgré mon sacrifice !) . Il n'y a eu que deux bulletins blancs au second tour, c'est rigolo (toutes proportions gardées) : je sais qui c'est !

Un dimanche bien pourri.

Ce lundi, remise du DVD du film au PETR de Neufchâtel en Bray, comme preuve du travail accompli et récupération des sous du fonds Leader. Le travail n'est évidemment pas tout-à-fait fini : le film est déjà visible tel quel mais Clopin veut fignoler un peu le tout (modifications d'ailleurs invisibles pour tout autre que des pros de l'image), aussi on a bien insisté sur une diffusion en septembre seulement. Pas question de dévoiler le film avant. Seuls nos "vrais" commanditaires, l'A.R.B.R.E.(et pas nos subventionneurs), et quelques potes ont le droit de le visionner.

Je repars dans d'autres projets d'écriture, avec optimisme, d'autant que j'ai tout intérêt à prendre du recul avec le film, désormais. Une longue discussion avec Clopin, sur le terme de la "reconnaissance" m'en a d'ailleurs convaincue : Clopin préfère que je ne sois pas présente à la soirée-débat de présentation du film, en septembre. Ca peut paraître un peu injuste, mais il faut le comprendre : pour lui, mon problème de "reconnaissance" l'amène à devoir "penser à moi", même quand il n'est pas trop disponible, et ça le brèle. En tout cas, ça l'a brêlé pour "la Bergère et l'Orchidée".

Bien entendu, je trouve qu'il a à la fois raison et tort. Il est parfaitement exact que, lors de la soirée de présentation de la Bergère et l'Orchidée, il y a trois quatre ans, je suis partie bien avant la fin de la soirée, parce que j'avais été blessée de la manière dont Clopin "escamotait" mon rôle, ou plutôt employait uniquement le "je" , le "mon" ("mon film", "j'ai tourné cette scène", "j'ai fait ci") en semblant oublier que je m'étais moi aussi investie. Du coup, mon départ l'a tracassé, il ne s'est pas senti aussi à l'aise qu'il aurait pu l'être. Pourtant, je ne suis pas partie pour l'emmerder ou le faire culpabiliser - juste parce que, quand quelque chose "ne passe pas", j'ai tendance à m'isoler, voilà tout. M'enfin je peux tout à fait comprendre que mon attitude lui ait été désagréable !

D'où ce qu'il me dit de mon soi-disant problème de "reconnaissance" - et là je trouve qu'il a tort. Parce que je ne suis certes PAS en quête de reconnaissance "sociale", en attente de "compliments" ou de "commentaires" sur ce que je peux produire ou contribuer à créer. Mais pourtant je suis en attente de "reconnaissance" : au sens de "merci" : sa reconnaissance à lui, Clopin. Voilà. Je veux qu'il me soit reconnaissant ce que j'ai pu lui apporter, et qu'il m'intègre dans un "nous" , dans sa tête et dans ses discours. Très vieille problématique entre nous !

Parce que sa motivation à lui est claire : derrière le plaisir de créer ou d'utiliser son savoir-faire, il est poussé par ses convictions, son passé, ses engagements, et qu'il a envie de témoigner du travail de l'A.R.B.R.E et de ses potes : c'est pour tout ça qu'il a fait le film.

Mais moi, c'est pour lui que je me suis impliquée ! Juste pour lui (et le plaisir de créer quelque chose, of course) !

Finalement, ça m'arrange de devoir me désinvestir : il est assez normal, pour une mère porteuse, de ne pas être invitée au baptême du petit, pas vrai ?

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 12:38

Ceci est un appel à tous les rêveurs, les divagueurs, les idéalistes, les aboyeurs à la lune et les porteurs d'espoir. Ceux qui veulent croire en des trucs comme l'Europe, le Partage, l'Humanité, le Droit d'Asile et la Générosité...

 

 

Je n'oublie jamais que "le rêve, c'est le luxe de la pensée" (Jules Renard);

 

 

Et interdisons toujours d'interdire, boljemoï !!!  

 

don-quichotte.jpg

24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 14:33

J'ai (forcément) regardé le documentaire sur Gérard Depardieu, sur FR3, hier.

 

Pourquoi "forcément", allez-vous me dire ? Certes, je suis de la génération qui a pris la liberté testostéronée des Valseuses en pleine poire ("on n'est pas bien, là, décontractés du gland ?"), cette liberté absolue transcendant tout, et même le légitime procès féministe qu'on pourrait intenter à Blier ... Certes, l'époustouflante beauté du Gérard jeune (mon tout premier amoureux, à l'école maternelle, s'appelait Gérard !) est encore rehaussée par le contraste qu'offrent aujourd'hui sa déchéance et sa décrépitude. Certes, il aura beau prendre toutes les nationalités qu'il voudra, il est inscrit pour toujours dans l'identité française, à côté d'Obélix le Gaulois, du saucisson et du pinard. Certes,  "l'immense talent", la "fragilité du colosse",et puis toutes les anecdotes, et les Femmes et la Mort du Fils, certes, certes, certes : démesure et errements (même l'islam, nom de zeus !)

 

Mais ce n'est pas cela qui m'a attirée devant l'écran, hier au soir. C'est le sous-titre : "l'homme dont le père ne parlait pas".

 

Je connais ça.

 

21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:25

Un truc pénible, sur les liseuses, c'est qu'au fur et à mesure de vos chargements, la machine tire une sorte de portrait de l'acheteuse que vous pourriez être (avec moi, faut mettre au conditionnel, parce qu'à part Boucheron et Chevillard, j'ai encore rien acheté, et pourtant j'ai téléchargé comme une malade !) et du coup, elle se permet de vous conseiller.

 

Sisisi.

 

Ma liseuse me dit à moi ce que j'aimerais sûrement lire.

 

Et pas avec des longs discours ou des analyses, hein. Les Assouline, les Paul Edel peuvent bien aller se rhabiller. On recommande, on zoome sur la couverture du bouquin, et basta.

 

Le programme est tellement bien fait que les livres recommandés sont FORCEMENT attirants pour vous, de mystérieuses nouveautés qui vont tant vous correspondre...

 

Ainsi, tenez, ma liseuse, en se basant donc  sur ma bibliothèque, me propose à chaque fois que je l'ouvre d'acheter la Recherche du Temps Perdu. Elle insiste !

 

C'est-y pas beau ? Elle a trouvé cela toute seule...

 

Quelle andouille.

 

A moins que ce ne soit moi...

21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 11:37

Ma réminiscence d'hier au soir n'avait pas goût de madeleine, mais un net parfum d'angoisses scolaires, quand, sur fond d'odeur de papier, de mines de crayon et de crissement de craie sur le tableau noir, j'attendais avec anxiété la note de mes devoirs, pendant leur distribution. Il y avait deux méthodes : de la meilleure note à la pire, ou l'inverse. Mais quelle que soit la méthode employée, l'attente était toujours pénible, et les mains, moites...

 

Hier au soir, bien sûr, il n'y avait ni tableau noir, ni papier, ni crayon. Juste une bonne douzaine de militants de l'A.R.B.R.E. , autour de la grande table de la cuisine, en train de regarder la toute première version du film "des racines et des haies".

 

Soit 42 minutes (pour le moment) de l'histoire collective de la défense du bocage brayon, film documentaire commandité par... L'A.R.BR.E., et réalisé par BEAUBEC PRODUCTIONS, avec la participation active de votre servante...

 

Je pense que tous les réalisateurs et tous les scénaristes du monde, des plus modestes aux  géants les plus prestigieux, doivent ressentir la même chose, quand ils montrent leurs films à leurs producteurs : à savoir comme une boule au ventre, qui roulerait très lentement : le film va-t-il "leur" plaire ? Est-ce qu'il fonctionne ?

 

Engoncée dans mon gros peignoir jaune, je m'étais carrément cachée derrière la porte, pour m'interdire d'influencer quoi que ce soit (n'étant pas membre du bureau de l'A.R.B.R.E., en plus),

 

J'ai regardé et écouté nos commanditaires regarder et écouter.

 

Leur attention était retenue, c'est clair.

 

Bon, ce public-là est a priori plutôt bienveillant, et le film parle d'eux, en fait. Mais cependant : nous avons délibérément fait des choix  audacieux : pas de voix off explicative, la place entière aux images, pas de désignation de qui apparaît à l'écran (on "déduit" que c'est un Maire ou un agriculteur, ou un militant qui parlent, ils ne sont pas "identifiés"), et en plus, cette première version n'est pas "fignolée" (plans de coupe non intégrés, vues de haut encore à faire, etc).

 

Est-ce que ces choix étaient  les bons ? Est-ce que la musique du 18è siècle fonctionne ? Est-ce qu'on sort de ce film avec de l'espoir dans les poches, ou bien accablés par le destin ? Etc.

 

42 minutes à attendre que la note tombe !

 

Mais ça valait ça : elle est si bonne que du coup, ma moyenne (et mon moral) remontent ! Bien sûr, ce n'est qu'un petit film, m'enfin, pour un petit pays comme ici, tout cela est fortement encourageant. Comme une "mère porteuse" contente d'avoir "livré le bébé", je suis remontée en douce m'enfouir sous une couette qui m'a paru bien chaleureuse, pendant que Clopin recueillait remarques, questions et encouragements..

 

Je suis donc rassurée : ne restent plus qu'à affronter... L'écran taille "cinéma", et le "tout-public". En fait, j'ai hâte, comme j'avais hâte, à l'école, de lire les remarques et commentaires qui entouraient ma note...

 

Une belle aventure, pas vrai ?

 

20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:48

Notre ami Peter vient de se faire naturaliser français :

 

Peter.jpg

 

(photo officielle de la naturalisation, qui s'opère en présence du Maire de la Commune, du représentant de l'Etat, et du fils de l'impétrant)

 

J'aime bien Peter (faudra-t-il dire "Pierre", désormais ?) : il a un accent anglais à couper au couteau, son humour sophistiqué  est typiquement un mélange de "nonsense" et de noirceur allègre , il aime les Harley Davidson, la Porter, le Stout et la Pale Ale,  et se plaint  toujours du  thé que je lui donne à boire, "lavasse sans consistance" (prononcer "laouaaaasssee").

 

Bref, la France a l'honneur de compter désormais, parmi ses membres, le plus british d'entre nous !

15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 10:46

Très bel article, sur la République des Livres de Pierre Assouline, au sujet de Schubert et de son "voyage d'hiver". Dommage que les trolls m'en aient chassée,, car j'aurais témoigné à la fois de la gratitude à lire de telles lignes, sur un tel sujet, et de ces mystérieuses accointances qui, dès le début, m'ont attachée à ce blog. Contre toute attente, bien évidemment, car rien de plus éloigné que l'univers assoulinien et le mien...

 

Et pourtant, pourtant : tenez, ce fameux "voyage d'hiver", par exemple : il a été pour moi un chemin de Damas, un pilier de Notre-Dame ou un syndrome de Stendhal, au choix... J'ai raconté l'anecdote à une journaliste de France Musique, qui en a fait état le lendemain même à l'antenne - et si elle est authentique, on peut néanmoins la croire aussi fantastique qu'un conte, tenez :

 

Il était une fois une petite fonctionnaire qui pestait, car il  lui fallait aller travailler un dimanche, pour un salon territorial quelconque. Mais le devoir, c'est le devoir, alors, la voilà sur les routes, au volant de sa vaillante petite twingo, montant et descendant les collines, et prenant son mal en patience. Pas grand'monde sur les dites-routes, par ailleurs, un dimanche, vers les 7 h 30 : l'attention vacante, voici notre victime laborieuse qui cherche à se distraire, et se branche donc sur France Musique, sans concentration excessive bien sûr.

 

IL faut tout de suite préciser que, question musique, l'héroïne n'y connaissait pas grand'chose. Elle ne pouvait même pas se revendiquer d'être autodidacte, parce que le peu qu'elle connaissait, elle le devait à autrui :  un ami qui, sans même le vouloir, avait commencé à lui ôter l'épaisse couche de cérumen, formée par des années de Maritie et Gilbert Carpentier bien profond dans les oreilles, qui l'empêchait de ressentir ce qu'elle entendait.

 

Mais pourtant, elle butait encore, comme pas mal de gens d'ailleurs, sur tout ce qui était chant lyrique ou opéra. Si elle écoutait Wagner, elle ne dépassait pas les ouvertures, par exemple. Et il n'y avait guère que l'inévitable Carmen qui lui était accessible, surtout s'il s'agissait de brailler que l'amour est l'enfant de Bohème, tout en se savonnant sous la douche.... Comme tout le monde...

 

C'est pourquoi elle n'était absolument pas préparée à ce qui allait lui arriver. Parce qu'à la radio, une voix masculine s'était mise à chanter, accompagnée d'une simple cadence au piano : quelque chose d'absolument dépouillé.

 

Or, notre fonctionnaire croyait savoir ce que c'était, qu'une musique triste. Il y fallait des violons, d'abord et avant tout. Des violons comme des saules : parfaitement pleureurs. Et puis de longues et très étirées mélodies, avec des volutes...

 

Bref, le contraire absolu de ce qu'elle entendait là, cette voix toute simple et si puissante, ce piano cadencé on aurait dit presqu'à deux doigts seulement : pourquoi donc avait-elle, en écoutant ça, tant envie de pleurer qu'il lui fallut arrêter la voiture, se garer sur le bas-côté, et écouter jusqu'au bout, pendant que ses yeux se mouillaient tout seuls, aurait-on dit ?C'était de l'allemand, en plus : elle ne comprenait pas un traître mot de ce qui se disait là. Mais elle était envahie d'un coup par une telle tristesse, sans comprendre comment ni pourquoi, qu'il lui fallut se calmer, après le morceau ("auf dem fluss", apprit-elle plus tard), avant de repartir.

 

Rentrée chez elle, après sa journée de travail (rassurez-vous, elle était quand même arrivée à l'heure à son poste),  la fonctionnaire attrapa le télérama de la semaine et se mit à chercher : voilà, ce qu'elle avait entendu s'appelait "le voyage d'hiver", de Schubert, et le chanteur s'appelait Thomas Quasthoff.

 

Thomas Quasthoff.

 

Il y avait une photo...

 

Mystérieuses accointances.

 

 

 

 

 

 

 

 

12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 15:17

(Attention : l'article du jour fait dans l'autosatisfaction !)

 

Clopin s'est mis à cravacher sur "des racines et des haies", parce que les échéances se rapprochent à toute vitesse. Je suis toujours là, évidemment, mais mon rôle est moins crucial que par le passé, et puis il y a des relais sérieux : copain de l'A.R.B.R.E. à même de cerner les messages "importants" et à rapprocher certaines scènes, technicien du pôle image qui ne laisse rien passer niveau montage final, et dont la méticulosité dépasserait presque celle de Clopin, c'est dire...

 

C'est un peu la même chose que lorsqu'un enfant entre au Collège. Jusque là, on le tenait par la main, et puis voici qu'il vit de sa propre vie.

 

Ce film, c'est pareil. Clopin, sournoisement, a obtenu de moi, petit à petit, tout  ce dont il avait besoin : note d'intention, définition écrite du sujet du film, sorte de "scénario" (normalement, pas de scénario pour un documentaire, mais j'ai cependant dû écrire une "trame" serrée !), description des plans et des séquences,  jusqu'aux plans de montage, toute seule comme une grande ! 

 

 

Si on ajoute que j'ai participé à la plupart des tournages, que j'ai accepté, malgré ma répugnance, à ce qu'on voit à l'image mon corps vieilli et épaissi, (et en plus j'étais vraiment  fringuée n'importe  nawak pendant les prises, parce que je n'avais pas conscience que j'allais apparaitre à l'écran !) , que j'ai choisi les musiques alors même que Clopin et son pote avait mis une grosse pression là-dessus ("la musique, c'est elle qui va rythmer l'image, faut pas se planter, et il la faut pour lundi"... ben voyons ! ) et que j'ai négocié les droits musicaux, avec un succès complet : c'est GRACIEUSEMENT que Deutsh Grammophon et Harmonia Mundi m'ont cédé les droits de Tharaud et Minkovski, excusez du peu !), ben franchement mon colon, je le dis ici tout haut mais je le pense tout bas  un peu quand même : c'est bien moi qui ai "tenu la main" du projet-gamin jusqu'à la porte du collège...

 

 

Pourtant,  me voici "toute chose", et je crois que je sais pourquoi. J'ai relu mes premières notes : Clopin a suivi fidèlement mon cahier des charges. Je voulais un mouvement de caméra  "en hauteur" qui partait des mains et allait vers les frondaisons ? je l'ai eu... Je voulais un final "choral" avec enfants plantant une haie ? Il  y est, etc. etc.

 

Mais je ne reconnais rien, parce que ce n'est plus moi qui fait vivre le film avec des mots écrits sur du papier, mais Clopin à sa table de montage, avec ses rushes. Ca fait une drôle d'impression, labyrinthique : les plans imaginés devenus réels, les mots s'effaçant complètement devant les images. Si vous ajoutez qu'au fur et à mesure, bien évidemment, le montage prévu se modifie et se transforme, que Clopin rajoute ici un prologue de toute beauté, là des images animalières qui étaient prévues, certes ("les plans de petits animaux vivant dans les haies" étaient déjà notés dans la toute première version !) mais non définies, et qu'on ajoute ceci, que l'on retranche cela, vous obtenez un très étrange sentiment. Celui d'avoir participé à la mise au monde d'un bébé qui n'est pas le vôtre...

 

C'est cela : je suis comme une "mère porteuse", pour ce film. Je reconnais bien, ici ou là, les intentions que j'ai voulu donner - mais c'est bien le film de Clopin, ce sont SES images et l'histoire, (encore une fois bonne ou mauvaise, là n'est pas la question), qui est racontée ici est SON histoire, pas la mienne.

 

Ce sentiment de "mère porteuse" n'est pas du tout douloureux, je l'avais pourtant craint mais  au contraire ! Ce que je vois à l'écran est si complètement "nouveau" que je ne peux, honnêtement, revendiquer quoi que ce soit dans le genre "droit parental". Pour de vrai, je le trouve super, le film de Clopin, et pour un peu, j'en pèterais de fierté qu'on soit arrivés, à Beaubec Productions, petit pays, à réaliser un truc pareil.

 

Evidemment, au fur et à mesure que le travail avance, et il avance bien ! Mes craintes augmentent et ma lucidité vacille. J'ai l'impression que telle partie est bien trop longue, que "les gens vont s'ennuyer", qu'il y a "des redites", alors même que je suis bien placée pour savoir qu'à un certain degré de visionnage, on ne "voit" plus rien. Quand vous avez regardé une centaine de fois cinq minutes de rushes, vous n'êtes plus capable, pour de vrai, de ressentir ce qu'un spectateur lambda va éprouver. D'où l'importance, pour nous, d'associer certains potes, et de tenir compte de leurs réactions...

 

Je crois que je vais quand même rester un petit peu à la porte du collège, histoire de voir, à travers les grilles,  le projet-gamin vivre sa vie et se développer comme un grand. Echec ou succès, après, c'est une autre histoire. Mais l'avoir porté jusque là, déjà, c'était chouette. Non. C'était bien.

 

 

 

 

9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:02

Je m'en veux : j'ai encore été poser  mes pieds chez Paul Edel, alors que... Je ne comprends toujours  pas (ou bien, j'ai peur de trop comprendre) ce qui s'est passé avec ce type, enfin, cet "homme de lettres" : à croire que les hommes de l'être ne sont, en fait, que ceux de l'avoir.

5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 10:39

(on aura évidemment compris, au titre du jour, que j'en appelle aux mânes de Rembrandt, Joyce, Butor et surtout à celui qui m'a jadis  planté un recueil de nouvelles en plein coeur, à savoir Dylan Thomas. Je sais, on peut trouver cette liste pleine de prétention. Mais tant qu'à faire qu'à invoquer des esprits, autant se doter d'une famille nombreuse.)

 

De nouveau une période incertaine et "inactive" professionnellement, doublée de troubles physiques bien communs et fort désagréables - encore qu'il m'ait fallu attendre la soixantaine pour ressentir ce que certaines de mes copines, toutes jeunes femmes à l'époque , évoquaient d'un air à la fois énervé et entendu,   comme les petites filles parlant des mystérieuses "règles" qui allaient leur tomber dessus un jour - à savoir la "cystite", affection considérée  comme un passage obligé de  la féminité, alors qu'il s'agit tout bonnement d'une infection urinaire. Bon, ça fait mal.

 

Mais j'ai décidé de renverser  cette trouble période  à mon avantage. Et je le déclare hautement sur ce blog, comme on prend à témoin un futur électeur :  d'ici lundi, ma prochaine nouvelle, bonne ou mauvaise,  doit être terminée. Sinon ! Que je meure ! Puisqu'au moins, dit Villon "à celui qui meurt tout est permis de dire"...

 

D'autant que dès demain matin je serai seule. L'idée bienvenue est du Clopinou : celui-ci termine demain le troisième (et dernier) "concours blanc" avant les vraies épreuves de fin avril. Il a cravaché tant et plus, et a renoncé, pour ce faire, aux vacances d'hiver traditionnelles.

 

Or, par un concours de circonstances imprévues, (une panne de voiture immobilisant la Kangoo à Grenoble), voici que Clopin retourne vers les Alpes. L'occasion est rêvée, après l'extrême tension des révisions du concours blanc, d'ouvrir une mince fenêtre avant les épreuves définitives.Clopinou et son père vont donc passer un gros week-end à Chamrousse, avant de remonter vers Paris pour l'un, la Normandie pour l'autre, dans la voiture réparée.

 

J'aurai donc à la fois le loisir, l'occasion, l'envie et le courage de m'atteler à la tâche que je me suis assignée. De quoi faire battre le coeur de toutes les vieilles chiennes du monde !

 

 

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