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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 20:07

Dès ce matin, le souvenir de ma visite chez le psy d'hier  m'a sauté dessus. Les paroles de mon psy me percent  toujours l'oreille : je dois le revoir dès la semaine prochaine, et quand le rythme des rendez-vous s'accélère, c'est  mauvais signe. D'avance,  je sens la nausée m'envahir à l'idée de devoir encore parler et reparler de mes "tourments" (nous appellerons ça comme ça).

"Redire n'est pas revivre", m'a dit le psy. Je me suis sentie frémir jusqu'au fond des tympans, entre le marteau et l'étrier, à cet énoncé. Comment peut-il affirmer si calmement, avec tant d'assurance, l'inocuité des mots ? Un acteur, sur scène, dit et redit son texte : et la pièce revit grâce à cela. Il me semble que justement, c'est l'inverse qui se produit : en re-disant, je ne mets pas de baume sur la plaie, je la sonde simplement un peu plus profond chaque fois. Le silence seul pourrait permettre une vraie cicatrisation. Enfin, il me semble, mais je ne suis guère en état de ne PAS faire confiance au psy... Je vais donc les prendre, ces p... de pilules qui font si peur à Clopin qu'il en préfèrerait presque me voir me bourrer la gueule, pour dormir, que d'avaler les anxyolitiques. Et j'irai raconter de nouveau ce qui me fait le plus horreur, puisque ces mots-là sont la preuve de ma stupidité passée, présente, et sans doute à venir... 

 

L'après-midi, lui, a été presqu'entièrement consacré à la gendarmerie de Forges-les-Eaux , pour signaler la disparition inquiétante de Jim, transmise ensuite à la police de Rouen. J'allais signer le procès verbal quand, enfin, l'hôpital Charles Nicolle a appelé : Jim était retrouvé, après 35 heures de disparition... Ces fugues sont de plus en plus fréquentes - mais désormais, l'hôtel de police de Rouen est alerté. Les gendarmes ont été lents, questionneurs, bref, du boulot de flic : plus de deux heures à répondre à leurs questions. Mais au moins, Jim est  désormais "signalé" : il est cependant assez horrible d'en  ressentir du soulagement ! 

 

Entre deux, j'ai quand même pu regarder un film, en vitesse :  "habemus papam" : la démonstration de Moretti (l'assimilation de l'église au théâtre, le rite comme spectacle, et les habits "ça sert d'auto" comme autant de costumes de scène, d'ailleurs somptueux) m'a paru convaincante. Et puis, là au moins, la parole n'était pas inconséquente, pesant de toutes ses forces sur les pauvres humains pantins d'eux-mêmes. 

 

Mais il est vrai qu'en évoquant les "pauvres humains pantins d'eux-mêmes", c'est sur ma dure et longue journée que je m'apitoie. Or, personne d'autre que moi n'agite mes ficelles. Je ferais bien, je crois, de m'en souvenir. 

 

 

 

5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:38

D'abord, mille mercis à mes visiteurs du soir pour leurs précisions. Ca se confirme : l'allusion à Hitchock/Hopper existe bel et bien dans Fight Club, la "maison près de la voie ferrée"  est la même.

Et alors, dirait Rose ?

Oh, rien d'autre que ma petite satisfaction narcissique, comme lorsque je résous un DLA (diagnostic littéraire à l'aveugle), ou que je tente d'expliquer mon indifférence à l'auteur Conrad en indiquant que "ses personnages me font penser à celui joué par Marlon Brando dans Apocalypse Now, avec cette tentation d'évanouissement dans un "ailleurs" exogène pour compenser de sombres et pathétiques crimes engendrés par le pouvoir de l'homme blanc", or rien de ce genre de problématique ne me concerne vraiment", et que j'apprends, après avoir écrit ça,  que précisément Apocalypse Now est "tiré" des romans de Conrad, ce que j'ignorais ! C'est juste  que vérifier ce genre de  petites intuitions (comme d'avoir assimilé illico   Paul Edel à Opitz, sur la Rdl d'Assouline) est bien satisfaisant pour l'ego... (et j'en ai bien besoin, surtout en ce moment disons un peu difficile. Non, pas difficile. Insupportable, oui. Bref, passons, puisque le silence est ici requis...)

 

Je présume que, si je possédais les connaissances requises, cette satisfaction me semblerait puérile ou dérisoire. Mais ça ne fait pas de mal de se faire du bien : et je n'ai guère que ces intuitions-là pour m'assurer de mon pouvoir de compréhension. 

 

Encore que pour Fight Club, c'était franchement évident, puisque le ressort du film est exactement celui de psychose : à savoir le dédoublement de personnalité. Mais la filiation qui remonte à Hopper est troublante. Si jamais un jour j'ai besoin d'une maison, je la placerai près d'une voie ferrée. 

 

Ce qui me ramène à mon sujet du jour : les trois biches égarées aperçues ce matin près de l' ancienne voie ferrée, l'avenue verte, ,  loin de toute forêt et de tout bois. Elles étaient si gracieuses que j'en ai ressenti comme un sursaut d'indignation. Si elles étaient là, c'est bien évidemment qu'elles ont réchappé à la tuerie d'hier, dont je peux témoigner. Partis à une sortie sur "les voies romaines et les chemins médiévaux en pays de Caux ", nous avons eu les tympans emplis de bruits de détonation.

Les trois grâces de ce matin ont eu la vie sauve, visiblement, alors quoi, pourquoi sursauter ? Mais précisément : elles n'ont dû leur salut qu'à la fuite... et  je ne supporte  pas la peur, la désorientation, la désolation qui en ont  découlé. Vivantes, mais paumées. Alors qu'elles font partie de cette humble beauté du monde, qui seule, à mes yeux, le sauve...

 

 

 

 

 

Published by clopine - dans Vies de Bêtes
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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 09:23

Clopinou a gagné un pari, j'ai été réglo, j'ai payé le gage  qui était de me taper  la vision du film "Fight Club" (visiblement THE référence pour la génération née dans les années 90)  hier après-midi. Je ne dirai pas ce que je pense de ce film, de ce qu'il véhicule ou non, de son aspect "prémonitoire" ou "nieszchéen", de son discours  anticonsumériste à deux balles ou non, révolte d'adolescent prépubère ou drame existentiel,  et de son esthétique  qui fait rêver quand on pense au budget mis là-dedans (ça se chiffre en million de dollars)... De toute manière, nous sommes bien d'accord : il est interdit de parler de Fight Club, alors...

 

Simplement, je voudrais bien qu'un type qui s'y connaît, genre Alain Korkos, confirme mon impression. Nous sommes d'accord : Hitchock a utilisé la maison du tableau de Hopper :

 

images-2-copie-2.jpeg

 

 

 

Pour son film Psychose :

 

 

images-3-copie-3.jpeg

 

 

Or, dans Fight Club, le héros-sans-nom, privé d'appartement, déménage chez son pote dans une  sorte de squatt, qui m'a semblé être la copie conforme mais en délabré total de cette même maison. Prête à s'écrouler, infiltrée d'eau par tous les bouts, faite de bric et de broc mais... la même, quoi. Pas de photo disponible sur google images, mais peut-être quelqu'un pourrait-il vérifier ? 

 

Et je parle pas du fait que cette maison, dans Fight Club,  est si isolée que les héros peuvent jouer au golf dans la rue. Et ce en pleine ville. Ce qui nous ramène tout droit, là encore, à cette manie d'Hopper de développer l'art du vide au milieu de ce que l'on croit être le plus plein : les Etat-Unis d'Amérique, pays bourré, gorgé, regorgeant, dont Hopper nous dévoile l'envers du décor : très précisément le désert des choses et des êtres.  

Bref, je ne pourrai pas voir l'expo d'Hopper qui se tient en ce moment, mais j'ai vu Fight Club. Ouaih, man. 

31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:15

Extrait d'une lettre du très célèbre X  (étranger) à un éditeur (français), qui lui propose de l'éditer  :


" (...) Voici le beau côté de la médaille (*), mais en voici le revers : la méthode d'analyse que j'ai employée, et qui n'avait pas encore été appliquée aux sujets économiques, rend assez ardue la lecture des premiers chapitres, et il est à craindre que le public français, toujours impatient de conclure, avide de connaître le rapport des principes généraux avec les questions immédiates qui le passionnent, ne se rebute parce qu'il n'aura pu tout d'abord passer outre

C'est là un désavantage contre lequel je ne puis rien si ce n'est toutefois prévenir et prémunir les lecteurs soucieux de vérité. Il n'y a pas de route royale pour la science, et ceux-là seulement ont chance d'arriver à ses sommets lumineux qui ne craignent pas de se fatiguer à gravir des sentiers escarpés. (...)"

 

 

Ben dites-donc. 

On ne passe pas trop pour des grosses feignasses de connards...

Mais perso je peux prouver à X qu'il se fourre le doigt dans l'oeil ! Parfaitement !! Et profond encore !!! Dès que l'un de mes aimables visiteurs aura dévoilé l'identité de X, je serai en mesure de produire le nom d' UN LECTEUR FRANCAIS qui les a atteints, lui, les "sommets lumineux"... 

 

 Non mais ! 

 

(*) : "le beau côté de la médaille" :  une édition  française du texte par morceaux périodiques, genre feuilleton quoi. 

 

 

23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 09:44

 Panique à bord : le beau, le grand, le  superbe ordinateur Mac super-super-super de Clopin prend l'eau. Il devient tout bleu au démarrage, qui d'ailleurs prend la moitié de la matinée,  et tout plein de programmes et logiciels  merdoient lamentablement pendant que le regard de Clopin, aussi bleu que l'écran,  se poudroie d'angoisse et vire au noir : "mais ils sont absolument essentiels ces logiciels, même photoshop aaaarggghhhh"   ; "mais tu ne te rends pas compte,  c'est toute  ma vie (*) qui est là-dedans enfin....". Il passe donc ses nuits à "sauvegarder"  tout ce qui peut l'être, et que je te réinstalle ceci et que je te reconfigure cela...

 

Mes innocentes et ignorantes questions "ce serait-y pas un virusse ?" (soit une sorte d'invasion soviétique malveillante)  amènent de troubles réponses "non, ce sont  juste des conflits de logiciels". J'imagine illico les logiciels en question munis de sabres lasers, un tout bleu un tout rouge, en train de se battre chzzwwinggghhhhh pendant que Clopin-Yoda sautille partout, les oreilles en pointe. 

 

Vous comprendrez que je ne puisse m'attarder trop autour de l'engin, ces temps-ci, et que mes messages doivent rester parcimonieux. Clopin est entré en résistance contre l'objet défectueux, et nous nous retenons le plus possible de penser que l'année 2012 restera jusqu'au bout une année de merde. Définitivement...

 

Je n'ose enclencher le cd de "ce n'est qu'un au revoir", ça ferait un poil trop titanic. 

 

Je préfère "ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur les pixels

ami, entends-tu le cri sourd de Clopin qui s'les emmêle"...

 

Si j'aperçois un radeau je vous fais signe. 

 

Promis. 

 

(*) : sa vie photographiée, of course. 

 

18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 11:02

Enfin, une sorte un peu bizarre de monstre. Entourée en ce moment de deux malades qui tombent peu à peu dans la démence, Jim, un vieil ami, d'un côté, et Papy, mon beau-père, de l'autre, je me sens coupable. 

 

Certes pas de l'Alzeihmer du premier ni du Parkinson du second. Encore moins de l'agressivité (ponctuelle, mais...) qui s'empare de chacun des deux, chacun à sa manière. C'est la démence qui fait croire à Papy qu'on le torture, ou qui lui fait balancer tout le contenu de table de chevet dans la chambre de sa maison de retraite, ou brutaliser les aides-soignantes. C'est la démence qui conduit Jim à soupçonner son frère, curateur, de lui voler de l'argent... 

 

Est-ce un réflexe de défense, devant  la vieillesse  que De Gaulle qualifiait de "naufrage" et qui, accompagnée de ces pathologies-là, devient un drame pathétique ? Je suis pleine de compassion pour ces deux êtres, non par simple empathie commune aux humains, mais aussi vis-à-vis de moi : en compatissant à leurs peines non méritées, je compatis à ma propre souffrance de les perdre... 

 

Mais en même temps, et c'est là que je me sens monstrueuse, il y a quelque chose de fascinant dans la manière dont le cerveau humain se détériore. Je veux dire qu'à travers les propos déformés, inintelligibles ,  de Jim, ou la parfaite diction qui, de temps en temps , s'empare de Papy mais dont il se sert pour raconter d'invraisemblables histoires, j'ai parfois l'impression de voir une machine extrêmement perfectionnée, huilée, en service depuis des années et ayant bâti comme une sorte d'identité propre, se dérégler. Et lors de ce déréglement, la machine livre son secret. Elle montre comment elle fonctionne, dans quelle source d'énergie elle puise, ce qu'elle a in fine à nous dire... Et cela, chose horrible à dire concernant des êtres pour qui j'ai de l'affection, m'intéresse presqu'en dehors d'eux-mêmes. 

 

Le corps entier des malades est mis à la disposition de leur cerveau et celui-ci n'est plus tourné que vers un seul but : communiquer à l'extérieur, à tout prix, ce qui se passe à l'intérieur. Le langage est le seul outil, et combien délabré ! qui leur reste pour cette tentative... L'agressivité n'est que le signe, à mon sens, de l'impuissance à faire partager leur sentiments de soi. Le cerveau se fiche de l'état du corps. Mais il regimbe, si l'aide-soignante trop pressée (et pour cause...) interrompt une phrase absurde et inintelligible. Comme si c'était justement cette phrase-là qui allait dévoiler le problème. Comme si l'effort du malade se concentrait sur des mots " mode d'emploi".

 

Je me suis longtemps, non pas gaussée mais disons mise à l'écart des théories structuralistes de Lacan, qui abordait l'inconscient avec les outils contenus dans la boîte du linguiste. Mode d'époque, disais-je en haussant les épaules, cocktail freudo-marxisto-structuralo n'importe quoi quand même... 

 

Mais aujourd'hui, ma fascination devant les troubles du langage de mes deux pauvres malades me renvoie directement à mon propre rapport au langage, ou plutôt au fonctionnement du cerveau. Et si je m'était plantée sur toute la ligne ? Si, au lieu de jouer (et aussi de la gagner tout simplement)  toute ma vie avec les mots, trois mots en avant, trois mots en arrière, rapports administratifs et aimables petits récits insignifiants,  j'avais sérieusement, scientifiquement, étudié le problème ? Bref, si j'étais devenue psychiatre, ou mieux encore, neuropsychiatre ? Si c'était ça, ma "vocation" ? 

 

Et en même temps, j'ai honte - car quand j'écoute avidement, comme une résistante écoutait les messages brouillés de Radio Londres, les histoires débitées devant moi, non pour leur sens réel mais pour ce qu'elles peuvent dire de l'indicible, je ne suis plus dans l'amitié ou la compassion. Je suis... horriblement curieuse... 

 

D'un autre côté, je sers de réceptacle à ce qui n'est peut-être que bredouillements, mais qui sont comme des signes s'effaçant sur une paroi, qui tentent de montrer le chemin vers l'obscur absolu de l'être : le fonctionnement de son cerveau.  

 

Et puis c'est la fin des visites. J'ôte ma main, que j'avais posée sur le bras de Papy (j'ai remarqué que ce simple geste le rassure et le détend presqu'instantanément) , qui me sourit en m'indiquant "que moi, au moins, je suis gentille" ;  je me retourne une dernière fois vers Jim, qui m'assure, d'un geste de la main, "que cela va aller, bien sûr", et je rentre chez moi. 

 

Parce qu'en plus, on rentre chez soi. 

 

Même le plus grand des neuropsychiatres rentre chez lui. Ce n'est pas une pensée consolante, mais disons que je me sens un monstre un peu moins seul dans son cas...

 

Published by clopine - dans Vies de Jim
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 11:37

Bien sûr, ce n'est qu'une pétition... Mais IL FAUT LA SIGNER, car nous vivons dans un état de droit; DE DROIT, et non d'incompréhensible "indulgence" !!!

 

vite, un peu d'air, là...

 

 

15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 15:27

Est-ce parce qu'elles ont honte de vieillir que les feuilles rougissent ? Elles auraient bien tort, car la moindre lumière d'octobre nous réchauffe d'un feu éclatant.

Je repense aux forêts de Québec, et  aux   hommes  des bois rencontrés là-bas. Le pays entier doit s'embraser, et remplir de sang rouge les gros coeurs ( et les grands souliers..)  que l'on y croise, tap tap tap et roule Rosie roule

 


 


 

14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 01:41

 - J'ai le rouge aux joues, lisant le commentaire d'Anna  (Anna, je vous répondrai par mail si vous le voulez bien, tant vous m'avez touchée et tant je me sens honteuse devant vous) sur l'éphéméride  article  "correspondance" ci-dessous. Sujet qui a en plus insufflé comme des regrets au brave Stoni (un comble !) et a inspiré une bien  trop flatteuse association de Paul Edel sur Sévigné-Grignan. Comment vous expliquer à tous à quel point vos lectures bienveillantes m'ont remplie de  honte  ? 

 

 Car la vérité, c'est que la relation entre Clopinou et moi est d'une telle nature, d'une telle violence, empreinte de telles vacheries,  qu'en réalité, peu de gens y survivraient.  La loi des blogs est qu'on ne peut trop en dire, sous peine d'ajouter à l'impudeur le pathétique. Bref, Clopinou n'est qu'un banal adolescent, à savoir un démon infernal, et sa mère, loin de vouloir faire briller une quelconque correspondance, ne cherchait qu'à provoquer un débat sur les néo-keynesiens. Vous reconnaitrez donc tous que non seulement j'étais à côté de la plaque, mais encore que j'ai lamentablement loupé mon coup. 

 

- curieuse exérience : mener de front la lecture du dernier Chevillard (au fait, son pastiche de Céline, au milieu du bouquin, est tellement impeccable que je me suis demandée s'il n'avait pas simplement copiécollé. Après tout, si vous remplacez le chat Bébert par la petite Agathe, vous n'en êtes pas si loin) et celle du dernier Quignard. Les deux sont sur ma table de nuit, les deux ont une couverture blanche, et leurs dos sont cassés par mes mains impatientes. Du coup, je les confonds !!! Mais sauter de l'un à l'autre me procure un tel vertige que les sueurs froides de James Stewart, à côté, ressemblent aux faux évanouissements des héroïnes balzaciennes. De la petite bière. J'en reste proprement étourdie, mais c'est ma faute : pourquoi systématiquement jeter les jaquettes des livres que j'achète ? 

 

- Notre consommation d'eau, si l'on en croit la facture pharaonique que nous avons dû payer, nous place au rang des Versaillais, façon jets d'eaux, mais  en circuit ouvert. D'après les relevés des compteurs, une piscine olympique se remplit et se vide tous les jours, rien qu'avec les robinets des deux maisons. La question  débattue est vite résolue : il y a comme un lézard ! Du coup, les hommes (Clopin, plus  notre voisin-ami-copropriétaire,  plus le plombier, plus le fermier d'à côté qui vient donner un coup de main) se transforment en taupes  humaines, et défoncent le terrain du pré du bas, 80 cm de profondeur sur quelques centaines de mètres de long, afin de vérifier le tuyau d'arrivée d'eau :  "pour trouver la fuite". Lâchement, moi, je la prends. Car la vision du chantier évoque si irrésistiblement la guerre de 14-18 qu'il ne me reste plus qu'une ressource :  m'en retrancher.  

 

- et Mendelsshon ? Mais que vient-il faire là-dedans ? 

13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 18:40

 

Haut-le-coeur, en repensant à cette injonction de catéchumène : comme si les services d'aide aux suicidés n'étaient pas déjà surchargés ! 

 


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