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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:05

Un nouvel ami m'a raconté que, lors de l'acmé de la polémique sur le mariage gay, il avait généreusement distribué des tracts "pro" dans toutes les boîtes à lettres de son immeuble : "tu comprends, le vieil hétérosexuel que je suis n'est pas concerné au premier chef, mais ça emmerde les cons". Je trouve cela réjouissant, d'autant que ce nouvel ami (et à mon âge, les nouveaux venus se raréfient, hélas) a bien 85 ans aux fraises. J'espère de tout coeur le revoir, celui-ci, car il m'apporte de quoi regarder l'avenir avec sérénité : ni chez les cons, ni chez les autres, l'âge ne fait décidément rien à l'affaire.

 

Une ancienne amie devait venir me voir, et puis elle hésite et surseoit - et me voici fort marrie, car le passé resurgissait au son de sa voix, et j'aurais bien aimé l'évoquer avec elle. Se souvient-elle de notre mission d'intérim dans cette lugubre usine de l'est rouennais ? A  peine étions-nous installées à notre table de travail, dans le coin le plus reculé de l'usine,  qu'Isa  s'était mise  à chanter...

 

Oh, je  revois le tout ! Le gros contremaître morose qui nous avait installées là, l'odeur de métal et les bruits des machines, les chaises mal commodes et la saleté tout autour : de grands casiers  débordant de pièces de ferraille,  neuves ou usagées. L'usine fabriquait des bidons et des récipients en tout genre.  Nous étions censées nettoyer des bouchons et des rondelles d'acier, une caisse pleine à notre droite, des chiffons malpropres à notre gauche. J'avais déjà travaillé en usine, je connaissais le diktat du rendement. Mais Isa, elle, irréductible et fidèle à elle-même, n'en avait cure. Ses longs doigts fins de violoniste tripotaient, point trop pressés, les pièces à nettoyer, et sa voix fraîche, rieuse et douce, entonnait "parsley, sage, rosemary and thyme" : un tube parmi les rondelles... Comme toujours avec Isa, je n'y pus résister, et me voici chantant la seconde voix.

 

Evidemment, le même phénomène qu'entre le melon et les guêpes se produisit. A savoir que si, un jour d'été, vous laissez une tranche de melon sur la table, vous verrez  à coup sûr une, puis deux, puis cinq ou six guêpes venir tourner là autour. Nous n'avions pas plutôt entamé le second couplet, Isa et moi,  -  elle longue et si belle, moi brune et vive, et pas cinquante ans à nous deux -,  qu'un, deux puis quatre ou cinq ouvriers, délaissant leurs postes de travail, rappliquaient dans notre sombre coin d'atelier ...

 

J'étais partagée entre l'envie de rire et l'appréhension : j'étais sûre que nous étions en train de transgresser un ordre établi, et de fait, le gros contremaître arriva bientôt, chassant  les ouvirers aussi efficacement qu'une maîtresse de maison manipulant un torchon, dispersant les hymenoptères et remisant le melon au frigo. Il était temps. Telle que je connaissais Isabelle, elle n'aurait pas hésité une seconde de plus à organiser une chorale.

 

Le contremaître se retourna vers nous : je baissai la tête, et m'employai à astiquer frénétiquement mes rondelles, (si j'ose dire), prête à accepter les reproches. . Mais Isa ne l'entendait pas de cette oreille : elle ignorait superbement et la discipline, et la hiérarchie. A la voix grondante du sous-chef, la modeste intérimaire opposa une argumentation infaillible : ne trouvait-il pas l'usine lugubre, et les ouvriers déprimés ? Tout était si moche ici ! On ne pouvait guère que chanter pour améliorer l'ordinaire, et si les ouvriers en étaient troublés dans leur travail, c'était  qu'ils étaient injustement privés des parcelles de beauté nécessaires à toute vie sur terre   : affamés, ils se jetaient sur tout ce qui pouvait les sauver. Y compris Simon et Garfunkel. D'ailleurs, chanter était-il interdit par le règlement, mmhhh ?

 

Bien entendu, Isa avait parfaitement raison, en un sens.  Mais  si nous nous étions tenues à carreau, la mission aurait bien pu durer une semaine, voire deux. Tandis que là, il y avait fort à parier (et la suite me donna raison) que le contremaître n'aurait rien de plus pressé que d'appeler Manpower et de mettre fin à notre contrat précaire. Et j'avais, sur la table de ma cuisine, une certaine note d'électricité que je devais absolument payer...

 

Aujourd'hui, je me blâme encore de n'avoir jamais pu atteindre le niveau de légèreté, d'insouciance et de superbe indifférence d'Isabelle. Il y a quelque chose, chez moi, de soumis, d'acceptation de l'ordre établi. Isa, elle, ne savait même pas ce que c'était, "l'ordre". Sa voix douce et juste était un oiseau : la liberté était ses ailes. Je n'ai jamais pu la suivre. Une simple seconde voix, et encore : parsley, sage, rosemary and thyme.

 

 

 

17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 17:24

De temps en temps, je repense à la "fête" de cet été  : j'étais allée là-bas avec ce qu'il faut d'insouciance et de légèreté pour m'adapter, enfin je le croyais, à toutes les situations. Je savais, par exemple, que j'y reverrai S. et J., et j'avais décidé que je ne m'en souciais guère. Un pas vers la sagesse, cette résolution. Car S. et J. ne m'apportent plus, (et m'ont-ils un jour apporté ?) rien de ce qu'on peut appeler "la chaleur de l'amitié". Cette sorte de bienveillante curiosité à l'autre, et à ce qu'il devient.

 

Bref, le contraire de ce que j'ai vécu chez eux, qui s'apparentait plus, (en crescendo avec les années d'ailleurs, ou bien est-ce ma capacité à encaisser qui diminue ?)  à une baignade à Dieppe. Vous savez, ces baignades dans la Manche, verte ou grise. On approche des vagues en se tordant les pieds sur les galets. Les orteils se recroquevillent, à cause de l'appréhension. On avance, cependant. Voyons, quand on avait dix ans, on se baignait bien là-dedans, encouragé par les sentences maternelles sur les bienfaits de l'iode, la salubrité océane et le plaisir des vagues...  Les jambes rentrent à peu près docilement dans l'eau - effectivement salubre, et plus que fraîche. Mais dès qu'il s'agit de remonter vers le centre du corps de la machine :  le bas-ventre, le ventre, , ah, toute la peau se recroqueville d'effroi sous l'élasthane du maillot de bain. La première grosse vague vous cueille à cinquante mètres de là, quand vous êtes suffisamment avancée dans l'eau pour vous dire "le plus gros est fait". Vous êtes alors giflée d'écume glacée, vos pauvres seins tièdes plongés dans une eau aussi coupante que les épées romaines pour Sainte Agathe. Vous voilà submergée, à la seconde ou troisième vague. Si vous ouvrez les yeux, le monde qui vous entoure est d'une opacité verdâtre remarquable. Il ne faut surtout pas penser, ni à la Méditerrannée, ni aux Caraïbes à ce moment-là. Vous seriez cuite, si j'ose dire -s'agissant d'une telle sensation de froid hostile. Il faut accepter et se mettre à battre la mer des bras et des jambes, avec autant de hargne qu'elle en met à vous balancer et vous rouler. En sortant, pour peu qu'il fasse beau et chaud, vous goûterez la douceur de la plage. Et plus tard, vous en viendrez à apprécier de retrouver un peu de sable dans vos chaussures, et de sel sur vos avant-bras, que vous lècherez d'un coup de langue rapide, histoire de vous prouver à vous-même que non, vous n'avez pas renoncé aux bains de mer...

 

Mes rencontres avec S. et J. ressemblent assez à ces séances, en imaginant qu'en plus, en sortant de l'eau, il pleuve. Cette fois-là n'a pas échappé à la règle. S. m'a juste demandé si la couleur de mes cheveux était naturelle, a conclu toute seule que non, a trouvé "le travail bien fait". J'ai failli lui dire que je transmettrai le compliment à la coiffeuse, ironiser sur "il te faut autre chose ?" (son inintérêt total sur ce que je deviens est quand même phénoménal, mais je le lui rends bien),  et puis je me suis tue. Je me tais toujours devant S. et J., même quand toute leur attitude signifie qu'ils n'en ont pas grand'chose à faire de moi. Je me tais, parce que Clopin tient à eux, par des fils qu'il a tissés sans mon aide, et que je ne veux pas briser. Mais enfin, je crois que je deviens un peu trop vieille pour certains bains de mer, voilà tout.

 

15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 17:23

Finie (hélas), la lecture de "ma part d'ombre", de James Ellroy. Ce type-là n'écrit pas à l'encre, ni au scalpel. Il écrit à la hache... Et je me plais à penser que la (splendide) série " Breaking Bad" a beaucoup, beaucoup à voir avec Ellroy. Je ne développe pas MAIS JE POURRAIS !!! Et aussi que la face d'ombre de l' Amérique (parce que nous autres, pauvres vieux européens, nous sommes devant cette brutalité brute, avouée et revendiquée, nous sommes, disais-je, comme chaisière devant les secrets du confessionnal, - et l'on songe que le confessionnal des amerlocks, c'est la télé....) est un splendide révélateur du meilleur devant le pire.

 

Bref.

 

J'adore la littérature anglo-américaine FEMININE. Par contre, la MASCULINE...

 

JOhn Irving inclus.

Inclus ?

 

Oui.

13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:53

(non, ce n'est pas le slip du mal, ou autres divagations...)

 

Je me fais le relais de la dernière réalisation de Clopin pour "Beaubec Productions", à savoir un clip de 10 minutes sur les zones humides (émargeant à Natura 2000, c'est-à-dire aux crédits européens consacrés au maintien de l'existant) du pays de Bray. Vous me direz que les "zones humides du pays de Bray", c'est un pléonasme, et vous aurez raison. Vous me direz aussi que le plus étonnant aurait été un film sur les zones non humides, et vous aurez raison encore. Vous insisterez lourdement sur l'arrière-plan sexuel que toute "zone humide" comporte pour l'hétérosexuel lambda (les homos, je ne sais pas trop....)  je vous regarderai de travers, à moins de rigoler franchement (ça dépend de mon humeur).

 

Bon, l'essentiel est que le clip ait été réalisé, malgré des petites difficultés  dont je vous ferai part quand l'association dont je suis présidente aura été payée, pas avant.  Ahaha.

 

Disons qu'une fois de plus, j'admire le travail de Clopin.  Mais une fois de plus, ma, certes modeste m'enfin tout de même ,  part de travail dans l'association me semble juste un tantinet sous-représentée, dans le discours du dit-Clopin, qui parle comme d'hab' de "MON  film", "mon clip". Certes, c'est lui l'artiste. Mais enfin, il se sert de moi comme (me semble-t-il) un cavalier se sert de sa monture. Cela passe par des rênes, et un mors dans la bouche :  mais c'est ma voix qui sert, en "off", et deux ou trois autres implications genre choix de la musique etc. Il ne suffit pas de me flatter l'encolure...

 

Bah, je dis ça, et en vrai je sais que sans lui, rien de tout cela n'existerait. En  tout cas, si cela intéresse d'aucuns, ça sera mis prochainement sur le site. C'est didactique, sans prétention : un travail de commande. Mais c'est toujours ça de pris, sur l'indifférence ambiante...

 

 

carriole2.jpg

9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 15:44

Hier dimanche, dernière sortie  d'été  :  randonnée brayonne avec Trésors de Jardin, dont la formule en triolet (marche, musique, mesclun  de saveurs d'habitude dédaignées) est toujours aussi plaisante : et vous avez droit à la photo du dos de Clopin, en k-way rouge, sur la page d'accueil de leur site, alors !!!. La conversation ressemblait à un nuage de beau temps - légère comme un cirrus, et goûtue comme la fleur de bourrache. Je me suis parfois éloignée du groupe de randonneurs, pour marcher seule. Je tentais  de me souvenir de la chanson "Rose" de Victor Hugo. Je butais sur un couplet, ne retrouvais que :

 

"Rose droite sur ses hanches

Etrendit son beau bras blanc

Pour cueillir une mûre aux branches

Je ne vis pas son bras blanc"

 

Et cherchais le ruisseau, le "petit pied dans l'eau pure" que Victor  le bêta de seize ans ne voit pas non plus, avant de conclure sur ces deux vers :

 

"Soit, n'y pensons plus", dit-elle,

Depuis, j'y pense toujours"...

 

Il y a une sorte de mélancolie dans ce poème (allez, je ne suis pas vache, je vous le fournis en lien, suffit de cliquer, merci Tata Clopine), qui convenait parfaitement à mon humeur. L'été a passé si  vite ; il m'a blessée parfois, au détour d'une fête où je n'étais pas forcément la bienvenue, d'une chaleur qui me montait brusquement au coeur - et de craintes pour l'avenir de Clopinou.

 

Et puis la pluie.

 

Revenue en force aujourd'hui, alors que je m'efforçais, avec assez de réussite ma foi, de l'oublier. L'automne s'annonce laborieux, et ce n'est pas mon psy, homme charmant aux grandes oreilles décollées, à force d'écouter autrui, qui me contredira...

 

Bah, à chaque jour suffit sa peine. La fin du grand beau temps me permet cependant de retrouver mon chat, le frileux Victor Mowgli, qui revient se lover en rond et au chaud, au pied du lit. Le second félin, lui, j'ai nommé Blackie l'élégant et sinueux voyou, toujours velouté dans son smoking noir et ses gants blancs, ne rentre pas encore. Il préfère continuer à faire l'Arsène, dans les lupins !

4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 15:16

Cela fait quelques mois désormais que Clopinou "n'est plus lui-même", "qu'il ne sait plus où il habite". Enfin, j'en ai bien peur. Je parle d'instinct, et non de savoir : car la distance entre ses dix neuf ans et mes cinquante-huit ans  nous prédispose bien plus au silence  que le trajet entre Beaubec et Paris. Mais je ne peux faire le  parcours à sa place. Je ne  peux plus grand'chose pour lui, en fait. A part le voir "tourner". Non pas "tourner mal", ni "tourner en rond", mais tourner, simplement, comme le bassin d'une parturiente tourne, au moment de donner la vie. Je suis désormais  la dernière à pouvoir servir de sage femme.

 

Clopinou, dans son orgueil intellectuel, manipule à l'envi des concepts trop vite étudiés, et mal digérés, concernant la religion, la vie, la mort... Comment lui dire de ralentir, de ne pas se griser  de sa trop neuve  puissance intellectuelle pour affirmer, d'un ton catégorique, des "vérités" qui n'en sont pas ?

 

Certes, je le comprends - par exemple sur la question de la vie après la mort. Moi aussi, je revendique de posséder une âme inquiète. Mais ce que je mets là-dessous est assez simple. La somme inouïe qu'un être humain, le plus banal et le plus commun, additionne en fait d'émotions, d'expériences, de sensations et de sentiments durant une vie entière représente une telle montagne. Comment admettre que cette boule incandescente cesse de rouler, du simple fait d'une mort corporelle ? Même si mon esprit admet le monde, en-dehors de mon âme, comment admettre la fin de mon âme, alors même que le monde perdure ?

 

La douleur,  qui en plus  s'exarcerbe avec l'âge, ce que Clopinou ignore évidemment,  et que l'on ressent à l'idée de notre finitude, peut cependant, à mon sens, être compensée autrement qu'en une pseudo-croyance à un autre royaume, éternel ou non. Il suffit de s'accrocher à cette seule vie que nous avons, et d'en extirper le maximum. Après quoi, à dieu va. Mais pas avant...

 

Je crois que seule certaines émotions - de la musique avant toute chose, par exemple, pourraient permettre à Clopinou de traverser les zones dangereuses vers lesquelles il dérive, au risque de se perdre. Mais je ressens aussi que les vibrations de son âme inquiète n'en sont encore qu'aux premières ondulations.

 

Et je frémis pour lui.

 

 

30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:45

Je m'en doutais, je m'en doutais ! Kazan a effectivement poussé la porte du Sofitel, le jour où il est allé dénoncer ses anciens petits camarades au sénateur Mac Carthy. Et il explique son comportement en mouillant plus ou moins son épouse, et en s'attribuant le plus d'autojustifications possibles - tont en justifiant un cynisme( qui en devient effrayant), par une sorte de sincérité roublarde qui ne fait pas long feu. Alors qu'il s'agissait tout simplement de sauver sa peau, au détriment de celle des autres : Kazan, s'il avait été un tant soit peu métaphysique, aurait su comment échapper à cette alternative, nom de zeus.

 

Je finis quand même le pavé, parce que visiblement, cette superbe chute aura au moins permis au bonhomme d'avoir suffisamment de complaisance et d'introspection pour devenir écrivain - et j'ai beaucoup aimé "l"arrangement". Mais après ? Affaire classée. Du moins pour l'instant.

 

 

29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 14:10

J'y ai pensé tout à l 'heure, à la piscine. J'avais atteint cet automatisme de la nage qui permet à l'esprit de vagabonder, bien loin de son corps d'origine. Et je repensais à ma lecture du moment, cette "Vie" d'Elia Kazan qui m'emplit de sentiments mélangés. Admiration pour l'auteur d'America America et de l'Arrangement, of course. Intérêt pour l'industrie cinématographique des grands studios hollywoodiens - comment nier leur efficacité ? Et puis, quelqu'un qui a eu l'intelligence de recruter Brando pour jouer le violeur de Blanche Dubois est assez incontournable... Mais, mais, mais...

 

J'en prends ce blog à témoin. J'en suis, dans le récit autobiographique de Kazan, au moment que je pourrais qualifier de "porte du Sofitel", en référence à  DSK. A savoir un homme au somment de sa puissance et de sa célébrité, conscient de lui-même et de ses forces créatrices, et qui va commettre LE geste qui compromet sa vie, sa réputation, son art. A savoir, non violer une femme de chambre, mais dénoncer à la commission Mac Carthy ses anciens copains du parti communiste américain. Et bien, je le dis tout net : si, dans les pages que je m'en vais dévorer de suite, Kazan OSE impliquer sa femme, Molly, comme justification de ce Sarajevo, je lui retire aussi sec mon admiration, mon intérêt et mon respect. Déjà qu'il ne permettait plus à la malheureuse de passer sous les portes (avec, comme justificatif, qu'il est normal qu'un metteur en scène se tape les actrices qu'il emploie, car la relation qui les unit repose sur le désir. Ben voyons.) !

 

Bon, je lui reconnais le charme d'une sorte de candeur roublarde (anatolienne ?), qui m'attache à ce foisonnant récit depuis deux jours déjà. Mais je jure solennellement de ne pas me laisser prendre pour une alouette, qu'on plumerait, par cet Elia Kazan...

 

Je n'avais pas plus tôt fait ce serment que la nageuse d'à côté m'a éclaboussée en plongeant - je suis donc revenue à l'eau bleue, aux losanges clairs dansant sur les petits carreaux, à l'eau qui m'enveloppait, au plaisir d'écarter les doigts pour mieux sentir glisser la vague provoquée par ma vigoureuse brasse, bref, j'ai réintégré ma chair sensitive.

 

Mais je n'ai pas oublié.

A nous deux, Kazan !

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 17:28

Quand, comme moi, on a connu ses premier émois amoureux en regardant le beau sourire de Thierry la Fronde, je peux vous dire que ça fait très mal quand un inconnu (qu'on ne connaît même pas), sachant la chose par la lecture de ce blog, ose m'envoyer ceci :

 

 

 

 

 

( j'aurais pu sévir, si je n'avais pas tant ri...)

27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 10:35

Document animalier. Ces grands singes sont nos cousins les plus proches. Eh bien, j'en arrive à la conclusion suivante :  le synonyme de "grand mâle dominant" pourrait effectivement  s'écrire "grosse tête de con", en somme.

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