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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 11:32

(attention : le sujet qui suit est légèrement scabreux, voire inquiétant. Eloignez les enfants et les âmes  sensibles...)

 

Il y a un mystère dans ma maison. Précisément dans la Chambre Jeune, ainsi dénommée car elle a servi de chambre à Clopinou, qui y revient encore de temps en temsp, et auparavant au Grand Frère de Clopinou, avant  leurs  départs pour de nouvelles aventures.

 

C'est, ma foi, une fort belle chambre, lambrissée et désormais parquetée, et les deux frères,  à dix ans d'intervalle, y ont passé de multiples heures, disons studieuses.

 

Mais les garçons grandissent... Et élargissent leurs champs d'études. La chambre jeune a ainsi servi de gîte, quelquefois, à de fort jeunes et agréables personnes, de sexe féminin. Il y a dix ans pour le Grand Frère, et désormais, depuis quelques mois pour le Clopinou.

 

Jusque là, tout va bien.

 

Evidemment, le fait qu'il n'y ait plus, de façon quotidienne, des jeunes à la maison a des répercussions sur la vie domestique. Avec Clopinou, ainsi, nous avions un contrat à propos de sa chambre, et de son entretien. Je lui fichais une paix royale pendant la semaine, et m'abstenais de tout commentaire si, le jeudi par exemple, je n'arrivais plus à ouvrir la porte à cause du bordel ambiant. Ni cris, ni évanouissement, pas le plus petit reproche. En contrepartie, le samedi, Clopinou rangeait, passait l'aspirateur, vidait la poubelle  et changeait sa literie. S'il ne respectait pas le contrat, il savait que je serais là tous les soirs, précisément derrière son cul, et qu'il ne  pourrait pas y échapper. Ca a marché plutôt bien...

 

Oui, mais voilà, Clopinou est parti suivre ses onéreuses études à Paris. Et, en bonne ménagère, me voici en train, de temps en temps, d'aérer la chambre jeune, de passer l'aspirateur et de secouer la literie... Surtout le lundi, quand Clopinou est revenu à Beaubec et a dormi là avec sa petite amie.

 

Et c'est LA que le mystère intervient. Précisément là. Sous la couette. En boule, au fond : le mystère ne pèse pas lourd, certes. Quelques grammes de dentelle, avec un ou deux petits élastiques, une petite perle au milieu. Une petite chose arachnéenne...

 

Ce NE PEUT PAS ETRE UNE COINCIDENCE, voyez-vous, parce qu'IL Y A DIX ANS DEJA, aménageant la chambre du Grand Frère pour le petit, j'avais découvert EXACTEMENT LE MEME TYPE DE VETEMENT, à peu près AU MEME ENDROIT.

 

UNE SEULE CONCLUSION S'IMPOSE : la chambre des jeunes est HANTEE. Les amies ingénues des fils de Clopin, dès qu'elles franchissent la porte, EN PERDENT LEURS PETITES CULOTTES, et les oublient au fond du lit.

 

Le doute m'habite  (si j'ose dire) :  n'y aurait-il pas là-dessous une main invisible ?

 

Evidemment, j'en réfère au premier responsable de la maison, j'ai nommé Clopin. Je lui montre les objets mystérieux quoique fort mignons qu'on retrouve dans la chambre Jeune. Je pense qu'il faudrait faire quelque chose, je ne sais pas quoi...

 

Mais voilà. On dirait VRAIMENT que Clopin s'en fout complètement ! Au lieu d'appeler, je ne sais pas moi, un détective privé, la police ou un exorciste, enfin des gens compétents pour débarrasser la Chambre Jeune de la malédiction culottière qui semble la poursuivre, il lève à peine un sourcil et me conseille aimablement d'aller ranger les objets en question dans les affaires des garçons.

 

Franchement, je trouve que Clopin traite tout cela bien à la légère. Après tout, ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir une maison HANTEE... Je m'en vais prendre des notes sur la fréquence des apparitions mystérieuses, moi.

 

Quand est-ce qu'il vient dormir à la maison avec sa copine, le Clopinou, déjà ?

 

9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 17:29

On ne sait évidemment pas de quelle manière on mourra. Mais, vu le grignotage de mon pouvoir d'achat, j'espère juste ne pas avoir une fin de moi trop difficile.

9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:12

Mon petit livre de nouvelles : "Petites histoires familiales et nombreuses" semble devoir (enfin ?) naître sous forme "papier" et "téléchargeable" fort prochainement.(Hourrah ?) 

 

Je connais déjà le prix de vente, alors que je n'ai pas encore reçu la maquette ! Moeurs bizarres, m'enfin je peux déjà annoncer la couleur  :

 

12 euros Papier

8,40 euros en téléchargement.

 

En passant par bibi, et dans l'hypothèse où 50 acheteurs seraient intéressés, on passe à 7,20 euros en version papier.

 

Je me demande bien si j'ai 50 lecteurs, j'en doute, m'enfin.

 

Je compte sur mes doigts, j'additionne, je soustrais et je vous tiendrai au courant !

 

(et encore une nouvelle aventure...!)

 

Bon, il faut dire aussi que j'ai retravaillé le tout. Ce sont des nouvelles,  et si  les premières sont, disons, légères et non dénuées de passages rigolos,  le livre se resserre et devient carrément, enfin me semble-t-il, plus dramatique. J'ai volontairement accentué cette évolution... Bah, ce ne sont guère que quelques pages anecdotiques, arrachées à l'éphéméride de ma vie. Mais je n'arrive pas à NE PAS y tenir quand même...

 

carte-famille-nombreuse.jpg

 

 

 

7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:18

saint_walter_by_sharpwriter.jpg

 

J'ai eu connaissance de cet honteux détournement (mais wouarf wouarf wouarf)  juste quand je venais de poster un long commentaire, sur le forum de Breaking Bad, expliquant que Walter White, cet archétype de la Chute, était construit de manière  diamétralement opposé à Jean Valjean, archétype de la Rédemption et... finissant sa vie comme un saint.

 

Vous avez dit coïncidence ?

5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 11:09

Clopin parti pour Paris (il va y rejoindre Clopinou et son grand frère, et aussi faire un tour à un salon de l'accordéon) :  me voici devant deux jours de solitude, avec gourmandise,  un peu comme on s'arrête devant la vitrine d'une pâtisserie. Que vais-je en faire ? D'abord, me brancher sur France Culture, en continu. C'est le week-end Proust, avec plein d'intervenants passionnants, et même mon amie Véronique Aubouy...

 

Bon, son émission à elle, j'ai vérifié, passe à ... trois heures du matin. Pas sûre que je tiendrai jusque là  ! Mais elle assure pourtant que la lecture de Proust par des amateurs, à l'occasion des 50 ans de France Cul, au palais de Tokyo le 8 septembre dernier, était passionnante. Je veux bien la croire ! Tadié, lui, est prévu à 21 : 00. C'est déjà plus raisonnable. 

 

Mais je vais tâcher de profiter de cette tranche d'absolue liberté de bien d'autres façons : je vais tenter de jeûner jusqu'au retour de Clopin, (dit "l'idole des jeunes"). Il paraît que le jeûne possède des bienfaits insoupçonnés, non seulement en débarrassant l'organisme de ses toxines, mais encore en titillant les cellules du cerveau. Evidemment, si le jeûne dure trop longtemps, l'effet recherché est raté : on devient apathique. Mais deux jours...

 

C'est un petit défi, comme je les aime. Dérisoire et pourtant attirant, parce que juste à mes limites. Et juste pour la gloire de voir la volonté défier la gourmandise...

 

Pourvu que je tienne !

3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:24

Aujourd'hui est une journée propice au mariage des Renards : la pluie est entrecoupée de rayons de soleil. Et ne me dites pas que les renards ne se marient pas : Kurosawa,  quand il était petit garçon,  l'a bien vu dans ses rêves. Et quelqu'un qui rêve avec de telles couleurs ne peut pas mentir :

 

 

 

 

 

Je me suis réveillée ce matin avec un chiffre en tête : 12427. Ce n'était pas les brins d'herbe de la pelouse de Chevillard. Ni ma carte bancaire. Qu'était-ce donc ? J'ai reposé ma tête sur l'oreiller, le chat pelotonné dans mes bras comme tous les matins, le chien juste à côté, j'ai ainsi pu rattraper le fil de mon rêve. Je rêvais de Jim, en fait.

 

12427, c'est le digicode qui permet de sortir de la maison de retraite où il est enfermé. Le digicode est à l'intérieur, et on demande aux visiteurs de faire attention à ne pas laisser sortir les patients désorientés. Tous sont absolument incapables de repérer le nombre, inscrit en tout petit sur la droite, de le mémoriser et de le taper sur la machine. Ce simple détail dévoile la faiblesse et la folie des résidents.

 

Mais pourtant, je trouve que le sort de Jim est adouci, parce qu'il a la chance de n'avoir pas la séquelle agressive et paranoïaque qui accompagne si souvent Alzeihmer. Jim est resté l'homme patient, courtois, docile qu'il a toujours été. Il reçoit ses visiteurs à grands cris de joie, comme l'enfant qu'il a certainement été.

 

La pluie qui fait sortir les renards pour se marier, cette pluie drue qui est comme la métaphore de la malchance de Jim, est adoucie par le rayons de soleil des visites qu'il reçoit. J'ai remarqué que ces dernières, à une ou deux exceptions - notables ! - près, sont surtout féminines. Et les prénoms des visiteuses sont comme un bouquet de fleurs posé sur la table : Nadyne, Brigitte, Martine, Marie...

 

J'ai préparé un panneau de liège, où j'ai épinglé  quelques photos de Jim, tirées de la boîte à chaussures qui contient les signes de mes différentes vies, de l'enfance à aujourd'hui. Je me dis que tout ceci ne pèse pas bien lourd : à peine un carton à chaussures. Mais les empreintes invisibles, elles, sont bel et bien là.

 

Je voudrais aussi mettre un "cahier de visites" dans la chambre de Jim. Plus pour lui, le pauvre, devenu incapable de déchiffrer les moindres écritures. Mais pour ceux qui viennent néanmoins le voir, afin que la trace de nos passages reste après nous. Je ne sais si, au niveau thérapeutique, c'est une bonne idée ? Je verrai.

 

Je voudrais qu'une certaine douceur enveloppe Jim, pour les années qui lui restent probablement à vivre. C'était un sacré renard, vous savez, ce Jim. Précautionneux, et sur le qui-vive...

Published by clopine - dans Vies de Jim
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 14:09

Ca se bouscule un peu à la maison, ces temps-ci : j'adore ça, même si les assiettes n'ont plus le temps d'aller se reposer dans l'armoire entre leurs passages en machine. J'en profite d'ailleurs pour remercier les inventeurs de ce remarquable outil de libération  : la machine à laver la vaisselle. Quand je repense aux débats insensés d'il y a quarante ans, pour persuader les mecs de partager les tâches ménagères... Je me dis qu'il y a peut-être une relation de cause à effet, entre les débats féministes et le progrès technique : suffisait de forcer les mimines masculines à plonger dans l'eau savonneuse ! Moulinex libère l'homme de ses préjugés, voilà.

 

Il y a les allées et venues du premier fils de Clopin, de passage pour quinze jours avant le retour au Québec, et  les amis qui viennent faire un tour en carriole : nous avons été obligés d'atteler Quenotte, Dagobert ayant un abcès au sabot. Et Quenotte, c'est un poème : certes, c'est une magnifique ânesse, fine et racée, mais tête de mule (sa cousine...), au plus haut point. Renâclant au mors et parfaitement capable de n'en faire qu'à sa tête de Grande Noire du Berry !

 

Et puis, finalement, mon amie suédoise, Isa, est venue, ce qui m'a fait bien plaisir.

 

Je dis "mon amie suédoise" alors qu'Isa a la double nationalité, parce qu'elle est vraiment devenue suédoise à 100 %, au point de se sentir étrangère en France. Elle fait son possible, la pauvre, pour ne pas nous faire trop sentir notre infériorité française, mais on sent bien  que tout est tellement mieux là-bas : le soleil, la nourriture, les déplacements, la nature et les gens. Pauvre de nous, qui ne nous douchons pas à poil à la piscine, qui mangeons de la viande, buvons sec et polluons à loisir ! Et pauvre Isabelle, qui n'a pas changé depuis tout ce temps :  belle et rebelle, elle a  quelques problèmes avec la nourriture. Je ne peux m'empêcher d'avoir envie de lui faire avaler deux ou trois bons steacks, des frites et de la mayonnaise, histoire de la retaper un peu : elle est carrément maigre.  Mais ce serait lui faire vivre un cauchemar absolu : je m'abstiens donc, et lui tend docilement des tomates et des prunes (du jardin) : du coup, la voilà ravie...

 

Et Isa a une fille qui est devenue actrice, et commence à avoir un certain renom en Suède : un espoir féminin, quoi ! Voici la bande annonce du film où sa fille Disa (la jolie brune)  joue :

 

 

 

 

Elle est belle, pas vrai, la fille de mon amie suédoise ? Je lui souhaite toute la réussite possible  ! Bon, je vais aller faire à manger... Au fait, il y a qui ce soir ?

28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 09:16

Sur le forum de Breaking Bad, j'ai lancé un appel à  la traduction française du titre de la série. Perso je propose" plus dure sera la chute", mais la référence religieuse de l'expression me gêne, d'autant qu'un des mérites de la série est d'évacuer la religion du propos, ce qui est un soulagement. Clopin propose "pétage de plombs", mais ... Bof.

 

C'est difficile à transposer, à mon sens, car il y a la durée indiquée par la terminaison "ing", le terme "break" qui en français est plutot synonyme de "pause" ("faire un break"), et le mot "bad" qui renvoie au Mal. Quelle expression pourrait contenir tout ça ?

 

Quant à la traduction, elle est ici impossible, tout bonnement, à mon avis.

 

(eh oui, je n'ai que ça à faire, d'abord !)

 

 

 

LEGO-Breaking-Bad-The-Video-Game-parody-5.jpg

25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:17

Ca y est ! Beaubec Productions, la modeste association dont je suis présidente, a livré sa commande  au Syndicat Mixte, désormais propriétaire du film : 

 

 

 

 

 PS  : en prime, c'est ma voix de rogomme qui sert de voix off. Je me suis bien appliquée, mais j'ai l'impression qu'un peu de mon accent brayon traîne encore.

 

PPS : sur "daily motion", vous pouvez choisir la définition du film. Evidemment, la plus haute résolution (780, je crois) est la meilleure, mais là, tout dépend de la rapidité de votre connexion internet.

 

PPPS : putain de dieu, je cause ach'ment bien technique internet, moi. J'en arrive presque à croire que j'y entrave quelque chose...

 

PPPPS : c'est une transcription de Scarlatti. (la musique). Je pense que le morceau original est au clavecin, mais j'ai eu la flemme de rechercher.

 

PPPPPS : dès que Clopin aura réparé le site "beaubec productions", qu'il a malencontreusement tout embrouillé ce matin, un petit commentaire critique sera disponible.

 

PPPPPPS : nous allons enfin passer aux choses sérieuses. J'ai une de ces envies de film "sur Clopin", moi... C'est vrai, c'est comme pour les photos. La maison est remplie de photos de Clopin, sans qu'il y ait de photos de Clopin. Et en plus, la langue française permet sans sourciller de sortir la phrase ci-dessus. Wouarf.

 

 

PPPPPPPS :  le premier qui dit que "pays de bray humide", c'est un pléonasme, a gagné.

 


24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 12:49

Décidément, le surnom de "Clopine" me va comme une chaussure aux deux pieds. Me revoici attelée, pour trois semaines : une nouvelle entorse. Moi qui chantais Anne Sylvestre "j'aime les gens qui passent, moitié dans leurs godasses, et moitié à côté", je ne savais pas que je me décrivais...

 

Ressortir l'attelle m'a coûté, je  l'avoue, tant cet instrument anti-récidive claudique trop souvent depuis cinq ans  à mes chevilles, comme le boulet des bagnards (toute proportion gardée !). Mais rien n'est jamais si négatif : du coup, j'ai des séances de kiné. Et, comme tout le monde, j'adore mon kiné : bienheureux métier, qui apporte soulagement, ou même, simplement, soins attentifs. Bienheureuse sécurité sociale, ô mon amour, qui me permet d'en profiter.

 

En plus, ce kiné-là est particulièrement adapté  aux visites à domicile. A peine arrivé, il se jette sur le Charlie hebdo qui traîne généralement sur la table, et commence à parler politique. Clopin en délaisse un peu ses potirons, et vient échanger quelques pessimistes et pertinentes vues sur l'état du monde. L'état de ma cheville, lui,  passe certes un peu au second plan, mais qu'importe ? Ce n'est pas ça qui fera boîter le monde...

 

Allez, pour me consoler je n'ai qu'à penser aux boîteuses célèbres. Comme cette Madame de la Vallière, au nom stendhalien,  dont Voltaire fit un si beau portrait (et avec des points virgule, en veux-tu, en voilà) qu'il ne me reste plus qu'à tenter de lui ressembler, ahaha !

 

 

Portrait de Madame de La Vallière

 

Etre femme sans jalousie,

Et belle sans coquetterie ;

Bien juger sans beaucoup savoir,

Et bien parler sans le savoir ;

N'être haute, ni familière,

N'avoir point d'inégalité :

C'est le portrait de La Vallière

Il n'est ni fini, ni flatté.

 

 

 

la-valliere.jpg

 

(On en boîterait pour moins que cela)

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