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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 09:43

Relativisons. Mes soucis ne sont pas "fondamentaux", en ce sens que j'ai de quoi vivre, un toit sur ma tête, de l'argent sur mon compte bancaire, et que ma santé physique est aussi bonne qu'elle peut l'être, compte tenu de mon âge, de mon mode de vie trop sédentaire et de mes excès.

 

Ceci dit, je ne vais pas trop bien. Certes, j'ai arrêté les traitements "psy", somnifères et anxyolitiques, et je ne vais plus voir mon psy que pour des papiers administratifs. Et ma vie personnelle comprend tant de facettes, dont des projets de voyage ou des réalisations "créatives", films, livres, que je n'ai certes pas à me plaindre. Je vis dans l'aisance matérielle (relative) et la sécurité affective. Et le fiston est bien parti pour réussir les études entreprises...  Tout va donc "bien" : ce n'est pas donné à tout le monde, j'en ai conscience.

 

Oui, mais alors, pourquoi ces taches rouges, ce prurit qui apparaît sur mes mains, entre mes doigts, sur l'arche de mes pieds ou à  l'intérieur des creux poplités ? Et pourquoi mon dentiste envisage-t-il de m'équiper d'une jaquette, afin d'atténuer la pression nocturne de mes dents sur mes gencives ? En dormant, je serre si fort les dents, comme un accusé peut, au fond de sa poche, serrer les poings devant un tribunal, que mes genvices trinquent.

 

Je connais pourtant la trame de mes cauchemars "favoris", enfin, les plus fréquents : Clopin s'en va, m'abandonne ou m'humilie, Clopinou est en danger et je ne peux le sauver, de l'eau sous diverses formes devient inquiétante et me submerge... Ces rêves récurrents, j'arrive à les apprivoiser, je peux les évoquer.

 

Mais ceux qui tournent en ce moment autour de moi, comme des oiseaux noirs, me sont inconnus. Certes, ils doivent tout  à voir, enfin je le présume, avec une situation professionnelle plus que difficile, et qui me demande de gros efforts d'adaptation (et dont vous ne saurez rien, je suis soumise à un devoir de réserve). Mais c'est la première fois que je ne garde aucun souvenir de mes traversées nocturnes, à part une tonalité générale bien sombre.

 

Où sont passés mes rêves d'antan ? J'ai toujours rêvé en couleurs, et je me réveillais souvent, autrefois, un sourire rose, bleu azur ou irisé aux lèvres. La seule chose que je sache de mes nuits d'aujourd'hui, c'est qu'elles s'inscrivent dans la gamme des noirs et blancs durs, des gris étouffants. Je le sais, à cause du goût d'acier de mes réveils nocturnes.

 

Tenir bon. D'ici une dizaine de jours, j'aurai toute la journée, pendant deux semaines, des couleurs méditérrannéennes, azuréennes et saturées, devant mes yeux fatigués. Je vais en Corse pour la troisième fois, et il suffit que je ferme les paupières pour que mes souvenirs colorés, les roches rouges plongeant dans une eau célestement bleue, l'émeraude des vagues au bas des falaises de Bonifacio, le vert des châtaigneraies de l'intérieur, la chaux blanche des murs des églises des villages, viennent me consoler.

 

Il faudra au moins la Corse, j'en ai peur, pour je desserre les dents. D'ici là, nuit après nuit, le drôle de match qui oppose Clopine contre elle-même, par uppercuts gingivaux, risque de jouer les prolongations....

 

16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:51

Comme tous les ans désormais (mais je ne m'en lasse pas), promenade de printemps organisée par Trésors de Jardin. Nous sommes partis de beauvoir-en-Lyons pour descendre presque jusqu'à Fry, à la ferme pédagogique de Luc et Godelaine Valois,  là déjeuner aux herbes dédaignées, remontée vers la crête et retour par la forêt.

 

Très bonne journée, à un (petit) détail ô combien clopinesque près.

 

Il y a eu :

 

- la randonnée par elle-même

AA2_7952.jpg

 

le déjeuner gastronomique (à prix non astronomique !), où l'on savoure les noms des plantes autant que leur saveur...

(avec, au premier plan, l'âne Lulu)

 

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Un concert : saxo alto et... scie musicale, qui nous a transportés de la grange où nous écoutions, directement dans les sphères...

 

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Et, comme d'habiture encore, les collines brayonnes et les enfants des champs :

 

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(ici, le petit Niels, plus jeune membre de Trésors de Jardin, parmi les blés).

 

Quant au petit détail clopinien, c'est tout simplement que j'ai dû secourir une randonneuse - une anglaise - en détresse ; mal informée, elle avait cru qu'il s'agissait d'un tour dans un jardin privé, pour ramasser des plantes. Elle s'est retrouvée dans les fondrières des chemins creux normands, en ballerines ! Ca a été un peu galère pour la sortir de là, et je crois bien que les ballerines, elles, y sont restées...Bah, ce sont les alés de la marche, quoi !

 

14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:06

Attention ! Ceci est une création collective, il a fallu au moins quatre personnes pour aboutir à ceci :

 

BLOGOBOLE.jpg

 

(sans compter, évidemment, le sculpteur Myron, son modèle, les marabriers de Carrare, etc., etc. )

 

Et Marcel, évidemment... (merci à Clopin, bien sûr).

13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:24

Certes, chez Homère comme en pleine ville, l'aurore a des doigts de rose ; m'enfin, il faut bien reconnaître que, de nos jours, ses ongles sont plutôt sales !

 

(trouvé chez Dezsö Kosztolany, auteur hongrois qui fait péter les mots comptent triple).

 

Et une petite fille de  céramique tchèque pour se souvenir de Prague...

 

get-attachment-13.aspx.jpeg

 

 

13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 09:39

Onfray explique son rejet de l'existentialisme sartrien en soulignant que ce dernier responsabilise la victime, qui serait l'acteur de son propre sort, en l'acceptant, alors que pour Onfray, il existe des situations d'oppression où la victime  n'a objectivement pas le pouvoir de se révolter. Je ne suis certes pas assez avancée en philosophie (mais le domaine des idées m'a toujours attirée et fascinée durablement) pour confirmer ou infirmer la position onfraysienne, mais il me semble que Sartre n'est pas aussi catégorique que cela.  Et puis, dans les difficultés que j'ai eu -et que j'ai encore-  à affronter, la phrase de Sartre, certes vilaine et mal fichue, m'a été d'un grand secours : "ce n'est pas ce qu'on vous a fait qui est important, c'est ce que vous faites de ce qu'on vous a fait".

 

Pourtant, il n'est pas facile de sortir de son rôle de victime, quand le sort s'acharne sur vous. Mais qu'est-ce que le sort ? J'ai l'impression, perso, qu'il n'existe pas vraiment. Ce qui m'arrive a des racines, cachées ou inatteignables, obscures et indémêlables, mais tout aussi certaines que le germe d'une plante est nécessaire à  la fleur qui s'épanouit par la suite. Sauf que dans mon cas, ili faudrait imaginer une fleur  à l'aspect flétri, un fruit vénéneux, une sève amère...

 

Alors, les victimes seraient toujours consentantes ? Si je pense vraiment cela, pourquoi cherché-je à obtenir réparation des préjudices (pour parler comme mon avocate) que j'estime avoir subis ?

 

... En fait, je crois que je me bats sur deux fronts. Je veux qu'on reconnaisse que j'ai été la victime d'actes indignes, et je veux ne plus me sentir victime de mes réactions quand l'oppression (on va appeler ça comme ça) m'est tombée dessus.

 

L'équation n'est pas vraiment facile à résoudre...

 

Mais je crois que je peux compter sur mon énergie. Et sur la beauté de ce qui m'entoure, aussi : c'est une grande réparatrice que la beauté...

11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 07:10

Je lis, quelque part sur la blogosphère, que "les blogs littéraires seraient majoritairement tenus par des filles", et qu'ils auraient comme particularité leur éclectisme, contrairement aux blogs littéraires "de garçons", plus spécialisés.

 

Je ne sais pas si ces assertions sont vraies ou fausses -il faudrait faire une étude sérieuse, mais le sujet pourrait-il intéresser un sociologue ? - mais la question m'intéresse. Et bibi, qui suis-je alors ?

 

Parce que, dans ma tête, "clopineries" est un blog "littéraire". Mais il est vrai que je n'y parle que rarement de mes lectures...

 

 

Peut-être le devrais-je, pour pouvoir être estampillée "blog littéraire" ?

 

Essayons :  hier au soir, j'ai attrapé un bouquin de la collection verte - un "Langelot" écrit par le "lieutenant X", uniquement pour tenter de me souvenir ce qui m'avait plu quand j'avais 13 ans, à lire cela.

 

Ben, mon essai n'est pas convainquant, dirait-on. J'ai pourtant eu ma réponse : dans les Langelot, il y a toujours une situation qui se répète : le jeune agent secret, qui, comme Tintin, n'est jamais "daté" mais dont on suggère qu'il est tout juste majeur, voire pas encore majeur, est toujours confronté à une jeune femme un peu plus vieille que lui, mais qui lui devra son salut (car la jeune femme est kidnappée, souvent à cause dedécouvertes scientifiques). La relation amoureuse qui s'ébauche là est donc stéréotypée : c'est l'apprentissage sexuel d'un tout jeune homme par une femme plus âgée. le sujet devait déjà fort m'intéresser,à 13 ans...

 

Bof. Non, vraiment, je ne me vois pas venir ici, tous les jours, parler de ma lecture quotidienne... Mais je ne pense pas non plus que "clopineries" soit un "blog de filles" comme il en existe  (comme "le blog d'une ronde" ou autres)- et qui m'indiffèrent beaucoup, tant les univers décrits semblent sortir en droite ligne des magazines féminins, de ceux auxquels je n'ai jamais pu m'intéresser.

 

La question de l'identité de ce blog reste donc ouverte, ce qui n'est pas déplaisant certes mais un peu déroutant. Blog littéraire ? Blog de fille ?

 

Blog de Clopine, quoi : moitié ci, moitié ça; Ca monte et ça descend. Clip, clop... Bah, ne nous prenons pas le chou, celui dont la tête orne cette page suffit déjà amplement !

 

9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:26

Les tournesols n’aiment pas la nuit : quand elle survient, leur monde s’éteint, et pendant que tout dort, eux parcourent à l’envers le chemin qu’ils ont suivi le jour. Chemin immobile, mais pourtant éreintant, tant il tire sur les tiges, et tout cela pour que l’unique œil de la plante, immense, noir, épais et grenu, ne quitte pas un instant la course du soleil. Œil habité souvent, en plus, par de minuscules insectes, qui trouvent bon profit au pistil robuste de l’héliotrope. Cet œil ne se ferme donc jamais : tout au plus se repose-t-il un peu, avant l’aube, quand le tournesol penche sa tête fatiguée, cachée dans ses feuilles,  vers l’est. Toujours vers l’est :  là où son dieu réapparaîtra.

Il en sera toujours de même, jusqu’au moment où le soleil ne se lèvera plus. Ce pourrait être l’unique conclusion de cette histoire, à peine commencée mais toujours recommencée. Et pourtant, il n’en est rien - à cause de cette fois-là, où je me promenais.


Le champ de tournesols n’avait pourtant rien de différent des autres… Si ce n’est qu’à une de ses pointes, la pointe la plus au nord, là où la terre labourée prenait le dessus sur les grandes corolles jaunes,  j'ai vu un petit tournesol fort étrange.

Au début, je n'ai pas compris ce qui captait ainsi le regard. Certes, ce tournesol-là était plus petit que les autres. Mais il comptait, tout autant que ses grands frères,  des pétales ardents, le vert contourné de ses feuilles était tout aussi intense, et son grand œil rond dardait un regard tout aussi noir vers le monde. J'ai mieux regardé : où était donc  la différence ?

Et puis, le cœur un peu serré, je me suis rendue compte  de ce qui se passait. On avait beau être presque midi, la nature toute entière avait beau être dressée vers le ciel comme un régiment s’en va au feu, il fallait se rendre à l’évidence : ce tournesol-là n’était pas comme les autres. Au lieu de s’offrir, brûlé et ravi, aux ardeurs héliotropes, il leur tournait le dos. Sa forte tige semblait ne pas pouvoir supporter son poids, et sa tête couronnée de feu penchait vers la terre…

Ce tournesol semblait si malade, et les autres si indifférents à son sort, que j'en ai eu  l’âme inquiète et remuée. Comment était-ce possible ? La nature avait-elle donc besoin, même chez les fleurs les plus résistantes et les plus fortes, de choisir un bouc émissaire et de l’accabler, sans que l’on comprenne, comme chez les humains quoi, sans qu’on sache pourquoi celui-ci et non celui-là ?

Alors je me suis approchée  de la fleur malade. Et je l'ai presque entendue respirer, ma foi. Il fallait se pencher, bien sûr, à son tour, vers la terre rouge du champ de tournesols. Mais pourtant : une sorte de chanson se dégageait de la fleur.

J’ai passé bien du temps près d’elle, avant d’arriver à comprendre ce qu’elle disait ; encore aujourd’hui, certains passages de la chanson me restent obscurs. Mais j’en ai été si réconfortée, si consolée sous le grand soleil de l’été…

Car le petit tournesol malade m’a raconté que, s’il ne tournait pas comme les autres, d’est en ouest, du jour à la nuit, s’il n’ouvrait pas grand ses pétales vers le dieu commun et rayonnant, c’était par choix.

Il précisait même : « par choix personnel ».


Ce tournesol-là avait un jour, par hasard, découvert son ombre. Et il en avait été si fasciné – surtout le soir, quand le soleil rasant dessine des lignes si fines  et si minces que, chez les humains, il semble que ce soit des statues de Giacometti qui soient ainsi attachées aux pieds des silhouettes ombrées – que, contrariant sa nature, il avait décidé de ne plus suivre la course du soleil, sinon en profitant de lui pour contempler son ombre…

J’ai d’abord été alarmée par la chanson du tournesol : c’est bien beau, de ne pas vouloir être comme tout le monde, mais cela peut vous faire mourir. Bah, m’a répondu la fleur, les autres meurent bien toutes les nuits, et sans savoir le dessin qu’ils tracent sur cette terre.

Et puis, le tournesol m’a dit au revoir. Et quand je me suis retournée une dernière fois, (j’étais déjà sur la grand’route, et je devais sans tarder reprendre ma place chez mes frères humains), je le vis qui se penchait un peu plus encore.

Tous ceux qui passèrent, ce jour-là, près de la pointe du champ, crurent qu’un tournesol malade avait crevé, laissant tomber en avant sa tête ronde sur la terre rouge. Mais moi, je savais que la fleur avait simplement choisi d’embrasser son ombre. En mourir n’était finalement qu’une victoire de plus : qui peut se vanter, chez nous autres hommes, de finir par connaître exactement notre dessin sur terre ?

8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 08:28

Porte-sacs, orienteuse de cercle renvoie-soleil, noeud de mouchoir (pour ne pas oubier les photos du making-off) : je sers à si peu de choses, sur le tournage des Racines et des Haies, que je me demande bien pourquoi Clopin insiste tant pour que je  vienne.

 

Il n'a certes pas besoin de moi pour aller tourner à la Ferté Saint-Samson, dans une ferme située sous le mont aux Fourches (ainsi appelé parce qu'au moyen-âge, c'était sur cette butte qu'un gibet permanent était installé : bbbrrrr, les brayons !) , ou encore pour aller écouter Michel L., l'écologue  : ce dernier connaît si bien son sujet qu'il n'a besoin d'aucune question ou note quelconques....

 

clopin-lerond.jpg

 

Je me demandais donc à quoi, exactement, je servais là : certes, le blé est frémissant et duveteux, il est agréable d'y passer la main,  certes, il y a toujours comme une incertitude dans le tournage d'un film, même documentaire, qui électrise ces moments-là, mais néanmoins : pourquoi ?

 

Et puis j'ai compris. Je n'ai aucune compétence en matière d'images, connaîs moins bien le Bray que lui, et j'ai déjà accompli ma tâche (écrire le scénar'). Mais Clopin a besoin de moi pour une fonction primordiale : la contenance.

 

Je lui sers de contenance ! Ainsi, il n'a pas besoin de se présenter, ni d'assurer le minimum d'urbanité nécessaire aux rapports sociaux ; il peut donc tout à loisir se consacrer  à l'essentiel pour lui : le réglage du matos, la lumière, la prise de vues...

 

Ca me rappelle notre rencontre, quand nous étions si remués et touchants (et si bêtas aussi, comme le sont tous les  amoureux), que nous chantions à perdre haleine du Julien Clerc. Je fredonnais qu'il était "ma préférence... à moi"... Et dire que je suis devenue sa contenance à lui...

 

Mais bon, comment refuser quelque chose à un type qui sait, par exemple, photographier l'ombre remuée  des arbres sur une porte bleue ?

 

bleu-boite.jpg

 

 

 

6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 14:04

Avant que Clopin ne vienne me rejoindre, j'ai pas mal déambulé dans le quartier de Clopinou, en regrettant de ne pouvoir profiter de l'érudition de Jacky Barrozi. Le ciel était d'un gris lourd, qui convenait bien à ma solitude. J'ai été voir encore une exposition, mais avant de vous en parler, je voudrais que vous deviniez dans quel palais parisien elle se tenait. Un indice ? J'y ai acheté, en figurine, la reproduction d'une petite statue de marbre, qui m'a paru charmante. La voici devant quelques roses clopiniennes :

 

petite-fille-aux-tourterelles.jpgAvez-vous trouvé ? 

 

Sinon, vous pouvez toujours aller chercher du côté des commentaires du FOU DE PROUST... J'y raconte toute l'affaire !

 

Et j'en profite pour dédier la photo à Fanchette Fanchon, en remerciement de tous ses "bons jours"...

 

 

Tout cela ne donne-t-il pas envie d'aller écouter siffler les merles et manger les fraises des bois ?

 

 

 

6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 08:01

J'ai bien évidemment attendu que Clopin me rejoigne à Paris avant d'aller voir l'exposition d'Henri Cartier-Bresson : être accompagnée d'un photographe est évidemment un "plus" pour un pareil sujet. Mais je ne savais pas que, dès la porte franchie, c'est tout ce que j'ai vu sur le blog de Pierre Assouline "la République des Livres" qui allait me sauter aux yeux. Je n'ai pas lu (je vais réparer ça !) la biographie assoulinienne sur son ami Cartier-Bresson. Mais rien qu'en fréquentant son blog, on acquiert une solide culture de l'image HCB - qui m'a permis de déambuler en "pays de connaissance" !

 

Clopin,  lui, n'en ratait pas une miette, pestant contre les "mauvais tirages" des débuts d'HCB, puis, comme tout le monde, (car il y avait foule à cette expo, à quelques jours de sa fermeture) fasciné par le fabuleux "compte-rendu" du siècle dernier. Quant à moi, j'ai l'impression que si nous sommes si sensibles aux images HCB, à l'histoire d'HCB (Magnum...), alors qu'elles ne sont certes pas si "extraordinaires" que cela, moins dramaturgées que celles de Salgado par exemple, c'est à cause de leur "vertu", au sens moral j'entends.

 

Certes, HCB connaît son art à fond, d'autant plus que c'est en grande partie lui qui a fondé cet art de la photo qui, avant lui, n'en était pas un. Mais voilà : le 20è siècle a été celui de l'image, avec tous les excès que cela comporte et dont nous souffrons toujours énormément, au 21è siècle. Or, les images d'HCB, elles, portées par les élans généreux que le 20è a comptés malgré tout (par exemple, le communisme était un mouvement généreux, sauf bien entendu dans les pays où il était soi-disant "appliqué") ne sont ni flatteuses ni mensongères. Elles réhabilitent la photo comme instrument de lutte contre les oppressions, comme engagement esthétique, comme conscience. Ellles nous rassurent en ce sens sur notre sens moral, nous qui souffrons de l'image comme du symbole de nos sociétés consuméristes. Elle ramènent l'image à l'humain, quoi.

 

M'enfin je me trompe peut-être, notez voir...

 

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