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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:31

Bien sûr, nous autres continentaux ne pouvons comprendre vraiment tous les enjeux corses, au premier d'entre eux cette revendication de la langue si importante malgré l'allure de "combat perdu" qu'elle laisse paraître. J'ai personnellement une tendance à la gratitude pour les intransigeants qui n'attendent pas les recours aux tribunaux pour faire péter les constructions illégales qui pourraient bétonner le littoral. J'ai d'autre part comme une difficulté à faire coïncider la jolie et toute  petite paillotte qui nous restaure en bord de mer, sur une plage non encore bondée :

 

plage-non-encore-bondee.jpg

 

avec les barbouzes du GIGN venant la plastiquer. La Corse rend fou les préfets, quand elle ne les tue pas. Mais elle peut les rendre meilleurs et fidèles aux plus nobles valeurs : aucun juif ne fut livré pendant la seconde guerre mondiale. Les Corses se libérèrent tous seuls des italiens et des allemands, deux ans avant tout le monde. Et le Préfet de l'époque, sauvant la profession aux côtés d'un Jean Moulin, cacha même des juifs... L'omerta n'est donc pas que négative...

 

Il est vrai que tout, dans cette île, est paradoxal. La lecture instructive de "Corse Matin", entre deux récits d'anciens du FLNC, compte-rendu d'audience criminelle ou autres enterrements tragiques, dévoile le pathos qui règne encore là-bas, comme un lointain reflet de l'influence mériméenne. Deux phrases illustratives (il s'agit d'une réunion pour dénoncer l'incendie criminel d'un restaurant à Ajaccio) : "Au micro, la voix gagnée par l'émotion du chef David Mezzacqui qui ne comprenait toujours pas "cet acte violent, gratuit, perpétré "à la piatta, dans la nuit" et qui a mis fin à "douze ans de sacrifices personnels, douze ans de travail acharné". Dans l'assistance, les regards tentent d'adoucir celui du chef qui reste digne".

 

"Les regards tentent d'adoucir celui du chef qui reste digne". Si ça ne sent pas sa prochaine vendetta, ça...On susurre que les divergences et oppositions au sein du FLNC recouvraient parfois d'anciennes histoires de famille. La petite île n'en finit pas avec la violence, et ce dans des patelins gros comme Forges-les-Eaux. S'imagine-t-on, ici, des fusillades sur le parking de Super-U ? Nous ne sommes pourtant pas à Paris, ou  à Marseille, quand on est à vingt kilomètres des aiguilles de Bavella /

 

bavella.jpg

 

Bah, on prdonnera beaucoup aux tempéraments violents, méditerrannéens, des Corses, dont leur caractère de cochons. Car les cochons corses, voyez-vous, ont le regard si doux...

 

regard-de-cochon-corse.jpg

 

Et les troupeaux de vaches de ces chasseurs acharnés sont si paisibles  ( ehoui, de  dos, c'est moi !) :

vache corse

 

 

 

Nous reviendrons en Corse, bien sûr,faire de la plongée sous-marine, des randonnées, boire des pietra et discuter toute la soirée avec nos amis. Nous referons le tour de l'île, ça se trouve, avec la brassée de souvenirs, photos, films qui accompagnent nos vacances. (fin demain)

 

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