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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 14:49

Perso, je ne cherche pas tant que ça à retrouver le temps perdu, mais parfois, j'aime bien l'accélérer. Rien ne vaut Paris pour ce faire...

 

Petite escapade, donc. Initialement, Clopin devait me rejoindre à Paris, où nous allions passer le week-end, en profitant du si joli petit appartement du Clopinou. Mais rien ne se passe jamais comme prévu, c'est ce qu'il faut accepter quand on accélère...

 

Les parisiens ne pourront jamais comprendre à quel point leur ville peut laisser dans l'hébétude le provincial qui débarque. D'abord, il y a le -les- bruits ; le "tala, talala" des signaux sonores de la SNCF, et cette voix féminine, sirupeuse et désincarnée, le tout à la fois, qui vous serine ses messages. Le bruit du train, aussi, la violence de ce qui se passe quand deux trains se croisent, et les gens dans le train. Oh, chacun d'eux a l'air bien gentil, inoffensif... Mais ce qu'ils sont nombreux !

 

Et puis après, le métro ! Là, je ne peux même plus fermer les yeux. J'absorbe tout, en pleine poire en quelque sorte, et surtout  les mendiants, les mendiantes, leurs enfants, et le regard dur, vide et fermé des passagers. J'en ai l'âme estomaquée, en quelque sorte, à chaque fois. Et cette multitude ! Un simple trajet de métro me fait plus côtoyer d'êtres humains, en un quart d'heure,  qu'en une semaine à Beaubec... Une échappatoire consiste à scruter le tableau des stations, et de jouer avec les noms - mais pourquoi donc les gens "de gauche", les Louise Michel, les Jaurès, servent-ils en fins de lignes ? Et les Charles de Gaulle, au beau milieu ?

 

Brer, arrêtons de jouer les filles du Calvaire et arrivons chez Clopinou.

 

Arrivée à l'appartement, après les contrôles d'usage (Clopinou et le ménage, ça fait deux), me voici vite ressortie pour aller à mon premier rendez-vous : avec un internaute croisé sur la République des Livres, un des rares personnages sympathiques, si l'on fait le compte, du lieu. C'est un érudit de Paris, et nous avons d'abord marché dans le parc des Buttes-Chaumont, lui ayant la gentillesse de m'expliquer ce lieu, où seuls les arbres sont authentiques... (quoique rien moins que naturels, puisque rigoureusement sélectionnés, à l'époque, par les architectes et aménageurs de Napoléon III). Je n'ai pas osé avouer à mon guide que, même aux Buttes-Chaumont, où pourtant il y a de l'espace et de la verdure, j'étais proprement asphyxiée : tant de gens, tant de gens... J'avais beau tenter de dilater mon esprit, je n'ai pas la capacité d'absorption nécessaire, j'en ai peur. Où est-ce seulement le manque d'habitude ?

 

J'étais bien contente : moi qui me risque rarement à traverser le miroir d'internet, j'avais eu cette fois la main heureuse, qui s'est d'ailleurs refermée sur un superbe livre écrit par mon guide, qui me l'a gentiment offert (*) sur les lieux de spectacle parisien. Nous avons tant parlé, assis tous deux dans une brasserie, que l'heure est venue, puis elle est passée, sans que nous n'y prenions garde. Accélération du temps !

 

J'ai consacré ma soirée à me promener -prudemment, en tentant de respirer à petites doses cet air composé de tant de milliers de respirations différentes que mon souffle m'en paraissait alourdi- dans le quartier. Des gens, encore des gens, bavards et souriants, pressés ou alanguis. Une sorte de relâchement, après la chaude journée. Et l'odeur des kebabs, portes ouvertes. J'ai échangé trois phrases et deux sourires avec une grande fille noire, et j'ai indiqué la station de métro à un vieux monsieur arabe qui ne parlait pas bien le français (et qui n'avait pas non plus les usages du lieu, parce que pour me prendre pour une parigote, faut être bigleux).

 

Et puis j'ai sélectionné l'exposition du lendemain : j'ai choisi d'aller voir l'Orient-Express, petit Versailles ferroviaire et littéraire, ; travail d'hercule (Poirot, of course) !

 

la suite à demain, pour une surprise théâtrale!

 

(*) : j'ai d'ailleurs eu un peu honte de moi, qui étais arrivée là les mains vides. Parfois, quand je monte à Paris, j'amène à mes hôtes des sortes de "petits paniers brayons", pour qu'au moins ils puissent goûter les produits beaubecquois, le miel, le cidre, le pommeau.... Je me promets bien, la prochaine fois, s'il y en a une mais je l'espère, d'apporter à mon co-érdélien de quoi le remercier !

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