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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 11:59

Grosssssse engueulade avec Clopin, hier, autour du film. Il a soupiré ce matin que " les engueulades, c'était déjà le cas pour la Bergère, mais que cette fois-ci c'était encore pire avec les Racines, et que dans ces conditions, on bazarderait "tout" après le film."

 

Tout, ça signifie l'association Beaubec Productions, le matos, et l'envie de cinéma qui va avec.

 

J'en frémis encore, mais comment faire, puisque nous n'arrivons pas à nous respecter mutuellement  ? Dès que j'ouvre la bouche, j'ai l'impression qu'il tente de me la faire fermer... Et dès qu'il me demande quelque chose, il a l'impression de devoir quémander,  en me flattant en prime...

 

L'équation  devrait être néanmoins fort simple, : le film, c'est lui ; mais il a besoin de moi.

 

Oui, mais ça ne marche pas comme ça. Le film, c'est lui, ça, OK. Mais le "besoin de moi" est beaucoup plus discutable. Je ne suis pas assez idiote pour me croire irremplaçable, et les services que je peux rendre (le scénario, la musique) pourraient tout aussi bien être le fait de quelqu'un d'autre, voire de n'importe qui. 

 

C'est un peu le même problème que "les chantiers beaubecquois" : à savoir que l'intendance est indispensable, et c'est bibi qui s'y colle. Mais je pourrais aisément être remplacée !  Alors que restaurer une toiture, construire une maison ou poser un parquet de chêne, ce n'est pas à la portée du premier quidam venu...

 

Je souffre donc, ce que Clopin ne peut et ne veut pas comprendre, de sa trop grande compétence à lui. C'est paradoxal, puisqu'il a réellement besoin de moi... Mais je suis persuadée que si je n'existais pas, la maison serait à peu près identique à ce qu'elle est maintenant, et que les films  seraient tournés eux aussi, avec le même résultat !

 

C'est sans doute cette conviction qui guide certaines de mes réactions, incompréhensibles et pénibles pour Clopin. Par exemple, ce qu'il appelle "mon besoin maladif de reconnaissance", qu'il ne circonscrit d'ailleurs pas qu'au film mais à tous les compartiments de ma vie.

 

A-t-il raison ? Oui et Non, comme souvent. Il se trompe quand il croit que c'est le besoin de reconnaissance "sociale" qui me guide. Mais il est vrai que j'ai besoin d'une certaine  "reconnaissance" : la sienne. Voilà. Je voudrais qu'il me soit reconnaissant des efforts que je fais pour  lui. Car pourquoi en faire, s'il ne m'en est pas reconnaissant ?

 

Ce n'est pas "mon" film, au sens où, quand j'écris une nouvelle, c'est "ma" nouvelle. Ici, ce qui me guide, c'est l'envie de faire quelque chose pour lui, et avec lui. Ca ne veut pas dire que je me moque du film, hein, puisqu'il traduit des préoccupations que je partage désormais avec Clopin. Mais ça veut dire que ma première motivation est notre relation à lui et moi, pas la production d'un documentaire (de plus... ) sur le bocage !!! 

 

Le malentendu est donc complet.Le bocage tourne au blocage !!!

 

 

Bon, je griffe et maugrée, mais je vais quand même le finir, ce p... de film à la c...   Et je prends la résolution ferme et définitive de ne plus parler de ma posture, de  mon rôle dans l'aventure - à condition cependant que Clopin m'écoute un peu plus, quand je tente de suggérer une modification ...

 

A part ça, y'a des FÔTES dans "Soumission". Houellebecq mélange l'adjectif "laîque" avec le nom commun "laïc" ! Franchement, y'a pas de correcteur chez Flammarion ?

 

 

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